Le changement climatique et ses conséquences (suite) // Climate change and its consequences (continued)

drapeau francaisUn groupe de chercheurs américains avec à leur tête James Hansen, ancien scientifique de la NASA qui fut l’un des premiers à attirer l’attention du public sur les effets du changement climatique en 1988, a publié une étude qui indique que l’impact du réchauffement sur notre planète sera encore plus rapide et catastrophique que prévu. L’étude vient d’être publiée dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics.

Le document de 52 pages, rédigé par 19 chercheurs, s’appuie sur les traces laissées par d’anciens changements climatiques, sur des expériences actuelles effectuées à l’aide de modèles informatiques, ainsi que sur des observations récentes.

Hansen et ses collègues pensent que la fonte importante du Groenland et de l’Antarctique pourrait se produire très rapidement, avec une élévation de plusieurs mètres du niveau de la mer en l’espace d’un siècle et que cette fonte aura des conséquences climatiques bien au-delà de la seule augmentation du niveau de la mer. Elle entraînera une « stratification » des océans polaires, avec le piégeage d’une couche d’eau douce (de fonte) à la surface de l’océan, et une couche océanique plus chaude en dessous. Nous avons probablement eu un aperçu de ce phénomène avec une poche anormalement froide d’eau de mer au large de la côte sud du Groenland, que certains ont attribué à la fonte du Groenland. Peu avant la publication du nouveau document, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) avait publié de nouvelles données récentes sur la température du globe qui vont dans le sens des conclusions de l’étude.
La « stratification », l’idée clé du nouveau document, signifie que l’eau chaude de l’océan pourrait atteindre la base de la couche de glace qui se trouve sous le niveau de la mer et la faire fondre par en dessous, ce qui induirait inévitablement une augmentation de la fonte de la glace et donc de la stratification. Cela signifierait aussi un ralentissement, voire l’arrêt, de la circulation thermohaline dans l’Océan Atlantique, en raison d’un trop grand refroidissement de l’Atlantique Nord au large et autour du Groenland, et aussi un affaiblissement d’une circulation semblable dans l’océan Austral. Ce phénomène, à son tour, pourrait provoquer un refroidissement dans la région de l’Atlantique Nord, alors même que le réchauffement climatique donnerait naissance à une région équatoriale plus chaude. Selon l’étude, cette différence de température entre le nord et le sud provoquerait des cyclones ou des tempêtes plus intenses dans les latitudes moyennes.
La clé de voûte de l’étude reste de la possibilité d’une élévation du niveau de la mer au cours du 21ème siècle plus importante que celle prévue par le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur les Changements Climatiques (GIEC). «Les modèles présentés par le rapport du GIEC ne prennent pas en compte la fonte des glaces. La plupart des modèles raisonnent à une échelle trop réduite, ce qui tend à limiter l’effet de la poche d’eau douce provoquée par la fonte du Groenland et de l’Antarctique. »
Bien sûr, tout le monde n’est pas d’accord avec cette dernière étude. Un climatologue de l’Université Nationale d’Irlande a écrit qu’« il n’est pas du tout certain que les résultats présentés correspondent à ce qui se passera dans la réalité.» Un climatologue de l’Université de Penn State a déclaré: «Les volumes d’eau de fonte semblent physiquement exagérés et la composante océanique des modèles ne résout pas les systèmes de courants dépendant du facteur éolien (par exemple le Gulf Stream) qui contribuent au  transport de la chaleur vers le pôle ». Cependant, un glaciologue de Penn State a déclaré que l’étude « nous rappelle utilement que des changements importants et rapides sont possibles, et elle soulève des questions de recherche importantes quant aux conséquences de ces changements s’ils devaient se produire. »
Source: Alaska Dispatch News: http://www.adn.com/

Encore une fois, l’étude décrit les conséquences du réchauffement climatique, mais on ne trouve pas la moindre allusion aux causes, à savoir les activités humaines, y compris les industries américaines. Les scientifiques américains n’ont jamais osé critiquer publiquement les lobbies industriels, soutenus par le Parti Républicain qui pourrait décider de réduire les budgets des laboratoires si ces lobbies étaient mis en cause.

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drapeau anglaisA group of scientists led by James Hansen, the former NASA scientist often credited with having drawn the first major attention to climate change in 1988, has published a climate study that suggests the impact of global warming will be quicker and more catastrophic than generally envisioned. The research appeared in the journal Atmospheric Chemistry and Physics.

The 52-page document, including 19 authors, draws on evidence from ancient climate change as well as climate experiments using computer models and some modern observations.

Hansen and his colleagues think that major melting of Greenland and Antarctica can not only happen quite fast – leading to as much as several meters of sea level rise in the space of a century – but that this melting will have dramatic climate change consequences, beyond merely raising sea levels. It will cause a « stratification » of the polar oceans, trapping a pool of cold, fresh meltwater atop the ocean surface, with a warmer ocean layer beneath. We have actually seen a possible hint of this with the anomalously cold « blob » of ocean water off the southern coast of Greenland, which some have attributed to Greenland’s melting. Shortly before the new paper’s publication, the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) released new recent data on the globe’s temperature that bears a resemblance to the study’s conclusions.

Stratification, the key idea in the new paper, means that warm ocean water would potentially reach the base of ice sheets that sit below sea level, melting them from below and causing more ice melt and thus, stratification. It also means a slowdown or even eventual shutdown of the overturning circulation in the Atlantic Ocean, due to too much freshening in the North Atlantic off and around Greenland, and also a weakening of another overturning circulation in the Southern Ocean. This, in turn, might cause cooling in the North Atlantic region, even as global warming creates a warmer equatorial region. This growing north-south temperature differential, in the study, would drive more intense mid-latitude cyclones, or storms.

The key idea of the study is its suggestion of the possibility of greater sea level rise in this century than forecast by the United Nations’ Intergovernmental Panel on Climate Change.

« The models that were run for the IPCC report did not include ice melt. Most models have excessive small scale mixing, and that tends to limit the effect of this freshwater lens on the ocean surface from melting of Greenland and Antarctica. »

Of course, everybody does not agree with the study. A climate researcher with the National University of Ireland wrote that « it is far from certain that the results contended shall match what will happen in the real-world. »

A Penn State university climate scientist commented, « The projected amounts of meltwater seem unphysically large, and the ocean component of their model doesn’t resolve key wind-driven current systems (e.g. the Gulf Stream) which help transport heat poleward.

However, a Penn State glaciologist said that « it usefully reminds us that large and rapid changes are possible, and it raises important research questions as to what those changes might mean if they were to occur »

Source: Alaska Dispatch News: http://www.adn.com/

Once again, the study describes the consequences of global warming and climate change, but there is not the slightest allusion to the causes, namely human activities, including US industries. US scientists have never dared criticize industrial lobbies, supported by the Republicans, who might reduce their budgets if they did so.

Groenland-blog

Photo: C. Grandpey

La fonte du pergélisol s’accélère // The thawing of permafrost is accelerating

drapeau francaisDans une étude internationale à grande échelle publiée la semaine dernière dans Nature Geoscience, une équipe de chercheurs des régions allant de l’Alaska à la Russie indique que le permafrost (également appelé pergélisol) dégèle plus rapidement que prévu, même dans certaines régions réputées comme étant très froides. Dans ces régions, le gel ouvre des fractures dans le sol pendant l’hiver. Elles se remplissent ensuite d’eau en été quand la neige fond. Lorsque le regel se produit en hiver, cela provoque la formation de grands « coins » de glace dans le sol glacé (voir photo ci-dessous). Ces coins de glace peuvent atteindre dix ou quinze mètres de profondeur, et peuvent dans certains cas être âgés de plusieurs milliers d’années.
L’étude s’appuie sur l’observation de sites arctiques en Russie, en Alaska et au Canada, avec deux campagnes d’observations sur le terrain et des données satellitaires. Les chercheurs ont constaté que dans l’Arctique, la partie supérieure des coins  de glace est en train de fondre en même temps que la couche supérieure du pergélisol.
Les chercheurs se sont attardés sur les conséquences de cette dégradation de la glace sur l’hydrologie de la région. En effet, la fonte des coins de glace redistribue l’eau sur une grande échelle. Il y a de fortes chances pour que cette eau quitte la terre ferme pour rejoindre les rivières et ensuite l’Océan Arctique, ou qu’elle stagne dans les lacs.
La dégradation du pergélisol n’aura pas seulement une incidence sur l’eau ; elle affectera aussi l’atmosphère de la planète. En effet, la fonte des coins de glace montre que la partie supérieure du pergélisol dégèle, ce qui ne manquera pas de produire un effet de serre supplémentaire. En même temps que le sol dégèle, même si ce n’est qu’une partie de l’année, les micro-organismes qui y vivent commencent à se décomposer et à libérer leur carbone sous forme de dioxyde de carbone ou de méthane. On a estimé que le pergélisol arctique contient environ deux fois plus de carbone que toute l’atmosphère planétaire car les régions arctiques l’ont lentement stocké pendant de longues périodes de temps.
En outre, la fonte des coins de glace provoque des affaissements du sol et fait naître un paysage cahoteux qui perturbe le transport et les infrastructures de l’Arctique (voir photo ci-dessous).

Certains scientifiques affirment qu’il existe des facteurs susceptibles de compenser les émissions de carbone du pergélisol. Ils pensent que davantage de plantes pousseront dans un Arctique plus chaud en emmagasinant du carbone, ce qui compensera les pertes de pergélisol. Cependant, une étude qui vient d’être publiée dans Environmental Research Letters par près de 100 spécialistes de l’Arctique n’attribue guère d’importance à un tel facteur de compensation. Comme l’a expliqué un chercheur, «il ne faut pas compter sur la biomasse boréale pour compenser les émissions de carbone du permafrost. Ce dernier deviendra une source de carbone dans l’atmosphère d’ici 2100 quel que soit le scénario de réchauffement. »
Ces études sur le pergélisol sont essentielles en raison de la mathématique sous-jacente du problème du changement climatique. Il est difficile de définir une limite des émissions de gaz à effet de serre qui permettrait de ne pas atteindre 1,5°C ou 2°C de réchauffement au-dessus des niveaux pré-industriels. Il y a quelques années, des chercheurs ont essayé de quantifier cette limite. Selon eux, il ne fallait pas émettre plus de 1 000 milliards de tonnes, ou gigatonnes, de dioxyde de carbone à partir de 2011 et dans les années suivantes si nous voulions avoir une chance de rester en dessous de 2°C.
La quantité de carbone que le pergélisol est capable d’émettre et la vitesse à laquelle il peut l’émettre restent du domaine de l’incertitude. Toutefois, étant donné les connaissances scientifiques actuelles, le niveau pourrait facilement dépasser 100 gigatonnes de dioxyde de carbone d’ici la fin du siècle.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisIn a major international study published last week in Nature Geoscience, a team of researchers from regions ranging from Alaska to Russia report that permafrost is thawing faster than expected, even in some of the very coldest areas. In these regions, winter freezing cracks open the ground, which then fills with water in the summer from melting snow. When refreezing occurs in the winter, that causes large wedges of ice to form amid the icy ground. These ice wedges can extend ten or fifteen metres deep, and can in some cases be thousands of years old.

The study, sampling high Arctic sites in Russia, Alaska and Canada based on both field studies and satellite observations, found that across the Arctic, the tops of these wedges are melting, as the top layer of permafrost soil also begins to thaw.

The new study focuses specifically on the consequences of this ice wedge degradation for the region’s hydrology. The melting of ice wedges redistributes water on a massive scale. It can flow out of the landscape and into rivers and the Arctic Ocean. Or it pools in lakes.

The degrading of permafrost won’t just affect water, but also the planet’s atmosphere. Indeed, the degradation of ice wedges shows that upper part of permafrost is thawing, and thawing of the upper part of permafrost definitely is producing additional greenhouse gases. As these frozen soils thaw, even for part of the year, microorganisms living within them can begin to break down and release their carbon in the form of carbon dioxide or methane. It has been estimated that Arctic permafrost contains roughly twice as much total carbon as the entire planetary atmosphere does, because these landscapes have slowly stored it up over vast time periods.

Besides, the melting of ice wedges leads to sinking ground and a bumpy, denatured landscape that impairs Arctic transportation and infrastructure (see photo below).

There have been some arguments to suggest that there may be other factors that offset permafrost carbon emissions. Some have shown that more plants will grow in the warmer Arctic, sequestering more carbon, and that this will help offset permafrost losses. However, a study, just published in Environmental Research Letters, nearly 100 Arctic scientists found little reason to believe there will be any factor that offsets permafrost emissions enough to reduce the level of worry. As one expert puts it, « Arctic and boreal biomass should not be counted on to offset permafrost carbon release. The permafrost region will become a carbon source to the atmosphere by 2100 regardless of warming scenario. »

These studies of permafrost are critical because of the underlying math of the climate change problem. There is a hard limit to how many greenhouse gases can be emitted if we want to avoid a given level of warming – 1.5°C or 2°C above pre-industrial levels.

Some years ago, researchers have even quantified the latter limit, suggesting “we can’t emit more than 1,000 billion tons, or gigatons, of carbon dioxide from 2011 and on if we want a two thirds or better chance of staying below 2°C”.

Granted, precisely how much carbon permafrost can emit and how fast that can happen remain big uncertainties. But given current scientific understanding, it could easily be well over 100 gigatons of carbon dioxide by the end of the century.

Source : Alaska Dispatch News.

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« Coin » de glace dans le pergélisol

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Exemple des conséquences de la fonte du permafrost pour le réseau routier

(Photos: C. Grandpey)

Des promesses pour l’Arctique // Promises for the Arctic

drapeau francaisLa semaine dernière, lors d’une visite à la Maison Blanche du Premier Ministre canadien, Justin Trudeau et Barack Obama ont annoncé un plan commun visant à réduire les émissions de méthane de l’industrie pétrolière et gazière, ainsi qu’une série de mesures pour protéger l’environnement dans l’Arctique. Cependant, la délégation de l’Alaska au Congrès a critiqué la timidité des mesures et regretté le manque de concertation avec la partie arctique des États-Unis.
Les deux dirigeants ont dit qu’ils voulaient réduire 40 à 45 pour cent des émissions de méthane de l’industrie pétrolière et gazière d’ici 2025, que ce soit au niveau des puits existants et ceux qui seront forés. Aux États-Unis, l’Environmental Protection Agency (EPA) va dès à présent commencer à définir les nouveaux critères d’exploitation.
Trudeau et Obama ont rappelé que les émissions de méthane représentent environ 10 pour cent des émissions de gaz à effet de serre en Amérique du Nord, à côté d’autres émissions, comme le dioxyde de carbone, qui constituent la majeure partie de ces gaz. Toutefois, le méthane a un impact beaucoup plus important sur le climat, environ 25 fois supérieur à celui du CO2 sur une période de 100 ans.
Il faudra au moins deux ans à l’EPA pour définir les normes concernant le méthane, ce qui signifie que la gestion de la situation incombera probablement au prochain président. Il est fort probable que les candidats démocrates à l’élection présidentielle choisiront de continuer la politique d’Obama alors que les candidats républicains n’accepteront pas les nouvelles réglementations pétrolières et gazières qu’aura définies l’EPA.

Le Canada prendra des mesures similaires, en proposant de nouveaux critères d’exploitation au début de l’année prochaine, et les deux pays prévoient de collaborer. Ils ont promis d’accélérer leur politique en matière d’énergie éolienne solaire et hydroélectrique dans les réseaux électriques. Ils désirent également harmoniser les normes d’économie énergétique pour les produits de consommation et encourager l’innovation énergétique.
En ce qui concerne l’environnement, Obama et Trudeau ont réaffirmé leurs objectifs de protection de 17 pour cent des terres et 10 pour cent des zones marines dans l’Arctique d’ici 2020, avec des plans pour travailler avec les communautés autochtones de la région afin d’élaborer «une économie de l’Arctique durable ». Mais « durable », pour les deux hommes, sous-entend des activités commerciales, y compris la navigation, la pêche et l’exploitation pétrolière et gazière qui devront s’effectuer avec les plus hautes normes de sécurité et de protection de l’environnement. Obama et Trudeau veulent conserver des couloirs maritimes dans l’Arctique pour limiter l’utilisation excessive de carburant et réduire les émissions de carbone provoquées par la navigation dans la mer de Beaufort.
Les représentants de l’Alaska au Congrès ont regretté la timidité des plans concernant leur Etat et affirment qu’ils ne seront pas d’une grande utilité pour les populations arctiques. Ils sont persuadés que la plupart des mesures préconisées par les deux présidents ne protègeront guère les Alaskiens. Elles ne feront que saper encore davantage une économie déjà en difficulté et ne réduiront malheureusement pas les  pertes d’emplois.
Néanmoins, les groupes écologistes ont salué les annonces faites par Obama et Trudeau et pensent qu’elles ont ouvert « la voie à un avenir dans lequel les ressources de l’Arctique seront gérées en respectant une forte éthique environnementale. »
Source: Alaska Dispatch News.
Les annonces faites par Trudeau et Obama montrent bien les difficultés des deux présidents à trouver un équilibre entre les intérêts économiques et la protection de l’environnement. Je suis sûr que les deux hommes sont sincères dans leurs intentions de réduire le méthane et les autres gaz à effet de serre, mais ils doivent faire face à la pression des lobbies industriels qui sont très puissants aux États-Unis et au Canada.

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drapeau anglaisLast week, during a visit to the White House, Canadian Prime Minister Justin Trudeau and President Barack Obama announced a joint plan to cut methane emissions from the oil and gas industry and a suite of plans to protect the environment in the Arctic. However, Alaska’s congressional delegation criticized the statement as myopic and lacking in input from anyone from the United States Arctic.

Both leaders said they will aim to cut 40 to 45 percent of the oil and gas industry’s methane emissions by 2025, from both existing and new wells. In the U.S., the Environmental Protection Agency (EPA) will begin drafting regulations immediately.

Trudeau and Obama reminded that methane emissions account for only about 10 percent of U.S. greenhouse gas emissions, with other emissions like carbon dioxide making up the bulk of greenhouse gases. But methane has a far greater impact on climate, about 25 times that of carbon dioxide over a 100-year period.

Getting final methane regulations would take the EPA at least two years, which means the outcome is most certainly up to the next president. It’s very likely that current Democratic presidential candidates would choose to continue Obama’s methane charge whereas Republican candidates are likely to put a stop to new oil and gas regulations.

Canada will take similar action, proposing new regulations by early next year, and the two countries plan to collaborate on policies and strategies. The two also promised to work on integrating more wind, solar and hydro power into electrical grids, align energy-efficiency standards for consumer products and other efforts to support energy innovation.

As far as the environment is concerned, Obama and Trudeau reaffirmed existing goals of protecting 17 percent of land and 10 percent of marine areas in the Arctic by 2020, and plans to work with Native communities in the region to craft “a sustainable Arctic economy.” But “sustainable”, for Trudeau and Obama, means commercial activities, including shipping, fishing, and oil and gas exploration and development” that can only happen under the highest safety and environmental standards. The pair wants to keep Arctic shipping corridors to limit risks posed by heavy fuel oil use and black carbon emissions from shipping in the Beaufort Sea.

The representatives of Alaska said the plan was short on Alaskan input and charged that it wouldn’t do much for the state’s Arctic people. They believe that a lot of the policies that both presidents are laying out aren’t going to do anything to protect Alaskans. They’re going to further undermine a struggling economy and the further loss of jobs.

Nevertheless, environmental groups quickly lauded the announcements and said they set “the stage for a future in which our nation’s shared Arctic resources are managed under the strongest environmental ethic.”

Source: Alaska Dispatch News.

The announcements made by Trudeau and Obama show the difficulties of both presidents to strike a balance between economic interests and the protection of the environment. I’m sure both of them are sincere in their intentions to reduce methane and other greenhouse gases, but they have to face the pressure of industrial lobbies which are very powerful in the US and Canada.

Arctic

Vue de l’Arctique (Source: NASA)

De nouveaux détecteurs de cendre volcanique pour le VAAC de Toulouse // New ash detectors for the Toulouse VAAC

drapeau francaisMétéo France vient d’acquérir six nouveaux « radars » chargés de détecter avec précision les nuages de cendre en cas de nouvelles éruptions volcaniques. Tout le monde a encore en mémoire l’éruption de l’Eyjafjallajökull d’avril 2010, avec la paralysie des trois quarts de l’espace aérien européen et 1,2 milliard d’euros de pertes économiques. Le principe de précaution avait alors prévalu mais les conséquences auraient certainement pu être moins lourdes si les autorités aériennes avaient eu une connaissance plus fine du déplacement des nuages de cendre islandais.

L’un des principaux centres mondiaux de contrôle des cendres volcaniques se trouve à Toulouse. Ce VAAC (Volcanic Ash Advisory Center) est régi par Météo France. Il fonctionne 24 heures sur 24 et surveille l’Europe, l’Afrique et le Proche-Orient. Pour traquer les nuages de cendre volcanique, il utilise son propre modèle de dispersion mais aussi des données satellitaires qui manquent de précision en termes d’épaisseur des nuages.

Pour pallier cette incertitude, le VAAC vient de dévoiler sa dernière acquisition, unique en Europe : Il s’agit de six « renifleurs » de cendre, et d’aérosols en général, de très haute technologie. Ces six LIDAR (acronyme de l’expression en langue anglaise « light detection and ranging » sont des boîtiers bardés d’informatique ; ils sont dotés de lasers qui émettent un faisceau de lumière verte (uniquement visible en cas de brume) jusqu’à 15 kilomètres d’altitude.

En fonction de la façon dont les particules réfractent la lumière, le VAAC peut déterminer s’il s’agit d’un nuage de pluie, de pollution ou donc de cendre volcanique, ainsi que son altitude exacte. Cinq de ces LIDAR vont être déployés sur le territoire français, dont le premier à Lille. Le sixième, mobile, restera à Toulouse pour les cas d’urgence.

Selon un responsable de la direction de la sécurité de l’Aviation civile sud,  « Météo France va désormais nous fournir des informations précises et précieuses qui nous permettront de maintenir une partie de l’espace aérien ou des aéroports ouverts. »

Source : 20 Minutes.

Il est fort probable que ce nouvel équipement sera testé en grandeur nature un jour ou l’autre. En effet, si les volcans d’Auvergne sont inoffensifs pour le moment, il n’en va pas de même de leurs homologues islandais, voire de l’Etna. Les « renifleurs » de Météo France permettront de gérer la situation plus efficacement qu’en 2010, mais la décision finale de faire voler ou de maintenir au sol les avions dépendra toujours des compagnies aériennes. Même si l’arrêt des vols a un coût non négligeable, ce sera toujours le principe de précaution qui prévaudra. Il s’agit avant tout de ne pas mettre en danger les centaines de passagers qui ont pris place à bord d’un aéronef.

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drapeau anglaisMeteo France has just acquired six new « radars » destined to accurately detect ash clouds in case of new volcanic eruptions. Everyone still remembers the eruption of Eyjafjallajökull in April 2010, with the paralysis of three quarters of the European airspace and 1.2 billion euros in economic losses. The precautionary principle had prevailed but the consequences certainly could have been less severe if the aviation authorities had had a more detailed knowledge of the movement of the Icelandic ash clouds.
One of the main world centers of volcanic ash control is located in Toulouse. This VAAC (Volcanic Ash Advisory Center) is managed by Météo France. It works round the clock and monitors Europe, Africa and the Middle East. To track the clouds of volcanic ash, it uses its own model of dispersion but also satellite data that lack precision in thickness of the clouds.
To overcome this uncertainty, the VAAC has unveiled its latest acquisition, unique in Europe: Six high tech « sniffers » of ash and aerosols in general. These LIDAR (acronym of « light detection and ranging » are cases teeming with computer technology; they are equipped with lasers that emit a beam of green light (only visible in fog) up to 15 km a.s.l.
Depending on how the particles refract light, the VAAC may determine whether there is a rain cloud, pollution or a cloud of volcanic ash, as well as its exact altitude. Five of the LIDAR will be deployed on the French territory: the first device will be set up in Lille. The sixth, a mobile one, will remain in Toulouse for emergencies.
According to an official of the Directorate of Security of the Southern Civil Aviation, « Meteo France will now provide accurate and valuable information that will allow us to maintain part of the airspace or airports open.  »
Source: 20 Minutes.

It is likely that this new equipment will be tested in full-scale one day or another. While the volcanoes of Auvergne are safe for the moment, it is very different for their Icelandic counterparts, or even Mount Etna. The Météo France « sniffers » will manage the situation more effectively than in 2010, but the final decision to fly or ground planes will always depend on the airlines. Although stopping the flights has a significant cost, the precautionary principle will always prevail. Companies will never want to jeopardize the lives of hundreds of passengers who boarded the aircraft.

Eyjafjallajokull-blog

Eruption de l’Eyjafjallajökull en 2010

Crédit photo: Wikipedia