Toujours plus chaud en Alaska ! // Warmer and warmer in Alaska !

drapeau-francaisSelon le National Weather Service, les 100 premiers jours de 2016 à Anchorage ont été les plus chauds jamais enregistrés. La plupart des localités de l’Alaska ont également connu des températures supérieures à la normale presque tous les jours entre le 1er janvier et le 9 avril. Le nouveau record à Anchorage a été établi avec une température moyenne de 31,1 ° F (-0,5 ° C) au cours de cette période de 100 jours.
La température moyenne en avril de cette année est de six dixièmes de degré supérieure à celle de 1981 qui était de 30,5 ° F (-1,1 ° C). Auparavant, la température moyenne la plus élevée pendant les 100 premiers jours de l’année avait été enregistrée en 1977.

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drapeau-anglaisThe first 100 days of 2016 in Anchorage have been the warmest on record, according to the National Weather Service. Most communities in Alaska also experienced above-normal temperatures almost every day between January 1st and April 9th. Anchorage’s new record came with an average temperature of 31.1° F (-0.5°C) over that 100-day period.

This year’s average temperature through April is just six-tenths of a degree higher than the next warmest average: 30.5° F (-1.1°C) in 1981. The third warmest average temperature in the year’s first 100 days came in 1977.

Un monde avec les pieds dans l’eau ? // A world with its feet in the water ?

drapeau-francaisAvec les mauvaises nouvelles qui circulent en Europe depuis plusieurs mois, en particulier les attentats à Paris et à Bruxelles, le thème du changement et du réchauffement climatique a été largement laissé de côté. Pourtant, une nouvelle étude a récemment mis en lumière un phénomène qui va devenir une menace pour les générations futures. En effet, des chercheurs affirment que le niveau des océans pourrait augmenter deux fois plus vite que prévu d’ici la fin du siècle, avec l’engloutissement de plusieurs régions côtières à travers le monde si l’on ne met pas un frein aux émissions de dioxyde de carbone (CO2).

Les auteurs de l’étude, publiée dans la revue Nature, ont utilisé des modèles informatiques pour savoir pourquoi et comment l’Antarctique s’est départi de grandes quantités de glace pendant des périodes chaudes antérieures. Ils ont constaté que si des conditions semblables se produisaient dans les années à venir, cela pourrait conduire à des augmentations phénoménales et irréversibles du niveau des océans. Si les émissions incontrôlées de gaz à effet de serre continuent, le niveau des océans pourrait augmenter de près de deux mètres d’ici la fin du 21ème siècle. La fonte de la glace en Antarctique à elle seule pourrait entraîner une hausse de plus de 13 mètres d’ici  2500. Cette projection représente presque deux fois plus que les estimations antérieures qui avaient pris en compte une « contribution minimale de l’Antarctique. »
Comme l’a fait remarquer un chercheur, dans le cadre d’un scénario d’émissions de CO2 élevées, le 22ème siècle serait «le siècle de l’enfer. On assisterait à une incroyable montée des eaux. Le phénomène rayerait de la carte de nombreuses grandes villes et même certains pays. Ce siècle serait celui de l’exode des côtes. « Des régions telles que le sud de la Floride, le Bangladesh ou encore Shanghai, pourraient être englouties par la montée des eaux. Dès 2100, Miami Beach et les Keys de Floride pourraient commencer à disparaître. La Nouvelle-Orléans pourrait en grande partie devenir une île entourées de butées de terre.
Cependant, les auteurs de l’étude font remarquer que leur modèle a des limites et que le comportement humain peut modifier les prévisions. Par exemple, le pire scénario suppose que les émissions très élevées de CO2 et d’autres gaz à effet de serre continuent. A Paris, l’an dernier, lors de la COP 21, les chefs d’états de la planète ont promis de réduire ces émissions au cours des prochaines années. Ils ont décidé de maintenir le réchauffement climatique « bien au-dessous » de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux pré industriels, mais en même temps, il a été largement admis que les efforts actuels de réduction des émissions sont loin de cet objectif.
En vertu d’un scénario décrivant des émissions plus modérées, l’étude a révélé que la contribution de l’Antarctique à l’élévation du niveau de la mer pourrait atteindre une soixantaine de centimètres d’ici 2100, et beaucoup plus d’ici 2500. Il faudrait que les pays réduisent considérablement les émissions de CO2 pour que l’Antarctique demeure dans son état actuel.
Les auteurs de l’étude sont arrivés à leurs conclusions sur l’élévation du niveau de la mer en se tournant vers le passé. Ils ont examiné deux époques chaudes – le Pliocène et l’Eémien – pendant lesquelles le niveau des mers était beaucoup plus élevé. Le Pliocène a connu une période chaude il y a environ 3 millions d’années, avec un niveau de CO2 dans l’atmosphère qui, pense-t-on, était sensiblement le même que celui que nous connaissons aujourd’hui, à savoir 400 parties par million. On pense aussi que le niveau des mers était considérablement plus élevé que maintenant, peut-être de 9 mètres ou plus. L’Eémien, entre 130.000 et 115.000 ans, a également présenté des niveaux de mer de 6 à 9 mètres au-dessus des niveaux actuels, avec des températures globales qui n’étaient guère plus chaudes qu’à notre époque. L’élévation du niveau de la mer au cours de ces époques a probablement été la conséquence d’une perte de glace non seulement du Groenland, mais aussi de l’Antarctique. Toutefois, les précédents modèles informatiques concernant l’Antarctique n’ont pas réussi à reproduire fidèlement ces scénarios. C’est ce que les scientifiques ont essayé de simuler dans la dernière étude.

Cette dernière étude va aussi à l’encontre d’une série de projections du niveau de la mer proposée par le Groupe intergouvernemental d’experts des Nations Unies sur les changements climatiques (GIEC). En 2013, le Groupe a prévu que, pour un scénario d’émissions de CO2 identique à celui utilisé dans la dernière étude, la hausse du niveau de la mer d’ici 2100 se situerait entre 0,52 et 0,98 mètres, avec une faible responsabilité des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. La nouvelle étude remet en question ce raisonnement et confirme d’autres recherches qui mettent l’accent sur le secteur de la Mer d’Amundsen en Antarctique occidental, où la vulnérabilité de l’énorme glacier Thwaites a déjà été soulignée par des études antérieures.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisWith the current bad news in Europe, especially the attacks in Paris and Brussels, the topic of climate change and global warming has largely been left aside. A new study has recently shed a new light of the phenomenon that will become a threat to future generations. It indicates that sea levels could rise nearly twice as much as previously predicted by the end of this century if carbon dioxide (CO2) emissions continue unabated, with the devastation of coastal communities around the globe.

The scientists behind the study published in the journal Nature used computer models to know how Antarctica surrendered large amounts of ice during previous warm periods. They found that similar conditions in the future could lead to monumental and irreversible increases in sea levels. If intense greenhouse gas emissions continue, oceans could rise by close to two metres in total by the end of the century. The melting of ice on Antarctica alone could cause seas to rise more than 13 metres by 2500. The projection nearly doubles prior estimates of sea level rise, which had relied on a « minimal contribution from Antarctica. » As one researcher put it, under the high emissions scenario, the 22nd century would be “the century of hell. There would really be an unthinkable level of sea rise. It would erase many major cities and some nations from the map. That century would become the century of exodus from the coast. » Places such as South Florida, Bangladesh, Shanghai, could be engulfed by rising waters. Even by 2100, Miami Beach and the Florida Keys could begin to vanish. New Orleans essentially could become an island guarded by levies.

However, the researchers behind the study make clear that their model has limitations and that human behaviour can alter the possible outcomes. For instance, the worst-case scenario assumes that very high emissions continue for CO2 and other greenhouse gases. In Paris last year, during the COP 21, world leaders promised to reduce such emissions in coming years. They embraced the goal of holding global warming « well below » 2 degrees Celsius above pre-industrial levels, but at the same time, it has been widely noted that current commitments to cut emissions fall far short of this target.

Under a more moderate emissions scenario, the study found that the Antarctic contribution to sea level rise still could reach about 60 centimetres by 2100, and much more by 2500. Only if countries sharply reduce emissions does the model show that it’s possible to preserve Antarctica in roughly its current state.

The authors of the study arrived at their projections about future sea level rise by first turning to the past. They examined two past warm eras – the Pliocene and the Eemian – in Earth’s history that featured much higher seas. The Pliocene was a warm period about 3 million years ago, when atmospheric CO2 levels are believed to have been about what they are now, namely 400 parts per million. Sea levels are believed to have been significantly higher than now, perhaps 9 metres or more. The Eemian period, between 130,000 and 115,000 years ago, also featured sea levels 6 to 9 metres above current levels, with global temperatures not much warmer than our current era. Sea level rise in those eras likely required a loss of ice not just from Greenland, but also from Antarctica. But previous computer models of Antarctica have failed to accurately reproduce such scenarios. This is what the scientists have tried to simulate in the study.

The study further undermines a string of sea level projections from the United Nations’ Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). In 2013, the Panel projected that for the same CO2 emission scenario used in the current study sea level rise by the year 2100 would be between 0.52 and 0.98 metres, relatively little of which would come from the ice sheets of Greenland and Antarctica. The new study challenges that reasoning and confirms other research has points at one region of Antarctica as particularly vulnerable: the Amundsen Sea sector of remote West Antarctica, centered on the enormous, marine-based Thwaites glacier, whose vulnerability has already been underlined by previous studies.

Source : Alaska Dispatch News.

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Langue glaciaire du Glacier Thwaites (Crédit photo: NASA)

 

 

 

 

 

10 avril 1815, un jour à ne pas oublier! // April 10th 1815, a day to remember!

drapeau-francaisLe 10 avril 1815, le Tambora, sur l’île indonésienne de Sumbawa, décidait de se réveiller avec une éruption qui a provoqué une catastrophe climatique à l’échelle de la planète. Ce fut la plus puissante éruption volcanique du dernier millénaire, avec un Indice d’Explosivité (VEI) de 7 sur 8 et l’émission de quelque 150 kilomètres cubes de téphra.. C’est dix fois plus que le Pinatubo en 1991 et cent fois plus que le Mont St. Helens en 1980.
Sur l’île de Sumbawa, l’éruption a tué d’emblée au moins 10 000 personnes et peut-être plus de 90 000 si l’on prend en compte les effets collatéraux, avec l’exposition aux gaz brûlants et toxiques des coulées pyroclastiques. Mais les effets de l’éruption du Tambora ne s’arrêtent pas là. Le cataclysme a propulsé environ 100 mégatonnes d’aérosols de soufre dans la stratosphère et généré un voile de brume tout autour de la Terre. Cette brume a donné naissance à des couchers de soleil spectaculaires qui ont inspiré de nombreux artistes. Malheureusement,  elle a aussi réfléchi une partie des rayons du soleil, ce qui a entraîné un refroidissement de la Terre d’un demi degré Celsius et le dérèglement des conditions climatiques dans de nombreuses régions du monde.
Aux États-Unis, les gelées et le temps froid ont réduit à néant les récoltes en Nouvelle-Angleterre. Ce fut une «année sans été», avec une migration de la population vers les Etats de l’Ouest. Les basses températures ont également perturbé le cycle de la mousson en Asie, avec pour conséquence la famine en Inde et une épidémie de choléra d’une gravité sans précédent. L’été froid et les fortes pluies ont également détruit les rizières en Chine, avec un cortège de famine, d’infanticides, et même d’esclavage des enfants.
Malgré les progrès de la volcanologie, la Terre reste sous la menace d’une éruption majeure, celle d’un super volcan comme le Taupo en Nouvelle Zélande ou le Yellowstone aux Etats Unis. Il suffit de se souvenir de l’éruption de l’Eyjafjallajökull en Islande en 2010, avec des perturbations au trafic aérien qui ont coûté des milliards de dollars à l’économie mondiale. Quelques mois plus tard, l’éruption du Merapi (Indonésie) a tué plus de 300 personnes et des milliers d’autres ont été déplacées. L’éruption de 2010 n’avait qu’un VEI de 4.

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drapeau-anglaisApril 10th, 1815 was the day when Tambora volcano on Indonesia’s island of Sumbawa decided to erupt, triggering a widespread climate catastrophe. The Tambora eruption was the largest volcanic eruption in the last millennium with a Volcano Explosivity Index (VEI) of 7 out of 8 levels, and the emission of about 150 cubic kilometres of tephra. That’s ten times bigger than Mount Pinatubo in 1991 and a hundred times more powerful than Mount St. Helens in 1980.

On Sumbawa Island, the event killed at least 10,000 people and possibly more than 90,000, largely from exposure to the hot and toxic pyroclastic flows. But Tambora’s effects were felt much farther. The eruption injected about 100 megatons of sulphur aerosols into the stratosphere, causing a global haze around the Earth. Initially, this haze created dramatic sunsets that inspired many artists. But it also reflected back a fraction of incoming sunlight, cooling the Earth by half a degree Celsius—and wreaking havoc with regional climates for about three years.

In the U.S., frosts and cold weather ravaged the New England growing season. It was a “year without a summer,” with a migration into western states. The low temperatures broke the monsoon cycle in Asia, sending India into famine and triggering a cholera epidemic of unprecedented severity.

The cold summer and the rains also destroyed Chinese farmers’ rice paddies, driving many to starvation, infanticide, and even child slavery.

Despite the progress of volcanology, our planet is still under the threat of a major eruption, that of a super volcano, like Taupo in New Zealand or Yellowstone in the U.S.. We just need to remember the 2010 eruption of Iceland’s Eyjafjallajökull volcano which shut down European air travel, costing the global economy billions of dollars. A few months later, the eruption of Mt Merapi (Indonesia) killed more than 300 people and thousands were displaced. The 2010 eruption only had a VEI of 4.

Tambora-blog

L’éruption de 1815 a laissé une caldeira de 6 km de diamètre et 1100 mètres de profondeur.
(Crédit photo NASA – Photo prise le 6 mars 2009)

Il y a 70 ans: Le séisme du 1er avril 1946 en Alaska // 70 years ago: The April 1st 1946 earthquake in Alaska

drapeau francaisLe séisme du Vendredi Saint 1964 en Alaska est l’un des plus puissants jamais observé dans le monde, avec une magnitude de M 9,2 sur l’échelle de Richter. Il a fait 115 victimes dans cet Etat. Le tsunami qu’il a déclenché a tué 14 personnes en Californie et a causé des dégâts importants le long de la côte ouest des États-Unis
Un autre événement – beaucoup moins connu – a également affecté l’Alaska au petit matin du 1er avril 1946. Ce jour-là, la terre s’est fracturée au coeur de la fosse des Aléoutiennes, à 140 km plus au sud. Une immense portion du plancher océanique s’est soulevée et a envoyé une immense masse d’eau de mer à travers le Pacifique Nord. Le séisme a été particulièrement violent, de l’ordre de M 8,1. Le tsunami qui en a résulté a tué 159 personnes à Hawaii, a provoqué la noyade d’un nageur à Santa Cruz, fracassé des bateaux de pêche au Chili et détruit une cabane en Antarctique. La forme arquée des Aléoutiennes a protégé une grande partie de l’Alaska, mais cinq hommes en poste au phare du Cap Scotch sur l’île Unimak ont perdu la vie.
Une vague de 40 mètres de haut a frappé le phare à 02h18, ne laissant apparaître que la fondation de la structure en béton armé. Les scientifiques ont longtemps pensé que la vague avait été provoquée par une rupture au niveau d’une faille, mais un chercheur de U.S Geological Survey à Denver a récemment décelé un amoncellement de roches sur le plancher océanique qui semble avoir été provoqué par un important glissement de terrain sous-marin. Ce glissement de terrain aurait généré la vague géante qui a frappé le phare.
Au moment du séisme, un électricien des gardes-côtes était en poste sur l’île Unimak où il réparait un appareil de radiogoniométrie. Il était en train de lire dans sa couchette tôt ce matin-là dans un bâtiment situé sur une terrasse à une trentaine de mètres au-dessus du phare. Lorsque le séisme s’est produit, il a raconté que le bâtiment craquait et gémissait bruyamment tandis que des objets s’agitaient sur les étagères. La secousse a duré entre 30 et 35 secondes. L’électricien a pensé que ce pouvait être une éruption du volcan Shishaldin. Il a regardé à l’intérieur des terres en pensant voir la lueur de l’éruption mais il ne vit que les étoiles. 20 minutes après la première secousse, une autre se produisit, plus courte mais aussi plus forte que la précédente.
Quelques minutes plus tard, une vague frappa le bâtiment où se trouvait l’électricien. Il a entendu «un grondement terrible, suivi presque immédiatement d’un coup violent contre le flanc du bâtiment », tandis que 10 centimètres d’eau pénétraient dans la structure. Il s’est alors précipité dans la salle de contrôle pour envoyer un message d’urgence indiquant que des hommes avaient été frappés par un raz de marée et devraient probablement abandonner la station. Il est ensuite sorti et a essayé de marcher dans l’obscurité jusqu’au bord de la falaise au-dessus du phare. Il ne vit aucune lumière au-dessous de lui. La corne de brume était silencieuse. Le phare avait disparu.
A l’aube le lendemain matin, plusieurs hommes descendirent la colline qui avait été fortement entamée par le tsunami (voir l’image ci-dessous). L’océan s’était calmé et avait repris son visage habituel. Les hommes commencèrent à fouiller autour de l’emplacement du phare. Au sommet d’une colline derrière le phare ils découvrirent un pied humain, amputé à la cheville, quelques petits morceaux d’intestin qui appartenaient apparemment à un être humain, et ce qui semblait être une rotule. Trois semaines plus tard, un technicien a découvert un autre corps. D’autres hommes rassemblèrent et identifièrent les restes de l’un des hommes qui étaient en poste dans le phare grâce à ses pommettes hautes et à sa barbiche. Ils trouvèrent aussi la cuisse droite et le pied d’un autre homme. Ces restes ont été réunis dans de vieux sacs de courrier et placés dans un cercueil en bois brut. Le corps complet a été placé dans un cercueil individuel. Trois jours plus tard, juste avant que les hommes quittent Unimak, ils ont enterré leurs camarades. Les tombes ont été clairement indiquées par des croix en bois blanc sur lesquelles ils ont fixé solidement des plaques en laiton où figurent les noms des victimes. Ces hommes ont été tués par un tsunami local, proche des côtes, causé par un glissement de terrain sous-marin, l’une des menaces les plus grandes et les plus imprévisibles qui menacent les villages côtiers de l’Alaska lors des grands tremblements de terre.

Adapté d’un article de l’Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisThe 1964 Good Friday Earthquake in Alaska was one of the most powerful ever observed in the world with an M 9.2 magnitude on the Richter scale. It killed 115 persons in Alaska. The tsunami it triggered killed 14 more people in California and caused major damage along the western coast of the U.S.

Another event – more discreetly mentioned – also affected Alaska in the early morning of April 1st 1946. On that day – ironically called April Fools’ Day – the earth ruptured deep within the Aleutian Trench 140 km to the south. An immense block of ocean floor rose, moving saltwater across the North Pacific.

The earthquake was huge, at least M 8.1. The resulting tsunami killed 159 people in Hawaii, drowned a swimmer in Santa Cruz, banged up fishing boats in Chile and wrecked a hut on Antarctica. The curve of the Aleutians protected much of Alaska, but five men stationed at the Scotch Cap lighthouse on Unimak Island lost their lives.

A 40-metre-high wave struck the lighthouse at 2:18 a.m., leaving nothing but the foundation of the reinforced concrete structure. Though scientists long thought the wave was due to the earthquake rupture, a U.S. Geological Survey researcher in Denver recently showed a mountain of rocks on the sea floor that appears to be from a massive underwater landslide. That slide may have created the giant wave that hit the lighthouse.

At the moment of the earthquake, a Coast Guard electrician was stationed on Unimak Island to maintain a radio direction-finding system. He was reading in his bunk early that morning in a building located on a terrace about 30 metres above the lighthouse. When the earthquake struck, he said the building creaked and groaned loudly and objects were shaken from the shelves. It lasted approximately 30 to 35 seconds. He thought it was a possible eruption of Shishaldin volcano. So, he looked inland for the glow of a possible eruption but saw nothing but stars. 20 minutes after the first earthquake, a second quake was felt, shorter but more severe than the first one.

Minutes later, the wave struck the electrician’s quarters. In his words, “a terrible roaring sound was heard, followed almost immediately by a very heavy blow against the side of the building” while about 10 centimetres of water got into the structure. He went to the control room and broadcast a priority message stating they had been struck by a tidal wave and might have to abandon the station. He then stepped outside and tried to walk in the darkness as far as the edge of the hill above the lighthouse. He saw no lights below. The foghorn was silent. The Light Station had been completely destroyed.

At dawn the next morning, several men descended the scarred hillside (see image below). The ocean had calmed, looking no different than on any other day. The group searched the surrounding area. On top of a hill behind the Light Station they found a human foot, amputated at the ankle, some small bits of intestine which were apparently from a human being and what seemed to be a human knee cap. Three weeks later, a technician discovered another body. Others gathered and identified one of the men who were stationed in the lighthouse from his high cheekbones and goatee. Searchers then found the right thigh and foot of another man. These remains were gathered in old mail sacks and placed in a rough coffin. The complete body was placed in an individual coffin. Three days later, just before the men left Unimak, they buried their comrades. The graves were plainly marked with white wooden crosses with brass plates securely attached. They were victims of a near-field local tsunami caused by an underwater landslide, one of the greatest and most unpredictable threats to Alaska coastal villages during big earthquakes.

Adapted from an article in the Alaska Dispatch News.

Phare-AleoutLes restes du phare du Cap Scotch après le tsunami du 1er avril 1946  (Source: NOAA)