Vague de froid fin janvier-début février 2026 ? // A cold wave late January-early February ?

Un réchauffement stratosphérique soudain (en anglais Sudden Stratospheric Warming ou SSW) est un phénomène météorologique pendant lequel le vortex polaire dans l’hémisphère hivernal voit ses vents généralement d’ouest ralentir ou même s’inverser en quelques jours. Un tel phénomène va rendre le vortex plus sinueux, voire le rompre. Le changement est dû à une élévation de la température stratosphérique de plusieurs dizaines de degrés au-dessus du vortex. Elle grimpe très rapidement, passant de -70/-80°C à -10/-20°C degrés (soit une élévation d’une soixantaine de degrés en quelques jours).  Pour rappel, la stratosphère est la couche atmosphérique située au dessus de celle où nous vivons – la troposphère – à une altitude située entre 10 et 50 km environ.

Durant un hiver habituel dans l’hémisphère nord, plusieurs événements mineurs de réchauffement stratosphérique se produisent, avec un événement majeur environ tous les deux ans. Dans l’hémisphère sud, les SSW semblent moins fréquents et moins bien compris.

En conséquence, un réchauffement stratosphérique soudain et ses implications pour le vortex polaire peuvent avoir de sérieuses conséquences sur le climat de nos latitudes. L’air froid peut se retrouver piégé dans le jet stream (frontière entre l’air froid polaire et de l’air doux des tropiques) et être décalé jusqu’à nos latitudes, dans des régions peu habituées à un froid glacial, comme ce fut le cas en mars 2018 en Europe ou en février 2012 en France. Ces épisodes de SSW ne semblent toutefois pas avoir de relation avec le réchauffement climatique actuel ; ce sont de simples événements climatiques ponctuels.

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Une importante perturbation du vortex polaire a débuté et devrait envoyer de l’air arctique sur une grande partie de l’Amérique du Nord et de l’Europe jusqu’à la fin janvier 2026. Cet événement entraînera un temps hivernal avec des températures très froides. Comme indiqué plus haut, le vortex s’est affaibli suite à un épisode de réchauffement stratosphérique (SSW).

Une seconde perturbation, plus significative du vortex est prévue vers la fin janvier, avec une scission du vortex en deux parties autour du 25 janvier. Chacune d’elles poussera de l’air froid arctique vers l’Europe et l’Amérique du Nord en février.
Parallèlement, une puissante dorsale anticyclonique au Groenland devrait repousser de l’air arctique vers l’Europe durant cette période. Les prévisions indiquent une forte probabilité de températures inférieures à la moyenne dans le nord et le centre de l’Europe, notamment au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et dans certaines régions d’Europe de l’Est.
Source : Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF).

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A Sudden Stratospheric Warming (SSW) is a meteorological phenomenon during which the polar vortex in the winter hemisphere sees its generally westerly winds slow down or even reverse within a few days. Such a phenomenon will make the vortex more sinuous, or even break it. The change is due to a rise of several tens of degrees in stratospheric temperature above the vortex. It climbs very quickly, going from -70 / -80 ° C to -10 / -20 ° C degrees (an increase of about sixty degrees in a few days). As a reminder, the stratosphere is the atmospheric layer located above the one where we live – the troposphere – at an altitude between 10 and 50 km approximately.

During a typical winter in the northern hemisphere, several minor stratospheric warming events occur, with one major event occurring approximately every two years. In the southern hemisphere, SSWs appear to be less frequent and less well understood.

As a result, sudden stratospheric warming and its implications for the polar vortex can have serious consequences for the climate of our latitudes. Cold air can get trapped in the jet stream (border between cold polar air and mild tropical air) and be shifted to our latitudes, in regions not used to freezing cold, like this was the case in March 2018 in Europe or in February 2012 in France. However, these episodes of SSW do not seem to have any relation to current global warming; they are simple one-off climatic events.

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A major polar vortex disruption has begun and is forecast to send Arctic air into much of North America and Europe through mid and late January 2026. The event will bring freezing temperatures and winter weather as the vortex weakens following a stratospheric warming episode.

A second, stronger outbreak is forecast to occur during the last part of January as the core of the vortex splits into two halves around 25 January, each driving cold Arctic air into Europe and North America in February.

Meanwhile, a strong Greenland blocking ridge is forecast to drive Arctic air into Europe during this period. ECMWF forecasts show a high probability of below-average temperatures across northern and central Europe, including the United Kingdom, France, Germany, and parts of Eastern Europe.

Source : European Centre for Medium-Range Weather Forecasts (ECMWF).

2025 : Les océans toujours trop chauds // 2025 : Oceans were still too hot

La température de surface de la mer (TSM) est restée élevée tout au long de l’année 2025 dans les océans autres qu’autour des pôles (60°S–60°N), malgré l’absence du phénomène de réchauffement El Niño. Cette situation contraste avec celles observées en 2023 et 2024, années durant lesquelles un puissant épisode El Niño avait influencé la température des océans pendant plusieurs mois au cours du second semestre 2023, avec un pic en décembre 2023. La TSM est restée élevée tout au long de l’année 2024 et la TSM moyenne a atteint des niveaux records. La température moyenne annuelle de la surface de la mer pour 2025 a été de 20,73 °C, soit 0,38 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020. Elle se classe au troisième rang des températures les plus élevées jamais enregistrées, à 0,13 °C en dessous du record établi en 2024 et à 0,07 °C en dessous de 2023, la deuxième année la plus chaude. 2025 est ainsi l’année La Niña la plus chaude jamais enregistrée, tant en termes de température de l’air que de température de l’océan.

À l’échelle mensuelle, la température moyenne de la surface de la mer a été la deuxième plus élevée jamais enregistrée pour la période de l’année entre janvier et mai (après 2024), la troisième de juin à octobre (après 2023 et 2024) et la quatrième en novembre et décembre (après 2023, 2024 et 2015, année également marquée par un fort épisode El Niño). Dans le Pacifique équatorial, les TSM ont été inférieures à la moyenne en début d’année, reflétant un épisode La Niña de faible intensité et de courte durée en décembre 2024 et janvier 2025. Des conditions ENSO* neutres ont prévalu de mars à juillet. Des TSM inférieures à la moyenne se sont à nouveau installées à partir d’août, entraînant un retour à des conditions La Niña de faible intensité en octobre, qui ont persisté jusqu’à la fin de l’année. (*ENSO : El Niño-Oscillation australe)
Les anomalies annuelles de température de surface de la mer pour 2025 présentent un profil compatible avec des conditions de type La Niña, avec des valeurs proches de la moyenne, voire inférieures à la moyenne, sur une grande partie du Pacifique tropical oriental et central. Hormis quelques zones limitées présentant des températures inférieures à la moyenne dans le nord-ouest et le sud de l’océan Indien, le nord-est de l’Atlantique Nord et le sud-est du Pacifique, les TSM étaient supérieures à la moyenne dans la plupart des océans du globe. En 2025, des températures record ont été principalement observées dans le Pacifique occidental et nord-ouest, le secteur de l’océan Indien austral, le nord-est de l’Atlantique Nord et les mers du Nord, de Norvège et de Barents adjacentes, ainsi que dans certaines parties de la Méditerranée occidentale.
Au-delà de ces valeurs record, les températures de la surface de la mer en 2025 ont été nettement supérieures à la moyenne sur 42 % des océans autres qu’autour des pôles, contre 59 % en 2024, soulignant la persistance d’un réchauffement généralisé de la surface des océans.
Source : Copernicus.

Anomalies et extrêmes de la température de surface de la mer en 2025

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Sea surface temperature (SST) remained high throughout 2025 over the extrapolar oceans (60°S–60°N), despite the absence of El Niño conditions. This contrasts with 2023 and 2024, when a strong El Niño event influenced SSTs for several months of the second half of 2023, peaking in December 2023, with SSTs remaining high throughout 2024 and the average SST reaching record highs. The annual average SST for 2025 was 20.73°C, 0.38°C above the 1991–2020 average. It ranked as the third-highest on record, 0.13°C below the record set in 2024 and 0.07°C below 2023, the second-highest year. This makes 2025 the warmest La Niña year on record both in terms of global air temperature and SST.

At the monthly scale, the average SST was the second warmest on record for the time of year from January to May (behind 2024), the third warmest from June to October (behind 2023 and 2024), and the fourth warmest in November and December (behind 2023, 2024, and 2015, which was also influenced by a strong El Niño event). In the equatorial Pacific, SSTs were cooler than average early in the year, reflecting a short lived, weak La Niña event in December 2024 and January 2025. Neutral ENSO* conditions prevailed from March to July. Cooler-than-average SSTs developed again from August, leading to a return to weak La Niña conditions in October that persisted until the end of the year. (*ENSO : El Niño Southern Oscillation)

The annual SST anomalies for 2025 show a pattern consistent with La Niña–like conditions, with

near-average to cooler-than-average SSTs across much of the eastern and central tropical Pacific. Apart from limited regions with cooler-than-average SSTs in the northwestern and southern Indian Ocean, the northeastern North Atlantic, and the southeastern Pacific, SSTs were above average across most of the world’s oceans. In 2025, record-high SSTs were mainly found in the western and northwestern Pacific, the Indian Ocean sector of the Southern Ocean, the northeastern North Atlantic and adjacent North Sea, Norwegian Sea and Barents Sea, as well as parts of the western Mediterranean Sea.

Beyond record values, SSTs were much warmer than average over 42% of the extrapolar oceans, compared to 59% in 2024, underscoring the continued widespread warmth of the surface oceans.

Source : Copernicus.

2025 3ème année la plus chaude dans le monde

On savait qu’elle occuperait le 2ème ou le 3ème rang peu glorieux des années les plus chaudes. Finalement, 2025 a été la 3ème année la plus chaude dans le monde, juste derrière 2023 et 2024. Les 11 dernières années ont été les 11 plus chaudes jamais enregistrées. C’est ce que vient de déclarer l’observatoire européen Copernicus.

Avec une température moyenne mondiale de 14,97°C – 1,47°C au-dessus des niveaux préindustriels (1850-1900) – 2025 talonne 2023 (-0,01 °C) et 2024 (-0,13°C), fournissant  »une preuve supplémentaire de la tendance indéniable vers un climat plus chaud. » En première position, l’année 2024 affichait 1,60°C de réchauffement par rapport au 19ème siècle.

Chaque mois de l’année 2025, à l’exception de février et de décembre, a été en moyenne plus chaud que le même mois de n’importe quelle année avant 2023. En particulier, janvier 2025 a affiché la température la plus élevée connue pour ce mois. De plus,120 records mensuels de température ont été battus en 2025 dans plus de 70 pays. Certaines régions ont enduré leur année la plus chaude de l’histoire. C’est le cas de l’Asie centrale, de l’Europe du Nord et du Sahel.

2025 a également été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée en Europe. La température moyenne a atteint 10,41 °C. C’est 1,17 °C au-dessus de la période de référence 1991-2020. En Europe, 2024 avait été l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec une température moyenne de 10,69 °C. La deuxième année la plus chaude a été 2020, avec 10,43 °C.

Les pôles ont également enregistré plusieurs records en 2025. Les températures moyennes annuelles ont atteint leur valeur la plus élevée jamais enregistrée dans l’Antarctique, et leur deuxième valeur la plus élevée dans l’Arctique. Et la couverture combinée de glace de mer des deux pôles est tombée à son plus bas niveau historique en 2025.

 Constatation très inquiétante : Compte tenu des niveaux de chaleur records affichés en 2023 et 2024, pour la première fois, notre planète a dépassé au cours de ces trois dernières années le seuil critique de +1,5°C fixé en 2015 dans l’Accord de Paris et il n’y aura pas de retour en arrière tant que les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ne diminueront pas. Les concentrations de CO2 culminent actuellement à 428 ppm au sommet du volcan Mauna Loa à Hawaï ; du jamais vu!

Par ailleurs, les températures à la surface de la mer ont atteint des niveaux exceptionnellement élevés.

Pour terminer ce bilan pour l’année 2025, il faut ajouter que les conditions de La Niña dans le Pacifique oriental au niveau de l’équateur montrent que l’on est en train de se diriger vers des conditions neutres, avec un possible développement d’El Niño au cours de l’année 2026. Les observations de la NOAA et du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) montrent un réchauffement des eaux sous-marines et des anomalies des vents d’ouest dans le Pacifique central. Ces phénomènes annoncent la fin de la dernière phase triennale de La Niña.

Carte des anomalies de température de surface de la mer le 9 janvier 2026 (Source: NOAA)

Conséquence de cette hausse moyenne des températures : 2025 a été marquée par des événements extrêmes notables dans de nombreuses régions. On a enregistré des vagues de chaleur record, de violentes tempêtes en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, ainsi que des incendies de forêt en Espagne, au Canada et dans le sud de la Californie.

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En France, l’année 2025 s’est achevée avec le retour d’un temps froid, plus classique pour la saison. Malgré cela, 2025 se classe au 4ème rang des années les plus chaudes, derrière 2020. Il ne faudrait pas oublier que les températures ont été 3 jours sur 4 au-dessus des normales au cours des dernières semaines de l’année.

La température moyenne en France en 2025 a été de 14.03°C, soit +1.06°C au-dessus de la moyenne de référence de la période 1991-2020 (qui s’établit à 12.97°C).

Températures de l’année 2025 en France

Fin de vie de l’iceberg A23a // End of life for iceberg A23a

Depuis novembre 2023, j’ai publié plusieurs notes à propos de l’A23a, l’un des icebergs les plus volumineux et les plus anciens jamais suivis par les scientifiques.

Source: NASA

Aujourd’hui, en janvier 2026, l’iceberg est toujours en vie, mais il a pris une belle couleur bleue et la NASA indique qu’il est « au bord de la désintégration complète ».
L’A23a, un immense bloc de glace qui faisait autrefois deux fois la superficie de l’État du Rhode Island aux États Unis, est entouré d’eau de fonte bleue alors qu’il dérive dans l’Atlantique Sud, au large de la pointe orientale de l’Amérique du Sud.
Un satellite de la NASA a capturé une image de l’iceberg en train de se désintégrer le lendemain de Noël. On peut voir des flaques d’eau de fonte bleue à sa surface.

Image satellite montrant la masse bleue d’A23a le 26 décembre 2025 (Source : NASA)

Le lendemain, un astronaute à bord de la Station spatiale internationale a pris une photo au téléobjectif ; on y voit une flaque d’eau de fonte encore plus grande.

Source : ISS

L’image satellite de la NASA révèle que l’iceberg A23a a également « une zone de fuite» En effet, le poids de l’eau accumulée à son sommet a percé la glace. Un moulin est apparu, comme cela se produit fréquemment à la surface d’un glacier
Selon les scientifiques, tout indique que ce méga iceberg pourrait se désintégrer complètement d’ici quelques jours ou quelques semaines, emporté par les courants vers des eaux encore plus chaudes de l’océan Austral. La hausse des températures saisonnières pourrait également accélérer la fonte de l’A23a et le faire disparaître dans une zone que les scientifiques ont baptisée « cimetière d’icebergs. »
La NASA explique que les motifs linéaires bleus et blancs visibles à la surface de l’A23a sont probablement les restes de reliefs dessinés il y a des centaines d’années, lorsque l’iceberg faisait partie du socle rocheux antarctique. « Ces stries se sont formées parallèlement au sens du courant, faisant apparaître de subtiles crêtes et vallées à la surface de l’iceberg ; elles dirigent désormais l’écoulement des eaux de fonte. »

Lorsque l’iceberg s’est détaché du continent antarctique en 1986, il couvrait une surface d’environ 4 000 kilomètres carrés et abritait une station de recherche soviétique qui a dû être déplacée à l’aide de skis et installée sur un terrain plus sûr.

Crédit photo : BAS

L’iceberg A23a est resté coincé pendant plus de 30 ans avant de finalement se libérer en 2020. Sa lente progression vers le nord a parfois été ralentie par les courants et tourbillons océaniques. En 2023, le British Antarctic Survey a publié une série d’images satellites en accéléré montrant la trajectoire de l’iceberg. En janvier 2025, les scientifiques ont craint qu’il entre en collision avec la Géorgie du Sud et vienne menacer une colonie de manchots, mais heureusement, il n’y a pas eu d’impact.

Durant l’été 2025, plusieurs gros blocs de glace se sont détachés de l’A23a alors qu’il connaissait des conditions estivales relativement chaudes. D’après les estimations du NSIDC début janvier 2026, la superficie de l’iceberg A23A serait de 1 182 kilomètres carrés, donc supérieure à celle de la ville de New York, mais bien inférieure à sa taille initiale.
Au bout du compte, l’A23a connaîtra le même sort que les autres icebergs antarctiques, mais son parcours a été remarquablement long et mouvementé. Un scientifique de la NASA a déclaré : « On a du mal à croire qu’il ne sera bientôt plus parmi nous.»
Source : CBS News, NASA, NSIDC.

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Starting in November 2023, I have written several posts about A23a, one of the largest and oldest icebergs ever tracked by scientists.

Today in January 2026, the iceberg is still alive but it has turned blue and NASA says it is « on the verge of complete disintegration. »

A23a, a massive wall of ice that was once twice the size of Rhode Island, is drenched in blue meltwater as it drifts in the South Atlantic off the eastern tip of South America.

A NASA satellite captured an image of the fading berg the day after Christmas, showing pools of blue meltwater on its surface. (see image above)

A day later, an astronaut aboard the International Space Station captured a photograph showing a closer view of the iceberg, with an even larger melt pool. (see image above)

The NASA satellite image suggests that the A23a has also « sprung a leak, » as the weight of the water pooling at the top of the berg punched through the ice.

Scientists say all signs indicate the so-called « megaberg » could be just days or weeks from totally disintegrating as it rides currents that are pushing it toward even warmer waters. Warmer air temperatures during this season could also speed up A23a’s demise in an area that ice experts have dubbed a « graveyard » for icebergs.

NASA explains that the blue and white linear patterns visible on A23a are likely related to striations, which are ridges that were scoured hundreds of years ago when the iceberg was part of the Antarctic bedrock. « The striations formed parallel to the direction of flow, which ultimately created subtle ridges and valleys on the top of the iceberg that now direct the flow of meltwater. »

When the berg detached from Antarctica in 1986, it was about 4,000 square kilometers and hosted a Soviet research station which had to be removed on skis and installed on safer ground. (see image above)

A23a remained stuck for over 30 years before finally breaking free in 2020, its slow journey north sometimes held up by ocean forces that stopped its movement. In 2023, the British Antarctic Survey posted a time-lapse of satellite imagery, showing the iceberg’s movement. In January 2025, it was on a collision course with South Georgia, threatening a penguin colony, but fortunately, it did not make impact.

In the summer 2025, multiple large chunks of ice broke off A23a as it moved into relatively warm summer conditions. According to current estimates from the NSIDC, in early January 2026, the berg’s area is 1,182 square kilometers, still larger than New York City but a fraction of its initial size.

In the end, A-23A will face the same fate as other Antarctic bergs, but its path has been remarkably long and eventful. Said one NASA scientist :  » It’s hard to believe it won’t be with us much longer. »

Source : CBS News, NASA, NSIDC.