Nouvelle approche de la fonte des glaciers en Alaska et en Asie // New approach to glacier melting in Alaska and in Asia

En raison du réchauffement climatique, la fonte des glaciers dans le monde est l’une des principales causes de l’élévation du niveau de la mer. La fonte des glaciers constitue également une menace directe pour des centaines de millions de personnes qui dépendent de leur eau de fonte pour les besoins en eau potable et pour l’irrigation des cultures. J’ai insisté sur cet aspect de la fonte des glaciers dans plusieurs articles sur l’Amérique du Sud, en particulier le Pérou.
De nouvelles recherches, basées sur les informations de la mission CryoSat de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), montrent quelle masse de glace a été perdue par les glaciers autour du golfe d’Alaska et sur les hautes montagnes de l’Asie.
La surveillance des glaciers à l’échelle mondiale est compliquée en raison de leur nombre, de leur taille, de leur éloignement et du terrain difficile d’accès qu’ils occupent. Divers instruments satellitaires permettent de surveiller les changements. Jusqu’à ces derniers temps, les chercheurs utilisaient l’altimètre radar pour analyser l’évolution des glaciers de montagne. En général, les altimètres radar satellitaires sont utilisés pour surveiller les variations de hauteur de la surface de la mer et les changements de hauteur des calottes glaciaires en Antarctique et au Groenland. Ils mesurent le temps mis par une impulsion transmise par le satellite pour être réfléchie par la surface de la Terre et revenir au satellite. En connaissant la position exacte du satellite dans l’espace, cette mesure du temps permet de calculer la hauteur de la surface au sol.
Cependant, le résultat fourni par ce type d’instrument est généralement trop approximatif; il est mal adapté à la surveillance des glaciers et des variations de l’épaisseur de la glace. Le CryoSat de l’ESA est un énorme progrès. Il repousse les limites de l’altimétrie radar. Un mode particulier de traitement des données – le traitement par bandes – permet de cartographier les glaciers dans les moindres détails. Le document ci-dessous fournit une vue extraordinaire de la fonte des glaciers dans le monde. N’hésitez pas à utiliser le mode plein écran pour avoir une meilleure vue des résultats.

https://youtu.be/r4tx1QS6-b8

Un article publié récemment dans The Cryosphere décrit de quelle façon les scientifiques ont utilisé CryoSat pour étudier la perte de glace dans le golfe d’Alaska et sur les hautes montagnes d’Asie. Ils ont découvert qu’entre 2010 et 2019, les glaciers autour du golfe d’Alaska ont perdu 76 gigatonnes (Gt) de glace par an tandis que les hautes montagnes d’Asie ont perdu 28 Gt de glace par an. Ces pertes reviennent à ajouter respectivement 0,21 mm et 0,05 mm par an à l’élévation du niveau de la mer.
Ce qui est intéressant dans l’ensemble de données fournies par CryoSat, c’est que l’on peut observer l’évolution de la glace avec une résolution exceptionnellement élevée dans l’espace et dans le temps. Cela permet de découvrir des variations comme l’augmentation de la perte de glace à partir de 2013 dans certaines parties du golfe d’Alaska,à cause du réchauffement climatique.
L’étude, qui a été réalisée dans le cadre du programme Science for Society de l’ESA, montre également que presque toutes les régions ont perdu de la glace, à l’exception du Karakoram-Kunlun en Asie, un phénomène connu sous le nom d’« anomalie de Karakoram ».
Cette étude démontre que l’ensemble de données altimétriques radar haute résolution peut fournir des informations essentielles pour mieux quantifier et comprendre les fluctuations des glaciers à l’échelle mondiale. Cela ouvre également la possibilité de surveiller l’ensemble des glaciers avec des satellites tels que la future mission CRISTAL qui fait partie de l’expansion du programme européen Copernicus.
Source : The Cryosphere.

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Because of global warming, ice melting from glaciers around the world is one of main causes of sea-level rise. The loss of glacier ice also poses a direct threat to hundreds of millions of people relying on glacier runoff for drinking water and irrigation. I have insisted on this aspect of glacier melting in several posts about South America and especially Peru.

New research, based on information from ESA’s CryoSat mission, shows how much ice has been lost from mountain glaciers in the Gulf of Alaska and in High Mountain Asia since 2010.

Monitoring glaciers globally is a challenge because of their sheer number, size, remoteness, and the rugged terrain they occupy. Various satellite instruments offer key data to monitor change, but one type of spaceborne sensor – the radar altimeter – has seen limited use over mountain glaciers. Traditionally, satellite radar altimeters are used to monitor changes in the height of the sea surface and changes in the height of the huge ice sheets that cover Antarctica and Greenland. They work by measuring the time it takes for a radar pulse transmitted from the satellite to reflect from Earth’s surface and return to the satellite. Knowing the exact position of the satellite in space, this measure of time is used to calculate the height of the surface below.

However, the footprint of this type of instrument is generally too coarse to monitor mountain glaciers. ESA’s CryoSat pushes the boundaries of radar altimetry and a particular way of processing its data – swath processing – makes it possible to map glaciers in fine detail. The document below provides an incredible picture of glacier melting in the world. Don’t hesitate to use the full screen option to get a better view of the results.

A paper published recently in The Cryosphere describes how scientists used CryoSat to investigate ice loss in the Gulf of Alaska and High Mountain Asia. They found that between 2010 and 2019, the Gulf of Alaska lost 76 Gt of ice per year while High Mountain Asia lost 28 Gt of ice per year. These losses are equivalent to adding 0.21 mm and 0.05 mm to sea level rise per year, respectively.

One of the unique properties of this dataset is that one can look at ice trends at exceptionally high resolution in space and time. This enables to discover changes in trends, such as the increased ice loss from 2013 onwards in parts of the Gulf of Alaska, which is linked to global warming.

The study, which was carried out through ESA’s Science for Society program, also shows that almost all regions have lost ice, with the exception of the Karakoram-Kunlun area in High Mountain Asia, a phenomenon known was the “Karakoram anomaly.

This research demonstrates that this unique high-resolution radar altimetry dataset can provide crucial information to better quantify and understand glacier changes on a global scale. This also opens up possibilities to monitor glaciers globally with satellites such as the planned CRISTAL mission, part of the expansion of Europe’s Copernicus program.

Source: The Cryosphere.

Les glaciers de Glacier Bay en Alaska sont parmi ceux qui fondent le plus vite dans le monde (Photos: C. Grandpey)

Nyiragongo (RDC) : La vie à Goma après l’éruption du mois de mai // Life in Goma after the May eruption

Au cours de l’éruption du 22 au 23 mai 2021, le Nyiragongo a émis de grosses quantités de lave qui ont enseveli des maisons avant de s’arrêter juste avant le nord de Goma. Environ 400 000 des 600 000 habitants de la ville sont partis après l’éruption. Plus de 30 personnes sont mortes de brûlures ou d’asphyxie, et dans des accidents pendant leur fuite.
Aujourd’hui, les habitants tentent de reconstruire leurs maisons et leurs communautés cinq mois après l’événement meurtrier, et malgré la menace toujours présente d’une nouvelle éruption du Nyiragongo.
De nombreuses familles sont rentrées chez elles après l’éruption. Elles ont découvert que leurs maisons avaient été pillées ou avaient été recouvertes par la lave. La plupart des habitants qui avaient été évacués sont rentrés chez eux et ont pu reprendre leur vie antérieure, mais d’autres n’y sont pas parvenus.
De nombreuses personnes affirment que la population de Goma n’a pas été suffisamment avertie, ce qui aurait pu éviter des décès et permettre aux habitants de sauver certains biens. Le directeur de l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG) reconnaît que le Nyiragongo « a pris tout le monde par surprise ». Cependant, il nie que l’équipement utilisé pour étudier le volcan était défectueux.

Le principal problème pour les scientifiques qui surveillent le Nyiragongo a été que, contrairement aux éruptions de 1977 et 2002, celle de 2021 n’a été précédée d’aucun séisme. La sismicité a été enregistrée par la suite. Les données recueillies avant la catastrophe du mois de mai n’indiquaient pas de risque imminent d’éruption.
Certains scientifiques de l’OVG font remarquer qu’Internet n’a pas fonctionné d’octobre 2020 à avril 2021, en raison de la fin du financement de la Banque mondiale. Cela a empêché la collecte en temps réel pendant cette période de données à partir de capteurs sur le volcan,
Depuis les événements de mai, la surveillance a été renforcée. L’observatoire a reçu des équipements supplémentaires, et un laboratoire moderne va être construit. L’actuel directeur précise que « l’objectif est que l’observatoire réponde aux normes internationales, à savoir: surveiller, alerter la population, mais aussi conseiller les autorités sur l’occupation des sols, sur où et comment construire des bâtiments ». Cependant, même si le nouvel observatoire est entièrement équipé, « il n’y a pas de risque zéro à Goma. Aucune partie de la ville n’est sûre à 100% d’échapper à une future éruption ».
A Buhene, cinq mois après l’éruption, la lave est encore chaude par endroits. Hommes, femmes et enfants ramassent de petits blocs de lave pour les vendre comme matériau de construction. Cette activité est devenue une source de revenus pour les victimes du volcan. Construire sur le champ de lave est officiellement interdit, mais des murets sont déjà en train d’être érigés,et les habitants attendent que les autorités donnent le feu vert pour poursuivre la construction des maisons.
Source : AFP.
Des sources officielles indiquent que la lave est revenue au fond du cratère du Nyiragongo. Il y a fort à parier que dans quelques mois le mythique lac de lave sera de retour, avec des risques de débordement ou d’éventrement de ses flancs….avec une nouvelle menace pour la population de Goma.

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Nyiragongo’s eruption on May 22nd -23rd, 2021 vomited lava that buried homes in its wake, stopping just short of the north of Goma. In all, an estimated 400,000 of the 600,000 residents of Goma left the city after the eruption. Over 30 people died from lava burns or asphyxiation, and in accidents during the exodus.

Today, residents are trying to rebuild their homes and communities five months after the deadly event, and despite the ever-present threat of a repeat performance by Mount Nyiragongo. Many families who returned home after the eruption discovered that their houses had been looted or had disappeared under a huge blanket of lava. Most of those who evacuated have returned to their homes and been able to resume their former lives, although others have not.

Many residents in Goma claim that the population did not receive sufficient warning which could have prevented deaths and allowed residents to save some belongings. The director of the Goma Volcanological Observatory (OVG) admits that the volcano « took everyone by surprise ». However, he denies that the equipment used to measure tectonic movement was faulty.

The staff in the Observatory explains that one problem for those monitoring Nyiragongo was that, unlike eruptions in 1977 and 2002, the 2021 eruption was not preceded by any earthquakes. The seismicity was recorded afterwards. The data collected before the disaster in May did not point to an imminent risk of eruption.

Some OVG scientists note that an Internet blackout from October 2020 to April 2021, due to the end of World Bank funding, prevented real-time collection of data from sensors on the volcano during that period,

Since the events of May monitoring has been stepped up, with additional equipment sent to the observatory, and a modern laboratory is going to be built. The current director says that « the aim is for the observatory to work to international standards,. To monitor, warn the population, but also to advise the authorities on land use, on where and how to build structures. » However, even if the new observatory is fully equipped, « there is no such thing as zero risk in Goma. No part of the city is 100 percent certain to escape a future eruption ».

In Buhene, five months after the eruption, the lava layer is still hot in places. Men, women and children collect small blocks of lava to sell as building material, an activity that has become a source of income for the volcano’s victims. Building on the lava field is officially prohibited, but low walls are already going up, as residents wait for the authorities to give the green light for full construction.

Source: AFP.

Official sources say that lava has come back at the bottom of the Nyiragongo crater. The odds are that in a few months the mythical lava lake will be back, with the risk of overflows or breaking its flanks open….and a new threar to the population in Goma.

La lave du Nyiragongo dans la ville de Goma (Source: presse internationale)

Hawaii: Eruption du Kilauea et Covid-19 // Kilauea eruption and Covid-19

Il semblerait que les États-Unis aient décidé de rouvrir prochainement (début novembre 2021?) leurs frontières et de nombreux touristes (vaccinés!) voudront s’envoler pour Hawaii pour voir l’éruption du Kilauea. Attendre et vérifier les informations officielles avant d’acheter un billet d’avion!!

Bien que les choses s’améliorent, il est fortement conseillé, une fois sur place, de porter des masques et d’adopter la distanciation sociale. L’épidémie de coronavirus est toujours présente à Hawaï. Voici les derniers chiffres :
Le Ministère de la Santé a signalé 230 nouveaux cas de COVID-19 le 29 septembre 2021, ce qui porte le total à 78 874 à l’échelle de l’État. Treize nouveaux décès liés au COVID ont été signalés.
37 nouvelles infections ont été recensées sur la Grande île le 29 septembre.
La moyenne de l’État sur deux semaines est désormais de 320 nouveaux cas par jour, avec un taux de positivité des tests de 4,1%.
Le nombre de cas île par île est le suivant :
O’ahu : 54 878
Hawaii : 9 950
Maui : 9030
Kaua’i : 2 236
Moloka’i : 224
Lana’i : 139

Au total, 4 310 personnes ont été hospitalisées à la suite d’une infection au COVID-19 depuis le début de la pandémie, tandis qu’au moins 770 sont décédées.
À ce jour, un total de 2 004 407 doses de vaccin ont été administrées dans tout l’État d’Hawaii, avec 67,8 % de la population entièrement vaccinée et 76 % ayant reçu au moins une injection.
Source : Ministère de la Santé.

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It looks as if the United States is going to open again soon (in November 2021?) its borders and many (vaccinated!) tourists will want to fly to Hawaii to see the eruption. Wait for and check official information before buying a plane ticket!!

Although things are getting better, it is highly advisable to wear masks and adopt social distancing. The coronavirus epidemic is still present in Hawaii. Here are the latest figures:

The Hawaiʻi Department of Health reported 230 new COVID-19 cases on September 29th, 2021, bringing the statewide total to 78,874. Thirteen new COVID-related fatalities were reported.

A total of 37 new infections were identified on the Big Island on September 29th.

The state’s two-week average is now 320 new cases daily, with a test positivity rate of 4.1%.

The island-by-island case count is as follows:

O‘ahu: 54,878
Hawai‘i: 9,950
Maui: 9,030
Kaua‘i: 2,236
Moloka‘i: 224
Lana‘i: 139

A total of 4,310 individuals have been hospitalized as a result of COVID-19 infection since the pandemic began, while at least 770 have died.

To date, a total of 2,004,407 doses of vaccine have been administered statewide, with 67.8% of the population fully vaccinated and 76% having received at least one shot.

Source: Department of Health.

Crédit photo: HVO

Cumbre Vieja (La Palma) La lave a atteint la mer // Lava reached the sea

7 heures: La lave du Cumbre Vieja a finalement atteint la mer sur le coup de 23 heures (heure locale), dix jours après le début de l’éruption le 19 septembre 2021. Elle a commencé à se déverser dans l’océan à Playa de los Guirres, une zone de falaise d’une centaine de mètres de hauteur. L’entrée de la masse incandescente dans la mer a provoqué d’intenses panaches noirs et blancs, ainsi que l’ébullition de l’eau.
L’arrivée de la lave dans la mer aura des conséquences. Elle modifiera, au moins provisoirement, la configuration du littoral, avec un impact sur l’écosystème marin de la région concernée. En s’écroulant dans la mer, la coulée de lave a formé une sorte de pyramide de plus de 50 mètres de haut.
Source: El Pais.

Les habitants de la zone de Tazacorte restent confinés et il est demandé à la population de rester à au moins 3,5 kilomètres de la zone où la lave arrive dans la mer.

Le dernier décompte officiel indique que 585 bâtiments ont été affectés par l’éruption. On estime qu’il y a encore une centaine de maisons et de propriétés qui se trouvent sur la trajectoire de la lave dans sa progression vers la mer.

L’effet de la lave sur la faune marine inquiète les pêcheurs qui, par sécurité, n’ont pu se rendre ces derniers jours dans les zones de pêche habituelles. Le navire océanographique Ramón Margalef de l’Institut océanographique espagnol (IEO) est à La Palma pour étudier les effets de l’éruption sur l’écosystème marin.

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8 heures: Le Conseil des ministres a approuvé hier la déclaration de catastrophe naturelle pour l’île de La Palma et a autorisé l’allocation d’une première aide de 10,5 millions d’euros pour répondre aux besoins les plus urgents des personnes affectées par l’éruption.

Les autorités scientifiques demandent à la population d’être extrêmement prudente dans un rayon de cinq kilomètres du cratère du volcan d’où sont émis de la lave, des cendres et des gaz toxiques.

Pour le moment, par manque de sécurité, il n’y a pas de liaison aérienne avec La Palma. Dans les prochaines heures, la cendre du Cumbre Vieja devrait également affecter l’espace aérien de Tenerife et, dans une moindre mesure, La Gomera. On sait que les cendres volcaniques contiennent des particules hautement abrasives très dangereuses pour les aéronefs, car elles peuvent sérieusement affecter les moteurs et les instruments de navigation. Aucune solution n’a été trouvée depuis l’éruption islandaise de l’Eyjafjöll en 2010.

Source: Presse espagnole.

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La situation à midi: Comme indiqué précédemment, la lave émise par le Cumbre Vieja a atteint la mer le 28 septembre à 23 heures à Playa Nueva, au nord de la plage de Los Guirres dans la municipalité de Tazacorte. L’entrée de la lave dans la mer génère des panaches de vapeur et de gaz. Il est donc demandé aux habitants de la zone de rester chez eux. Une zone d’exclusion de 3,5 km a été mise en place autour du point d’entrée de la lave. L’arrivée de la lave en mer aura des conséquences sur l’écosystème marin. Après l’éruption du volcan El Hierro, la faune marine a mis environ trois ans à se régénérer

Avant d’entrer dans l’océan, la lave avançait à environ 300 m par heure. Elle a coupé la route de Costa (LP-2132) à la jonction du Camino Pampillo. C’était la dernière route qui reliait les quartiers du sud et du nord d’El Paso, Los Llanos de Aridane et Tazacorde.
Enaire et Aena ont signalé que les aéroports des îles Canaries fonctionnent actuellement, bien qu’il soit recommandé de vérifier l’état des vols, en particulier ceux qui ont pour origine et destination l’île de La Palma. De son côté, la compagnie Binter, qui opère entre les îles Canaries, confirme que jusqu’à 13h00 ce mercredi, il n’y aura pas de vols avec La Palma. La suite du trafic se fera en fonction de la situation volcanique.
On estime que 70 % de la production bananière de la vallée de l’Aridane sera anéantie si la question des réseaux d’irrigation n’est pas résolue.
Au 28 septembre, les coulées de lave avaient détruit 656 bâtiments et plus de 19 km de routes.

Source: médias d’information espagnols.

Les images de la webcam montrent que deux bouches sont particulièrement actives, avec de fortes émissions de cendres et des dynamismes apparemment différents:

 

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20 heures: L’éruption du Cumbre Vieja continue ce soir. Depuis le 19 septembre, la lave a recouvert 267,5 hectares, détruit 21,5 km de routes,et affecté 744 bâtiments, dont 656 sont détruits. Ces chiffres ont été mis à jour le 28 septembre. Sans oublier que plus de 6000 personnes ont été évacuées.

Le nuage de vapeur et éventuellement de gaz toxiques généré par le contact de la lave et de l’eau a, pour le moment un effet limité, sans conséquences significatives pour la population. En effet, le nuage et poussé vers le large en ce moment et ne s’est pas propagé latéralement. De plus, la zone d’interaction entre la lave et l’eau de mer est relativement réduite. Il a toutefois été décidé de maintenir les mesures concernant l’évacuation de la population des zones touchées par la lave, ainsi que les mesures de confinement des zones menacées par les gaz émis par le contact de la lave avec la mer, et ce jusqu’à ce qu’il y ait des résultats définitifs garantissant que ces zones sont hors de danger.
Les compagnies aériennes Binter et CanaryFly ont repris ce mercredi leurs activités qui étaient interrompues depuis le 24 septembre en raison de la cendre volcanique.
Source: médias espagnols.

La NASA a mis en ligne une photo de l’éruption du Cumbre Vieja prise le 26 septembre. On voit parfaitement la coulée de lave qui s’échappe du volcan ainsi que les panaches de cendres. La plupart des éléments rectangulaires blancs près de la côte sont des serres. Les zones vert foncé le long de la côte sont des cultures, probablement des champs de bananiers.

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07:00 am: The lava from Cumbre Vieja finally reached the sea around 11 p.m. local time, ten days after the eruption began on September 19th, 2021. It began to flow into the ocean at Playa de los Guirres, a cliff area about a hundred meters high. The entry of the glowing mass into the sea caused intense black and white plumes, as well as the boiling of the water.
The arrival of lava in the sea will have consequences. It will modify, at least temporarily, the configuration of the coastline, with an impact on the marine ecosystem of the region. As it collapsed into the sea, the lava flow formed a sort of pyramid more than 50 meters high. (see video above)
Source: El Pais.

The residents of theTazacorte area remain confined and the population is asked to stay at least 3.5 kilometers from the area where lava enters the sea.
The latest official count indicates that 585 buildings were affected by the eruption. It is estimated that there are still a hundred houses and properties that lie in the path of the lava as it progresses towards the sea.
The effect of the lava on the marine fauna worries the fishermen who, for safety reasons, have not been able to visit their usual fishing areas. The oceanographic vessel Ramón Margalef of the Spanish Oceanographic Institute (IEO) is in La Palma to study the effects of the eruption on the marine ecosystem.

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8:00 am: The Council of Ministers has approved the declaration of natural disaster for the island of La Palma and authorized the allocation of a first aid of 10.5 million euros to meet the most urgent needs of the people affected by the eruption.

Scientific authorities ask the population to be extremely careful within a radius of five kilometers from the crater which emits lava, ash and toxic gases.

For the moment, due to lack of security, there is no air connection with La Palma. In the coming hours, the ash from Cumbre Vieja is also expected to affect the airspace of Tenerife and, to a lesser extent, La Gomera. It is known that volcanic ash contains highly abrasive particles that are very dangerous to aircraft, since they can seriously affect engines and navigation instruments. No solution has been found since the Icelandic eruption of Eyjafjöll in 2010.

Source: Spanish news media.

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The situation at 12:00 pm: As previously reported, the lava emitted by Cumbre Vieja reached the sea on September 28th at 11 p.m. in Playa Nueva, north of Los Guirres beach in the municipality of Tazacorte. The entry of lava into the sea generates gas and steam plumes. The residents of the area are therefore asked to stay at home. A 3.5 km exclusion zone has been set up around the lava entry. The arrival of lava in the sea will have consequences for the marine ecosystem. After the eruption of El Hierro volcano, marine life took about three years to regenerate
Before entering the ocean, the lava was advancing at about 300 m per hour. It cut the road to Costa (LP-2132) at the Camino Pampillo junction. It was the last road that connected the southern and northern neighborhoods of El Paso, Los Llanos de Aridane and Tazacorde.
Enaire and Aena have reported that airports in the Canary Islands are currently operating, although it is recommended to check the status of flights, especially those originating from and arriving at La Palma. For its part, Binter, which operates between the Canary Islands, confirms that until 1:00 p.m. this Wednesday, there will be no flights with La Palma. The rest of the traffic will depend on the volcanic situation.
It is estimated that 70% of the banana production in the Aridana Valley will be wiped out if the issue of irrigation networks is not resolved.
As of September 28th, lava flows had destroyed 656 buildings and more than 19 km of roads.
Source: Spanish news media.

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8 p.m .: The eruption of Cumbre Vieja continues this evening. Since September 19th, lava has covered 267.5 hectares, destroyed 21.5 km of roads, and affected 744 buildings, of which 656 are destroyed. These figures were updated on September 28th. Let’s not forget that more than 6,000 people have been evacuated. .
The cloud of vapour and possibly toxic gases generated by the contact of lava and sea water has, for the moment, a limited effect, without significant consequences for the population. Indeed, the cloud did not spread laterally and the zone of interaction between the lava and the sea water is relatively small. It was however decided to maintain the measures concerning the evacuation of the population from the areas affected by the lava, as well as the containment measures of the areas threatened by the gases emitted by the contact of the lava with the sea, until definitive results have proved that these areas are out of danger.
The airlines Binter and CanaryFly resumed on Wednesday their activities which had been interrupted since September 24th due to volcanic ash.
Source: Spanish media.

NASA has posted a photo of the Cumbre Vieja eruption (see above) taken on September 26th. One can clearly see the lava flow emitted by the volcano as well as the ash plumes. Most of the white rectangular elements near the coast are greenhouses. The dark green areas along the coast are crops, probably banana fields.

Crédit photo: Geosciencias Marinas