L’INGV et l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle (IA) est de plus en plus utilisée en sismologie et en volcanologie où elle pourrait contribuer à la prévision des séismes et des éruptions, événements parfois destructeurs. J’ai publié une note le 28 juillet 2024 et une autre le 18 mars 2025 expliquant comment les scientifiques utilisent l’IA. J’ai également ajouté que son utilisation dans la prévision volcanique et pour d’autres phénomènes naturels semble prometteuse.

On peut lire sur le site de l’Institut National de Géophysique et de Volcanologie (INGV) que l’Institut italien a mis sur pied le projet SAFARI, acronyme de « An artificial intelligence-based StrAtegy For volcAno hazard monItoring from space » (Une stratégie basée sur l’intelligence artificielle pour la surveillance des risques volcaniques depuis l’espace). Le projet a été lancé en 2023 avec l’objectif de développer une stratégie intégrée de surveillance des risques volcaniques directement depuis l’espace.

Pour ce faire, les scientifiques utilisent des données satellitaires issues de capteurs optiques, thermiques et micro-ondes, comparées aux données collectées quotidiennement par les réseaux de surveillance terrestres dans les zones volcaniques.

Des chercheurs de l’INGV et d’autres organismes scientifiques ont développé ces méthodologies innovantes sur quatre volcans actifs : l’Etna et le Vulcano en Italie, le Nyiragongo en République Démocratique du Congo et le Sangay en Équateur. Ces deux derniers systèmes volcaniques sont considérés comme très dangereux et sont situés dans des zones reculées, où les satellites constituent souvent le principal outil de surveillance.

Les principaux aspects du projet sont les suivants.

Mieux voir pour mieux cartographier : l’IA « nettoie » les images radar.
L’un des problèmes des images SAR (radar à synthèse d’ouverture) est la présence de bruit de signal qui rend les images souvent granuleuses et difficiles à interpréter. Les chercheurs ont appliqué un filtre innovant qui a permis à l’IA de faire disparaître les composantes perturbatrices. En appliquant cette technique aux données SAR de l’éruption du Sangay en 2021, le système a pu améliorer la qualité des images acquises par le satellite Sentinel-1, en éliminant les anomalies parasites.

Prédiction autonome en temps réel de la trajectoire des coulées de lave
L’un des objectifs les plus ambitieux du projet était d’automatiser et d’accélérer les simulations de propagation des coulées de lave, afin de générer des cartes des risques. Le nouveau système a utilisé les valeurs de débit estimées par satellite à une résolution spatiale de 1 à 3 km pour reproduire l’extension du front de coulée, elle-même dérivée des données satellitaires à une résolution spatiale de 20 à 30 mètres. Ces données permettent de prédire l’évolution du champ de lave plusieurs jours à l’avance. L’analyse a posteriori a testé la capacité du modèle à produire des cartes de plus en plus précises des risques liés aux invasions de lave.

Comparaison entre la réalité et la simulation du champ de lave de l’Etna en éruption entre le 13 mai et le 6 juin 2022. Dans l’image a) le trait noir délimite la coulée de lave réelle du 29 mai, tandis qu’en b), il délimite celle du 6 juin. La carte colorée représente le scénario de probabilité élaboré par l’IA pour prédire l’évolution du champ de lave après 7 jours d’activité. Les zones rouge foncé indiquent les régions où le modèle a calculé une probabilité de coulée de lave proche de 100 % entre le 13 et le 29 mai, ce qui témoigne d’une forte concordance avec les données réelles. Les triangles jaunes et rouges indiquent respectivement l’emplacement des bouches éruptives réelles et prédites par le modèle.

L’IA résout le problème des nuages « transparents »
Connaître la hauteur exacte d’un nuage volcanique est essentiel pour la sécurité des aéronefs qui survolent une zone volcanique. Pour l’Etna, l’équipe du projet SAFARI a créé, à l’aide de milliers d’images satellites, un système capable de distinguer automatiquement les couleurs correspondant aux émissions de lave et aux nuages générés par l’activité explosive. Ce même système est capable de calculer en temps réel la hauteur de la colonne éruptive.

La comparaison entre ces deux images révèle (à droite) une nette amélioration avec l’aide de l’IA de la capacité à observer et à distinguer un nuage de cendres de l’Etna le 4 mars 2021. L’algorithme a identifié et isolé avec précision (en rouge) les pixels contenant des cendres volcaniques, permettant ainsi au système de calculer automatiquement la hauteur et l’étendue de la colonne éruptive, sans intervention humaine.

L’intelligence artificielle appliquée au Nyiragongo
S’agissant du Nyiragongo (Congo), dont l’histoire éruptive est très peu documentée, l’IA a analysé de manière autonome les données satellitaires, et regroupé les différents comportements du volcan en « familles » d’activité. Cela a permis d’identifier la transition d’un état de calme à une phase anormale lors de l’éruption de mai 2021.

Comparée à l’analyse traditionnelle des données, cette approche avec l’aide de l’IA permet un examen rapide de grandes quantités d’informations et la reconnaissance de situations qui pourraient échapper à l’œil humain, notamment dans les zones reculées et peu étudiées. L’IA peut ainsi jouer le rôle d’une sorte de « sentinelle autonome », capable de signaler d’éventuelles anomalies, même en l’absence d’observations directes. Comme tout système automatique, elle peut toutefois générer de fausses alertes et nécessite donc une vérification par des experts.

Vous trouverez la description du projet SAFARI en cliquant sur ce lien :

https://ingvvulcani.com/2026/03/12/come-lia-e-i-satelliti-stanno-cambiando-il-monitoraggio-dei-vulcani-attivi/

Fièvre Ebola, Goma et volcan Nyiragongo (République Démocratique du Congo)

L’inquiétude grandit dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) après l’annonce, le 17 mai 2026, du premier cas d’Ebola à Goma, qui abrite près de deux millions d’habitants. Les autorités redoutent une hausse des contaminations dans cette ville sous contrôle des rebelles du M23.

À l’échelle du pays, les autorités faisaient état de 136 décès « supposés » être liés à Ebola et d’environ 543 cas suspects le 19 mai.

La source de l’épidémie se situe dans le nord du pays, à la frontière avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. C’est une région de mines d’or, mais aussi l’une des zones les plus troublées du pays, à la merci de groupes armés et où règne l’insécurité.

À Goma, l’inquiétude grandit. La ville est devenue quasiment inaccessible. Elle est contrôlée par la rébellion du M23 en guerre ouverte avec le pouvoir central de Kinshasa. L’aéroport international est fermé, tout comme la frontière avec le Rwanda. La population a le sentiment d’être coupée du monde. Il y a quelques années, l’ambassadeur de la RDC en France m’avait déjà déconseillé formellement de me rendre dans la région de Goma.

Cet isolement de Goma pourrait vite tourner à la catastrophe si d’autres cas d’Ebola apparaissaient dans la ville car se poserait le problème de l’acheminement de l’aide médicale et humanitaire.

Source : presse internationale.

Dans un tel contexte, il est bien évident que l’accès au volcan Nyragongo, situé à une vingtaine de kilomètres au nord de la ville de Goma, est totalement impossible. Il n’existe pas d’informations récentes de son activité. Les derniers bulletins de la Smithsonian Institution remontent à début juillet 2024. Il faut croiser les doigts pour qu’une éruption volcanique ne vienne pas rendre la situation de Goma encore plus désastreuse.

Dans un bulletin diffusé en juin 2024, le GVN avait signalé une forte reprise de l’activité du lac de lave entre octobre 2023 et mai 2024. Le lac de lave était particulièrement actif en juillet 2023. Malgré des observations satellitaires souvent difficiles entre août 2023 et février 2024, l’activité du lac de lave s’était poursuivie.

Début juillet 2024, une image satellite montrait une zone elliptique sombre de lave au fond du cratère du Nyiragongo. Des panaches de gaz et de vapeur semblaient s’échapper de deux bouches dans sa partie centrale. Les anomalies thermiques identifiées sur les images correspondaient à l’emplacement de la zone de lave, ainsi qu’à une petite zone plus claire en son centre. Aucune mention d’un lac de lave n’était faite dans le bulletin.

Source : Smithsonian Institution.

Le pouvoir destructeur des coulées de lave // The destructive power of lava flows

Un récent article « Volcano Watch » diffusé par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (le HVO) explique que la dernière éruption en Islande, en janvier 2024, est un rappel des dangers liés aux coulées de lave. Les scènes de destruction observées en Islande ressemblent à celles subies par les habitants d’Hawaii, à plus grande échelle, lorsque leur vie a été bouleversée par l’éruption dévastatrice du Kilauea en 2018, avec la destruction de quelque 700 structures.

 

Crédit photo: HVO

Un scénario identique s’est déroulé en janvier 2024 en Islande. Une éruption a débuté le 14 janvier sur la péninsule de Reykjanes, avec une menace pour le port de pêche de Grindavik. Des fissures se sont ouvertes à quelques centaines de mètres en amont de la ville. Elles ont émis une coulée de lave qui est entrée dans une zone habitée et a détruit plusieurs maisons.

 

Image webcam

Le lendemain, le front de coulée s’est arrêté et l’éruption a pris fin. Le système magmatique a immédiatement provoqué un nouveau soulèvement du sol, signe qu’une nouvelle éruption pourrait se produire dans un avenir proche.
Ce n’est pas la première fois que l’Islande est confrontée à des coulées de lave destructrices. En 1973, une éruption a envoyé de la lave à travers Heimaey, dans les îles Vestmann, et la coulée a atteint le rivage. Cette éruption a été particulièrement remarquable par l’utilisation de canons à eau pour tenter de refroidir la lave et d’arrêter sa progression avant qu’elle ne bloque l’entrée du port de pêche. Près de la moitié de la ville a été détruite et aujourd’hui, il existe un « cimetière » de maisons à la surface de la coulée de lave de 1973, avec des bornes en pierre, illustrées d’un petit croquis, pour indiquer l’emplacement de chacune des habitations.

 

Crédit photo : HVO

L’éruption de janvier 2024 en Islande n’est pas la seule activité éruptive récente dans ce pays. Au cours des trois dernières années, cinq éruptions se sont produites sur la péninsule de Reykjanes. La plupart d’entre elles ont eu lieu loin des zones habitées. Des milliers de touristes ont pu admirer de très près les fontaines de lave.

 

Image webcam

Malheureusement, les données géologiques montrent que d’autres éruptions sont susceptibles de se produire dans un avenir proche sur la péninsule. La dernière phase éruptive dans cette partie de l’Islande s’est produite il y a 800 ans, avec des phases éruptives qui ont duré des décennies ou plus. Les éruptions des cinq dernières années pourraient n’être que le début d’une activité qui pourrait persister pendant plusieurs années. Cette perspective ne peut qu’angoisser encore davantage les habitants de Grindavik.

 

Crédit photo: Iceland Review

D’une certaine manière, la dernière activité éruptive sur la péninsule de Reykjanes n’est pas sans rappeler celle observée sur le Kilauea. La caldeira sommitale de ce volcan est dans une phase de remplissage qui fait suite à l’effondrement et à l’affaissement du plancher de la caldeira lors de l’éruption de 2018. Cinq éruptions ont eu lieu depuis 2020. La différence avec l’Islande, c’est que sur le Kilauea, cette phase éruptive est restée confinée à la caldeira sommitale, sans menace pour les zones habitées.
L’éruption de 2024 en Islande et celle du Kilauea en 2018 sont deux exemples récents qui mettent en évidence la nature destructrice des coulées de lave. En 2021, l’éruption du Cumbre Vieja à La Palma, dans les îles Canaries, a , elle aussi, produit des fontaines et des coulées de lave qui ont atteint l’océan, en traversant des zones habitées et en détruisant plus d’un millier de bâtiments.

 

Eruption de la Cumbre Vieja (image webcam)

Plus tôt la même année, une éruption latérale du Nyiragongo, en République Démocratique du Congo, a envoyé des coulées de lave dans plusieurs villages, détruisant environ un millier de maisons et tuant 32 personnes. Des milliers d’habitants ont été déplacés.
Que ce soit en Islande, à Hawaï, aux îles Canaries ou au Congo, l’impact des éruptions s’étend bien au-delà des seules coulées de lave. De nombreux habitants ont été déplacés et leur vie a été gravement perturbée, même si la lave a épargné leurs biens. Il faut du temps pour s’adapter à un paysage modifié. Les effets des coulées de lave peuvent persister des années après la fin de l’éruption.

Photo: C. Grandpey

Les progrès en matière de surveillance et de prévision de l’activité éruptive ont, certes, amélioré notre capacité à avertir les populations, mais les zones habitées restent vulnérables. Que la dernière éruption ait eu lieu il y a 800 ans ou 5 ans, il est important de connaître les aléas volcaniques susceptibles d’impacter les habitants qui doivent prendre les mesures nécessaires pour se protéger eux-mêmes, mais aussi leur famille et de leurs biens.
Source : USGS/HVO.

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A recent ‘Volcano Watch‘ article by the Hawaiian Volcano Observatory explains that Iceland’s recent eruption is a reminder of lava flow hazards. The scenes of destruction observed in Iceland are similar to those suffered by Hawaii residents, at a larger scale, when their lives were affected by the destructive 2018 eruption of Kilauea, with the destruction of 700 structures or so.

A similar scenario occurred in January 2024 in Iceland. A new eruption on the Reykjanes Peninsula began on January 14th, threatening the small fishing village of Grindavik. Fissures opened just a few hundred meters upslope of the town, sending a lava flow into residential areas. The flow inched into the edge of town and destroyed several houses.

By the next day, the flow front had stalled, and the eruption was ending. But the magmatic system has been reinflating beneath the surface, indicating another eruption could happen in the near future.

This is not the first time that Iceland has dealt with destructive lava flows. In 1973, an eruption sent lava right through Heimaey in the Vestmann Islands, with the flow creeping into the nearby bay. That eruption was most notable for the use of water cannons to try to cool the flow and arrest its advance before it blocked the entrance to the fishing harbor. Nearly half of the town was destroyed and today, a house “graveyard” is present on the surface of the 1973 lava flow that covered the town, with stone markers showing the location of each owner’s house accompanied by a small sketch of the residence.

The eruption of January 2024 in Iceland has not been the only recent eruptive activity there. Over the last three years, five different eruptions have occurred on the Reykjanes Peninsula. Most of these have been a safe distance from residential areas. Thousands of tourists were drawn to the up-close views of spectacular lava fountaining.

Unfortunately, the geologic record suggests that more eruptions could occur in the near future on the peninsula. The last eruptive phase in this part of Iceland occurred 800 years ago, but eruptive phases have lasted decades or longer. This suggests that the past five eruptions may be just the start of activity that could persist for years. This adds to the anxiety of Grindavik residents.

In a way, this recurrent eruptive phase in the Reykjanes Peninsula is reminiscent of the current era that is observed at Kilauea. The summit caldera of the volcano has been in a multi-year phase of crater refilling, following the collapse and subsidence of the caldera floor during the 2018 eruption. Five eruptions have occurred since 2020. However, at Kilauea, this multi-year eruptive phase has been safely contained within the summit caldera, with no threat to residential areas.

The 2024 eruption in Iceland and the 2018 Kilauea eruption are just two of several recent examples that highlight the destructive nature of lava flows. In 2021, the eruption of Cumbre Vieja at La Palma, in the Canary Islands, produced lava fountains and flows that reached the ocean, cutting through residential areas and destroying over a thousand buildings.

Earlier that same year, a flank eruption of Nyiragongo volcano, in the Democratic Republic of the Congo, sent lava flows through several villages, destroying about a thousand homes and killing 32 people. Thousands of residents were displaced.

In each of these places, whethze in Iceland, in Hawaii, in the Canary Islands, or in Congo, the impact of the eruption extends far beyond the margins of the lava flow. Large numbers of nearby residents have been displaced, and their lives severely disrupted, even if the flow spared their property. Residents and communities take time to adjust to a changed landscape. The effects of the lava flows can linger for years after the eruption ends.

While advances in monitoring and forecasting of eruptive activity have improved our ability to provide warning to stakeholders before an eruption; residential areas around the world are still vulnerable. Whether it’s been 800 years or 5 years since the last eruption where you live, it is important to know the volcanic hazards that could impact you and make a plan for taking care of yourself, your family, and your property.

Source : USGS / HVO.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

En Colombie, le Cerro Machín est un petit stratovolcan qui se trouve à l’extrémité sud du massif Ruiz-Tolima à environ 20 km à l’ONO de la ville d’Ibagué. Sa caldeira de 3 km de large contient trois dômes de lave dacitique recouverts de végétation. La dernière éruption connue a eu lieu il y a environ 800 ans. Depuis lors, le volcan a traversé plusieurs épisodes d’augmentation de l’activité sismique, notamment en novembre 2008, lorsque 400 à 450 personnes ont été évacuées.
Le Service Géologique Colombien (SGC) a observé des changements dans la végétation et une augmentation de la température du sol lors de sa dernière inspection du Cerro Machín le 18 février 2023, en raison de changements signalés dans la végétation et d’une possible hausse de la température du sol. Pour surveiller ces changements et déterminer leur origine potentielle, le SGC procédera à un échantillonnage plus détaillé dans la zone.
La sismicité sous le Cerro Machín a commencé à augmenter le 2 décembre 2022, avec des signaux indiquant une fracturation de roches.
Source : Institution Smithsonian, SGC.

Dôme de lave dans la caldeira du Cerro Machint (Crédit photo : SGC)

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Dans un bulletin émis le 27 février 2023, l’INGV indiquait qu’on observait un nouveau débordement de lave au niveau de la zone cratèrique nord du Stromboli (Sicile). Dans le même temps, le tremor volcanique ne montrait aucune variation significative et se maintenait dans des valeurs moyennes-basses. L’émission de lave a cessé au cours des heures suivantes.

Image thermique du Stromboli le 28 février 2023 (Source : INGV)

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Ce n’est pas une très bonne nouvelle pour ceux qui ont l’intention de se rendre à Hawaii. L’éruption sommitale du Kilauea, dans le cratère de l’Halema’uma’u, reste à un niveau très faible
Le HVO indique que les bouches Est et Centre dans le cratère ont cessé de fonctionner. Le lac dans la partie Ouest est très peu actif et la majeure partie de sa surface est recouverte d’une croûte. La réduction de l’activité va de pair avec une phase de déflation du sommet du Kilauea qui a commencé le matin du 17 février 2023. Aucun changement significatif n’a été observé le long de la zone de rift est ou de la zone de rift sud-ouest.
Source : HVO.

Vue nocturne du lac de lave du Kilauea le 28 février 2023 (Image webcam)

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L’activité du Sabancaya (Pérou) reste stable et modérée, avec une cinquantaine d’éruptions quotidiennes. Elles génèrent des panaches de cendre qui montent à 2,5 – 3 km au-dessus du sommet.

Source : IGP.

Source: IGP

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Le 22 février 2023, l’AVO a fait passer au Jaune la couleur de l’alerte aérienne de l’Aniakchak (Péninsule de l’Alaska) et le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée) en raison d’une hausse de la sismicité et d’un rapprochement de la surface de ces événements. La sismicité était généralement profonde sur le volcan (plus de 15 km sous le niveau de la mer) avec des événements longue période à raison d’environ quatre événements par mois. À partir d’octobre 2022, leur nombre a augmenté et les séismes ont été localisés à des profondeurs inférieures à 9 km sous le niveau de la mer. La sismicité a encore augmenté le 31 janvier 2023, avec des dizaines de secousses par jour, dont un événement de M 3,7 le 17 février. La situation se poursuivait à la fin du mois de février, mais l’AVO précise qu’une éruption ne semble pas imminente.

Crédit photo: HVO

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L’éruption se poursuit au niveau du cratère principal (cratère S) du Karangetang (Indonésie). Les images de la webcam ont récemment montré une incandescence la nuit et des coulées de lave qui descendaient les flancs du volcan, mais l’activité effusive semble avoir diminué. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 2,5 km du cratère principal avec une extension à 3,5 km sur les flancs S et SE.
Source : PVMBG.

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Au Japon, l’activité éruptive se poursuit dans les cratères Minamidake et Showa du Sakurajima. L’incandescence est visible dans les deux cratères la nuit. Des explosions sont enregistrées avec des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,5 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5 niveaux), et il est demandé à la population de rester à au moins 2 km des deux cratères
Source : JMA.

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L’éruption du Cotopaxi (Equateur) se poursuit, avec des émissions quasi quotidiennes de gaz, de vapeur et de cendres. Des retombées de cendres mineures sont observées dans les zones sous le vent. Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

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L’éruption du Fuego (Guatemala) se poursuit avec 4 à 10 explosions par heure. Elles génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Des explosions éjectent chaque jour des matériaux incandescents à 100-400 m au-dessus du sommet, et des ondes de choc font vibrer les structures dans les localités autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent plusieurs ravines et atteignent souvent des zones de végétation. Des retombées de cendres sont enregistrées presque quotidiennement dans les zones sous le vent.
Source : INSIVUMEH.

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L’éruption du Merapi (Java / Indonésie) se poursuit et la sismicité reste à des niveaux élevés. Les effondrements du dôme de lave SO produisent des coulées pyroclastiques qui parcourent jusqu’à 1,7 km sur le flanc SO. Aucun changement significatif de morphologie des dômes de lave central et SO n’a été observé sur les images de la webcam. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 3 ou 7 km du sommet en fonction des endroits.
Source : CVGHM.

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Le lac de lave est toujours actif au fond du cratère du Nyamulagira (République Démocratique du Congo). La sismicité est généralement faible, avec quelques événements longue période jusqu’à 15 km de profondeur le long de la grande fracture qui relie le Nyamuragira et le Nyiragongo. De fortes concentrations de dioxyde de carbone ont été mesurées dans la zone de Mazuku, et à l’ouest d’un camp dans le district du Lac Vert à Bulengo ; Les habitants sont priés de rester à l’écart de ces zones.

Le lac de lave au fond du cratère du Nyiragongo (RDC) continue d’être actif. Une faible lueur émanant du cratère était visible le 15 février 2023. La sismicité est généralement faible, avec quelques séismes longue période à une quinzaine de km de profondeur le long de la grande fracture qui relie le Nyamuragira et le Nyiragongo. Une station près du volcan a enregistré une légère augmentation de la sismicité le 17 février. Le niveau d’alerte reste au Jaune.
Source : Observatoire Volcanologique de Goma (OVG)

La région reste dangereuse et la visite des volcans n’est pas conseillée. De violents affrontements ont récemment opposé l’armée congolaise et les rebelles du M23 qui ont commis des exactions dans la région.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

J’ai dressé un bilan de l’année volcanique 2022. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/bilan-dactivite-volcanique-2022/

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

In Colombia, Cerro Machín is a small stratovolcano that lies at the southern end of the Ruiz-Tolima massif about 20 km WNW of the city of Ibagué. Its 3-km-wide caldera contains three forested dacitic lava domes. The latest known eruption took place about 800 years ago. Since then, the volcano has experienced several instances of increased seismic activity, most notably in November 2008, when 400 – 450 people were evacuated.

The Colombian Geological Service (SGC) found changes in vegetation and increased soil temperature during their last inspection of Cerro Machín on February 18th, 2023 due to reported changes in vegetation and a possible increase in soil temperature. To monitor these changes and determine their potential origin, the SGC will conduct more detailed sampling in the area.

Seismicity under Cerro Machín began increasing on December 2nd, 2022, with signals indicating rock fracturing.

Source : Smithsonian Institution, SGC.

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In a bulletin released on February 27th, 2023, INGV indicated that a new lava overflow was observed in the northern crater area of Stromboli (Sicily). At the same time, the volcanic tremor showed no significant variation and remained in medium-low values. The lava emission stopped during the following hours.

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This is not good news for those who intend to go to Hawaii. The summit eruption of Kilauea Volcano, within Halemaʻumaʻu crater, is still at a low level.

HVO indicates that the vents in the East and Central lakes have stopped erupting. Activity in the western lake is reduced. The lake remains active but with weak lava flows. Most of the surface is crusted over. The reduction in activity is related to a deflationary tilt drop that began in the early morning of February 17th, 2023. No significant changes have been observed along the East Rift Zone or Southwest Rift Zone.

Source : HVO.

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Activity at Sabancaya (Peru) remains stable and moderate, with about fifty eruptions daily. They generate ash plumes that rise 2.5 – 3 km above the summit.
Source: IGP.

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On February 22nd , 2023, AVO raised the Aviation Color Code for Aniakchak (Alaska Peninsula) to Yellow and the Volcano Alert Level to Advisory due to an increase in the number of earthquakes and a shallowing of those events. Background seismicity was generally deep (more than 15 km below sea level) with long-period events occurring at a rate of about four events per month. Beginning in October 2022 the rate increased, and the earthquakes were located at depths less than 9 km below sea level. The earthquake rate further increased on January 31st, 2023, with dozens of earthquakes per day, including a M 3.7 event on February 17th. The situation was going on at the end of February, but AVO indicates that no eruption seems to be imminent.

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The eruption continues at the Main Crater (S crater) of Karangetang (Indonesia). The webcam images recently showed incandescence at night and lava flows descending the flanks of the volcano, but effusive activity seems to have decreased. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 2.5 km away from Main Crater with an extension to 3.5 km on the S and SE flanks.

Source : PVMBG.

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In Japan, eruptive activity continues at Sakurajima‘s Minamidake Crater and Showa Crater. Incandescence is visible at both craters at night. Explosions are recorded with ash plumesthat rise as high as 1.5 km above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale), and residents are asked to stay 2 km away from both craters

Source : JMA.

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The eruption at Cotopaxi (Ecuador) continues, characterized by almost daily emissions of gas, steam, and ash. Minor ashfall is observed in downwind areas. The Alertt Level is kept at Yellow (the second lowest level on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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The eruption at Fuego (Guatemala) continues with 4-10 explosions per hour. They generate ash plumes that rise up to 1.1 km above the crater. Explosions eject incandescent material 100-400 m above the summit each day, and daily shock waves rattle structures in communities around the volcano. Block avalanches descend various drainages and often reach vegetated areas. Ashfall is recorded almost daily in downwind areas.

Source : INSIVUMEH.

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The eruption at Merapi (Java / Indonesia) continues and seismicity remains at high levels. The SW lava dome produces hot avalanches that travel as far as 1.7 km down the SW flank. No significant morphological changes to the central and SW lava domes have been observed in webcam images. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit based on location.

Source : CVGHM.

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The lava lake is still active on Nyamulagira’s crater floor (Democratic Republic of Congo). Seismicity is generally low, characterized by a few long-period earthquakes located up to 15 km deep along the large fracture connecting the Nyamuragira and Nyiragongo. High concentrations of carbon dioxide were measured in the Mazuku areas, and in an area to the W of a camp in the Lac Vert district in Bulengo; Residents are asked to stay away from those areas.

The lava lake on Nyiragongo’s crater floor (DRC) continues to be active. A faint glow emanated from the crater could be seen on February 15th, 2023. Seismicity is generally low, characterized by a few long-period earthquakes located up to 15 km deep along the large fracture connecting the Nyamuragira and Nyiragongo. A seismic station near the volcano registered a minor increase on February 17th. The Alert Level remains at Yellow.

Source : Observatoire Volcanologique de Goma (OVG)

The area is still dangerous and visiting the volcanoes is not advised. Violent confrontations have recently opposed the Congolese armya and M23 rebels who have committed exactions in the region.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

You will find a report of volcanic activity in 2022 by clicking on this link :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/volcanic-activity-report-2022/

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm