Nyiragongo (RDC) : la difficulté de la prévision éruptive // The difficulty of eruptive prediction

L’année dernière, le 22 mai 2021, le Nyiragongo (République Démocratique du Congo) est entré brutalement en éruption. Les habitants de Goma ont vu les villageois des environs arriver en courant avec des matelas sur la tête et de grands sacs contenant leurs affaires, leurs enfants derrière eux. Ces villageois ont dit qu’il y avait un feu de forêt et qu’il se rapprochait. À 17 heures, une forte lueur est apparue dans le ciel et des explosions étaient audibles au loin. Vers 18 heures, tout le monde s’est rendu compte qu’il s’agissait d’une éruption volcanique. Vers 3 heures du matin, la coulée de lave vomie par le Nyiragongo s’est arrêtée à une centaine de mètres de la porte d’entrée de la clinique de Buhene, et à moins de 800 mètres de l’aéroport de Goma. Selon l’ONU, plus de 13 villages et 3 629 maisons ont été détruits, laissant plus de 20 000 personnes sans abri. La lave ayant détruit les lignes électriques, un quart des habitants de Goma se sont retrouvés sans électricité. Au moins 37 personnes sont mortes, soit d’une exposition à la lave ou aux gaz, soit dans des accidents pendant leur fuite devant le danger.

Dans une nouvelle étude publiée le 31 août 2022 dans la revue Nature, des scientifiques du Centre européen de géodynamique et de sismologie de Walferdange au Luxembourg, ont expliqué pourquoi l’éruption avait surpris tout le monde.
La plupart des volcans sous surveillance scientifique envoient des signaux indiquant qu’ils sont susceptibles d’entrer en éruption. En se frayant un chemin à travers la roche, le magma génère des signaux sismiques et déforme le sol à mesure qu’il monte vers la surface en libèrant des gaz toxiques.
Malheureusement, ce ne fut pas le cas pour le Nyiragongo en 2021. Selon les volcanologues locaux, le volcan se comportait comme d’habitude. Ils n’ont détecté aucun changement particulier annonçant une éruption à court terme.
Dans l’étude, les chercheurs avancent l’hypothèse qu’avant le paroxysme, le magma a pénétré à l’intérieur du flanc du Nyiragongo. La masse de roche en fusion était déjà si proche de la surface que le flanc du volcan s’est éventré, libérant immédiatement la lave, sans les signes précurseurs habituels. Le 22 mai, le flanc du Nyiragongo avait probablement été affaibli au fil du temps par des secousses sismiques et par des intrusions magmatiques, de sorte qu’il a fini par céder et laissé échapper des torrents de lave qui ont dévalé ses pentes.
Ce genre d’éruption inopinée devrait servir de leçon aux scientifiques : malgré ce que nous savons déjà sur les volcans, il y a encore des choses que nous ne comprenons pas.
Avec sa lave fluide et rapide et sa capacité à émettre du dioxyde de carbone dans son environnement, le Nyiragongo est un volcan particulièrement dangereux qui met fréquemment en danger Goma, au Congo, et Gisenyi, une ville rwandaise à proximité.
Les éruptions latérales du Nyiragongo en 1977 et 2002 ont tué des centaines de personnes, mais ces deux événements avaient été précédées de signaux indiquant que le magma était sur le point d »atteindre la surface. On avait enregistré de puissants séismes et une modification de comportement du lac de lave. De plus, le Nyiamuragira voisin était entré en éruption et on sait qu’il existe une interconnexion des conduits d’alimentation avec ceux du Nyiragongo.
Depuis 2015, un nouveau réseau sismique est installé dans la région pour détecter les mouvements du magma du Nyiragongo. Avec le bruit émis par le lac de lave qui bouillonne dans le cratère, la « bande sonore » est souvent saturée et il est donc très difficile de détecter un comportement inhabituel du volcan.
Malgré des problèmes politiques, techniques et financiers ces dernières années, le personnel de l’Observatoire Volcanologique de Goma était en mesure de surveiller le volcan au moment de l’éruption et aucun signal précurseur n’a été détecté avant l’éruption de 2021. Cela a été confirmé par des scientifiques internationaux qui ont examiné les données recueillies à l’époque : le Nyiragongo n’a montré aucune activité sismique particulière et le lac de lave n’a pas montré de changement significatif.
Selon la nouvelle étude, tout cela signifie que l’utilisation des méthodes de surveillance traditionnelles sur le Nyiragongo ne permet pas de détecter de tels types d’éruptions. Cela rend ce volcan encore plus dangereux.
La capacité du Nyiragongo à dissimuler son comportement éruptif n’est pas unique dans le monde. Certains volcans peuvent émettre leur lave tranquillement au sein de paysages fracturés, tandis que d’autres montrent de soudaines explosions de vapeur. Il faut espérer qu’un jour, en étudiant ces éruptions soudaines et imprévues à l’aide d’équipements plus performants, on puisse détecter des précurseurs qui permettront de sauver des vies. Il se peut aussi que nous ne réussissions jamais à aller plus avant dans la prévision volcanique. On peut lire dans la conclusion de l’étude : « Il y a peut-être des choses qu’on ne pourra jamais prévoir. »
Source : Le New York Times, via Yahoo News.

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Last year, on May 22nd, 2021, Nyiragongo volcano (Democratic Republic of Congo) eruptedsuddenly. The residents of Goma could see villagers from the foothills of Mount Nyiragongo hurrying with mattresses on their heads and large sacks with their belongings, children in tow. These villagers said there was a forest fire, and it was getting closer. By 5 pm, a fiery glow appeared in the sky and explosions could be heard in the distance. At about 6pm, everybody realized it was a volcanic eruption. At around 3 o’clock in the morning, the flow of lava stopped about 100 metres from the front gate of the clinic in Buhene, and less that 800 metres from Goma’s airport. According to the U.N., over 13 villages and 3,629 houses were destroyed, leaving over 20,000 people homeless. As the lava wiped out power lines, a quarter of Goma’s inhabitants were left without electricity. At least 37 people died, either from exposure to the lava or gases, or in accidents while trying to evacuate.

In a new study published on August 31st, 2022 in the journal Nature, scientists at the European Center for Geodynamics and Seismology in Walferdange, Luxembourg, explained how the eruption managed to ambush everyone.

Most sufficiently monitored volcanoes offer warning signals before erupting. Magma forcing its way through rock generates distinctive types of earthquakes, deforms the land as it ascends and unleashes noxious gases.

Not so for Nyiragongo in 2021. According to the local volcanologists, the volcano was behaving as usual. They were not able to detect any dramatic change that could tell that an eruption would occur.

In the study, the researchers suspect that, before the paroxysm, magma intruded below Nyiragongo’s flank. The molten mass was already so close to the surface that should the flank have broken apart, it would have immediately erupted without the usual precursory signs. On May 22nd, the flank, which had been weakened over time by earthquakes, and by incursions of magma, finally yielded and rivers of lava travelled down its slopes

This sort of unannounced eruption offers scientists a harsh lesson : despite what we already know about volcanoes, there are still things that we don’t understand.

With its fluid, fast-moving lava and its ability to suffuse carbon dioxide into its surroundings, Nyiragongo is an extraordinarily perilous volcano that frequently endangers Goma, in Congo, and Gisenyi, a contiguous Rwandan city.

Nyiragongo’s flank eruptions in 1977 and 2002 killed hundreds, but both were preceded by signs that magma was about to invade the surface: large earthquakes, strange lava lake convulsions and the eruption of the nearby Nyamulagira volcano, whose magmatic pathways are partially entwined with Nyiragongo’s.

Since 2015, a new seismic ntwork has been established in the region to detect Nyiragongo’s magma movements. Partly thanks to the endlessly bubbling lava lake, the soundtrack is as interminable as it is loud. Trying to pick out unusual changes is like trying to identify a new voice in a gigantic crowd of people talking.

Although the Goma Volcano Observatory has been beset with political, technical and financial troubles in recent years, its staff managed to monitor the volcano around the time of the eruption. And as far as they could tell, no precursory signals were detected before the 2021 outburst. This was confirmed by international scientists who scrutinized the scientific data that was gathered at the time : Nyiragongo had exhibited no peculiar seismic activity and its lava lake had not acted up; it had not significantly changed shape.

According to the new study, all this means that using traditional monitoring methods on Nyiragongo will not allow to detect such kinds of eruptions. This makes this volcano even more dangerous than previously thought.

Nyiragongo’s stealthy capabilities are not unique. Other volcanoes can let their lava loose from rifting landscapes relatively quietly, while others unleash unexpected blasts of steam. The hope is that by studying these eccentric eruptions, with improved technological wizardry, some lifesaving precursors will be spotted some day But it’s possible that we will never become perfect prophets of our volcanic futures. One can read in the study’s conclusion : “There may be things we will never be able to forecast.”

Source :The New York Times, via Yahoo News.

La lave du Nyiragongo a recouvert des zones habitées

Retour de la lave dans les volcans et émeutes en République Démocratique du Congo // Lava is back in the volcanoes ; riots in DRC

Dans un article publié le 26 juillet 2022 sur le site Futura Sciences, on peut lire: « Les images satellite récentes sont formelles : [le Nyiragongo et le Nyiamulagira], deux volcans très actifs de la République démocratique du Congo, sont en éruption en ce moment ! L’activité éruptive semble avoir repris au fond du cratère du Nyiragongo, après la vidange de son célèbre lac de lave en mai 2021, et l’éruption du Nyamulagira continue, avec des coulées de lave qui envahissent la caldeira sommitale. »

La situation semble donc avoir évolué depuis le mois de janvier 2022 quand un survol du volcan montrait « un point d’incandescence au fond du gouffre »

Le 23 juin 2022, l’Observatoire Volcanique de Goma (OVG) dressait un bilan complet de la situation.

https://acpcongo.com/index.php/2022/06/23/les-volcans-nyiragongo-et-nyamulagira-demeurent-toujours-actifs-selon-lobservatoire-volcanologique-de-goma/

L’Observatoire informait les populations de Goma, Gisenyi et de partout ailleurs que les volcans Nyiragongo et Nyamulagira demeurent actifs, selon les données instrumentales acquises pendant la période du 13 au 19 juin 2022. Les observations au cours de la période d’étude mettaient en exergue l’existence d’un lac de lave dans les cratères de ces deux volcans. Dans la soirée du 15 juin 2022, une lueur rouge était perceptible d’une manière intermittente au sommet du Nyiragongo par la population des localités proches du volcan.

D’après l’OVG, au regard de la puissance radiative enregistrée, le Nyamulagira est resté plus actif que le Nyiragongo. De plus, l’activité sismo-volcanique a été plus concentrée dans le cratère du Nyamulagira, à une profondeur variant entre 2 et 10 km.

Les mesures géodésiques et géochimiques montraient une certaine stabilité au mois de juin.

Dans la conclusion de son rapport, l’OVG recommande à la population de Goma et de ses environs de veiller sur ses matériels d’observation, de respecter les règles strictes d’hygiène, de ne pas consommer l’eau de pluie et de couvrir les aliments.

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En ce moment, la population de Goma et des environs semble au moins aussi active que les deux volcans. Le 25 juillet 2022, des rassemblements ont dégénéré en saccage et en pillage des locaux de la MONUSCO, la Mission de l’Organisation des Nations Unie pour la stabilisation en République Démocratique du Congo  . Les autorités congolaises déplorent au moins cinq morts et une cinquantaine de blessés à Goma. Selon des sources policières, à Butembo, le bilan est de dix morts, dont 7 manifestants et trois membres de la Monusco. Les manifestants réclament le départ de cette dernière. Ils la jugent inefficace à lutter contre les groupes armés dans l’est du pays. La Monusco est accusée d’avoir tiré depuis son QG sur les manifestants, ce qui est démenti par la mission. La Monusco a appelé à la désescalade, mais la situation reste tendue.

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In an article published on July 26th, 2022 on the Futura Sciences website, we can read: « Recent satellite images are definitive: [Nyiragongo and Nyiamulagira], two very active volcanoes in the Democratic Republic of Congo, are currently erupting. Eruptive activity appears to have resumed at the bottom of Nyiragongo crater, after its famous lava lake drained in May 2021, and Nyamulagira’s eruption continues, with lava flows invading the summit caldera. »
The situation therefore seems to have evolved since January 2022 when an overflight of the volcano showed « a point of incandescence at the bottom of the abyss »
On June 23rd, 2022, the Volcanic Observatory of Goma (OVG) drew up a complete assessment of the situation.

https://acpcongo.com/index.php/2022/06/23/les-volcans-nyiragongo-et-nyamulagira-demeurent-toujours-actif-selon-lobservatoire-volcanologique-de-goma/

The Observatory informed the populations of Goma, Gisenyi and everywhere else that the Nyiragongo and Nyamulagira volcanoes remain active, according to the instrumental data acquired during the period from June 13th to 19th, 2022. The observations during the period highlighted the existence of a lava lake in the craters of these two volcanoes. On the evening of June 15th, 2022, a red glow wasobserved intermittently at the summit of Nyiragongo by the population of communities near the volcano.
According to OVG, with regard to the radiative power recorded, Nyamulagira remained more active than Nyiragongo. In addition, the seismo-volcanic activity was more concentrated in the Nyamulagira crater, at a depth varying between 2 and 10 km.
Geodetic and geochemical measurements showed some stability in June.
In the conclusion of its report, OVG recommends to the population of Goma and its surroundings to watch over their observation equipment, to respect the strict rules of hygiene, not to consume rainwater and to cover food.
If there is a lava lake in Nyiragongo, it appears less voluminous than the one that triggered the May 22nd, 2021 eruption.

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At this time, the population of Goma and surrounding areas appears to be at least as active as the two volcanoes. On July 25th, 2022, rallies degenerated into ransacking and looting of the premises of MONUSCO, the United Nations Organization Stabilization Mission in the Democratic Republic of the Congo. The Congolese authorities deplore at least five dead and fifty injured in Goma. According to police sources, in Butembo, the death toll is ten, including 7 demonstrators and three members of Monusco. The demonstrators demand the departure of the latter. They consider it ineffective in the fight against armed groups in the east of the country. Monusco is accused of having fired from its HQ on the demonstrators, which is denied by the mission. Monusco has called for de-escalation, but the situation remains tense.

Le lac de lave du Nyiragongo a-t-il retrouvé sa splendeur d’autrefois? Probablement pas, si on se réfère aux images satellitaires (Source: Wikipedia)

Pas de lac de lave dans le cratère du Nyiragongo (RDC)? // No lava lake within the Nyiragongo crater (DRC)?

Au vu d’une vidéo diffusée sur YouTube le 5 janvier 2022, il semble que le lac de lave ne soit pas revenu dans le cratère du Nyiragongo (Réppublique Démocratique du Congo). Le survol du volcan montre un point d’incandescence au fond du gouffre, mais rien de vraiment spectaculaire. C’est une bonne nouvelle pour les habitants de Goma et des environs. En effet, on sait que c’est essentiellement la pression exercée par le lac de lave sur les parois du volcan qui tend à faire s’ouvrir des fractures par lesquelles s’échappent les torrents de lave dévastateurs.

L’Observatoire Volcanologique de Goma ne donne pas d’informations sur son site web concernant l’activité volcanique. .

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In view of a video posted on YouTube (see above) on January 5th, 2022, it seems that the lava lake has not returned to the crater of Nyiragongo (Democratic Republic of Congo). The flight over the volcano shows a point of incandescence at the bottom of the crater, but nothing really spectacular. This is good news for the people of Goma and the surrounding area. Indeed, we know that it is essentially the pressure exerted by the lava lake on the walls of the volcano that tends to open fissures through which the devastating torrents of lava escape.
The Goma Volcanological Observatory does not provide information on its website regarding volcanic activity. .

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le dernier rapport de l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG) de 2021 indique que l’activité volcanique est actuellement intense sur le flanc sud de Nyiragongo (RDC) qui conduit vers la ville de Goma.

Selon l’OVG, les observations de terrain effectuées du 23 au 29 décembre 2021 montrent que l’activité se concentre entre Kibati, Shaheru et Mudjoga. Elle se caractérise par des fumerolles blanches et bleuâtres et une chaleur intense. En d’autres endroits de la zone, on observe des effondrements et une odeur de dioxyde de soufre se fait sentir. Des épisodes de tremor intenses sont également enregistrés aux stations de Nyiragongo sommet, Kibati, Rusayo et Bulengo, Il est demandé aux habitants de Goma et de la périphérie d’être vigilznts et d’observer les strictes règles d’hygiène en lavant les mains et les légumes, en couvrant les aliments et la vaisselle et à ne pas utiliser l’eau de pluie et du lac non traitée comme eau de boisson et de rapporter tout phénomène anormal constaté en rapport avec le volcan.

Source: lesvolcansnews.net, OVG.

Crédit photo : Wikipedia

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) se poursuit. Le tremor montre toujours des fluctuations dues à l’édification du cône au-dessus de la fissure éruptive ou à la libération de bulles de gaz. Son amplitude se situe à 50-60% de sa valeur initiale. Les fontaines de lave dépassent rarement la lèvre du cône

De nombreuses résurgences sporadiques de coulées de lave sont visible sur la voûte du tunnel de lave qui s’est mis en place en aval du cône. Le front de la coulée ne progresse que très lentement et a plutôt tendance à s’étaler latéralement.

Source: OVPF.

Voici de nouvelles photos prises le 2 janvier 2022 par l’ami Christian Holveck que je remercie chaudement.

Photos : C. Holveck

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C’est le grand calme en ce moment sur la Péninsule de Reykjanes. La sismicité a retrouvé un niveau quasiment normal. La question est de savoir si cette situation est définitive, ou si, comme au moi de mars 2021, elle est le prélude à une nouvelle éruption. Mais ça, personne ne le sait.

 Source :  IMO

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Aux dernières nouvelles, les mesures de gaz effectuées dans 75 maisons situées dans la zone rouge de l’île de Vulcano (Iles Eoliennes) ont donné des résultats négatifs. Il n’y a eu qu’une maison où les mesures ont révélé une valeur élevée. La maison est inhabitée depuis novembre. Le propriétaire était censé revenir ce lundi, mais il ne pourra pas occuper son logement pour le moment.
Une autre bonne nouvelle est que les mesures réalisées dans la zone rouge par les techniciens de l’ARPA et de l’ISPRA sont également révélé des valeurs normales.
En revanche, ce qui inquiète les habitants de Vulcano, c’est la déclaration d’état d’urgence promulguée par le gouvernement Draghi qui est valable pour une période de six mois, en raison des fortes concentrations dans l’air du CO2, du SO2 et de l’H2S. Les hôteliers, tour-opérateurs et autres commerces se demandent si cette situation d’urgence est destinée à durer jusqu’en juin. En conséquence, ils ont sollicité une rencontre avec l’INGV et la Protection civile. L’état d’urgence déclaré par le gouvernement Draghi prévoit toutefois une contribution de 2 millions d’euros (la Région avait demandé 5 millions) qui servira notamment au ravitaillement, à l’achat de nouveaux équipements, à la signalétique et à cinq stations mobiles qui seront utilisées en permanence pour garder l’île sous observation, avec l’envoi en temps réel des données aux structures scientifiques.
Source: Notiziaro Eolie.

Image thermique du cratère de La Fossa (Source: INGV)

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L’éruption du Kilauea (Hawaï) n’est vraiment pas vigoureuse. La lave est émise faiblement – ou pas du tout – à partir d’une bouche dans la paroi ouest du cratère de l’Halema’uma’u.
Aucune activité particulière n’a été observée dans l’East Rift Zone du Kilauea.
Source : HVO.

 Le plancher de l’Halema’uma’u vu par la caméra thermique du HVO

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L’éruption du Semeru (Indonésie) se poursuit. Des avalanches de blocs sont toujours observées dans lla ravine de Kobokan sur le flanc SE du volcan, ainsi que des coulées pyroclastiques pouvant atteindre 5 km de distance.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1-4). Le public est prié de rester à au moins 500 m de la ravine de Kobokan et des autrezs ravines en raison du risque de lahar, d’avalanches et coulées pyroclastiques.
Source : CVGHM.

Photo : C. Grandpey

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The latest report from the Goma Volcanological Observatory (OVG) for 2021 indicates that volcanic activity is currently intense on the southern flank of Nyiragongo (DRC) which leads to the city of Goma.
According to OVG, field observations from December 23rd to 29th, 2021 show that activity is concentrated between Kibati, Shaheru and Mudjoga. It is characterized by white and bluish fumaroles and intense heat. In other parts of the area, collapses can be observed and the smell of sulfur dioxide can be felt. Episodes of intense tremor are also recorded at the stations of Nyiragongo summit, Kibati, Rusayo and Bulengo. Residents of Goma and the outskirts are asked to be vigilant and observe the strict rules of hygiene by washing their hands and vegetables, covering food and dishes, and not to use rain and lake water as drinking water if it has not been purified. People are also asked to report any abnormal phenomenon observed in connection with the volcano.
Source: lesvolcansnews.net, OVG.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continues. The tremor still shows some fluctuations; its amplitude is approximately 50-60% of its initial value. Lava fountains rarely rise beyond the rim of the cone
The lava tunnel activity at the foot of the cone continues, with occasional outbreaks. The flow front is progressing very slowly and rather laterally..
Source: OVPF.

See above more photos taken on January 2nd, 2022.

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The situation is currently very quiet on the Reykjanes Peninsula. Seismicity has fallen back to background levels. The question is to know whether this is a definitive situation, or if it is heralding a new eruption, like in March 2021. But nobody is able to answer this question.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) is not very vigorous; it has just started a new  » pause », after lava had emerged from a vent in the western wall of Halema’uma’u Crater.
No unusual activity has been observed in Kilauea’s East Rift Zone.
Source: HVO.

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According to the latest news, gas measurements carried out in 75 houses located in the red zone of the island of Vulcano (Aeolian Islands) gave negative results. There was only one house where the measurements showed a high value. The house has been uninhabited since November. The owner was supposed to come back this Monday, but he will not be allowed to occupy his accomodation for the moment.
Another good news is that measurements made in the red zone by technicians from ARPA and ISPRA also revealed normal values.
On the other hand, what worries the inhabitants of Vulcano is the declaration of state of emergency promulgated by the Draghi government which is valid for a period of six months, due to the high concentrations in the air of CO2, SO2 and H2S. Hotel owners, tour operators and other businesses are wondering if this emergency is destined to last until June. Consequently, they requested a meeting with INGV and Civil Protection. The state of emergency declared by the Draghi government, however, provides for a contribution of 2 million euros (the Region had requested 5 million) which will be used in particular for supplies, the purchase of new equipment, signage and five mobile stations which will be used permanently to keep the island under observation, with the data being sent in real time to scientific structures.
Source: notizarioeolie.it.

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The eruption of Semeru (Indonesia) continues. Block avalanches are still observed down the Kobokan drainage on the SE flank, as well as pyroclastic flows that may trvel as far as 5 km.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay at least 500 m away from the Kobokan drainage and other drainages due to lahar, avalanche, and pyroclastic flow hazards.

Source: CVGHM.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm