La Palma (Iles Canaries) : la détresse des victimes de l’éruption // The distress of the victims of the eruption

Alors que le Cumbre Vieja continue de vomir sa lave et sa cendre, les habitants sont inquiets car les emplois se font de plus en plus rares et les aides de l’État tardent à arriver. Certains ont déjà quitté l’île de La Palma.
Vous trouverez sur cette page une vidéo qui montre l’état d’esprit des habitants qui sont affectés par l’éruption :
https://www.dw.com/en/la-palma-volcano-residents-fear-for-their-future/a-59805236?maca=en-rss-en-all-1573-rdf

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As Cumbre Vieja keeps spewing lava and ash, residents are worried as jobs dry up and state aid is slow to arrive. Some have already left the island.

You will find on this page a video that shows the state of mind of the residents who are affected by the eruption:

https://www.dw.com/en/la-palma-volcano-residents-fear-for-their-future/a-59805236?maca=en-rss-en-all-1573-rdf

Vue du Cumbre Vieja le 13 novembre 2021 (capture écran webcam)

Pas de cendre dans le nord de La Palma (Iles Canaries) // No ash in the north of La Palma (Canary Islands)

La partie nord de La Palma, peu peuplée, subit involontairement les effets de l’éruption du Cumbre Vieja dans la partie sud de l’île. La région est connue pour ses routes sinueuses et en mauvais état. La population est majoritairement très âgée; il y a peu d’enfants dans les écoles et peu d’activité économique.

Avec l’éruption du Cumbre Vieja, la situation a brusquement changé. Comme cette partie de La Palma est à l’abri de l’éruption et n’en subit pas les désagréments, beaucoup d’habitants du sud de l’île sont venus respirer le bon air du nord. Les séismes provoqués par l’éruption sont à peine ressentis dans le nord, sauf ceux autour de M 5,0 et ils sont ressentis avec moins de force que dans le reste de l’île. On n’entend pas, non plus, le rugissement permanent de la montagne de feu, et les rues ne sont couvertes de cendre .

Le maire de Garafia estime que la population de la localité a gagné quelque 400 habitants. C’est un chiffre très élevé, compte tenu du fait que les statistiques officielles reconnaissent 1730 habitants. Elle fait partie des communes ayant l’âge moyen le plus élevé des îles Canaries avec 49,3 ans, contre 42,1 ans pour l’ensemble de l’archipel. La commune occupe 14% de la superficie de La Palma et n’accueille que 2% de la population.

Pour la première fois, il y a du trafic dans la région. On a parfois du mal à garer son véhicule. La place principale est un belvédère surplombant la mer, couronné par un ancien moulin. On ne voit pas le panache de cendre émis par le volcan. Contrairement à Los Llanos de Aridane, au pied du volcan, les serveurs ne donnent pas deux sous-verres aux clients qui s’assoient en terrasse : l’un pour poser le verre et l’autre pour éviter que la cendre tombe dans la boisson.

Source: El Pais.

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The sparsely populated northern part of La Palma involuntarily suffered the effects of the eruption of Cumbre Vieja in the southern part of the island. The area is known for its winding and poor roads. The majority of the population is very old; there are few children in schools and little economic activity.
With the eruption of Cumbre Vieja, the situation suddenly changed. As this part of La Palma is safe from the eruption and not suffering from the inconvenience, many inhabitants of the south of the island came to breathe the fresh air of the north. The earthquakes caused by the eruption are hardly felt in the north except those around M 5.0 and they are felt with less force than in the rest of the island. Neither can we hear the permanent roar of the mountain of fire, and the streets are not covered with ash.
The mayor of Garafia estimates that the population of the municipality has gained some 400 residents. This is a very high figure, considering the fact that official statistics recognize 1,730 inhabitants. It is one of the municipalities with the highest average age in the Canary Islands with 49.3 years, against 42.1 years for the whole archipelago. The municipality occupies 14% of the area of La Palma and is home to only 2% of the population.
For the first time, there is more traffic in the area. It is sometimes difficult to park one’s vehicle. The main square is a belvedere overlooking the sea, crowned by an old mill. One cannot see the ash plume emitted by the volcano. Unlike Los Llanos de Aridane, at the foot of the volcano, the waiters do not give two coasters to customers who sit on the terrace: one to put the glass down and the other to prevent the ash from falling into the drink. .
Source: El Pais.

Église Nuestra Señora de la Luz à Santo Domingo de Garafía  (Crédit photo: Wikipedia).

COP 26 : Yakoutie (Russie): pas de neige et des incendies // COP 26 : Yakutia (Russia): no snow and wildfires

Nous sommes en novembre et il n’a toujours pas neigé dans le sud de la Yakoutie. Les météorologues russes indiquent que certaines régions de la Sibérie sont une douzaine de degrés au-dessus de la normale.
Des vidéos et des images montrent l’absence de couverture neigeuse à Olyokminsk, Mirny et Oymyakon, la région le plus froide du monde, à une période de l’année où les habitants enfilent généralement leurs épais manteaux de fourrure.
À Mirny, les thermomètres indiquent une température d’environ moins 12 °C, mais les habitants remarquent un manque inhabituel de neige et les prévisions lassent supposer que le temps, doux pour la Sibérie, se poursuivra.
La température de l’air à Oimyakon, le lieu habité en permanence le plus froid de la planète, est normale pour un mois de novembre avec -31°C. Le givre recouvre les arbres et le sol, mais il n’y a pas de neige.
Des températures allant jusqu’à 12 °C au-dessus de la normale sont prévues pour la Sibérie d’ici la mi-novembre, et d’autres régions des 11 fuseaux horaires de la Russie connaissent également des températures anormalement douces. Une anomalie de 8 degrés couvre tout le centre de la Russie européenne, toute la région de la Volga, l’Oural, toute la Sibérie occidentale, la moitié nord du territoire de Krasnoïarsk avec des anomalies de 12 degrés, ainsi que la Yakoutie. Le directeur de l’Institut du Pergélisol explique qu’au cours des cinquante dernières années, les températures moyennes se sont réchauffées jusqu’à 4 °C et que les conditions plus chaudes provoquent le dégel du pergélisol. Selon lui, le climat a changé et continuera de changer. Mais les changements les plus intenses ont lieu dans la partie sud de la zone de pergélisol, où l’on voit s’affaisser le sol autrefois gelé. Cette tendance aura de graves conséquences pour la Russie où environ les deux tiers du pays sont constitués de pergélisol.

Avec les températures plus chaudes, la Russie a connu son année la plus intense et la plus longue pour les incendies de forêt. La Yakoutie, la région la plus froide, a brûlé entre la fin avril et le début du mois d’octobre. La toundra est toujours en feu dans la région de Magadan où la lutte contre les incendies est rendue difficile par le vent et l’absence de neige. Le feu est extrêmement difficile à éteindre car les pompiers ne peuvent pas puiser l’eau des lacs et des rivières gelés.
La végétation brûle sur 360 hectares à proximité des villages de Pribrezhniy et Arman dans la région de Magadan où le feu se propageant rapidement à cause du vent fort. L’incendie s’est déclaré par une température de moins 20°C.
Normalement, le sol devrait être recouvert d’une épaisse couche de neige à cette époque de l’année; en novembre, plusieurs régions de l’est de la Russie, comme la Yakoutie, souffrent d’un manque de neige (voir plus haut). Les villages sont envahis par la fumée et il y a une forte odeur de brûlé.
Source : The Siberian Times.

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We are in November and there has been no snow yet in southern Yakutia. Russian meteorologists warn that some areas of Siberia are 12°C too mild.

Videos and pictures show the unseasonal lack of a snow cover in Olyokminsk, Mirny and Oymyakon, the world’s Pole of Cold, at a time of year when residents in the planet’s coldest permanently inhabited region are usually donning their thick fur coats.

In Mirny, thermometers show temperatures around minus 12°C, but locals report an unusual lack of settled snow, and forecasts suggest the mild weather, by Siberian standards, will continue.

Air temperature in Oimyakon, the coldest permanently inhabited settlement in earth is at its usual for November: -31°C. Frost covers trees and ground, but there is no snow.

Temperatures of up to 12°C above the norm are forecast for Siberia by mid-November, and other regions across Russia’s 11 time zones are also abnormally mild. An 8-degree anomaly covers the entire centre of European Russia, the entire Volga region, the Urals, all of Western Siberia, the northern half of the Krasnoyarsk Territory with 12 degree anomalies and Yakutia. The director of the Permafrost Institute explains that in the past half century average temperatures have warmed by up to 4°C, and the warmer conditions cause the thawing of permafrost. In his opinion, the climate has changed and will continue to change. But the most intense changes are taking place in the southern part of the permafrost zone, where one can see the subsidence of the once frozen ground. The trend poses ‘serious consequences’ for Russia where some two-thirds of the country comprises permafrost.

Together with the warmer temperatures, Russia has suffered its most intense and the longest year for wildfires on record, with its coldest territory, Yakutia, burning from the end of April till the beginning of October. Tundra is ablaze in Magadan region in out-of-season wildfire, complicated by wind and zero snow. The fire is extremely hard to extinguish because firemen can’t get water from frozen lakes and rivers.

The grass is burning on 360 hectares close to villages of Pribrezhniy and Arman in the Magadan region, with the fire spreading fast because of strong wind. The wildfire started in a temperature of minus 20°C.

Normally the ground would be under thick snow by this time of year; this November several areas of eastern Russia, like its coldest territory Yakutia, say they are short of snow (see above). The villages are covered with smoke, there is a strong smell of burning.

Source: The Siberian Times.

Seule une fine couche de neige recouvre cette mine de diamants en Yakoutie (Crédit photo: The Siberian Times)

COP 26 : Américains et Chinois tiendront-ils leurs promesses? // Will Americans and Chinese keep their promises?

Dans le cadre de la COP 26 qui se tient en ce moment à Glasgow (Ecosse), les États-Unis et la Chine ont signé le 10 novembre 2021 un accord que John Kerry a appelé « une feuille de route pour notre future collaboration » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
John Kerry, envoyé spécial du président Biden pour le climat, et son homologue chinois, Xie Zhenhua, ont fait cette annonce lors d’une conférence de presse, alors que les premiers contacts entre les deux délégations avaient été très froids au début de la COP.

Kerry indique que la déclaration « comprend des déclarations fortes sur l’urgence de la situation climatique, les émissions de gaz à effet de serre, et le besoin urgent d’accélérer les actions pour y remédier ». L’accord engage les deux pays à faire des efforts pour limiter les émissions de méthane et à faire de leur mieux pour réduire progressivement, et aussi vite que possible,le charbon au cours de cette décennie. Cependant, il convient de noter que ni les États-Unis ni la Chine ne se sont engagés, comme l’ont fait 40 autres pays la semaine dernière, à éliminer progressivement le charbon dans les années 2030.
Bien que le président chinois n’ait pas physiquement participé à la COP 26, Kerry a déclaré qu’il avait rencontré régulièrement des représentants de la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre. Sans la coopération de la Chine, l’objectif d’empêcher les températures de dépasser 1,5 °C de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels est considéré comme presque impossible. Alors que les États-Unis se sont engagés à atteindre un niveau d’émissions zéro net d’ici 2050, la Chine a déclaré qu’elle le ferait d’ici 2060.
John Kerry a déclaré : « L’effort visant à réduire les émissions de 45% au cours de cette décennie est un défi de taille, et il faudra que toutes les nations s’unissent pour y parvenir. Cette déclaration montre qu’il est impératif de coopérer. Elle identifie la nécessité d’accélérer la transition vers une économie mondiale à émissions zéro. »
Plus tôt lors de la conférence, les États-Unis se sont engagés à réduire les émissions de méthane de 30 % d’ici 2030. Plus de 100 pays ont signé cet engagement, mais la Chine, l’un des principaux émetteurs de méthane au monde, n’en fait pas partie. Toutefois, John Kerry a déclaré que la Chine s’était engagée à mettre sur pied un « plan d’action national complet et ambitieux sur le méthane » d’ici la fin de 2022.
Reste à savoir ce qui va se passer maintenant. Des promesses similaires ont été faites dans le passé, sans aucune action concrète dans leur sillage. Il faut garder à l’esprit que les engagements pris lors des Conférences des Parties ne sont pas contraignants. Il appartient à chaque gouvernement de tenir ses promesses…ou pas!
Source : Yahoo News.

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The United States and China signed an agreement Wednesday at COP 26 in Glasgow that John Kerry called “a road map for our future collaboration” to lower greenhouse gas emissions.

Kerry, President Biden’s special envoy on climate, and his Chinese counterpart, Xie Zhenhua, made the announcement at a press conference following a chilly diplomatic start between the two countries at the conference. Kerry explains that the declaration “includes strong statements about the alarming science, the emissions gap and the urgent need to accelerate the actions to close that gap.” The agreement commits both nations to work to limit methane emissions and use their “best efforts to phase down unabated coal in this decade as fast as is achievable.” However, it should be noted that neither the U.S. nor China signed onto a pledge joined by more than 40 nations last week to phase out coal in the 2030s.

Although the Chinese president did not physically participate in COP 26, Kerry said that he had been meeting regularly at the conference with representatives from China, the world’s leading emitter of greenhouse gases. Without its cooperation, the goal of keeping temperatures from surpassing 1.5°C of warming over preindustrial levels has been seen as almost impossible. While the U.S. has pledged to become net zero on emissions by 2050, China has said it would do so by 2060.

John Kerry said: « The effort to reduce emissions by 45 percent in this decade is a tall order, and it will require all of our nations coming together in order to achieve it. This declaration makes a statement about … the imperative to cooperate. It declares specifically and identifies the need to accelerate the transition to a global net-zero economy. »

Earlier at the conference, the U.S. signed a pledge to cut methane emissions by 30 percent by 2030. More than 100 nations signed that pledge, though China, one of the world’s leading emitters of methane, was not one of them. But Kerry said China had committed to releasing a “comprehensive and ambitious national action plan on methane” by the end of 2022.

Let’s see now what happens next. Similar promises were made in the past, with no concrete action in their wake. One should keep in mind that the pledges made during the Conferences Of Parties are not binding. It is up to each government to keep its promises.

Source: Yahoo News.

Faute de mesures radicales prises lors des COP, la banquise et les glaciers continueront à fondre et les événements extrêmes se multiplieront sur notre belle planète. (Photo: C. Grandpey)