Réchauffement climatique: l’altimétrie radar pour observer les glaciers // Global warming: radar altimetry to observe glaciers

Grâce aux nouvelles technologies, les scientifiques sont mieux à même de mesurer l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. Par exemple, les progrès de la technologie satellitaire révèlent aujourd’hui que les glaciers en Alaska et en Asie ont perdu 4 % de leur volume entre 2011 et 2019.
Les chercheurs ont utilisé la technologie d’altimétrie radar à bord d’un satellite de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Selon eux, c’est la première étape vers l’observation en continu, en haute résolution et.pendant toute l’année, de tous les glaciers de la Terre depuis l’espace.
La fonte de l’ensemble des glaciers a représenté près d’un tiers de l’élévation du niveau de la mer au cours de ce siècle, même s’ils représentent moins de 1 % de la glace terrestre. Le recul des glaciers déstabilise les pentes des montagnes, entraînant des glissements de terrain et des inondations, tandis que la diminution de la glace a déjà causé et continuera d’avoir un impact sur l’agriculture, l’hydroélectricité et la qualité de l’eau dans certaines régions.
Mesurer exactement combien et à quelle vitesse les glaciers fondent n’est pas chose aisée. La méthode traditionnelle consiste à les observer sur place, ce qui est valable pour les glaciers accessibles à plus basse altitude comme la Mer de Glace en France, l’une des masses de glace les plus étudiées au monde.
Le problème est que les techniques traditionnelles sont difficiles à mettre en place dans les zones reculées de l’Himalaya ou des montagnes de l’Alaska. Les progrès de la technologie satellitaire au cours de la dernière décennie ont permis aux scientifiques de commencer à effectuer une certaine surveillance depuis l’espace.
L’altimétrie radar avait été utilisée dans le passé pour mesurer les calottes glaciaires et les terrains très plats. C’est une méthode simple : le satellite émet une onde radar vers un point particulier de la Terre. Lorsque ce signal rebondit sur la surface et revient vers le satellite, il est possible de calculer la hauteur de la surface qu’il a percutée.
Ces dernières années, les améliorations technologiques ont permis d’obtenir des mesures avec une résolution beaucoup plus élevée, ce qui a permis d’utiliser l’altimétrie radar sur les glaciers de Patagonie et d’Islande. Les résultats étant positifs dans ces régions, les chercheurs ont appliqué la nouvelle technologie aux glaciers de l’Alaska et de l’Asie qui constituaient le centre de leur étude. Le travail de recherche consistait à effectuer des relevés mensuels d’un peu plus de la moitié des glaciers du Golfe d’Alaska et d’environ un tiers des glaciers asiatiques. Les scientifiques sont arrivés à la conclusion que la diminution de la masse de glace a entraîné jusqu’à 0,016 millimètre par an d’élévation du niveau de la mer, soit 0,16 millimètre par décennie en moyenne.
Les chercheurs ont découvert que les glaciers à basse altitude et à proximité des océans sont très sensibles aux événements climatiques saisonniers et pluriannuels. L’oscillation décennale du Pacifique, un modèle récurrent de hausse et de baisse des températures de surface des océans, a contribué à une augmentation substantielle des températures en Alaska à partir de 2014 et à une accélération de la fonte des glaciers. Les glaciers continentaux du plateau tibétain n’ont montré pratiquement aucun changement saisonnier, et les variations d’une année à l’autre étaient plus progressives.
Le type de données recueillies par le satellite de l’ESA est essentiel pour alimenter les modèles complexes qui permettent aux scientifiques d’estimer ce qui se passera dans le climat du futur. Il y a dix ans, on avait une idée plus ou moins précise de l’évolution d’une zone entière. Aujourd’hui, avec les données satellitaires, les glaciologues peuvent dire avec précision comment chaque glacier a évolué au cours des années passées; ils peuvent ensuite calibrer leur modèle pour savoir ce qui se passera dans le futur.
Les scientifiques s’accordent à dire que dans presque toutes les régions du monde, les glaciers continueront de reculer au cours des prochaines décennies au fur et à mesure que la planète se réchauffera. Beaucoup disparaîtront, même si l’humanité réussit à freiner les émissions de gaz à effet de serre. Même si nous parvenons à maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2° Celsius par rapport à l’époque préindustrielle – l’objectif de l’Accord de Paris en 2015 – il ne restera qu’entre 724 et 1 484 des quelque 4 000 glaciers qui existent dans les Alpes aujourd’hui.
Source : Bloomberg Green.

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Thanks to newtechnologies, scientits are better able to measure the impact of global warming on the glaciers. For instance, advances in satellite technology reveal that ice masses in Alaska and Asia have lost 4% of their volume between 2011 and 2019.

Researchers used radar altimetry technology on board a European Space Agency satellite,. They say it is the first step toward year-round observation of all of the Earth’s glaciers from space in high resolution.

Glacier melting as a whole accounted for almost a third of the sea level rise this century, even as they represent less than 1% of land ice. The shrinking of glaciers is making mountain slopes less stable, resulting in landslides and floods, while the decrease in ice is already and will continue to impact agriculture, hydropower and water quality in some regions.

Measuring exactly how much and how fast glaciers are melting has been a challenge. The traditional methodconsists in observing them on site, which is OK for accessible glaciers at lower altitudes like France’s Mer de Glace, one of the most thoroughly-studied ice masses in human history.

The problem is that traditional techniques are hard to deploy in remote areas high up in the Himalayas or deep in the Alaskan mountains. Advances in satellite technology over the past decade have allowed scientists to conduct some monitoring from space.

Radar altimetry had been used in the past to measure ice sheets and very flat terrain. It’s a simple method: the satellite emits a radar wave to a particular point on Earth. As that signal bounces off the surface and back to the satellite, it is possible to calculate the height of the surface it first struck.

In recent years, improvements in technology have led to readings with much higher resolution,which allowed to use the technology on glaciers in South America’s Patagonia region and in Iceland. As the results were positive, the researchers moved on to the two glacier systems – Alaska and Asia – in their current study. The research involved monthly readings of just over half the glaciers in the Gulf of Alaska, and about a third in Asia. It concluded that the decrease in ice mass contributed as much as 0.016 millimetres per year to sea level rise, or 0.16 millimetres per decade on average.

Researchers found that glaciers at low altitudes and close to the oceans are highly sensitive to seasonal and multi-annual climatic events. The Pacific decadal oscillation, a recurring pattern of rising and falling ocean surface temperatures, has contributed to a substantial increase in temperatures in Alaska since 2014, and to an acceleration of glacial melting. Continental glaciers in the Tibetan Plateau showed almost no seasonal changes, and year-to-year changes were more gradual.

The sort of data being gathered by ESA satellite is essential to feed the complex models that allow scientists to estimate what will happen in the climate of the future. Ten years ago there was more or less an idea of how an entire area evolved, Today with satellite data glaciologists can really say how each glacier evolved in past years, and then they can calibrate their model to know what will happen in the future.

Scientists agree that in almost all parts of the world, glaciers will continue retreating in coming decades as the planet warms. Many will disappear regardless of how humanity reins in emissions. If we manage to keep global warming below 2º Celsius compared to pre-industrial times—the target of the Paris Agreement in 2015—only between 724 and 1,484 of the roughly 4,000 glaciers in the Alps today will remain.

Source: Bloomberg Green.

Que ce soit en Alaska (Columbia), en Islande (Vatnajökull) ou dans les Alpes (Mer de Glace), les glaciers sont une espèce en voie de disparition.

Photos: C. Grandpey

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le Merapi a connu une nouvelle crise éruptive le 16 août 2021 avec la plus grande coulée de lave observée depuis des mois et des coulées pyroclastiques qui ont parcouru 3,5 kilomètres sur les flancs du volcan. Les panaches de cendres se sont élevés à 600 mètres de hauteur. Les cendres ont recouvert les localités voisines, mais aucune victime n’a été signalée. Le grondement de l’éruption a été entendu à plusieurs kilomètres
Comme je l’ai écrit précédemment, le dôme de lave en dessous de la lèvre sud-ouest du Merapi et le dôme de lave dans le cratère sont actifs depuis fin juillet. Le volume du dôme sud-ouest a été estimé à 1,8 million de mètres cubes avant son effondrement partiel le 16 août au matin.
Le niveau d’alerte du Merapi est maintenu à 2 sur une échelle de 4.

Source ; CVGHM, presse indonésienne.

 

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L’éruption de Fagradalsfjall (Islande) continue avec une alternance de phases actives et de pauses parfaitement apparentes sur le tracé du tremor éruptif. Au cours de l’une des phases actives, un hornito s’est édifié sur la lèvre du cratère principal dans l’après-midi du 16 août, là même où un effondrement s’était produit quelques heures plus tôt. Après une pause, la lave a recommencé à couler le 18 août, sans se soucier du hornito précédent….

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Il y a quelques jours (voir ma note du 13 août 2021) j’indiquais qu’une éruption sous-marine s’était produite sur le Fukutoku-Oka-no-ba, un volcan sous-marin situé à 5 km au NE de l’île de Minami-Ioto.

L’Agence météorologique japonaise (JMA) nous informe aujourd’hui qu’une nouvelle île a été découverte trois jours après cette éruption. Elle mesure environ 1 km de diamètre et est en forme de C. De plus, de la pierre ponce émise par l’éruption a été observée le long de la côte et couvrait une zone de 60 km au nord-ouest de l’île.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel événement se produit dans la région. L’émergence de nouvelles îles a été confirmée en 1904, 1914 et 1986, mais toutes ont disparu par la suite, L’avenir nous dira si la nouvelle île résistera à l’assaut des vagues.

Source : JMA via The Watchers.

 

On peut voir sur cette photo prise par les gardes-côtes japonais le 15 août 2021 l’île Iwo Jima à gauche et on discerne la nouvelle île à droite.

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L’activité du Sabancaya (Pérou) reste stable et modérée avec une trentaine d’explosions quotidiennes qui génèrent des panaches de cendre d’environ 3 km de hauteur.

Source : IGP.

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L’éruption du Chirinkotan (Îles Kouriles / Russie) se poursuit avec des explosions générant des panaches de cendres qui s’élèvent de 3 à 5 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.
Source : KVERT.

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Le dôme de lave du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) continue d’être actif, avec un diamètre actuel de 700 m. Des panaches de vapeur et de gaz sont observés périodiquement. Les températures de surface élevées et les petits séismes détectés quotidiennement vont de pair avec la croissance du dôme. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique à Watch (Vigilance).
Source : AVO.

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Des panaches de cendres d’environ 2 km de hauteur provenant de Nishinoshima (Japon) ont pu être observés sur les images satellite le 14 août 2021. Cependant, aucune activité éruptive n’a été observée lors d’un survol le 15 août.
Source : JMA.

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L’éruption du cratère North Cerberus du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit avec des explosions quotidiennes, des panaches de cendres et des émissions de SO2 identifiées sur les images satellites. Les panaches de cendres ne dépassent pas 3 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Watch (Vigilance).
Source : AVO.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Mt Merapi went through an eruptive crisis on August 16th, 2021 with its biggest lava flow in months, and pyroclastic flows travelling 3.5 kilometres down its slopes. Ash plumes rose 600 metres into the sky. The ash blanketed nearby towns, but no casualties were reported. The rumbling sound of the eruption could be heard several kilometres away

As I put it before, the lava dome just below Merapi’s southwest rim and the lava dome in the crater have been active since the end of July. The southwest rim dome volume was estimated at 1.8 million cubic metres before partially collapsing on August 16th in the morning.

Mt Merapi’s alert level is kept at 2 on a scale of 4 levels.

Source : CVGHM, Indonesian newspapers.

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The eruption of Fagradalsfjall (Iceland) continues with an alternation of active phases and pauses that can perfectly be seen on the course of the eruptive tremor. During one of the active phases, a hornito built up on the rim of the main crater on the afternoon of August 16th, where a collapse had occurred a few hours earlier. After au apuse, lava started flowing again on August 18th, without caring for the hornito….

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A few days ago (see my post of August 13th, 2021) I indicated that a submarine eruption had occurred at Fukutoku-Oka-no-ba, a submarine volcano located 5 km NE of the island of Minami-Ioto.

The Japan Meteorological Agency (JMA) informs us today that a new island was discovered three days after this eruption. It is approximately 1 km in diameter and C-shaped. In addition, pumice emitted by the eruption was found along the coast floating across a 60-km area northwest of the island.

This not the first time such an event has been observed in the region. New islands have been confirmed in 1904, 1914, and 1986, with all having been submerged, ​

The future will tell us whether the new island will resist the assault of the waves.

Source : JMA via The Watchers.

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The activity of Sabancaya (Peru) remains stable and moderate with an average of about 20 daily explosions that generate ash plumes 3 km high.

Source : IGP.

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The eruption at Chirinkotan (Kuril Islands / Russia) continues with explosions generating ash plumes that rise 3-5 km above sea level. The Aviation Colour Code remainsat Orange.

Source : KVERT.

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The lava dome at Great Sitkin (Aleutians / Alaska)continues to be active, with a current diameter of 700 m. Steam-and-gas plumes are periodically observed. Elevated surface temperatures and small earthquakes detected daily are consistent with the growing dome. The Aviation Colour Code remains at Orange and the Volcano Alert level at Watch.

Source : AVO.

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Ash plumes from Nishinoshima (Japan) could be seen rising about 2 km on satellite images on August 14th, 2021. However, no eruptive activity could be observed during an overflight on August 15th.

Source : JMA.

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The eruption at Semisopochnoi’s North Cerberus crater (Aleutians / Alaska) continues with daily explosions, ash plumes, and occasional SO2 emissions identified in satellite images. The ash plumes rise no higher than 3 km above sea level. The Aviation Colour Code remains at Orange and the Volcano Alert level at Watch.

Source : AVO.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Trois volcans actifs en Alaska // Three active volcanoes in Alaska

Trois volcans sont actuellement actifs en Alaska. Heureusement, ils sont loin des zones habitées et ne constituent pas une menace pour la population. Ils sont situés sur la péninsule de l’Alaska et dans les Aléoutiennes. Cependant, leurs nuages ​​de cendres pourraient poser des problèmes au trafic aérien entre l’Amérique du Nord et l’Asie. Les moteurs des aéronefs n’aiment pas les cendres volcaniques et aucune solution n’a été trouvée depuis l’éruption de l’Eyjafjoll en Islande en 2010 qui a gravement perturbé le trafic aérien en Europe.

Une coulée de lave a été observée sur le flanc du Great Sitkin dans les îles Aléoutiennes le 5 août 2021 au matin. Elle était visible depuis Adak, village situé à une quarantaine de kilomètres. De petites fontaines de lave ont également été aperçues au sommet. Le volcan était actif depuis environ deux semaines. Le niveau d’alerte est passé à l’Orange et pourrait passer au Rouge si l’éruption devient plus explosive ou produit un important nuage de cendres. Hormis une brève éruption en mai 2021, le Great Sitkin était calme depuis 1974.

Source: AVO

Dans le même temps temps, de petits nuages ​​de cendres étaient émis par le Pavlof sur la péninsule d’Alaska le 5 août 2021. Le volcan se trouve à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Cold Bay et à 960 km au sud-ouest d’Anchorage. C’est est l’un des plus actifs d’Alaska et il ne serait pas surprenant que l’éruption s’intensifie La dernière éruption a eu lieu en 2016 et il y a généralement une éruption avec quelques années d’intervalle. Le Pavlof est un volcan à système ouvert, de sorte que le magma peut remonter à la surface très rapidement et il peut entrer en éruption sans prévenir. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Watch (Vigilance).

Image webcam du Pavlof

Un autre volcan aléoutien, le Semisopochnoi, a émis des nuages ​​de vapeur et de cendres dans la soirée du 4 août 2021, mais le volcan est loin de toute localité et dans une zone sans grand trafic aérien. Il est situé sur une île isolée à l’extrémité ouest des îles Aléoutiennes et se trouve à environ 260 km à l’ouest d’Adak.

Cratère du Semisopochnoi (Crédit photo: AVO)

Source : Alaska Volcano Observatory (AVO).

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Three volcanoes are currently active in Alaska. Fortunately, they are far from populated areas and are no threat to the residents. They are located on the Alaska Peninsula and in the Aleutians. However, their ash clouds might pose problems to air traffic between North America and Asia. Aircraft engines don’t like volcanic ash and no solution has been found since the 2010 eruption of Eyjafjoll in Iceland which severely disrupted air traffic in Europe.

A stream of lava flowed down the side of Great Sitkin in the Aleutian Islands on August 5th, 2021 in the morning. It was visible from the nearby community of Adak about 40 km away. Some minor lava fountaining was also happening at the summit The volcano has experienced unrest for about the last two weeks. The alert level has been raised to Orange and could switch to Red if the eruption becomes more explosive or produces a significant cloud of ash. Apart from a brief eruption in May 2021, Great Sitkin had not erupted since 1974.

Meanwhile, minor clouds of ash spewed from the Alaska Peninsula Pavlof volcano on August 5th, 2021. The volcano is located about 60 km northeast of Cold Bay and 960 km southwest of Anchorage. The volcano is one of the most active in Alaska and it would not be surprising for conditions to continue to escalate. The last eruption happened in 2016 and there is generally an eruption every few years. Pavlof is an open system volcano so thatmagma can move to the surface really fast and it can start erupting almost with no warning. THe aviation color code has been raised to Orange and th volcano alert level to Watch.

Another Aleutian volcano, Semisopochnoi, released steam and ash clouds in the evening of August 4th, 2021, but the remote volcano is far from any communities and in an area without much air trafic. It is located on an isolated island on the western end of the Aleutian Islands and is about 260 km west of Adak.

Source : Alaska Volcano Observatory (AVO).

L’oléoduc Trans-Alaska sous la menace du dégel du pergélisol // The Trans-Alaska pipeline under the threat of permafrost thawing

Le dégel du pergélisol dans l’Arctique pose de sérieux problèmes aux pipelines qui transportent le gaz et le pétrole. Dans des notes précédentes, j’ai indiqué que les gazoducs de la Péninsule de Yamal (Russie) devaient être contrôlés et entretenus régulièrement en raison de la déformation du sol.

Aujourd’hui, c’est l’oléoduc Trans-Alaska, l’un des plus grands pipelines au monde, qui donne des signes de faiblesse. En effet, le dégel du pergélisol menace de déstabiliser les supports qui maintiennent en surélévation une section du pipeline, avec un risque de voir le pétrole s’échapper et souiller la nature particulièrement fragile dans cette région du globe.. Le dégel du pergélisol sur une section de 250 mètres du pipeline a provoqué la torsion et l’affaissement de plusieurs entretoises qui maintiennent la structure. Depuis sa mise en service, c’est la première fois que ces supports sont endommagés par le dégel du pergélisol.

Suite à cet incident, le Service des Ressources Naturelles de l’Alaska a donné son feu vert à la mise en place d’une centaine de thermosiphons – des tubes qui évacuent l’excèdent de chaleur à l’intérieur du pergélisol – pour maintenir le sol sous sa forme gelée et éviter d’endommager davantage les structures de support de l’oléoduc. Bien que l’utilisation de ces tubes soit fréquente dans le cadre de la maintenance d’un pipeline, les archives du Trans-Alaska révèlent qu’ils n’ont encore jamais été utilisés à cause du dégel du permafrost.

Les experts disent que ce qui se passe actuellement en Alaska est un signal d’alerte. L’incident montre les effets du réchauffement climatique sur l’intégrité et la sécurité des pipelines. Pour éviter les problèmes liés au pergélisol, quelque 700 kilomètres du pipeline ont été construits sur un système de supports surélevés qui maintiennent le tube à environ 2 mètres au-dessus du sol. Ces supports ressemblent à un H majuscule et le pipeline repose sur la partie transversale (voir photo ci-dessous)

Les responsables du Service des Ressources Naturelles de l’Alaska expliquent qu’il n’y a aucune raison de paniquer car les structures de soutènement de l’oléoduc ne risquent pas de lâcher prise du jour au lendemain. Malgré tout, le Service demeure très vigilant quant aux effets du dégel du pergélisol sur la sécurité du pipeline. Les responsables expliquent que le nettoyage d’une nappe de pétrole pourrait accélérer le dégel du pergélisol. Le projet de refroidissement du pergélisol avec des thermosiphons met en avant une ironie évidente : l’industrie pétrolière doit prendre des mesures pour maintenir le pergélisol gelé afin de sécuriser une infrastructure lui permettant d’extraire davantage de combustible fossile qui est, lui même, la cause du réchauffement climatique !.

On a recensé 18 fuites sur l’oléoduc Trans-Alaska au cours des 20 dernières années. Elles ont laissé échapper entre un baril et 6 800 barils de pétrole. Au total, le pipeline a déversé 9 784 barils de pétrole, avec des dégâts qui ont coûté 52,7 millions de dollars. Les causes des fuites étaient dues à des ruptures de tuyaux corrodés, une défaillance de l’équipement et une erreur humaine. Jusqu’à présent, aucun déversement accidentel de pétrole n’a été attribué au dégel du pergélisol. L’étendue des dégâts à l’environnement lors d’un nouveau déversement dépendrait de la quantité de pétrole, de la profondeur qu’il atteindrait dans le sol et de son impact sur les sources. D’ores et déjà, on sait que les dégâts causés par un déversement de pétrole auraient un impact plus important qu’ailleurs dans le monde en raison de la fragilité de la terre et de l’eau en Alaska.

Source : médias d’information de l’Alaska.

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The thawing of permafrost in the Arctic is having serious consequences for the pipelines that transport gas and oil. In previous posts, I indicated that gas pipelines in the Yamal Peninsula (Russia) had to be maintained regularly because of the ground deformation.

This time, it is the Trans-Alaska Pipeline, one of the world’s largest oil pipelines, that could be in danger. Thawing permafrost threatens to undermine the supports holding up an elevated section of the pipeline, jeopardizing its structural integrity and raising the potential of an oil spill in the already fragile landscape. The thawing of permafrost on a 250-metre section of the pipeline has caused several of the braces holding up the pipeline to twist and bend. It appears to be the first instance that pipeline supports have been damaged by thawing permafrost.

In response to the incident, the Alaska Department of Natural Resources has approved the use of about 100 thermosyphons — tubes that suck heat out of permafrost — to keep the frozen ground in place and prevent further damage to the pipeline’s support structure. While the use of these tubes is common along the pipeline’s expanse, available records show that they have never been previously used as a defensive safeguard once a portion of the ground has begun to slide.

Experts say that what is currently happening is a “wake-up call.” It shows the risks to the pipeline’s integrity and the effect climate change is having on pipeline safety in general.”To avoid problems with the permafrost, about 700 kilometres of the pipeline were built on an elevated support system that keeps the pipe about 2 metrest above the ground. The frames that hold the pipeline, called vertical support members, look like a capital H with the pipeline resting on the cross stroke (see photo below).

Officials of the Alaska Department of Natural Resources explain there is no reason for panic as the support structures are not in immediate danger of collapse. But the Department remains very vigilant about the implications of thawing permafrost for pipeline safety. It warns that cleaning up a spill could accelerate the thawing. The plan to chill the permafrost with additional thermosyphons in the face of global warming underscores an obvious irony: The oil industry must act to keep the permafrost frozen to maintain an infrastructure that allows it to extract more of the fossil fuels that cause the warming.

There have been 18 breaches of the Trans-Alaska Pipeline in the last 20 years. Spills have ranged from less than one barrel to 6,800 barrels. In all, the pipeline has spilled 9,784 barrels of oil, resulting in $52.7 million in damages and costs. Causes of the spills include breaks in corroded pipe to equipment failure and operator error. Up to now, none of the spills recorded were attributed to permafrost thaw. The extent of ecological damage from another spill would depend on the amount of oil spilled, how deep it saturated the soil and whether the plume reached water sources. But any harm from an oil spill would likely be greater than in most other landscapes because of the fragile nature of the Alaskan land and water.

Source : Alaskan news media.

Vue de l’oléoduc Trans-Alaska. On remarquera le trajet non rectiligne pour faire face aux séismes (Photo : C. Grandpey)