Une nouvelle histoire d’ours…

J’adore les histoires de l’Arctique profond, celles qui ne peuvent se dérouler que dans cette partie du monde où l’on se trouve très souvent loin de tout. Il y a bien sûr les anecdotes liées à la Ruée vers l’Or au 19ème siècle, mais aujourd’hui encore, certains habitants sont confrontés à des situations qui sortent de l’ordinaire. La presse alaskienne a raconté la mésaventure que vient de connaître une habitante du sud de l’Alaska.

Dans ma campagne creusoise à l’époque où j’étais môme, les toilettes ne se trouvaient généralement pas à l’intérieur de la ferme. Un petit cabanon avait souvent été édifié à l’extérieur de la maison, au fond du jardin, et il fallait parfois affronter le froid et le mauvais temps pour atteindre ce lieu intime. C’est encore parfois le cas dans la toundra arctique et il faut donc en ce moment se déplacer dans la nuit polaire pour aller satisfaire un besoin naturel.

La protagoniste de l’histoire en question voyageait dans le sud-est de l’Alaska en compagnie de son frère et de la petite amie de ce dernier. Ils avaient trouvé un logement simple dans une yourte  en pleine nature, avec les toilettes à une cinquantaine de mètres. Au cours de la nuit, la femme se rendit dans l’édicule, mais à peine eut-elle posé son postérieur sur le siège qu’elle bondit en poussant  un cri car elle venait de ressentir une douleur violente à une fesse.

Dès qu’il entendit le cri, le frère de cette femme se précipita en s’éclairant à l’aide d’une lampe frontale. L’homme pensa d’abord que sa sœur avait été mordue par quelque rongeur comme un écureuil ou un vison qui abondent dans la région. Quand il souleva le couvercle du siège, quelle ne fut pas sa surprise de se trouver nez à nez avec un ours noir, aussi appelé baribal ! L’ours ne s’est pas enfui et ne s’est pas montré agressif. Selon l’homme, il avait plutôt l’air d’être en léthargie, ce qui est normal au mois de février car les ours sont censés être en hibernation.

La blessure subie par la femme ne présentait pas de gravité. Elle a pu être traitée d’abord sur place, puis à l’hôpital pour éviter toute complication. Il se pourrait que l’ours lui ait juste donné un coup de patte. L’animal avait déjà été vu en train de rôder dans le secteur. Il n’est pas le seul ours encore sur pied actuellement ? Cela s’explique par une saison automnale relativement pauvre en saumons, de sorte que les plantigrades n’ont pas forcément fait le plein de graisse et de protéines. De ce fit, leur hibernation est moins profonde. Il est probable que l’ours de l’histoire a découvert une ouverture sous le cabanon et s’y est introduit il y a plusieurs semaines pour en faire sa tanière.

La femme a déclaré qu’elle devait être la seule personne au monde à qui une telle mésaventure était arrivée !

Source : Anchorage Daily News.

Vous trouverez d’autres histoires d’ours dans un ouvrage intitulé  Dans les Pas de l’Ours que j’ai écrit avec Jacques Drouin. Il a été publié aux Editions Sequoia et est disponible en librairie ou sur Internet.

Photos : C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’INSIVUMEH indique que l’activité du Pacaya (Guatemala) a augmenté ces derniers jours, et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à la couleur Jaune.

En particulier, l’activité strombolienne est assez intense au niveau du cône McKenney à l’intérieur du cratère. Les explosions génèrent d’épaisses colonnes de cendres et de gaz qui atteignent une altitude d’environ 3,8 km. Il est fait état de retombées de cendres dans plusieurs localités.

https://youtu.be/tebs3_l__j0

Comme pendant les semaines précédentes, on observe plusieurs coulées de lave pouvant atteindre 1,2 km de longueur.

Les personnes vivant à proximité de Pacaya doivent prêter attention aux informations diffusées par les autorités locales et avoir 72 heures de provisions prêtes à être emportées par chaque membre de la famille en cas d’évacuation.

Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher du volcan.

Source: INSIVUMEH.

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L’Etna (Sicile) reste très actif. Les scientifiques de l’IGNV ont visité la zone sommitale le 5 Février 2021 et constaté que l’activité strombolienne se poursuit au niveau du Cratère sud-est. De la même façon, une intense activité strombolienne continue à partir de plusieurs bouches au fond de la Bocca Nuova (voir vidéo ci-dessous), avec des projections qui dépassent la lèvre du cratère. Une activité strombolienne et effusive est observée dans la Voragine, avec une petite coulée de lave intra-cratèrique qui se dirigeait vers la Bocca Nuova. Une activité explosive a également été observée à l’intérieur du Cratère nord-est. Le tremor est stable à des valeurs relativement élevées. Aucune déformation du sol n’est enregistrée.

https://youtu.be/4RMyJvUdyNE

Source : INGV.

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Le nouveau dôme de La Soufrière de Saint-Vincent continue de croître en progressant latéralement vers le nord et le sud. Le volume du dôme a été estimé à 5,93 millions de mètres cubes le 1er février 2021. La présence de dioxyde de soufre (SO2) a été détectée par les instruments. L’absence de SO2 dans les premiers stades de l’éruption était due à l’interaction du gaz avec les eaux souterraines (le SO2 se dissolvait dans les eaux souterraines). Le fait que le SO2 soit maintenant émis par le volcan révèle un assèchement de la nappe phréatique. Les émissions de gaz les plus actives se situent au niveau des zones de contact entre le dôme de 1979 et le dôme actuel, ainsi qu’au sommet du nouveau dôme. Les gaz acides émis par le dôme continuent à causer des dégâts à la végétation en aval du sommet.

Source: UWI

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L’éruption du Kilauea continue. La lave sort d’une bouche qui perce la paroi intérieure nord-ouest de l’Halema’uma’u. Le 9 février 2021, la lave avait comblé une profondeur d’environ 215 m du cratère. Le HVO explique que seule la partie ouest du «lac de lave» est active.

En fait, ce qui se passe sur le Kilauea n’est pas vraiment un lac de lave au sens où on l’entend habituellement, avec des courants de convection qui font se déplacer la surface. Ici, c’est plutôt une énorme accumulation de lave qui pourrait devenir un lac de lave si le niveau de la surface s’élève au-dessus de la bouche d’alimentation.

Les dernières mesures de SO2 font état d’environ 2 200 tonnes par jour.

Source: HVO.

On notera que la tête du HVO vient de changer. Ken Hon, qui a récemment pris sa retraite en tant que professeur de géologie à l’Université d’Hawaï à Hilo, succède à Tina Neal qui est retournée travailler à l’Alaska Volcano Observatory (AVO). Hon a déjà effectué des recherches au sein du HVO de1987 à 1990 : études pétrologiques, cartographie géologique de grandes caldeiras aux États-Unis et en Russie, formation et mise en place des coulées et tunnels de lave.

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Dans son dernier bulletin hebdomadaire (29 janvier-5 février 2021) concernant la Montagne Pelée, l’observatoire volcanologique et sismologique de Martinique (OVSM) indique que la sismicité d’origine volcanique a augmenté au cours de cette dernière semaine, mais aucun événement n’a été ressenti par la population.

Depuis le 29 janvier, l’OVSM a enregistré au moins 73 séismes, contre 14 la semaine précédente. Ils étaient de type volcano-tectonique, d’une magnitude inférieure à M 1, et localisés à faible profondeur à l’intérieur de l’édifice volcanique, entre 1600 m sous le niveau de la mer et 1000m au-dessus du niveau de la mer. L’OVSM précise que cette sismicité de type volcano-tectonique, caractérisée par des signaux haute fréquence, est associée à de la micro-fracturation dans l’édifice volcanique.

Durant la période de ce rapport, les instruments ont enregistré 2 séismes de type hybride (basse et haute fréquence). Les signaux basse fréquence sont associés à la migration de fluides à l’intérieur de l’édifice volcanique.
La sismicité d’origine volcanique reste au-dessus du niveau de base moyen enregistré entre le 1er janvier 2015 et avril 2019 (date du début de la hausse de la sismicité).
Le niveau d’alerte reste Jaune : Vigilance.

Source : OVSM.

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Selon le PVMBG, l’éruption du Raung (Indonésie) se poursuit avec des explosions qui génèrent des panaches de cendres jusqu’à 5,5 km d’altitude. On a souvent observé de l’incandescence au niveau du cratère début février, ainsi que des épisodes de grondement et de rugissement du volcan. La couleur de l’alerte aérienne est Orange et le niveau d’alerte volcanique à 2 (sur une échelle de 1 à 4) depuis le 20 janvier 2021. Il est conseillé aux visiteurs de rester à au moins 2 km du cratère.

Sommet du Raung vu depuis le Kawah Ijen. On remarquera les flancs supérieurs dépourvus de végétation et la lèvre de la caldeira de 2km de diamètre (Photo : C. Grandpey)

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Quand un lahar se déclenche en Indonésie suite à de fortes pluies, ce n’est pas de la rigolade ! Vous vous en rendrez compte en cliquant sur ce lien qui montre un lahar survenu le 8 février 2021 au matin sur le Semeru. Par bonheur le conducteur du véhicule emporté par le courant avait réussi à s’extirper à temps.

https://youtu.be/YwOzvprEN8I

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Le dôme de lave du Merapi (Indonésie) continue de croître, avec des coulées pyroclastiques qui parcourent plus de 600 mètres sur le flanc SO du volcan. Le volume du dôme a été estimé à 117 400 mètres cubes le 4 février 2021, avec une vitesse de croissance d’environ 12 600 mètres cubes par jour. 537 personnes restaient évacuées le 3 février. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 5 km du sommet.

Source: BPPTKG.

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La situation est inchangée au Kamchatka. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Bezymianny et le Sarychev. Des explosions peuvent se produire à tout moment et faire passer cette couleur au Rouge. En effet, la région est survolée par les lignes aériennes entre l’Amérique et l’Asie.

Source : KVERT.

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Les dernières images satellites (6 février 2021) montrent deux dépôts de cendres sur une distance d’au moins de 3 km au nord du cratère North Cerebus du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Selon l’AVO, il n’y a aucun signe d’une activité continue, mais les dépôts de cendre laissent supposer que le volcan n’est pas endormi et peut se réveiller à tout moment. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à « Watch » (Vigilance).

La dernière activité significative du Semisopochnoi remonte à juin 2020.

Source: AVO.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

INSIVUMEH indicates that activity at Pacaya (Guatemala) has increased over the past few days, prompting authorities to raise the Alert Level to Yellow.

In particular, Strombolian activity is quite intense at the McKenney cone within the crater. The explosions generate dense columns of ash and gas, reaching a height of about 3.8 km above sea level. Ashfall has been observed in several communities.

https://youtu.be/tebs3_l__j0

Like during the previous weeks, effusive activity is generating several lava flows as long as 1.2 km.

People living in the vicinity of Pacaya should pay attention to the information shared by local authorities, and have the 72-hour backpack ready for each member of the family in case of an evacuation.

Residents and tourists are asked not to approach the area around the volcano.

Source: INSIVUMEH.

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Mt Etna (Sicily) remains very active. INGV scientists visited the summit area on February 5th, 2021 and noted that Strombolian activity continues at the Southeast Crater. Likewise, intense Strombolian activity continues from several vents at the bottom of Bocca Nuova (see video below), with projections that rise beyond the crater rim. Strombolian and effusive activity is observed in the Voragine, with a small intracrateric lava flow which was heading towards Bocca Nuova. Explosive activity was also observed inside the Northeast Crater. The tremor is stable at fairly high values. No soil deformation is recorded. https://youtu.be/4RMyJvUdyNE

Source: INGV.

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The new dome at St Vincent’s La Soufriere  continues to grow with lateral spreading of material towards the north and south. The volume of the dome was measured at 5.93 million cubic metres on February 1st, 2021. The presence of sulphur dioxide (SO2) has been detected by the instruments. The absence of SO2 in the early stages of the eruption was due to the interaction of the gas with the groundwater (SO2 was dissolving in the groundwater). The fact that SO2 is now coming out of the volcano suggests that the groundwater is drying up.

The most active gas emissions are at the contact areas between the pre-existing 1979 dome and the current dome, as well as the top of the new dome. Damage to vegetation, from acidic gases emitted from the growing dome, downslope of the summit, continues to be observed.

Source: UWI

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Kilauea is erupting, with lava erupting from a vent on the northwest side of Halema’uma’u Crater. On February 9th lava had filled a depth of about 215 m of the crater. HVO explains thatonly the western portion of the “lava lake” is active.

Actually, what is happening at Kilauea is not really a lava lake which usually moves thanks to convection currents. Here, it is rather a huge accumulation of lava. It might become a lava lake if the level of the surface rises higher than the supply vent.
The most recent SO2measurements reached about 2,200 tons per day.

Source: HVO.

It should be noted that a new Scientist-in-Charge has been named for the Hawaiian Volcano Observatory.

Ken Hon, recently retired from his position as a geology professor in the Geology Department at the University of Hawaii at Hilo, succeeds Tina Neal, who returned to the Alaska Volcano Observatory. Hon was a volcanologist at HVO from 1987 to 1990. His research has focused on petrologic studies, geologic mapping of large calderas in the United States and Russia, formation and emplacement of lava flows and lava tubes.

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 In its latest weekly report (January 29th – February 5th, 2021) concerning Montagne Pelée, the volcanological and seismological observatory of Martinique (OVSM) indicates that volcanic seismicity increased last week, but no event was felt by the population.

Since January 29th, OVSM has recorded at least 73 earthquakes, up from 14 the previous week. They were volcano-tectonic, with a magnitude less than M 1, and located at a shallow depth inside the volcanic edifice, between 1600 m below sea level and 1000 m above sea level. sea. The OVSM specifies that this volcano-tectonic seismicity, characterized by high frequency signals, is associated with micro-fracturing in the volcanic edifice.

During the same period, the instruments recorded 2 hybrid earthquakes (low and high frequency). The low frequency signals are associated with the migration of fluids within the volcanic edifice.

Volcanic seismicity remains above the average background level recorded between January 1st, 2015 and April 2019 (when seismicity started to increase).

The alert level remains Yellow: Watch.

Source: OVSM.

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According to PVMBG, the eruption of Raung (Indonesia) continues with explosions ejecting ash up to 5.5 km above sea level. Incandescence was often seen at the crater in early February, as well as rumbling and roaring episodes.

The Aviation Colour Code has been at Orange and the Alert Level at 2 (on a scale of 1 – 4) since January 20th 2021. Visitors are advised to stay away at least 2 km from the crater.

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When a lahar is triggered by heavy rains in Indonesia, the situation is very serious.You will realize it by clicking on this link which shows a lahar which occurred on the morning of February 8th, 2021 on Mt Semeru. Fortunately, the driver of the vehicle that was swept away by the current had managed to get out in time.

https://youtu.be/YwOzvprEN8I

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Mt Merapi’s lava dome (Indonesia) continues to grow with pyroclastic flows travelling over 600 metres on the SW flank of the volcano. The volume of the dome was estimated at 117,400 cubic metres on February 4th, 2021, with a growth rate of about 12,600 cubic metres per day. 537 people remained evacuated as of February 3rd. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 5 km away from the summit.

Source: BPPTKG.

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The situation is unchanged in Kamchatka. The aviation colour code remains Orange for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny and Sarychev. Explosions can occur at any time and cause this colour to change to Red. Indeed, the region is on the routes of airlines between America and Asia.

Source: KVERT.

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The latest satellite images (February 7th, 2021) showed two ash deposits extending at least 3 km to the north from North Cerebus Crater on Semisopochnoi (Aleutians / Alaska). According to AVO, there is no evidence for continuing activity, but observation of a new deposit suggests renewed unrest and that the volcano may erupt at any time. As a consequence, the Aviation Colour Code has been raised to Orange and the Volcano Alert Level to Watch.

Semisopochnoi’s last detected activity was in June 2020.

Source : AVO.

Nouvelle photo du cratère de La Soufrière de St Vincent avec le nouveau dôme au premier plan et l’ancien juste derrière (Source : UWI)

Joe Biden annule le projet de forage dans l’Arctique alaskien // Joe Biden cancels the drilling project in Alaskan Arctic

Parmi les décrets signés par le nouveau Président Joe Biden après son investiture figure un «moratoire temporaire» sur toutes les concessions d’extraction de pétrole et de gaz dans l’Arctic National Wildlife Refuge (ANWR).

Les défenseurs de l’environnement en Alaska et les leaders des communautés autochtones Gwich’in ont déclaré que la décision du Président leur avait procuré un immense soulagement. Les Gwich’in vivent juste en bordure du Refuge et dépendent des caribous qui viennent mettre bas dans la plaine côtière. En compagnie des écologistes, ils se sont toujours opposés aux forages pétroliers dans cette plaine, arguant que l’extraction du pétrole et du gaz nuirait à la faune et à la terre, et ne ferait qu’accentuer le changement climatique dans une région qui se réchauffe déjà rapidement.

Du côté des partisans des forages dans le Refuge, le gouverneur de l’Alaska, Mike Dunleavy, accuse Biden de vouloir «transformer l’Alaska en un grand parc national». Il a déclaré : «Je suis prêt à utiliser tous les moyens possibles pour défendre le droit des Alaskiens à avoir un emploi et à avoir un avenir en profitant de toutes les opportunités qui s’offrent à nous.» La délégation de l’Alaska au Congrès a également critiqué la décision de Biden de bloquer les forages pétroliers dans le Refuge. Selon ces délégués, la nouvelle administration devra trouver des compensations pour ceux qui auraient bénéficié financièrement de l’extraction du pétrole et du gaz, y compris l’État de l’Alaska, et Kaktovik Iñupiat Corp. et Arctic Slope Regional Corp deux sociétés pétrolières autochtones d’Alaska.

Cependant, même avant le décret signé par Joe Biden, l’avenir du Refuge en tant que source de pétrole et d’emplois était loin d’être assuré. L’administration Trump a organisé la vente de la première concession pétrolière dans le Refuge le 6 janvier 2021, à la suite d’une décision du Congrès en 2017 d’ouvrir la zone au forage. En réalité, la vente a suscité peu d’intérêt. Aucune grande compagnie pétrolière n’a été intéressée et la décision de Trump ne faisait pas l’unanimité parmi les pétroliers..

Le pétrole est une ressource essentielle en Alaska et rapporte beaucoup d’argent. Quand on voyage à travers l’État et quand on voit le pipeline trans-Alaska, on comprend très vite les revenus qui peuvent être tirés de l’or noir. L’administration de l’Alaska adresse à chaque habitant, chaque année, un chèque correspondant à une partie des revenus pétroliers. Cependant, l’avenir de ce chèque semble compromis. Le prix du pétrole est en chute libre et l’économie souffre de la pandémie de coronavirus. Le montant du chèque – environ 1000 dollars en 2020 – est devenu un enjeu politique dans un État qui a déjà du mal à payer ses factures.

La plupart des 730 000 Alaskiens considèrent cet argent comme un droit. Pour certains, les chèques servent à payer les vacances, à s’acheter des véhicules ou à financer les études de leurs enfants. Pour d’autres, le chèque représente l’essentiel des revenus, en particulier dans les zones rurales où des produits de base comme le lait ou les détergents pour la lessive doivent être importés par avion et deviennent presque des objets de luxe.

Source: Presse alaskienne.

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Among the list of executive orders President Joe Biden swiftly signed to undo Donald Trump’s actions, there is a “temporary moratorium” on all oil and gas leasing activities in the Arctic National Wildlife Refuge (ANWR).  .

Environmental groups and Indigenous Gwich’in leaders said the news gave them an overwhelming sense of relief. The Gwich’in live just outside the refuge, and depend on the caribou that commonly give birth in the coastal plain. They have long worked with environmental groups on an aggressive opposition campaign to oil drilling on the coastal plain, arguing that development would harm wildlife and the land and exacerbate climate change in a place that is already warming fast.

On the side of those who favour drilling in the Refuge, Alaska’s Governor Mike Dunleavy blasted Biden for “making good on his promise to turn Alaska into a large national park.”

“I’m prepared to use every resource available to fight for Alaskans’ right to have a job, and have a future by taking advantage of every opportunity available to us,” Dunleavy said in a statement.

Alaska’s congressional delegation also slammed the move by Biden to block oil development in the Refuge. They say the new administration needs to figure out a way to compensate those that would have financially benefited from development, including the state of Alaska, and two Alaska Native corporations, Kaktovik Iñupiat Corp. and Arctic Slope Regional Corp.

However, even before Biden’s action, the refuge’s future as a source of oil and jobs was far from secure. The Trump administration held the refuge’s first oil sale on January 6th, 2021, following a 2017 decision by Congress to open the area to leasing. But the sale drew little interest. No major oil companies bid on the leases.

Oil is an essential resource in Alaska and brings a lot of money. When one travels across the State and sees the trans-Alaskan pipeline, one understands the revenues that can be drawn from the black gold. The Alaska administration cuts each resident a check every year from its oil wealth. However, the future of that unique payout is in question amid low oil prices and an economy battered by the coronavirus pandemic. The size of the check — about $1,000 in 2020 — has become a political battle in a state that already struggled to pay its bills. Many of Alaska’s 730,000 people see the money as a right. For some, the checks go toward vacations, vehicles or college savings. For others, they are a key part of their income, especially in rural areas where staples like milk, or laundry detergent have to be flown or shipped in and can come with luxury price tags.

Source: Alaskan newspapers.

Localisation du Refuge (Source : ANWR)

L’oléoduc trans-Alaska (Photo : C. Grandpey)

Réchauffement climatique et fonte de la glace // Global warming and ice melting

J’attends le verdict de la NASA et de la NOAA qui font le synthèse des températures globales sur les terres et sur les mers, mais je peux d’ores et déjà affirmer que 2020 sera très probablement l’une des 3 années les plus chaudes jamais enregistrées, rejoignant ainsi 2016 et 2019.

De janvier à octobre 2020, la température moyenne à la surface du globe a été supérieure d’environ 1,2°C à l’époque préindustrielle de 1850 à 1900. Pour la première fois depuis le début des mesures en 1900, la température maximale moyenne a dépassé 30°C pendant 4 jours de suite au mois de septembre 2020. Avec une température moyenne proche de 14°C au cours de l’année, 2020 dépasse la normale de près de 1,5°C.

En Sibérie arctique, les températures ont dépassé de plus de 5°C les moyennes habituelles, avec le record de 38°C le 20 juin 2020 dans la ville russe de Verkhoyansk.

La situation est semblable au Pôle Sud où la température moyenne sur l’année dans le nord de l’Antarctique a été supérieure à 0°C en 2020. Début février 2020, des scientifiques brésiliens ont relevé 20,75°C à l’extrémité de la péninsule Ouest antarctique.

L’article paru sur le site web de France Info à propos de l’Amérique du Sud fait échos à mes propos au cours de ma conférence « Glaciers en Péril ». Alors que je m’appuie sur le Pérou, France Info décrit le situation en Bolivie.où la Cordillère des Andes subit les assauts du réchauffement climatique. Le glacier Tuni disparaît plus rapidement que prévu ; sa fonte s’accélère depuis 30 ans. Cette fonte est une menace pour l’irrigation et l’alimentation en eau dans toute la région. Dans les grandes métropoles comme La Paz ou El Alto, les besoins en eau se font de plus en plus importants à cause de l’augmentation de la population et la croissance des grandes zones urbaines. La ville d’El Alto, par exemple, a une croissance d’environ 5% par an. Cette augmentation de la population urbaine est en partie due à une désertification des campagnes où le manque d’eau est de plus en plus sévère, en particulier pour l’irrigation des cultures. .

S’agissant de la fonte des glaciers dans le monde, la NASA a publié une série de photographies témoignant leur recul. Les images sont impressionnantes et parlent d’elles-mêmes que soit sur le Glacier Muir en Alaska ou sur le Glacier Qori Kalis au . Pérou. Baptisée «Images of Change», cette banque d’images se compose de vues entrecoupées de plusieurs décennies.

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I’m waiting for the verdict of NASA and NOAA which synthesize global temperatures on land and sea, but I can already say that 2020 will most likely be one of the 3 warmest years. ever recorded, together with 2016 and 2019.

From January to October 2020, the average temperature on Earth’s surface was about 1.2°C higher than during the pre-industrial era from 1850 to 1900. For the first time since measurements began in 1900, the maximum temperature average exceeded 30°C for 4 days in a row in September 2020. With an average temperature close to 14°C during the year, 2020 is above normal by almost 1.5°C.

In Arctic Siberia, temperatures were more than 5°C above average, with the record high of 38°C on June 20th, 2020 in the Russian city of Verkhoyansk.

The situation is similar at the South Pole where the average temperature over the year in the north of Antarctica was above 0°C in 2020. In early February 2020, Brazilian scientists noted 20.75°C at the end of the West Antarctic Peninsula.

The article on the France Info website about South America echoes my words during my « Glaciers at Risk » conference. While I rely on Peru, France Info describes the situation in Bolivia, where the Andes is under the assault of global warming. The Tuni Glacier is disappearing faster than expected; its melting has accelerated for 30 years. This melting is a threat to irrigation and water supply throughout the region. In larger cities like La Paz or El Alto, water needs are increasing due to the increase in population and the growth of large urban areas. The city of El Alto, for example, is growing by about 5% per year. This increase in the urban population is partly due to the desertification of the countryside where the lack of water is increasingly severe, in particular for the irrigation of crops. .

Regarding the melting of glaciers around the world, NASA has published a series of photographs showing their retreat. The pictures are impressive and speak for themselves whether on the Muir Glacier in Alaska or the Qori Kalis Glacier in. Peru. Called « Images of Change », this image bank consists of views interspersed with decades.

Le glacier Muir a reculé de plus de 7 kilomètres entre 1941 et 2004 et s’est aminci de plus de 875 mètres (Source : USGS).