Mégatsunami en Alaska // Large-scale tsunami in Alaska

Je viens de lire dans la presse de l’Alaska que le 10 août 2025, un glissement de terrain a provoqué un tsunami dans le Tracy Arm, au sud-est de Juneau.

Carte montrant Tracy Arm, le long fjord permettant d’accéder au glacier Sawyer (Source : NASA)

La vague a atteint 481 mètres de hauteur, ce qui en fait le deuxième tsunami le plus haut jamais enregistré. Une étude publiée dans la revue Science le 6 mai 2026 a décrit cet événements en y apportant des explications scientifiques. Plus de 64 millions de mètres cubes de matériaux se sont effondrés près du glacier South Sawyer, que j’ai visité le 3 septembre 2016 et où j’ai assisté à un effondrement spectaculaire du front du glacier :

https://www.youtube.com/watch?v=jZtvNMxoxdY

Le glissement de terrain s’est produit à 5 h 26 (heure locale), lorsqu’une importante portion de flanc de montagne s’est effondrée au-dessus du front du glacier Sawyer et a plongé dans le fjord.

Front du Glacier Sawyer (Photo: C. Grandpey)

Ce glissement de terrain a été précédé de plusieurs jours de microsismicité, dont la fréquence et l’intensité ont augmenté jusqu’à environ une heure avant la rupture du flanc de montagne. Il a généré des ondes sismiques longue période, observées à l’échelle mondiale, d’une magnitude équivalente à celle d’un séisme de M5,4. À noter qu’en avril 2026, plusieurs compagnies de navigation ont cessé d’envoyer des navires dans le fjord en raison car leurs capitaines s’inquiétaient de l’instabilité des pentes du fjord et des risques de tsunami.

Les abords du fjord portent les traces de l’érosion glaciaire. Quand je l’ai visité en 2016, le Glacier Sawyer avait reculé de plusieurs centaines de mètres en quelques mois à cause du réchauffement climatique. Photo : C. Grandpey)

L’impact du tsunami a déplacé un volume d’eau considérable. La vague a arraché la végétation des parois du fjord et laissé des marques à plusieurs centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer.
Les auteurs de l’étude placent le tsunami du 10 août 2025 juste derrière celui de la baie de Lituya en Alaska en 1958, où une vague déclenchée par un glissement de terrain a atteint environ 524 mètres de hauteur. (voir ma note du 11 octobre 2020).

Image satellite montrant Lituya Bay, Lituya Glacier, et Desolation Lake avant et après l’événement d’août 2020 (Source : NASA)

Les témoignages recueillis par les chercheurs montrent que le tsunami s’est propagé bien au-delà de la zone immédiate du glissement de terrain et a produit de fortes vagues et des courants dangereux dans Tracy Arm et Endicott Arm. Les observations documentées dans l’étude proviennent de kayakistes, de petites embarcations et d’un navire de croisière situé à plusieurs dizaines de kilomètres du lieu de l’effondrement. Des observations supplémentaires ont été recueillies à No Name Bay, à environ 50 km du glissement de terrain. Un témoin à bord du bateau à moteur Blackwood a décrit une vague de 2 à 2,50 m de haut, se déplaçant le long du rivage, en provenance de Tracy Arm. Il a ajouté qu’une seconde vague d’environ 1 m de haut a suivi la première.
Le navire du National Geographic Venture, avec environ 150 personnes à son bord, était ancré près de l’embouchure de Tracy Arm lorsque le tsunami s’est produit. Le capitaine a signalé de forts courants et des remous près des bords du fjord, mais aucune vague clairement définie à l’endroit où se trouvait le navire. Un épais brouillard limitait la visibilité à l’intérieur du fjord, bien que d’importantes quantités de glace et de débris flottants fussent visibles dans l’eau.

Icebergs dans le Tracy Arm, devant le Glacier Sawyer (Photo : C. Grandpey)

L’étude a établi un lien entre cet événement et le réchauffement climatique actuel. Elle a attribué l’effondrement de la paroi du fjord à la déstabilisation des pentes dans un environnement glaciaire en rapide évolution. Les chercheurs ont indiqué que le recul du glacier Sawyer avait réduit le soutien à la base de la pente avant la rupture. Le tsunami de Tracy Arm a remis en lumière les risques de tsunamis liés aux glissements de terrain dans les fjords glaciaires, notamment dans les zones côtières escarpées où le recul rapide des glaciers est accentué par le réchauffement climatique. Suite à plusieurs effondrements importants survenus récemment, les chercheurs et les spécialistes des risques naturels surveillent de plus en plus ces environnements en Alaska et au Groenland.

L’étude complète, publiée dans la revue Science, est accessible via ce lien :
https://www.science.org/doi/10.1126/science.aec3187

Source : Science, USGS et médias d’information de l’Alaska.

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I have just read in the Alaskan press that on 10 August 2025, a landslide-generated a tsunami in Tracy Arm, southeast of Juneau, with a wave that reached 481 meters, ranking it as the second-highest tsunami runup ever recorded. This was revealed by a study published in Science on May 6, 2026. More than 64 million cubic meters of rock collapsed near the South Sawyer Glacier that I visited on 3 September 2016.

The landslide occurred at 05:26 (local time), after a large section of unstable mountainside failed above the toe of the Sawyer Glacier and plunged into the fjord.

The landslide was preceded by several days of microseismicity, which increased in rate and magnitude until about one hour before failure. It produced globally observed long-period seismic waves equivalent in size to an M5.4 earthquake. In April 2026, several cruise operators stopped sending vessels into the fjord because of continuing concerns over slope instability and localized tsunami hazards.

The impact displaced a massive volume of water and generated a localized tsunami that stripped vegetation from steep fjord walls and left high-water marks hundreds of meters above sea level.

The authors of the study placed the Tracy Arm tsunami behind only the 1958 Lituya Bay event in Alaska, where a landslide-triggered wave reached about 524 meters. (see my post of 11 October 2020).

Eyewitness accounts collected by the researchers showed that the tsunami propagated far beyond the immediate landslide area and produced strong surges and hazardous currents throughout Tracy and Endicott arms. Observations documented in the study came from kayakers, small vessels, and a cruise ship located tens of kilometers from the collapse site at the time of the event.

Additional observations came from No Name Bay, about 50 km from the landslide, where a witness aboard the motor vessel Blackwood described a cresting wave 2-2.5 m high moving along the shoreline from the direction of Tracy Arm. The observer reported that the initial wave was followed by another surge about 1 m high.

The expedition cruise ship National Geographic Venture, carrying about 150 people, was anchored near the mouth of Tracy Arm when the tsunami occurred. The vessel’s captain reported strong currents and white water near the fjord margins, but no clearly defined wave at the ship’s location. Dense fog limited visibility inside the fjord, although large amounts of floating ice and debris were visible in the water.

The study made a link of the event with the current global warming. It linked the collapse to slope destabilization in a rapidly changing glacial environment. Researchers reported that the retreat of South Sawyer Glacier had reduced support at the base of the slope before failure occurred.

The Tracy Arm tsunami drew renewed attention to landslide-tsunami hazards in glacier-fed fjords, particularly in steep coastal terrain undergoing rapid ice retreat with global warming. Researchers and hazard specialists have increasingly monitored such environments in Alaska and Greenland following several large recent collapses.

The complete study published in Science can le read using this link :

https://www.science.org/doi/10.1126/science.aec3187

Source : Science, USGS and Alaskan news media.

Ours des Pyrénées, une histoire de famille

J’adore les ours. Certains disent même que j’ai parfois leur caractère. Il est vrai que lors de plusieurs séjours, j’ai eu l’occasion de voir des dizaines de plantigrades en Alaska, le 49ème État de l’Union, qui couvre une superficie de 1 717 854 km². Au total, on dénombre environ 32,000 ours bruns aux États Unis et environ 95% (30,400) vivent en Alaska. Leur régime alimentaire se compose de baies, de fleurs, de plantes et de racines. En vue de l’hibernation, ils tirent leurs protéines des castors, des cerfs, des caribous, mais surtout des saumons. Le spectacle des ours en train de capturer des saumons est assez extraordinaire.

Photo: C. Grandpey

L’Alaska étant un état immense, la cohabitation avec la population ne pose pas de problème. La plupart des accidents sont dus à des imprudences. L’élevage comme nous l’entendons en France étant quasiment inexistant en Alaska, la cohabitation entre l’ours et les agriculteurs n’est pas conflictuelle. La chasse à l’ours est très sévérement règlementée. Tuer un ours illégalement peut vous conduire en prison.

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Il est bien évident que les conditions de vie des ours dans les Pyrénées n’ont rien à voir avec celles de leurs homologues en Alaska ou ailleurs aux États Unis. La densité est beaucoup plus faible, de même que la superficie de la chaîne pyrénéenne qui ne couvre qu’environ 55 000 km2.

Une différence essentielle réside dans le fait qu’en Alaska les ours sont présents depuis la nuit des temps. En revanche, dans les Pyrénées ils ont existé à une certaine époque avant d’être éliminés puis réintroduits dans un univers qui ne leur était plus favorable. L’agriculture, en particulier l’élevage, était passée par là. Personnellement, je n’aime pas trop le mot « réintroduction » ; il porte en lui quelque chose d’artificiel, souvent source de problèmes.

L’Office français de la biodiversité a annoncé le 26 mars 2026 que la population d’ours bruns dans les Pyrénées atteignait au moins 108 individus en 2025, contre 107 l’année précédente. Une progression régulière est observée, avec un taux de croissance moyen de plus de 11% par an depuis 2006 pour l’ensemble des Pyrénées. Un minimum de 6 portées, totalisant 8 oursons, a été détecté en 2025.

Photo: C. Grandpey

Toutefois, cette dynamique s’accompagne d’un signal d’alerte : la diversité génétique diminue, avec une consanguinité en hausse, susceptible d’affecter la survie des oursons et le succès reproducteur de l’espèce.

Les données du Réseau Ours Brun coordonné par l’Office Français de la Biodiversité (OFB) révèlent qu’à l’exception du mâle Cannellito, tous les ours présents sont issus des 11 ours lâchés dans les Pyrénées depuis 1996, mais de manière très inégale. La population reste vulnérable en raison de ce faible brassage génétique. Cela se traduit par des portées plus petites ou une mortalité accrue chez les jeunes.

90 % des ours présents dans les Pyrénées descendent de seulement deux femelles et un mâle. Cela a conduit à un triplement de la consanguinité en vingt ans. Sans intervention rapide, ce taux devrait encore doubler d’ici deux décennies.

Le coefficient mesurant la consanguinité parmi les ours a atteint la cote d’alerte de 15% et, sans intervention, il atteindra 20% dans quelques années. Ce seuil de 20% est reconnu comme critique et à ne pas dépasser par la communauté scientifique. Plus inquiétant encore, les générations d’oursons naissant dans les Pyrénées dépassent déjà les 20% de consanguinité depuis 2022.

Comme indiqué plus haut, cette situation s’explique par le trop faible nombre d’individus fondateurs : 90% de la population actuelle descend de seulement deux femelles : Mellba et Hvala et d’un mâle : Pyros qui contribue à lui seul pour près de 50% du pool génétique de la population, alors qu’il présente une faible diversité génétique individuelle. De nombreuses portées sont consanguines :  entre 2006 et 2020, on compte 13 accouplements entre père et fille, quatre entre frère et sœur et un accouplement entre demi-frère et demi-sœur.

 Pyros, le doyen des ours des Pyrénées (Crédit photo: OFB)

Certains accusent les gouvernements successifs d’avoir négligé les alertes scientifiques préconisant de lâcher des ours. Il faudrait remplacer immédiatement les quatre ours morts de cause humaine entre 2020 et 2021, conformément à l’engagement pris par l’État. Or rien n’a été fait dans ce sens.

Comme je l’ai indiqué plus haut, une réintroduction, si elle n’est pas effectuée de manière scientifique avec un suivi rigoureux, débouche forcément sur un échec. Les ours pyrénéens gagneront ils la partie ? À voir.

Source : Réseau Ours brun, Office Français de la Biodiversité.

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Publié aux Éditions Sequoia mais aujourd’hui épuisé, le livre Dans les pas de l’ours fait voyager des Pyrénées à l’Alaska en entraînant le lecteur dans le monde passionnant de l’ours.

Coup de chaud sur l’Arctique

À voir sur la chaîne ARTE un excellent documentaire d’une durée de 1h22′, intitulé « Coup de chaud sur l’Arctique. » Ses réalisateurs grecs attirent l’attention sur les effets du réchauffement climatique sur cette région du monde qui se réchauffe quatre fois plus vite que le reste de la planète. On a sous les yeux des preuves irréfutables du dégel du pergélisol et de ses conséquences. En plus de son impact sur les infrastructures, le phénomène provoque de colossales émissions de carbone et de méthane qui viennent s’ajouter à celles produites par les activités humaines.

Le dégel du permafrost a provoqué de violentes explosions de méthane (Crédit photo: The Siberian Times)

Le documentaire nous montre l’étendue des exploitations pétrolières et gazières en Sibérie et en Alaska. La population doit souvent choisir entre les revenus et les emplois générés par ces industries et la protection de l’environnement. Priorité est, malheureusement, le plus souvent donnée à la première option, en dépit des conséquences sanitaires.

Gazoducs sur la péninsule de Yamal (Source: Total Rnergies)

La conclusion du documentaire n’incite guère à l’optimisme. L’avenir de l’humanité est sacrifié sur l’autel du profit. Les derniers événements en Ukraine et au Moyen-Orient ont largement occulté la crise climatique, mais la hausse des cours du pétrole montre à quel point notre société dépend des énergies fossiles. L’exploitation de nouveaux champs pétrolifères dans l’Arctique, en particulier en Alaska, malgré la promesse du président Biden, montre que la chute de la Courbe de Keeling et des concentrations de CO2 dans l’atmosphère n’est pas pour demain.

Le film m’a particulièrement intéressé car j’y ai retrouvé tout l’argumentaire que je développe dans ma conférences « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique.

Le documentaire a été réalisé en 2025. Vous pourrez le visionner en cliquant sur ce lien :

https://www.arte.tv/fr/videos/110219-000-A/coup-de-chaud-sur-l-arctique/

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) s’est à nouveau arrêtée le 12 avril 2026, vers 23h10 (heure locale). Des rougeoiements restaient visibles sur le cône éruptif, et de la lave incandescente est restée encore présente pendant quelques heures à l’intérieur des tunnels. Aucune hypothèse n’était écartée quant à l’évolution de la situation à venir (arrêt définitif, reprise de l’activité sur le même site, reprise de l’activité sur un autre site), notamment du fait de la persistance d’une sismicité.

De fait, un trémor volcanique de faible amplitude est apparu vers 15h00( heure locale) le 14 avril 2026, avec sa source toujours sur le flanc est-sud-est du volcan. Aucune émission de lave en surface n’était observée, mais la présence de ce trémor indiquait qu’il y avait du magma à faible profondeur, avec la possibilité d’une émission de lave à court terme.

Nouveau caprice du volcan le 15 avril. Vers 11h 20 (heure locale), le trémor a disparu des enregistrements sismologiques..Un faible dégazage est toujours observé au niveau des sites éruptifs associés à l’activité du 13 février au 12 avril. L’OVPF explique que tout est maintenant possible : fin réelle de l’éruption ? Reprise du trémor et de l’éruption, au cours des prochains jours ?

Evolution of the tremor in the past days

 Source : OVPF.

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L’Épisode 44 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé le 9 avril 2026 à 19h41 (heure locale), après 8 heures et demie de fontaines de lave continues au niveau de la bouche éruptive nord. (Voir sa desceiption dans ma note du 10 avril 2026).

Aucune activité n’est actuellement observée. Une lueur persiste dans les bouches éruptives, ainsi que l’incandescence au fond du cratère, à mesure que les coulées de lave refroidissent et se solidifient.
Le retour rapide de l’inflation et d’une lueur dans les bouches éruptives indique qu’un nouvel épisode de fontaines de lave est probable. Les dernières modélisations prévoient le démarrage de l’Épisode 45 entre le 19 et le 26 avril 2026.
Source : HVO.

Capture d’écran de l’Épisode 44

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L’éruption du Sabancaya (Pérou) continue. L’IGP fait état d’explosions qui génèrent des panaches de vapeur, de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 2200 m au-dessus du sommet du volcan dont le niveau d’alerte reste à la couleur Orange.

 

Source : IGP

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Le 1er avril 2026, une activité sismique de faible intensité a été enregistrée au large de la côte nord-ouest du Pico (Açores, Portugal), dans une zone située le long du chenal Faial-Pico et englobant le système volcanique sous-marin de Cachorro. La profondeur des séismes variait entre 20 km et la surface. La sismicité était légèrement supérieure à la normale. Le 9 avril, le niveau d’alerte volcanique a été relevé à V1 (le deuxième niveau sur une échelle de 8) pour le chenal Faial-Pico.
Source : Centro de Informação e Vigilância Sismovulcânica dos Açores (CIVISA).

Le Pico vu du ciel (Crédit photo: Wikipedia)

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Une éruption a été observée sur le Poás (Costa Rica) le 10 avril 2026. Un signal éruptif a été enregistré par des instruments sismiques et acoustiques pendant plusieurs minutes. La couverture nuageuse et l’obscurité ont empêché toute observation visuelle de l’événement. En début de journée le 11 avril, des habitants de Grecia ont signalé de faibles retombées de cendres sur des véhicules stationnés. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 sur une échelle de quatre.
Source : OVSICORI.

Crédit photo: OVSICORI

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Dans une note publiée le 20 mars 2026, j’expliquais qu’une hausse significative de la sismicité et des émissions de SO2 avait été détectée au niveau du complexe volcanique de l’Atka (îles Aléoutiennes) entre le 14 et le 15 mars 2026. Cette activité annonçait de probables éruptions explosives sur le Korovin, l’un des volcans du complexe volcanique de l’Atka. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne était passée au JAUNE et le niveau d’alerte volcanique à ADVISORY (surveillance conseillée).

Dans son dernier bulletin, l’AVO explique que l’activité sismique, les émissions de SO2 et les anomalies thermiques ont diminué au cours des 15 derniers jours et ont retrouvé un niveau normal. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne ont été abaissés respectivement à Normal et à la couleur Verte.

Vue du Korovin (Crédit photo: AVO)

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Une éruption a secoué le Sakurajima (Japon) le 11 avril 2026, avec un panache de cendres qui est monté à 3,4 km au-dessus du volcan. C’est la première éruption majeure du Sakurajima cette année et de la deuxième en quatre mois.
L’éruption a débuté au cratère Minamidake, avec des projections qui sont retombées jusqu’à un kilomètre de distance. Le niveau d’alerte volcanique a alors été relevé à 3 sur une échelle de cinq. Les vols à l’aéroport de Kagoshima ont été annulés ou retardés et des routes ont été fermées dans toute la ville et ses environs, car l’accumulation de cendres rendait la conduite dangereuse.
L’Agence météorologique japonaise (JMA) a indiqué que l’éruption a atténué la majeure partie de la déformation qui s’était développée à l’intérieur du Sakurajima.
Le Sakurajima est en activité quasi continue depuis 1955. Une éruption en novembre 2025 avait projeté un panache de cendres à 4,4 km de hauteur et des blocs à près de 1,2 km du cratère. En mai 2025, plusieurs éruptions de moindre ampleur ont perturbé le trafic aérien local.
Le Sakurajima se situe dans la caldeira d’Aira, une dépression de 25 km de diamètre dans la baie de Kagoshima. Cette caldeira s’est formée il y a environ 28 000 ans lors d’une éruption cataclysmique qui a projeté plusieurs centaines de kilomètres cubes de cendres et de ponce, provoquant l’effondrement de la chambre magmatique sous-jacente.
Source : JMA.

Vue du Sakurajima et de la ville de Kagoshima au premier plan (Crédit photo: Wikipedia)

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Le Dempo (Sumatra du Sud, Indonésie) est entré en éruption le 15 avril 2026, avec un panache de cendres qui est monté jusqu’à 7,6 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge. Cette éruption fait suite à un événement phréatique survenu le 7 avril. Il a duré près de trois minutes et a généré un épais panache de cendres à environ 2,5 km au-dessus du sommet. Une inflation avait été détectée sur le volcan à partir du 2 avril.
Source : CVGHM.

Exemple de séquence éruptive sur  le Dempo

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En Islande, c’est toujours la même rengaine. Le Met Office indique qu’environ 25 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous Svartsengi depuis la dernière éruption en juillet 2025. Il s’agit du plus grand volume mesuré depuis le début des éruptions sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Le soulèvement du sol et l’accumulation de magma dans la région se poursuivent à un rythme similaire à celui des dernières semaines, avec un apport de magma lent mais régulier.
Aucune prévision précise n’est possible, mais le Met Office estime que le scénario le plus probable est qu’une intrusion magmatique se propage de Svartsengi vers la chaîne de cratères de Sundhnúkur, avec une possible éruption. Selon la Met Office, « Il faut s’attendre à des délais d’alerte très courts, allant de 20 minutes à un peu plus de quatre heures ».
Treize petits séismes ont été enregistrés à une dizaine de kilomètres de profondeur à Fagradalsfjall le 14 avril 2026. Ces derniers mois, on n’avait pas enregistré plus de trois séismes par jour dans la région. L’activité sismique autour de l’intrusion magmatique est restée faible ces dernières semaines.
Source : Met Office islandais.

Évolution de l’inflation et de l’accumulation de magma sur le site de Svartsengi (Source: Met Office)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) ceased again on April 12, 2026, around 11:10 p.m. (local time). Some glow remained visible on the eruptive cone, and incandescent lava persisted for several hours inside the tunnels. No hypothesis was ruled out regarding the future course of the situation (definitive cessation, resumption of activity at the same site, resumption of activity at another site), particularly due to the continued seismic activity.

Indeed, a low-amplitude volcanic tremor appeared at about 3:00 pm (local time) on April 14, 2026, with its source still located on the east-southeast flank of the volcano. No lava flows were observed at the surface, but the presence of this tremor indicated the presence of magma at shallow depths, with the possibility of a lava outbreak in the near future.

The volcano displayed another unusual behavior on April 15th. Around 11:20 AM (local time), the tremor disappeared from the seismological records. Slight degassing is still being observed at the eruptive sites associated with the activity from February 13th to April 12th. The OVPF explains that anything is now possible: adefinitive end to the eruption? A resumption of the tremor and the eruption in the coming days?

Source: OVPF.

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Episode 44 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended at 7:41 p.m. (local time) on April 9, 2026 after 8.5 hours of continuous lava fountaining from the north vent. No activity is currently observed Glow from the eruptive vents continue, along with incandescence on the crater floor as Episode 44 lava flows cool and solidify.

The rapid return of inflationary tilt and glow from the eruptive vents indicate that another lava fountaining episode is likely. The latest models predict that Episode 45 will start between April 19 and 26, 2026.

Source : HVO.

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The eruption of Sabancaya (Peru) continues. The IGP reports explosions generating plumes of steam, gas, and ash that rise up to 2200 m above the summit of the volcano, whose alert level remains at Orange.

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On 1 April 2026, low-magnitude seismic activity was recorded off the NW coast of Pico (Azores / Portugal) in a zone along the Faial-Pico channel, and encompassing the Cachorro Submarine Volcanic System. The earthquake depths ranged from 20 km deep to near surface. The seismicity was slightly above normal levels. On 9 April the Volcanic Alert Level was raised to V1 (the second lowest level on an 8-level scale) for the Faial-Pico channel.

Source: Centro de Informação e Vigilância Sismovulcânica dos Açores (CIVISA).

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An eruption was observed at Poás (Costa Rica) on 10 April 2026. An eruption signal was recorded on both seismic and acoustic instruments, lasting several minutes. Weather clouds and darkness prevented visual observations. Early on 11 April residents of Grecia reported minor amounts of ashfall on parked cars. The Volcanic Alert Level remains at 2 on a four-level scale.

Source : OVSICORI.

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In a post released on 20 March 2026, I indicated that an increase in seismicitynad in SO2 emissions had been detected at the Atka volcano complex (central Aleutian Islands) between March 14 and March 15 2026. This activity increased the likelihood of explosive events at Korovin, one of the volcanoes within the Atka complex. As a consequence, the Aviation Color Code had been raised to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY.

In its latest update, the AVO explains that seismic activity, SO2 emissions, and thermal anomalies have declined over the past couple weeks and are now at background levels. As a consequence, the Aviation Color Code and the Alert Level are being lowered to GREEN/NORMAL, respectively.

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An eruption shook Sakurajima (Japan) on April 11, 2026, sending an ash plume 3.4km above the volcano. It was Sakurajima’s first major eruption of the year and the second in four months.

The eruption started at the Minamidake crater with the debris landing up to a kilometre away. The volcanic alert was raised to 3 on its five-level scale. Flights at the Kagoshima airport were grounded or delayed and road closures were reported across the city and surrounding areas, where ash accumulation made driving hazardous.

The JMA said the eruption helped ease most of the deformation which had been developing inside Sakurajima.

Sakurajima has been in a state of near-continuous activity since 1955. A November 2025 eruption sent an ash plume 4.4 km high and ejected rocks nearly 1.2 km from the crater. In May 2025, multiple smaller eruptions disrupted local air travel.

Sakurajima lies within the Aira Caldera, a 25 km-wide depression in Kagoshima Bay formed around 28,000 years ago when an enormous eruption ejected several hundred cubic kilometres of ash and pumice, causing the magma chamber beneath to collapse.

Source : JMA.

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Mount Dempo (South Sumatra / Indonesia) erupted on April 15, 2026, sending volcanic ash as high as 7.6 km above sea level. The Aviation Color Code was raised to Red. The eruption follows a phreatic eruption on April 7, which lasted nearly three minutes and sent a dense gray ash plume about 2.5 km (1.6 miles) above the summit. Inflation had been detected from April 2.

Source : CVGHM.

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It’s always the same story in Iceland. The Met Office indicates that around 25 million cubic meters of magma have accumulated beneath Svartsengi since the last eruption in July 2025. This is the largest volume measured since eruptions began on the Sundhnúkur crater row. Land uplift and magma accumulation in the area continue at a rate similar to recent weeks, with magma inflow slow but steady.

Although a more accurate prediction is impossible, the Met office says that the most likely scenario is that a magma intrusion will move from Svartsengi to the Sundhnúkur crater row, which could lead to an eruption. “Short warning times must be expected, ranging from 20 minutes to just over four hours,”

13 small earthquakes were recorded at a depth of around 10 km in Fagradalsfjall on April 14, 2026. In recent months, no more than three earthquakes per day had been recorded in the area. Seismic activity around the magma intrusion has remained low in recent weeks.

Source : Icelandic Met Office.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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