Le glacier Korolev, un géant dans l’espace // Korolev Glacier, a giant in space

Quand on parle de volcans du système solaire, on évoque forcément Olympus Mons qui dresse ses quelque 22 500 mètres  en moyenne au-dessus des plaines environnantes. Il possède à son sommet une caldeira, immense elle aussi, d’environ 80 × 60 kilomètres. En fait, tout semble gigantesque sur la Planète Rouge. Il suffit d’observer les images du glacier Korolev diffusées par l’Agence Spatiale Européenne.

De forme circulaire, le cratère Korolev qui héberge le glacier se trouve sur le Planum Boreum, une plaine qui entoure le pôle nord de la planète. Il présente un diamètre de 81.4 kilomètres et contient un volume probable de glace estimé à 2 200 kilomètres cubes. Le cratère doit son nom à Sergei Korolev, un pionnier de la conquête spatiale et spécialiste de la conception des fusées dans les années 1960, époque où les Russes et les Américains s’étaient lancés dans une course effrénée dans l’espace.

Le plancher du cratère se trouve à environ 2 000 mètres sous la lèvre. L’épaisseur de glace à l’intérieur du cratère a été estimée à environ 1 800 mètres. Cette glace présente la forme d’un dôme d’un diamètre de 60 kilomètres.

La région a été photographiée en 2018 par l’orbiteur Mars Express et l’Agence Spatiale Européenne a réalisé une superbe animation avec ces images :

https://youtu.be/ICSUIJ6XaFI

Source : ESA

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When one mentions the volcanoes in the solar system, one inevitably evokes Olympus Mons, which raises 22,500 metres above the surrounding plains. It has an immense summit caldera, about 80 × 60 kilometres. In fact, everything seems gigantic on the Red Planet. We just need to look at the images of the Korolev Glacier released by the European Space Agency.

Circular in shape, the Korolev crater that hosts the glacier is located on Planum Boreum, a plain that surrounds the north pole of the planet. It has a diameter of 81.4 kilometres and contains a probable volume of ice estimated at 2,200 cubic kilometres. The crater owes its name to Sergei Korolev, a pioneer in space conquest and rocket design specialist in the 1960s, when the Russians and Americans were racing to space.

The crater floor is about 2,000 metres below the rim. The ice thickness inside the crater has been estimated to be around 1,800 metres. This ice is shaped like a dome 60 kilometres in diameter.

The region was photographed in 2018 by the Mars Express Orbiter and the European Space Agency produced a superb animation with these images:

https://youtu.be/ICSUIJ6XaFI

Source: ESA.

Vue du cratère et du glacier Korolev (Source : ESA)

Olympus Mons (Planète Mars)

drapeau francaisL’Agence Spatiale Européenne (ESA) a mis en ligne des images d’Olympus Mons prises le 21 Janvier 2013 par la sonde spatiale Mars Express:

http://spaceinimages.esa.int/Missions/Mars_Express/%28class%29/image

Ces images montrent en particulier le versant SE de ce volcan gigantesque qui domine  les plaines environnantes d’une hauteur d’environ 22 kilomètres. Ceci est à comparer avec le Mauna Kea à Hawaii, le plus haut volcan sur Terre, d’une hauteur de 10 km lorsqu’elle est mesurée à partir de sa base océanique.
Comme le Mauna Kea, Olympus Mons est un volcan bouclier, avec des versants en pente douce. Toutefois, contrairement à d’autres volcans boucliers, le versant SE se brise brusquement pour former des falaises abruptes qui le séparent des plaines environnantes. Ces falaises ont probablement été formées par d’importants glissements de terrain sur les flancs du volcan.
Les coulées de lave couvrent la base du volcan, avec en leur sein une série de blocs pointus et à sommet plat qui ont roulé ou ont été emportés lors des effondrements. Les vastes réseaux de coulées de lave étroites, qui se chevauchent parfois, sont la preuve d’un passé volcanique très actif. La lave a parcouru les pentes du volcan avant de s’étaler largement au moment où elle atteignait l’escarpement et les plaines en dessous.
Les petits cratères d’impact visibles sur l’image montrent que cette région est relativement jeune par rapport à d’autres régions présentant des cratères plus nombreux ailleurs sur Mars – plus la surface est vieille, plus elle a été susceptible d’être exposée à des impacts d’astéroïdes ou de comètes.
On pense que la région volcanique où se dresse Olympus Mons et plusieurs autres grands volcans a été active jusqu’à il y a des dizaines de millions d’années, ce qui est relativement récent sur échelle géologique de la planète qui s’étend sur 4,6 milliards d’années.

drapeau anglaisThe European Space Agency (ESA) has released images of Olympus Mons taken on January 21st 2013 by the space probe Mars Express. http://spaceinimages.esa.int/Missions/Mars_Express/%28class%29/image

These images show the SE flank of the giant volcano, which towers some 22 km above the surrounding plains. This is to be compared with Hawaii’s Mauna Kea, the tallest volcano on Earth at 10 km, when measured from its oceanic base to summit.

Like Mauna Kea, Olympus Mons is a shield volcano, with gently sloping sides. But unlike other shield volcanoes, the SE flank has an abrupt cliff edge separating it from the surrounding plains. These cliffs were likely formed during major landslides on the flanks of the volcano.

Lava flows cover the base of the volcano, punctuated by a series of pointy and flat-topped blocks that were either rotated or uplifted during the collapse. The extensive networks of narrow, overlapping lava flows are proof of an extremely active volcanic past. The lava spilled down the slopes of the volcano, spreading out into broad fans as it reached the scarp and plains below.

The small impact craters in this scene shows that it is relatively young compared with more heavily cratered regions elsewhere on Mars – the older the surface, the greater the exposure time to impact events by asteroids or comets.

The volcanic region hosting Olympus Mons and several other large volcanoes is thought to have been active until tens of millions of years ago, relatively recent on the planet’s geological timescale that spans 4.6 billion years.

Olympus-Mons-2

Avec l’aimable autorisation de l’Agence Spatiale Européenne