Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici un résumé de l’activité volcanique dans le monde, avec référence au Weekly Report de la Smithsonian Institution:

Ambrym (Vanuatu):
Comme je l’ai écrit précédemment, une éruption fissurale a débuté dans la partie ESE de la caldeira sommitale d’Ambrym près du cratère Lewlembwi le 15 décembre 2018, précédée par une sismicité élevée. On a pu observer des coulées et des fontaines de lave, ainsi que des explosions. Les fontaines de lave mesuraient environ 40 mètres de hauteur, tandis que les coulées avançaient vers la partie est de la caldera. L’éruption s’est poursuivie les 16 et 17 décembre, même si les rapports de ce dernier jour ne font état que d’émissions de cendre et de gaz.
Source: GeoHazards.

Cleveland (Alaska):
Une petite explosion a été enregistrée sur le Cleveland par le réseau sismique le 8 décembre 2018 à 11h55. Une seconde petite explosion avec une amplitude supérieure a été détectée à 12h53 le 12 décembre, ce qui conduit l’AVO à élever la couleur de l’alerte aérienne à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance.
Source: AVO.

Planchon-Peteroa (frontière Chili-Argentine):
Des informations font état d’une augmentation de l’activité sur le Planchón-Peteroa à partirr du 16 décembre 2018 au matin. Des épisodes de tremor de faible intensité ont été détectés et associés à des émissions de gaz s’élevant à 800 mètres au-dessus du cratère. Les webcams ont enregistré de l’incandescence au niveau du cratère. Le niveau d’alerte reste au Jaune, sur une échelle de trois couleurs.
Source: SERNAGEOMIN.

Soputan (Indonésie):
L’activité sismique du Soputan a rapidement augmenté à 17h00 le 15 décembre 2018. Une éruption a débuté à 16h02 le 16 décembre, bien que l’obscurité et le brouillard aient empêché l’observation des émissions. L’événement a duré près de 10 minutes, accompagné de forts grondements. Les conditions se sont améliorées environ deux heures plus tard et on pouvait voir un panache de cendre dense s’élevant à 3 km au-dessus du sommet. L’incandescence sommitale était également visible. Un autre événement a débuté à 05h40 avec des panaches de cendre denses qui s’élevaient à 7 km au-dessus du sommet. L’événement a duré environ 6 minutes. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1-4).
Source: VSI.

Krakatau (Indonésie):
Plusieurs événements explosifs ont été enregistrés sur l’Anak Krakatau les 14 et 18 décembre 2018, avec des panaches de cendre s’élevant à 200 et 300 mètres au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1-4).
Source: VSI.

Merapi (Indonésie):
Entre le 7 et le 13 décembre 2018, le dôme de lave dans le cratère sommital du Merapi a augmenté de 2 200 mètres cubes par jour. Le 13 décembre, le volume du dôme était estimé à 359 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2.

Pacaya (Guatemala):
Dans un bulletin spécial publié le 13 décembre 2018, l’INSIVUMEH a signalé que les grondements du Pacaya étaient perceptibles dans un rayon de 8 km et que de faibles explosions stromboliennes au cratère Mackenney éjectaient des matériaux jusqu’à 50 mètres au-dessus du cratère. Les coulées de lave actives mesuraient 200 à 300 mètres de long et avançaient sur le flanc nord-ouest, générant des avalanches de blocs atteignant un mètre de diamètre. Le rapport explique également que le cône dans le cratère continue de croître ;il remplit le cratère et son sommet se situe à 75 mètres au-dessus de la lèvre.
Source: INSIVUMEH.

Sabancaya (Pérou):
L’activité est stable sur le volcan avec une moyenne de 18 explosions par jour entre le 10 et le 16 décembre 2018. Les panaches de gaz et de cendre atteignent 2,2 km au-dessus du cratère.
Source: INDEMMET, IGP.

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Here is a summary of volcanic activity at some volcanoes around the world as reported in the Weekly Report of the Smithsonian Institution :

Ambrym (Vanuatu):

As I put it before, a fissure eruption in the ESE part of the Ambrym summit caldera near the Lewlembwi crater began on December 15th, 2018, heralded by elevated seismicity. Lava flows and lava fountains could be observed, together with explosions. The lava fountains were about 40 metres high, while lava flows spread to the E part of the caldera. The eruption continued on December 16th and 17th, though reports on this last day only described ongoing ash-and-gas emissions.

Source: GeoHazards.

Cleveland (Alaska):

A small explosion at Cleveland was recorded by the seismic network at 11:55 on December 8th, 2018. A second small explosion with a higher peak amplitude was detected at 11:53 on December 12th, prompting AVO to raise the aviation colour code to Orange and the Volcano Alert Level to Watch.

Source: AVO.

Planchon-Peteroa (Chile-Argentina border):

There are reports of increased activity at Planchón-Peteroa beginning in the morning of December 16th, 2018. Low-intensity pulses of tremor were detected and associated with gas emissions rising 800 metres above the vent rim. Webcams recorded crater incandescence. The alert level remains at Yellow on a three-color scale.

Source: SERNAGEOMIN.

Soputan (Indonesia):

Seismic activity at Soputan rapidly and significantly increased at 17:00 on December15th, 2018. An eruption began at 01:02 on December 16th, though dark and foggy conditions prevented views of emissions. The event lasted for almost 10 minutes, accompanied by thunderous sounds. The conditions improved about two hours later, and a dense ash plume was visible rising 3 km above the summit. Incandescence from the summit was also visible. An event that began at 05:40 produced dense ash plumes that rose as high as 7 km above the summit. The event lasted about 6 minutes. The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source : VSI.

Krakatau (Indonesia):

Several explosive events were recoreded at Anak Krakatau on December 14th and 18th, 2018, producing ash plumes that rose 200 and 300 metres above the summit. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source : VSI.

Merapi (Indonesia):

Between December 7th and 13th, 2018, the lava dome in Merapi’s summit crater grew at a rate of 2,200 cubic metres per day. By December 13th, the volume of the dome was an estimated 359,000 cubic metres. The alert level remains at 2.

Pacaya (Guatemala):

In a special notice posted on December 13th, 2018, INSIVUMEH reported that rumbling at Pacaya was heard within a radius of 8 km, and weak Strombolian explosions at Mackenney Crater ejected material as high as 50 metres above the crater. Active lava flows were 200-300 metres in length and travelled down the NW flank, generating avalanches of blocks that were as large as 1 metre in diameter. The report also noted that the cone in the crater continued to grow, filling the crater, and was 75 metres above the crater rim.

Source: INSIVUMEH.

Sabancaya (Peru):

Activity is stable on the volcano with an average of 18 explosions per day during 10-16 December, 2018. Gas-and-ash plumes rose as high as 2.2 km above the crater.

Source: INDEMMET, IGP.

Vue de l’éruption du Soputan le 16 décembre 2018 (Credit photo: Sutopo Purwo Nugroho)

Les glaciers andins sont menacés // Andean glaciers are in danger

Les conclusions de l’Andean Glacier and Water Atlas [L’Atlas de l’eau et des glaciers andins] commandité par l’UNESCO et la fondation norvégienne GRID-Arendal confirment le mauvais état des glaciers de la Cordillère des Andes. Le rapport, publié le 6 décembre 2018 dans le cadre de la COP 24 de Katowice (Pologne) indique que si le recul se poursuit au rythme actuel (il a commencé dans les années 1950), certains glaciers de basse altitude des Andes tropicales pourraient perdre entre 78 et 97% de leur volume d’ici la fin du siècle, privant les populations de la région d’une partie de leurs ressources en eau.

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, le seul glacier que compte encore le Venezuela devrait disparaître d’ici 2021.

Au Pérou, pays qui abrite le plus grand nombre de glaciers tropicaux du continent, ceux de la Cordillera Blanca ont nettement reculé au cours des dernières décennies. J’ai largement expliqué la situation dans ce pays dans un chapitre de mon dernier livre « Glaciers en péril » (voir vignette dans la colonne de droite de ce blog).

Un recul rapide des glaciers est également observé en Bolivie depuis les années 1980 et certains d’entre eux ont perdu près des deux tiers de leur masse.

Au Chili et en Argentine, le recul des glaciers de basse altitude situés en Patagonie et en Terre de Feu s’accélère.

En Colombie, il est probable que d’ici les années 2050, seuls subsisteront les glaciers situés sur les sommets les plus élevés.

En Equateur, le recul des glaciers est spectaculaire depuis une cinquantaine d’années.

Le problème, c’est que les eaux de fonte glaciaire constituent une ressource essentielle pour des millions de personnes, notamment pour les habitants des hauts plateaux andins de Bolivie, du Chili et du Pérou. Elles représentent environ 5% de l’approvisionnement en eau à Quito (Équateur), 61% à La Paz (Bolivie) et 67% à Huaraz (Pérou). Les années de sécheresse, cette proportion peut atteindre 15% à Quito, 85% à La Paz et 91% à Huaraz.

La situation est d’autant plus inquiétante que la température moyenne annuelle est en hausse dans la plupart des pays des Andes tropicales. Elle a augmenté d’environ 0,8°C au cours du siècle dernier et pourrait encore grimper de 2 à 5°C d’ici la fin du 21ème siècle. Selon les dernières estimations, la température pourrait augmenter de 1 à 7°C dans les Andes du sud, ce qui est énorme et fera inévitablement réagir les glaciers. .

Pour faire face aux défis de l’approvisionnement en eau des populations qui dépendent des glaciers, l’Andean Glacier and Water Atlas formule une série de recommandations à destination des décideurs de la région. Il prône notamment une meilleure intégration des données scientifiques dans la prise de décisions politiques, l’amélioration des infrastructures de surveillance des changements climatiques, la mise en œuvre d’une bonne gouvernance de l’eau ou encore le renforcement de la coordination entre les pays andins.

Source : notre-planète.info.

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The findings of the Andean Glacier and Water Atlas commissioned by UNESCO and the Norwegian GRID-Arendal Foundation confirm the poor state of the glaciers in the Andes Cordillera. The report, published on 6 December 2018, as part of COP 24 in Katowice, Poland, indicates that if glacier retreat continues at the current rate that began in the 1950s, some lowland glaciers in the tropical Andes could lose between 78 and 97% of their volume by the end of the century, depriving people in the region of some of their water resources.
As I put it in a previous post, the only glacier in Venezuela is expected to disappear by 2021.
In Peru, home to the largest number of tropical glaciers on the continent, the Cordillera Blanca glaciers have declined significantly in recent decades. I have largely developed the situation in this country in a chapter of my latest book « Glaciers en Péril. »
A rapid retreat of the glaciers has also been observed in Bolivia since the 1980s when some of them lost nearly two-thirds of their mass.
In Chile and Argentina, the retreat of lowland glaciers in Patagonia and Tierra del Fuego is accelerating.
In Colombia, it is likely that by the 2050s, only glaciers on the highest peaks will remain.
In Ecuador, the retreat of glaciers has been spectacular for about fifty years.
The problem is that glacial meltwater is an essential resource for millions of people, especially for the inhabitants of the Andean highlands of Bolivia, Chile and Peru. They represent about 5% of the water supply in Quito (Ecuador), 61% in La Paz (Bolivia) and 67% in Huaraz (Peru). In the years of drought, this proportion can reach 15% in Quito, 85% in La Paz and 91% in Huaraz.
The situation is all the more disturbing as the average annual temperature is rising in most countries of the tropical Andes where it increased by about 0.8°C during the last century and could still rise by 2 to 5°C by the end of the 21st century. According to the latest estimates, it could increase by 1 to 7°C in the southern Andes, which is quite significant and will inevitably make glaciers react.
To address the water supply challenges of glacier-dependent populations, the Andean Glacier and Water Atlas makes a series of recommendations for decision-makers in the region. It calls for better integration of scientific data into political decision-making, improvement of climate change monitoring infrastructures, implementation of good water governance and strengthening of coordination between Andean countries.

Source: notre-planète.info.

Vue de la Cordillera Blanca au Pérou (Crédit photo: NASA)

L’agonie du dernier glacier du Venezuela // The slow death of Venezuela’s last glacier

Cela peut paraître anecdotique mais confirme une tendance observée ailleurs dans le monde. Le Glacier du Pic Humboldt est le dernier des cinq principaux glaciers tropicaux du Venezuela. Il se trouve dans l’ouest du pays, au sein de la Sierra Nevada de Mérida. Avec le changement climatique, le Venezuela est en train de devenir le premier pays à perdre tous ses glaciers.

Contrairement au Groenland et à l’Antarctique, les glaciers qui ne sont pas des inlandsis, comme ceux qui ornent les flancs des montagnes, représentent environ 1 % des glaciers du monde. Leur contribution à l’élévation du niveau de la mer n’est donc pas très importante. Toutefois, comme la plupart d’entre eux se trouvent dans des régions où les températures dépassent fréquemment les 0°C, ils sont plus sensibles aux variations de température.

La Cordillère des Andes abrite plus de 95 % des glaciers tropicaux au monde. Dans certains pays comme le Pérou et la Colombie, les glaciers constituent une source essentielle d’approvisionnement en eau, que ce soit pour être bue, pour produire de l’électricité et pour des besoins agricoles. La perte de cette ressource aura de graves répercussions sur ces pays. C’est un problème que j’ai largement développé dans mon livre « Glaciers en péril

Il y a peu de temps encore, les seules études menées sur le terrain concernant les glaciers du Venezuela dataient de 1971 et 1992. D’après de nouvelles mesures datant de 2011, le Glacier du Pic Humboldt recouvrait une superficie de 0,10 km², soit 0,05 km² de moins qu’en 2009. En l’espace de trois ans, de nombreuses fissures s’étaient formées à travers le glacier et de l’eau de fonte coulait à sa base.

Les scientifiques pensent que le principal responsable du recul actuel des glaciers est l’augmentation des températures. Les glaciers situés à faible altitude, comme le Glacier du Pic Humboldt, sont plus petits, plus vulnérables et risquent de disparaître les premiers. Il est utile de préciser ici que la zone d’accumulation de la neige qui constitue la source des glaciers a tendance a remonter sous l’effet du réchauffement climatique. Cela signifie que les glaciers situés en moyennent altitude sont sérieusement menacés. On s’en rend compte dans l’Himalaya où les glaciers haut perchés résistent bien alors que leurs homologues situés plus en aval connaissent des difficultés.

Le Glacier du Pic Humboldt repose au sommet d’une montagne qui doit son nom à Alexandre von Humboldt, un naturaliste et explorateur du 19ème siècle. C’est en 1799 qu’Humboldt a vu pour la première fois le Venezuela alors qu’il naviguait vers le littoral du pays, avec des montagnes recouvertes de nuages qui se dressaient à l’horizon. Humboldt constate les répercussions dévastatrices de la déforestation dans la colonie espagnole pour faire place aux plantations. À la suite de cela, il devient le premier scientifique à aborder le lien entre l’activité humaine et le changement climatique.

Aujourd’hui, seuls les alpinistes peuvent se rapprocher suffisamment pour voir le Glacier du Pic Humboldt. Le Venezuela étant considéré comme un pays trop dangereux pour s’y rendre, les scientifiques sont dissuadés de s’y rendre ou ne souhaitent tout simplement pas proposer des voyages de recherche là-bas. En plus de cela, le Glacier du Pic Humboldt n’est pas le plus attrayant au monde. Il fait pâle figure face aux champs de glace de la Patagonie et il est facile de comprendre pourquoi l’obtention de financements pour la recherche peut être difficile.

Adapté d’un article paru dans le National Geographic.

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This may sound anecdotal but confirms a trend observed elsewhere in the world. The Humboldt Peak Glacier is the last of the five major tropical glaciers in Venezuela. It is located in the western part of the country, in the Sierra Nevada de Mérida. With climate change, Venezuela is becoming the first country to lose all its glaciers.
Unlike Greenland and Antarctica, glaciers that are not ice sheets, such as those on the mountainsides, account for about 1% of the world’s glaciers. Their contribution to sea-level rise is therefore not significant. However, since most of them are in areas where temperatures frequently exceed 0°C, they are more sensitive to temperature changes.
The Andean Cordillera is home to over 95% of the world’s tropical glaciers. In some countries, such as Peru and Colombia, glaciers are an essential source of water supplies, be it for drinking, for generating electricity and for agricultural needs. The loss of this resource will have a serious impact on these countries. This is a problem that I have largely developed in my book « Glaciers in Peril. »
Until recently, the only field studies of Venezuela’s glaciers were from 1971 and 1992. According to new measurements from 2011, the Humboldt Peak Glacier covered an area of ​​0.10 km², or 0, 05 km² less than in 2009. In the space of three years, numerous cracks had formed across the glacier and meltwater was flowing at its base.
Scientists believe that the main contributor to the current retreat of glaciers is rising temperatures. Low-lying glaciers, such as the Humboldt Peak Glacier, are smaller, more vulnerable and may disappear first. It is useful to specify here that the area of ​​accumulation of snow that is the source of glaciers tends to rise under the effect of global warming. This means that medium altitude glaciers are seriously threatened. This is evident in the Himalayas, where high-altitude glaciers are resilient, while their downslope counterparts are struggling.
The Humboldt Glacier lies atop a mountain named after Alexander von Humboldt, a naturalist and explorer of the 19th century. It was in 1799 that Humboldt saw Venezuela for the first time as he sailed to the coast of the country, with mountains covered with clouds that stood on the horizon. Humboldt noted the devastating impact of deforestation in the Spanish colony to make way for plantations. As a result, he became the first scientist to address the link between human activity and climate change.
Today, only mountaineers can get close enough to see the Humboldt Peak Glacier. Venezuela being considered too dangerous a country to visit, scientists are dissuaded from going there or simply do not want to undertake research trips there. On top of that, the Humboldt Peak Glacier is not the most attractive in the world. It really looks small compared with the ice fields of Patagonia and it is easy to understand why obtaining funding for research can be difficult.
Adapted from an article published in National Geographic.

Vue du Glacier du Pic Humboldt (Crédit photo: Hendrick Sanchez / Wikimedia)

Mt Shindake (Japon / Japan)

D’après le site web The Watchers, une forte éruption explosive s’est produite sur le Shindake sur l’île Kuchinoerabujima dans l’après-midi (heure locale) du 18 décembre 2018. Le volcan est en éruption sporadique depuis octobre 2018.
Des panaches de cendre se sont élevés jusqu’à 2 000 mètres au-dessus du cratère. Cependant, les mauvaises conditions météorologiques empêchent d’avoir une bonne vue de l’éruption.
Selon la chaîne NHK, une coulée pyroclastique a atteint une distance d’environ 1 km sur le flanc ouest du volcan. Il s’agit de la première coulée de ce type depuis mai 2015, date à laquelle tous les habitants ont été évacués.
Le niveau d’alerte est maintenu à 3.

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According to the website The Watchers, a strong explosive eruption took place at Mount Shindake on Kuchinoerabujima Island in the afternoon (local time) of December 18th, 2018 The volcano has been sporadically erupting since October 2018.

Ash plumes rose up to 2 000 metres above the crater. However, poor weather conditions prevent from having a good view of the eruption.

According to NHK, a pyroclastic flow reached a distance of about 1 km down the western slope of the volcano. It is the first such flow to be observed since May 2015, when all residents were evacuated.

The alert level is kept at 3.

En rouge l’île Kuchinoerabujima où se dresse le Mt Shindake (Source: Google Maps)