Nouveau livre !

Il vient de sortir de l’imprimerie ! Voici ma dernière création : un livre intitulé « Glaciers en péril – Les effets du réchauffement climatique » !

Le but des quelque 140 pages de texte accompagnées d’un CD de 160 photos prises à travers le monde, est de montrer la vitesse à laquelle les glaciers sont en train de fondre sous les coups de boutoir du réchauffement climatique.

Comme je l’indique dans l’avant-propos, il n’est pas question pour moi de chercher les responsables. Le livre se veut avant tout un message d’alerte, le reflet de situations  inquiétantes que j’ai pu observer, en particulier dans l’Arctique et dans les Alpes.

Le monde de l’édition est malade de la concurrence d’Internet et peu enclin à imprimer des « beaux livres » coûteux. De plus, le thème du réchauffement climatique et les polémiques qu’il déclenche ne suscitent guère l’enthousiasme des éditeurs. C’est pourquoi j’ai décidé d’auto-éditer cet ouvrage, ce qui me permet de gérer librement son contenu et sa distribution, sans passer par des diffuseurs extrêmement onéreux. De plus, son impression est limousine, ce qui n’est pas pour me déplaire.

Le prix du livre et de son CD est de 10 euros de la main à la main, en particulier à l’occasion de conférences, salons et d’expositions photo.

Sinon, il est disponible au prix de 15 euros par correspondance. Il suffit pour cela d’envoyer un message à  mon adresse électronique (grandpeyc@club-internet.fr) en n’oubliant pas de me laisser vos coordonnées postales.

Je vous ferai parvenir le livre par la Poste dans les plus brefs délais comme je l’ai fait pour « Killer Volcanoes », publié également en auto-édition et aujourd’hui épuisé.

Rencontre mortelle avec un ours // Deadly encounter with a bear

Une jeune mère et sa fille de 10 mois ont été tuées par un grizzli à quelques mètres de leur cabane dans le Territoire du Yukon au Canada, à 400 km de Whitehorse, la capitale du Territoire. La femme était professeure de français à l’école primaire de Whitehorse; elle était en congé de maternité avec son enfant. Elle et son partenaire avaient prévu de passer une partie de l’année sur leur ligne de piégeage, une grande parcelle de terre louée par le gouvernement pour piéger des animaux afin de récupérer leur fourrure.
L’homme était sorti pour vérifier les pièges. Sur le chemin du retour, il a été attaqué par l’ours, à une centaine de mètres de la cabine occupée par le couple. Il a tué l’ours, mais lorsqu’il est arrivé à la cabane, il a découvert que l’animal avait déjà tué sa partenaire et leur fille.
Le site web du couple explique que l’homme est guide naturaliste et consultant en cartographie, tandis que la femme s’adonne à l’artisanat et conçoit des produits en fourrure. Leur fille est présentée sur le site, enveloppée dans une fourrure de renard.
Environ 7 000 grizzlis vivent au Yukon, mais les accidents sont rares. La dernière attaque mortelle impliquant un ours dans le Territoire remonte à 2006.
Les grizzlis hibernent généralement d’octobre à avril, mais avec le climat plus doux qui règne dans la région, on a encore observé en novembre de nombreux ours au cours des dernières semaines.
Source: Journaux canadiens.

J’aimerais ajouter deux remarques à cet article:
1) Il est vrai que les attaques d’ours sont très rares au Canada et aux États-Unis. Elles sont généralement dues à l’imprudence des touristes qui se sont aventurée entre une ourse et ses petits. Des attaques peuvent également se produire si les gens passent trop près d’une tanière

Comme on peut le lire dans l’article, il convient également de noter que le réchauffement de la planète modifie l’hibernation des ours. Ils ont tendance à hiberner plus tard dans l’année et à sortir de l’hibernation plus tôt au printemps.
2) L’article précise que l’homme vérifiait des pièges et que le bébé portait une fourrure de renard. Je suis certain que cela choquera beaucoup d’amoureux des animaux. Cependant, ces personnes doivent savoir que le piégeage fait partie de la culture arctique et constitue un moyen de subsistance pour les populations qui vivent loin de tout. Le piégeage et la chasse sont sévèrement contrôlés, notamment en Alaska. On peut voir des magasins de fourrure le long des rues d’Anchorage. Malgré cette tradition, les animaux sauvages sont encore nombreux dans l’Arctique. Les ours, les loups, les orignaux et les renards ne sont pas des espèces en voie de disparition.

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A young mother and her 10-month-old daughter have been killed by a grizzly bear metres from their cabin in Canada’s Yukon Territory, 400km from Whitehorse, the Territory’s capital. The woman was a French immersion teacher at Whitehorse elementary school; she was on maternity leave with her child. She and her partner had planned to spend some of those months on their trap line, a large parcel of land leased from the government to trap animals for fur.

The man had gone out to check the couple’s traps, but on his way back, he was charged by the bear, 100 metres from the couple’s cabin. He shot and killed the bear, but when he reached the cabin he found that it had already killed his partner and their daughter.

The couple’s website describes the man as an outdoor guide and mapping consultant, and the woman as a designer of artisanal fur products. Their newborn daughter is also featured on the site, wrapped in orange fox fur.

About 7,000 grizzly bears live in the Yukon, but such deadly encounters are rare: the last fatal bear attack in the Territory was in 2006.

Grizzly bears typically hibernate between October and April, but warmer weather in the Territory has led to a number of sightings of bears in recent weeks.

Source : Canadian newspapers.

I would like to add two remarks to this article :

1) It is true that bear attacks are very rare in Canada and the U.S. They are usually caused by tourists’ carelessness, especially if they had walked between a sow and its cubs. Attacks may also occur if people walk too close to the bears’ dens.

It should also be noted, as can be read in the article, that global warming is altering the bears’ hibernation. They tend to hibernate later in the year and to come out of hibernation earlier in spring.

2) The article says that the man was checking the couple’s traps and that the baby was wearing an orange fox fur. I’ am sure this will shock many animal lovers. However, these people should know that trapping is part of the Arctic culture and a means of subsistence for remote populations. Trapping and hunting are severely controlled, especially in Alaska. Fur stores can be seen along the streets of Anchorage. Despite this tradition, wild animals are still numerous in the Arctic. Bears, wolves, moose and foxes are not endangered species.

Photo: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique à travers le monde, communiquées par les différents observatoires et relayées par la Smithsonian Institution.

Le Fuego (Guatemala) reste très actif avec des explosions modérées et des ondes de choc qui font vibrer les habitations dans un rayon de 20 km. Les panaches de cendre provoquent toujours des retombées dans les zones sous le vent. Les matériaux incandescents sont éjectés à une hauteur de 150 mètres, provoquant des avalanches dont certaines parcourent de longues distances dans les ravines Las Lajas, Ceniza et Seca et atteignent des zones de végétation.
Source: INSIVUMEH.

Les émissions de cendre au niveau du cône dans la caldeira sommitale du Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska) ont considérablement augmenté le 20 et le 21 novembre, avec le passage au Rouge de la couleur de l’alerte aérienne et l’alerte volcanique à son maximum. Des émissions de cendre atteignant 4 à 5 km de hauteur ont alors été observées ; elle s’étiraient sur 400 km. Le 22 novembre, les panaches de cendre s’étiraient sur seulement une centaine de kilomètres. De petites retombées ont été signalées à Perryville. L’AVO a ramené la couleur de l’alerte aérienne à Orange et l’alerte volcanique à Vigilance. Des anomalies thermiques ont été détectées dans les données satellitaires, et l’incandescence était visible depuis une webcam à Perryville. Ces images laissaient supposer que la lave continuait à s’écouler le 27 novembre.
Source: AVO.

Entre le 16 et le 22 novembre, le dôme de lave du  Merapi (Indonésie) a continué à croître à raison de 2 600 mètres cubes par jour, donc moins vite que la semaine précédente. Le 21 novembre, le volume du dôme était estimé à 308 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km. La situation doit être surveillée de près car la croissance constante du dôme de lave pourrait un jour déclencher des effondrements et de dangereuses coulées pyroclastiques.
Source: VSI.

Une moyenne de 20 explosions par jour était enregistrée quotidiennement sur le Sabancaya (Pérou) entre le 19 et le 25 novembre. Les panaches de gaz et de cendre atteignaient 2,7 km au-dessus du cratère. Six anomalies thermiques ont été détectées sur le volcan. Le 22 novembre, les émissions de SO2 atteignaient 3 000 tonnes par jour. Il est déconseillé de s’approcher du cratère dans un rayon de 12 km.
Source: INGEMMET, IGP.

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Here is some news of the volcanic activity around the world, as communicated by the different observatories and relayed by the Smithsonian Institution.

Fuego (Guatemala) remains very active with moderate explosions that generate shock waves vibrating structures within 20 km. Ash plumes are still causing ashfall in downwind areas. Incandescent material is ejected 150 metres high, causing avalanches, some of which travel over long distances in the Las Lajas, Ceniza, and Seca drainages and reach vegetated areas.

Source: INSIVUMEH.

Ash emissions from the cone in the summit caldera of Veniaminof (Aleutians / Alaska) significantly increased on November 20th – 21st, prompting AVO to raise the aviation colour code to Red and the volcano alert level to its maximum. Ash emissions up to 4 – 5 km high could be observed extending as far as 400 km. Low-altitude ash emissions on November 22nd drifted 100 km south. Minor ashfall was reported in Perryville. AVO lowered the aviation colour code to Orange and the volcano alert level to Watch. Elevated thermal anomalies were identified in satellite data, and incandescence was visible from a Perryville webcam, suggesting continuing lava effusion which was persistent on November 27th.

Source: AVO.

Between November 16th and 22nd, the lava dome in the summit crater of Merapi (Indonesia) grew at a rate of 2,600 cubic metres per day, slower than the previous week. By November 21st, the volume of the dome was an estimated 308,000 cubic metres. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to remain outside of the 3-km exclusion zone. The situation needs to be monitored closely as the constant growth of the lava dome might some day trigger collapses and dangerous pyroclastic flows.

Source: VSI.

An average of 20 explosions per day occurred at Sabancaya (Peru) during 19-25 November. Gas-and-ash plumes rose as high as 2.7 km above the crater rim. Six thermal anomalies were detected on the volcano. On November 22nd, SO2 emissions reached 3,000 tons per day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Source: INGEMMET, IGP.

Activité du Sabancaya (source: INGEMMET, IGP)

Sale coup pour la planète ! // A dirty blow for the planet !

C’était prévisible, mais c’est fort regrettable. A quelques jours du début de la COP 24 à Katowice (Pologne), le Brésil vient d’annoncer qu’il renonçait à accueillir la COP25 qui devait avoir lieu du 11 au 22 novembre 2019. Le Brésil était le seul candidat pour organiser l’événement.

On sait que le président élu d’extrême droite Jair Bolsonaro, a des positions controversées sur l’environnement. Selon le ministère des Affaires Etrangères brésilien, cette décision a été prise « en raison de restrictions budgétaires et du processus de transition avec la nouvelle administration qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2019. »

Jair Bolsonaro a déclaré la guerre au développement durable à maintes reprises. Il a notamment nommé à la tête de la diplomatie brésilienne Ernesto Araujo, fervent admirateur de Donald Trump. Le président élu a laissé entendre qu’il pourrait, sous certaines conditions, faire sortir le Brésil de l’accord de Paris sur le climat, alors que son pays détient 60% de la surface de l’Amazonie, « poumon de la planète ».

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It was predictable, but it is a pity!. A few days before the start of COP 24 in Katowice (Poland), Brazil has just announced that it has renounced to host the COP25 which was to take place from 11 to 22 November 2019. Brazil was the only candidate to organize the event.
Right-wing President-elect Jair Bolsonaro is known to have controversial positions on the environment. According to the Brazilian Foreign Ministry, this decision was made « due to budget restrictions and the transition process with the new administration taking office on January 1st, 2019. »
Jair Bolsonaro has declared war on sustainable development many times. In particular, he has appointed Ernesto Araujo, a fervent admirer of Donald Trump, as head of the Brazilian diplomacy. The new president has hinted that he could, under certain conditions, bring Brazil out of the Paris climate agreement, while his country holds 60% of the surface of the Amazon, « the lung of the planet » .

Un rapport alarmant pour l’Alaska // An alarming report for Alaska

Le quatrième rapport sur le climat publié le 23 novembre 2018 consacre un chapitre entier à l’Alaska. On peut lire que « l’Alaska se réchauffe plus rapidement que tous les autres États de l’Union et doit faire face à une multitude de problèmes liés au changement climatique ».
Les données fournies par le rapport montrent que la hausse des températures en Alaska a été deux fois plus rapide que dans le reste du monde au cours des 50 dernières années. On observe des températures plus chaudes et davantage de précipitations. Le rapport indique que dans les prochaines années les régions de l’intérieur et du nord de l’Alaska devraient se réchauffer davantage que les régions du sud. Il ajoute que « des augmentations de précipitations sont prévisibles pour toutes les régions de l’État ; elle seront plus importantes dans l’Arctique et l’intérieur, avec un maximum enregistré dans la partie nord-est de l’intérieur. »
La hausse des températures provoque le dégel du pergélisol et sa discontinuité. Selon le rapport, « le pergélisol de surface disparaîtra probablement sur 16 à 24% du paysage d’ici la fin du 21ème siècle. »
Selon le rapport, l’étendue annuelle moyenne de la banquise arctique a diminué de 3,5 à 4,1% par décennie depuis le début des années 1980. On peut également lire: « Alors que le climat continue de se réchauffer, il est probable que l’on verra un Arctique dépourvu de glace de mer pendant l’été au cours de ce siècle. »
Dans sa conclusion, le rapport explique que les poissons, la faune sauvage et les réseaux trophiques de l’Alaska sont « de plus en plus affectés par le recul et l’absence fréquente de glace de mer pendant l’été en Arctique, la hausse des températures et l’acidification des océans. La poursuite du réchauffement accélérera les modifications des écosystèmes dans des proportions difficiles à prévoir et des facultés d’adaptation de plus en plus difficiles. »
Le chapitre consacré à l’Alaska indique également que les glaciers continuent de fondre. La vitesse de fonte de 1994 à 2013 est presque le double de celle des années 1962-2006. De nouvelles études « montrent que la vitesse de perte de glace en Alaska va probablement augmenter dans les décennies à venir, avec des conséquences le long du Golfe d’Alaska où les chaînes alimentaires littorales se trouveront perturbées. ».
Source: Médias de l’Alaska.

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According to the Fourth National Climate Assessment report released on Novermber 23rd, 2018, Alaska “is warming faster than any other state, and it faces a myriad of issues associated with a changing climate.”

In the report, data shows temperatures warmed across Alaska at twice the rate of the rest of the world over the last 50 years. Specific impacts to the State include warmer temperatures and more precipitation. The report says interior and northern areas of Alaska are projected to warm more than the southern regions. The report also states, “average annual precipitation increases are projected for all areas of the State, with greater increases in the Arctic and interior and the largest increases in the northeastern interior.”

Rising temperatures are causing the permafrost to thaw and become more discontinuous. According to the report, “near-surface permafrost will likely disappear on 16 to 24 percent of the landscape by the end of the 21st century.”

According to the report, the extent of annual average Arctic sea ice has decreased between 3.5 and 4.1 percent per decade since the early 1980s. One can also read: “As the climate continues to warm, it is likely that there will be a sea ice-free Arctic during the summer within this century.”

The report concludes that Alaska’s marine fish and wildlife and food webs are being “increasingly affected by retreating and thinning arctic summer sea ice, increasing temperatures, and ocean acidification. Continued warming will accelerate related ecosystem alterations in ways that are difficult to predict, making adaptation more challenging.”

The chapter dedicated to Alaska also says that glaciers continue to melt. The rate of melting from 1994 to 2013 is nearly double the rate of the years between 1962 – 2006. New studies “suggest that the measured rates of Alaska ice loss are likely to increase in coming decades with the potential to alter streamflow along the Gulf of Alaska and to change Gulf of Alaska nearshore food webs.”

Source : Alaskan news media.

Photos: C. Grandpey

Du méthane sous le Katla (Islande) // Methane beneath Katla Volcano (Iceland)

Le méthane (CH4) est un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2). Il inquiète de plus en plus les environnementalistes car il contribue au changement climatique. Comme je l’ai expliqué dans plusieurs articles, dans les régions arctiques, le méthane est emprisonné dans le pergélisol. Avec la hausse globale des températures, le sol dégèle et libère ce gaz, ce qui contribue au réchauffement de la planète.
Une étude récente publiée dans la revue Scientific Reports a fait de nouvelles révélations inquiétantes. En effet, le Sólheimajökull, un glacier islandais connecté au volcan Katla, l’un des plus actifs du pays, rejette d’énormes quantités de méthane. Les chercheurs ont découvert que pendant les mois d’été il laisse échapper quotidiennement jusqu’à 41 tonnes de méthane par l’intermédiaire des eaux de fonte du glacier. L’étude est la première à montrer que le méthane est rejeté en aussi grande quantité par les glaciers.
L’identification et la compréhension des sources de méthane non reconnues jusqu’à maintenant, dans des secteurs comme les glaciers, sont très importantes pour la modélisation du changement climatique. Si le volcan et le glacier islandais sont représentatifs d’autres systèmes similaires, cela signifie que des volumes de méthane non encore comptabilisés s’échappent dans l’atmosphère. Il devient de plus en plus évident que de vastes zones d’activité géothermale sous les immenses calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland produisent probablement de grandes quantités de méthane.
L’équipe scientifique a prélevé des échantillons d’eau accumulée devant le front du glacier pour mesurer les concentrations de méthane. Les chercheurs ont constaté que, par rapport aux autres rivières et sédiments de la région, les niveaux de ce gaz étaient beaucoup plus élevés sur le Sólheimajökull. Les plus fortes concentrations se trouvent au point où la rivière émerge sous le glacier. Une analyse plus poussée a permis aux chercheurs de trouver la source exacte du méthane: il provient de l’activité microbiologique sur le soubassement du glaciers. Lorsque le méthane entre en contact avec l’oxygène, il se combine normalement pour former du dioxyde de carbone. Cependant, s’agissant du Sólheimajökull, lorsque l’eau de fonte atteint le soubassement du glacier, elle entre en contact avec les gaz du volcan. Ces gaz réduisent la teneur en oxygène de l’eau, permettant ainsi au méthane produit d’être dissous et transporté à l’extérieur du glacier.
Les scientifiques estiment que le volcan fournit les conditions nécessaires au développement des microbes et à la libération du méthane dans l’eau de fonte. En d’autres termes, la chaleur géothermale transforme le volcan en un incubateur géant.
Les chercheurs ont conclu, suite aux observations sur le Sólheimajökull et le Katla, que de nombreux autres volcans actifs recouverts de glace produisaient probablement du méthane de la même manière. Ils espèrent maintenant conduire des recherches semblables au Groenland ou en Antarctique. Si de grandes zones géothermales situées sous ces inlandsis produisent du méthane comme en Islande, et si le réchauffement climatique se poursuit à son rythme actuel, les conséquences pourraient être préoccupantes. Des quantités d’eau de fonte de plus en plus importantes vont atteindre le soubassement des glaciers. Cela favorisera une plus grande connectivité avec les zones volcaniques et géothermales enfouies sous la glace. Si une zone géothermale est reliée à un système hydrologique, cela signifie que le méthane peut s’échapper dans l’atmosphère au lieu d’être piégé sous la glace.
Source: Newsweek.

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Methane (CH4) is a greenhouse gas far more potent than carbon dioxide (CO2). It is becoming of increasing concern because of its potential to contribute to climate change. As I explained in several posts, in Arctic regions, methane is locked up in permafrost. As global temperatures increase, the soil thaws and methane is released, contributing to further warming.

A recent study published in Scientific Reports has made more worrying revelations. Indeed, huge amounts of methane are being released from Sólheimajökull, an Icelandic glacier connected to Katla, one of the country’s most active volcanoes. Researchers found that up to 41 tonnes of methane are released through meltwater from the glacier every day over the summer months. The study is the first to show methane is released from glaciers on such a large scale.

Identifying and understanding previously unrecognized sources of methane, like on glaciers, is very important to climate change models. If this volcano and glacier are representative of other similar systems, it could mean masses of previously unaccounted methane are being released into the atmosphere. There is increasing evidence for large zones of geothermal activity beneath the world’s biggest ice sheets in Antarctica and Greenland, so there could be a large amount of methane being produced there.

The team took water samples from the edge of the lake in front of the glacier to measure the concentrations of methane. They found that compared to other nearby rivers and sediments, the levels were far higher. The highest concentrations of methane were at the point where the river emerges from beneath the glacier. Further analysis allowed the researchers to find the exact sources of the methane: it was produced by microbiological activity on the glacier bed. When methane comes into contact with oxygen it normally combines to form carbon dioxide. However, at Sólheimajökull, when the meltwater reaches the bed of the glacier it comes into contact with gasses from the volcano. These gases lower the oxygen content in the water, allowing the methane produced to be dissolved and transported out of the glacier.

The ssientists believe that the volcano provides the conditions necessary for microbes to thrive and release methane into the meltwater. In other words, the geothermal heat turns the volcano into a giant incubator.

Researchers say that while the study only focuses on Sólheimajökull and Katla, there are many other ice-covered active volcanoes that could produce methane in a similar way. The team now hopes to carry out similar research in Greenland or Antarctica. If large geothermal areas beneath these ice sheets produce methane like in Iceland, and if global warming continues at its current rate, the consequences could be concerning. The increased amount of meltwater produced in a warming world will access the bed of the glacier. This may encourage greater connectivity with volcanic and geothermal areas buried beneath the ice. A hydrologically connected geothermal area means the methane can escape to the atmosphere rather than being trapped beneath the ice.

Source : Newsweek.

Eau de fonte du Sólheimajökull (Photo: C. Grandpey)

Des éruptions phréatiques sur le Mayon (Philippines) // Phreatic eruptions on Mayon Volcano (Philippines)

Dans un bulletin publié le 26 novembre 2018 à 10h15, le PHIVOLCS indique que deux éruptions phréatiques ont été observées entre 7h59 et 8h05 sur le Mayon. Les événements ont généré des panaches de cendre grisâtre qui se sont élevés jusqu’à 300 – 500 mètres au-dessus du sommet avant de s’étirer vers le sud-ouest. Les émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 1943 tonnes par jour le 25 novembre. On observe actuellement une inflation de l’édifice volcanique dans le secteur sud-est, tandis que le secteur nord montre une déflation à court terme par rapport à la période du 30 août au 3 septembre 2018.
Le niveau d’alerte est maintenu à 2.
Source: PHIVOLCS.
Il convient de noter que de telles explosions phréatiques se produisent de temps en temps sur le Mayon mais ne sont pas le signe qu’une éruption majeure est sur le point de se produire.

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In a bulletin released on 26 November 2018 at 10:15 a.m., PHIVOLCS indicates that two phreatic eruptions were observed between 7:59 and 8:05 on Mayon Volcano. The events generated greyish ash plume that rose 300 to 500 metres above the summit before drifting southwest. SO2 emission reached an average of 1943 tonnes/day on November 25th. There is currently an inflation of the edifice in the southeast sector while the north sector indicates short-term deflation relative to August 30th to September 3rd, 2018.

The alert level is kept at 2.

Source: PHIVOLCS.

It should be noted that such phreatic explosions occasionally occur on Mayon but are not the sign that a major eruption is about to happen.

Crédit photo: Wikipedia