Eruption du Kilauea (Hawaii): Conséquence de l’accident du 16 juillet // Consequence of the 16 July accident

Comme toujours lorsqu’un accident se produit, des restrictions plus sévères sont imposées par les autorités pour éviter d’autres problèmes. C’est ce qui s’est passé après qu’une bombe volcanique ait atterri sur un bateau qui promenait des touristes le 16 juillet, blessant 23 personnes.
La Garde côtière américaine et la Protection Civile avaient établi une zone de sécurité autour de l’entrée de la lave dans l’océan en mars 2017 et l’avaient placée à 300 mètres des coulées de lave. Il y avait toutefois des exceptions et certaines embarcations à but commercial ou de recherche étaient autorisées à s’approcher à une cinquantaine de mètres. Le capitaine du bateau touché par la bombe volcanique était l’une de ces exceptions à la règle des 300 mètres.
La Garde côtière a annoncé après l’accident que la zone de sécurité serait de 300 mètres et qu’«aucune exception n’est accordée pour le moment».
Comme je l’ai dit précédemment, une autre explosion encore plus forte a été observée quelques minutes après l’accident.

Dans le même temps, la Fracture N° 8 continue à envoyer de la lave dans le chenal qui se dirige vers le nord-est. Le front de coulée le plus au sud se trouve actuellement à environ 750 mètres de la rampe d’accès de Isaac Hale Park.
La sismicité reste intense au sommet du Kilauea. Les explosions qui accompagnent les effondrements continuent à libérer une énergie équivalente à des séismes de M 5.3. L’affaissement de Halema’uma’u continue.
Source: Garde côtière, HVO.

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As usual when an accident happens, more severe restrictions are enforced to prevent further problems. This is what happened after a lava bomb crashed into a tour boat on July 16th, injuring 23 passengers.

The U.S. Coast Guard and Civil Defense had established a safety zone around the lava entry in the ocean in March 2017 and set it at 300 metres out from the lava flows. However, there was an exception made for some boats. Thus, certain commercial and research vessels were allowed to approach the lava more closely and reach about 50 metres away. The captain of the boat that was hit by the lava bomb was one of those exceptions to the 300-metre rule.

The Coast Guard has announced after the incident that the safety zone was 300 meters out from then on and that “no entry approvals are being granted at this time.”

As I put it previously, another stronger explosion was observed a few minutes after the accident.

Meantime, Fissure 8 continues to erupt lava into the channel leading northeastward from the vent. The southern margin of the flow is currently located about 750 metres from the boat ramp at Isaac Hale Park.

Seismicity has increased at the summit of Kilauea Volcano. Collapse-explosion events still released an energy equivalent to M 5.3 earthquakes. Inward slumping of Halema’uma’u continues.

Source: Coast Guard, HVO.

Carte thermique du système de fractures et des coulées de lave publiée le 17 juillet 2018 par l’USGS.

Quand la mer monte… (suite) // When the sea rises… (continued)

Avec le réchauffement de la planète et la hausse des températures qui fait fondre la glace de mer et les glaciers, l’élévation du niveau des océans menace les villes côtières sur toute la planète. Les habitants de villes comme Miami, New York ou Charleston s’en rendent parfaitement compte pendant les grandes marées, et plus particulièrement les marées à très fort coefficient. Ce sont les marées les plus fortes de l’année et elles coïncident avec la pleine lune au printemps et à l’automne.
Les marées à très fort coefficient ne sont pas provoquées par l’élévation du niveau de la mer, mais comme ce sont les plus hautes mers de l’année, elles montrent à quel point le niveau des océans s’est élevé au cours du 20ème siècle. Les quartiers recouverts par la mer aujourd’hui n’étaient pas inondés comme cela il y a des décennies, même pendant les grandes marées.
En 2017, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a constaté que les villes côtières aux États-Unis ont connu un nombre record d’inondations liées aux marées hautes. Plus d’un quart des sites côtiers ont égalé ou battu des records quant au nombre de jours d’inondation. En 2018, les inondations sur les côtes des États-Unis devraient être supérieures de 60% à ce qu’elles étaient il y a seulement 20 ans.
Peut-être plus important encore, les grandes marées et les marées à très fort coefficient sont un aperçu de ce qui va se passer au fur et à mesure que le niveau des océans va continuer d’augmenter. Ce que l’on observe aujourd’hui à marée haute se produira régulièrement dans les prochaines années.
Lorsque le niveau de la mer monte, les eaux envahissent les villes côtières, inondent les maisons et les routes. Dans de nombreux cas, ces eaux renferment des bactéries et des pathogènes potentiels. La plupart des villes reconnaissent la situation et font tout ce qu’elles peuvent pour essayer de faire barrage à l’eau qui ne cesse de monter. Le problème, c’est que le niveau de la mer continuera de monter à mesure que les océans se réchaufferont et que les glaciers fondront. Il est probable que certains quartiers et même certaines villes seront inhabitables bien plus tôt que beaucoup ne le pensent.
Un bon exemple de la situation est la ville de Miami (Floride) où le niveau de la mer a augmenté d’environ 25 centimètres entre 1900 et aujourd’hui. On s’attend à ce que le niveau de la mer dans cette ville dépasse de 42 centimètres celui de 1900 d’ici 2030 et  de 215 centimètres le niveau de 1900 d’ici la fin de ce siècle. Plus inquiétant encore, certains géologues pensent que ces projections sont beaucoup trop modestes.
Source: Business Insider.

Cette page Yahoo montre plusieurs villes américaines déjà touchées par l’élévation du niveau de la mer:
http://www.businessinsider.fr/us/sea-level-rise-high-tides-sunny-day-flooding-coastal-cities-2018-4

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With global warming and higher temperatures causing the melting of sea ice and glaciers, sea level rise is threatening coastal cities around the world. For the residents of cities like Miami, New York City, or Charleston, the evidence is apparent during high tides, and more particularly king tides. These are the highest tides of the year, and they coincide with full moons during spring and autumn.

King tides themselves are not caused by sea level rise, but as the highest tides of the year, they show how sea level has already risen over the past century ; the neighborhoods they flood on sunny days today did not flood like this decades ago, even during high tides.

In 2017, the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) found that cities around the U.S. experienced a record number of flooding events related to high tides. More than a quarter of coastal locations tied or set new records for the number of flooding days. In 2018, flooding on the US coastline is expected to be 60% higher than it was just 20 years ago.

Perhaps most importantly, high and king tides are a preview of what is to come as seas continue to rise. What happens during high tides today will happen on a regular basis in the future.

As sea level rises, waters invade coastal cities, flooding houses and roads. In many cases, they may be full of bacteria and potential pathogens. Most cities recognize the situation at this point and are doing everything they can to try to beat back the rising tides. But seas will continue to rise as warmer oceans expand and glaciers melt. It is likely that neighborhoods and even some cities will be uninhabitable far sooner than many think.

A good example of the situation is Miami where the sea level has risen about 25 centimetres from 1900 to today. It is expected that sea level in the town will be up to 42 centimetres higher than 1900 by 2030 and 215 centimetres higher than 1900 by the end of this century. Some geologists think those projections are far too low.

Source: Business Insider.

This Yahoo page shows several U.S. towns already impacted by sea level rise:

http://www.businessinsider.fr/us/sea-level-rise-high-tides-sunny-day-flooding-coastal-cities-2018-4

 

En Alaska, la hausse du niveau de la mer est particulièrement visible au moments des tempêtes hivernales qui ne sont plus freinées par la glace de mer. Il s’ensuit une érosion des côtes et certaines maisons basculent dans l’océan. (Source : Wikipedia)

 

La France est également concernée par la hausse du niveau des océans. Lors des grandes marées et des tempêtes, les vagues partent à l’assaut de nos côtes, comme ici à Soulac-sur-Mer en Gironde où l’immeuble « Le Signal » a dû être évacué. La carcasse vide se dresse désormais le long de la côte comme un navire victime d’un naufrage, abandonné par équipage et passagers. (Photo: C. Grandpey)