Signes de réveil de l’Etna (Sicile)? // Is Mt Etna (Sicily) showing signs of awakening ?

On s’impatiente en Sicile ! Le Kilauea (Hawaii) produit une éruption extraordinaire, le Krakatau (Indonésie) se donne lui aussi en spectacle. On voudrait bien que l’Etna fasse de même.

Dans un article publié le 24 juillet 2018 sur le site de l’INGV (https://ingvvulcani.wordpress.com/), Marco Neri et Boris Behncke (INGV Catane) nous apprennent que le volcan montre des signes de réveil. Ce n’est pas vraiment surprenant car plus de 14 mois se sont écoulés depuis la dernière éruption de l’Etna. Entre janvier et avril 2017, l’activité éruptive a produit de nombreuses coulées de lave et des explosions stromboliennes au niveau du Nouveau Cratère Sud-Est

Selon Marco et Boris, l’Etna montre des signes d’un réveil progressif, avec une activité strombolienne qui se concentre en particulier dans la Bocca Nuova et le Cratère Nord-Est.
La première bouche à se réveiller fut la Bocca Nuova qui, pendant quelques semaines, a fait entendre des explosions fortes et continues. Au cours des derniers jours, l’intensité de l’activité a progressivement augmenté et les images thermiques montrent clairement des explosions stromboliennes qui se produisent à partir de deux bouches au fond du cratère. Parfois, des lambeaux de lave incandescente sont projetés dans l’air plus haut que la lèvre du cratère mais retombent essentiellement à l’intérieur de ce dernier.
Le Cratère Nord-Est montre lui aussi des signes de réveil. Lors de l’éruption de mai 2016, la bouche avait été complètement obstruée par les matériaux émis, mais en novembre 2017 ile cratère s’est de nouveau ouvert et est émet de nouveau le panache gazeux qui le caractérise. Ces jours-ci, le Cratère Nord-Est montre une activité croissante avec l’ouverture de plusieurs bouches au fond du cratère. L’elle d’elles produit de petites explosions stromboliennes. Comme pour la Bocca Nuova, les lambeaux de lave incandescente retombent pour le moment à l’intérieur du cratère.

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They are getting impatient in Sicily! Kilauea (Hawaii) produces an extraordinary eruption,  Krakatau (Indonesia) is also performing. They would like Mt Etna to do the same.
In an article published on 24 July 2018 on the INGV website (https://ingvvulcani.wordpress.com/), Marco Neri and Boris Behncke (INGV Catania) inform us that the volcano is showing new signs of awakening. This is not really surprising because more than 14 months have passed since Mt Etna’s last eruption. Between January and April 2017, the eruptive activity produced numerous lava flows and strombolian explosions at the New Southeast Crater.
According to Marco and Boris, Mount Etna is showing signs of a progressive awakening, with Strombolian activity that is concentrated in the Bocca Nuova and the Northeast Crater.
The first crater to wake up was the Bocca Nuova, which for a few weeks produced loud and continuous explosions. Over the past few days, the intensity of activity has gradually increased and the thermal images clearly show strombolian explosions that occur from two vents at the bottom of the crater. Sometimes shreds of incandescent lava are projected into the air, higher than the crater rim but essentially fall back inside the crater.
The Northeast Crater also shows signs of awakening. During the eruption of May 2016, it was completely obstructed by the emitted materials, but in November 2017 the crater opened again and now emits again its usual gas plume. These days, the Northeast Crater is showing a growing activity with the opening of several vents at the bottom of the crater. One of them produces small Strombolian explosions. Like for the Bocca Nuova, the shreds of incandescent lava fall back inside the crater.

Images thermiques des explosions à partir de deux bouches au fond de la Bocca Nuova (Source : INGV)

Nouvelle vague de chaleur dans le nord de l’Europe // New heat wave in northern Europe

Comme je l’ai indiqué précédemment, les régions arctiques ont connu une vague de chaleur sans précédent au cours des dernières semaines, avec des températures supérieures à 30°C dans l’extrême nord de la Suède. La température (calculée par extrapolation) dans la partie du nord de la Sibérie a atteint 32°C au début du mois de juillet, soit plus de 20 degrés au-dessus de la normale. Conséquence des températures de plus en plus chaudes et des étés de plus en plus secs, les grandes forêts de l’extrême nord commencent à brûler partout dans le monde. C’est ce qui s’est passé récemment en Suède où le pays a été confronté à des incendies de forêt parmi les plus importants de son histoire.
Un incendie de forêt, comme pratiquement tous les incendies, envoie du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, accélérant ainsi l’effet de serre qui contribue au réchauffement climatique. Cela est particulièrement vrai pour les incendies dans les hautes latitudes, où les arbres repoussent lentement, et où s’ajoute le risque de voir les tourbières riches en carbone sécher et brûler à leur tour, sans oublier la fonte du permafrost qui libère d’énormes quantités de méthane.
Les températures plus élevées provoquent également plus d’évaporation, ce qui augmente la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère. La vapeur d’eau ne contribue pas seulement à donner l’impression que l’air est plus chaud; c’est aussi un gaz à effet de serre ; c’est pourquoi aux Etats-Unis la température baisse davantage la nuit au Nouveau-Mexique que dans le New Jersey.
Presque tout l’hémisphère nord a connu des températures supérieures à la normale cet été; dans le Colorado, Denver a établi un record avec 40,5°C au mois de juin. A peu près au même moment, le Sultanat d’Oman a enregistré un record mondial pour la plus basse température nocturne avec 42,7°C (voir ma note du 21 juillet 2018). Une vague de chaleur au Japon à la mi-juillet a envoyé 10 000 personnes à l’hôpital; tandis que 80 autres ont perdu la vie.
Source: Médias d’information internationaux.

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As I put it before, Arctic regions have gone through an unprecedented heat wave during the past weeks, which has sent temperatures in the far north of Sweden as high as 30°C. The temperature (calculated by extrapolation) in a part of northern Siberia reached 32°C earlier in July, more than 20 degrees above normal. As a consequence, of the increasingly hot temperatures and dry summers, the great forests in the far north, all around the globe, are starting to burn. This is what recently happened in Sweden where the country was confronted with some of the largest wildfires of its history.

A forest fire, like virtually all fires, releases carbon dioxide into the atmosphere, accelerating the greenhouse effect that drives global warming. This is especially true of wildfires at high latitudes, where trees grow back slowly, and where there are the additional risks of carbon-dense peat bogs drying and burning, and also of melting permafrost releasing huge quantities of methane.

Higher temperatures also cause more evaporation, putting more water vapour into the atmosphere. Water vapour does not just make the air feel hotter; it’s a greenhouse gas all by itself, which is why the temperature drops more at night in New Mexico than it does in New Jersey.

Almost the entire Northern Hemisphere has been hotter than normal this summer; Denver hit an all-time high of 40.5°C in June, around the same time that Oman reported the highest nighttime low temperature (42.7°C) ever recorded anywhere in the world (see my note of 21 July 2018). A heat wave in Japan in mid-July put 10,000 people in the hospital; at least 80 died.

Source: International news media.

Anomalies thermiques en Scandinavie au mois de juillet (Source: NASA)

Il est intéressant de comparer la carte des températures dans le monde en juin 1976 et en juin 2018. Plus c’est orange, plus c’est chaud. Sans commentaire!