A l’attention de ceux qui vont se rendre au Vanuatu // For the attention of those who will go to Vanuatu

INFORMATION IMPORTANTE.

Le Geohazards Department indique qu’il a enregistré des changements significatifs dans l’activité volcanique et a fait passer de deux à trois le niveau d’alerte pour Ambrym . Il est possible que cette hausse de l’activité se solde par une éruption mineure et tous les visiteurs sont fortement invités à garder une distance d’au moins deux kilomètres par rapport au cratère du Benbow et trois kilomètres par rapport à celui du Marum.
Le Département ajoute qu’«il est très important que les communautés, les villages, les visiteurs et les agences de voyages considèrent très sérieusement cette information pour éviter les bombes volcaniques, les gaz, les cendres et autres dangers liés à des activités géothermales».
Une carte montrant les zones à risques à Ambrym figure ci-dessous.

———————————

IMPORTANT INFORMATION.

The Geohazards Department indictes it has recorded drastic changes in the volcano’s activity and has increased the alert level for Ambrym from two to three. There is a possibility the increased activity might result in a minor eruption and all visitors are strongly advised to keep a distance of at least two kilometres from the Benbow crater and three kilometres from the Marum crater.

The Department adds that “it is very important that communities, villages, visitors and travel agencies seriously consider this information to avoid volcanic projectiles, gases, ashes and other geo-thermal hazards”.

A safety map of Ambrym volcano can be found here below.

Zones à risques autour du Marum et du Benbow

 (Source: Vanuatu Meteorology and Geohazards)

 

Publicités

L’éruption du Lassen Peak (Californie) en 1917 // The Lassen Peak eruption in 1917

Le Lassen Peak (Californie) est le volcan le plus méridional de la Chaîne des Cascades. La dernière éruption majeure s’est produite en 1915, mais le volcan est resté actif pendant plusieurs années. Le 23 août 1917, trois adolescents se dirigeaient vers le sommet de la montagne lorsqu’un nouvel épisode éruptif a commencé. En 2017, comme plusieurs années auparavant, ils ont gravi le Lassen Peak le 23 août en souvenir de ce moment mémorable. Ils expliquent aujourd’hui que l’éruption a commencé avec « un grondement semblable à une douzaine de locomotives à vapeur en train de démarrer ». Le cratère expulsait de la cendre et des roches à seulement une vingtaine de mètres de l’endroit où se trouvait le premier adolescent à avoir atteint le sommet. Après avoir regardé le spectacle quelques minutes, il décida de redescendre en courant pour se mettre en sécurité. Après avoir parcouru une centaine de mètres, il rencontra son frère qui n’avait pas encore atteint le sommet. Ils ont remarqué que le vent emportait la cendre à l’opposé de l’endroit où ils se trouvaient et ils décidèrent de remonter pour mieux observer l’événement. Le volcan envoyait des nuages de cendre et des roches de quelques dizaines de centimètres de diamètre à intervalles d’une trentaine se secondes. Chaque explosion était un peu plus forte que la précédente et, au bout d’un moment, le nuage de cendre et de matériaux d’une centaine de mètres de hauteur leur fit réaliser qu’il valait mieux s’éloigner du cratère. Ils ont cependant eu le temps de prendre cinq bonnes photos de l’éruption. On peut voir l’une d’elles ci-dessous.
Source: ChicoER News.

————————————-

Lassen Peak (California) is the southernmost volcano of the Cascade Range. The last major eruption occurred in 1915, but the volcano remained active for several years. On August 23rd 1917, three teenagers were on their way to the top of the mountain when a new eruptive episode started. This year, like several times before, they climbed Lassen Peak on August 23rd as a memory of this impressive moment. They explain that the eruption started with “a roar that sounded like a dozen steam locomotives getting underway.” Ashes and rocks were being blown from the crater, which was only 25 metres from where the first teenager who reached the top first was standing. After a few minutes of watching, he decided running for safety was a good idea. About 100 metres later he came upon his brother, who had not made it to the top. They observed the wind was blowing the ashes in the other direction, and decided to climb back up for a closer look. The volcano was sending out puffs of smoke and rocks a few tens of centimetres in diameter on half-minute intervals. Each burst was a little bigger than the one before, and after a time the 100-metre-high cloud of ash, smoke and rock brought them to their senses and they high-tailed it down from the crater. They had, however, snapped off five remarkable pictures which all came out. One of them can be seen here below.

Source: ChicoER News.

Crédit photo: Ord Canfield

Eruption du Lassen peak en 1915 (Crédit photo: B.F. Loomis)

Vues du lassen Peak en 2008 (Photos: C. Grandpey)

 

 

Kamokuna (Hawaii): Toujours pas d’effondrement du delta de lave // No collapse yet of the lava delta

Pour répondre à la question d’un visiteur de ce blog, le delta de lave à Kamokuna ne s’est toujours pas effondré. La lave continue d’arriver et fait s’agrandir le delta jour après jour. Les fractures observées précédemment continuent de s’élargir, ce qui semble indiquer un effondrement dans un proche avenir. Il y a deux semaines, le HVO a estimé que le delta couvrait une superficie de près de 3 hectares. Malgré le nouvel apport de lave, le delta ne montre aucun signe réel de faiblesse. Les géologues pensent toutefois que l’effondrement est inévitable car le delta continue à s’affaisser, mais personne ne sait quand l’événement aura lieu. Encore et encore, les autorités du parc conseillent aux visiteurs de faire attention et de respecter les limites autour de l’entrée de lave de Kamokuna. Au moment de l’effondrement, des explosions se produiront, avec projection de matériaux incandescents
Source: HVO

————————————

To answer the question of a visitor of my blog, the lava delta at Kamokuna continues to resist collapse. Lava continues to add new land to the growing delta. Stress fractures in the bench continue to increase in width, indicating the growing likelihood of a collapse in the near future. Two weeks ago, HVO estimated the bench at nearly 3 hectares. Despite the recent increase, the delta shows no real sign of weakness. Geologists say the collapse is inevitable as the bench continues to slump, but nobody knows when the event will take place. Again and again, Park authorities advise visitors to be careful and respect the limits around the Kamokuna lava entry. Explosions will take place at the moment of the collapses and incandescent materials will be ejected around Kamokuna.

Source: HVO.

Crédit photo: HVO

Négation du réchauffement climatique: L’Administration Trump persiste et signe! // Rejection of climate change : The Trump Administration will not budge !

Dans le sillage de la catastrophe provoquée par l’ouragan Harvey au Texas, l’Administration Trump semble confirmer les déclarations du Président pour qui le changement climatique est un canular. Il n’est donc pas surprenant que l’Environmental Protection Agency (EPA) vienne de rejeter l’affirmation des scientifiques selon laquelle les précipitations historiques sont liées au changement climatique en affirmant qu’il s’agissait d’«une tentative de politiser une tragédie en cours».
De la même façon que je l’ai fait dans ma dernière note sur ce blog, plusieurs scientifiques ont déclaré que les facteurs liés au réchauffement climatique ont contribué à l’augmentation des précipitations qui ont déclenché des inondations catastrophiques à Houston, tuant au moins 12 personnes et forçant des dizaines de milliers à quitter leurs maisons.
Un porte-parole de l’EPA a déclaré que «l’Agence se concentre sur la sécurité des personnes touchées par l’ouragan Harvey et apporte son soutien à l’intervention d’urgence ; elle ne tente pas de politiser une tragédie en cours». .
Un responsable de la Maison Blanche a déclaré de son côté: «À l’heure actuelle, la priorité absolue du gouvernement fédéral, alors que nous travaillons ensemble pour venir en aide aux les autorités étatiques et locales au Texas et en Louisiane, est de protéger la vie et la sécurité de ceux qui vivent dans des zones inondées».
Le président Trump a exprimé à plusieurs reprises des doutes sur le changement climatique et annoncé qu’il sortirait de l’Accord Climatique de Paris. Le 15 août, quelques jours avant l’ouragan au Texas, il a signé une ordonnance révoquant une décision de l’ère d’Obama qui prévoyait que des projets de construction de digues dans les plaines côtières inondables autour du Golfe du Mexique reçoivent une aide fédérale pour faire face aux impacts liés à l’élévation du niveau de la mer en relation avec le changement climatique. Les climatologues avaient averti que les zones côtières qui ont connu une forte croissance de leur population, devront faire face à des inondations plus sévères à mesure que les températures mondiales augmenteront.
La question est la suivante: Combien de catastrophes comme l’ouragan Katrina en Louisiane (29 août 2005) ou l’ouragan Harvey devront frapper les États-Unis pour que les autorités américaines se rendent compte que le changement climatique contribue largement à de tels phénomènes? Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, j’ai réalisé au cours de mes voyages à travers les États-Unis que la population a été conditionnée par le gouvernement à l’idée que le réchauffement climatique que nous connaissons fait partie d’un cycle naturel et que les activités humaines – y compris, bien sûr, les industries américaines – ne sont en aucun cas responsables.
Source: Médias américains.

—————————————-

In the wake of Hurricane Harvey’s disaster in Texas, the Trump administration seems to agree with the president’s word that climate change is a hoax. Not surprisingly, the Environmental Protection Agency (EPA) has just rejected a contention by scientists that the historic rainfall was linked to climate change, calling it “an attempt to politicize an ongoing tragedy.”

Like I did in my previous post, several scientists have said that factors related to global warming have contributed to increased rainfall which has triggered catastrophic flooding in Houston, killing at least 12 people and forcing tens of thousands from their homes.

An EPA spokesman declared that « EPA is focused on the safety of those affected by Hurricane Harvey and providing emergency response support – not engaging in attempts to politicize an ongoing tragedy. »  .

A White House official said: « Right now, the top priority of the federal government as we work together to support state and local authorities in Texas and Louisiana is protecting the life and safety of those in impacted areas. »

President Donald Trump has repeatedly expressed doubts about climate change and has announced he would pull out of the Paris climate agreement. On August 15th, days before the Texas storm, he signed an executive order revoking an Obama-era rule requiring projects built in coastal floodplains around the Gulf of Mexico receive federal aid to account for the impacts of sea-level rise related to climate change.

Climate scientists have said that coastal areas, which have seen a surge in population growth, can expect to grapple with more severe flooding as global temperatures rise.

The question is : How many disasters like Hurricane Katrina in Louisiana (August 29th, 2005) or Hurricane Harvey, will have to strike the U.S. to make American authorities realise that climate change largely contributes to such events? As I put it several times before, I have realised during my trips across the U.S. that the population has been conditioned by the government to the idea that the current global warming is part of a natural cycle and that human activities – which include American industries – are by no means responsible for it.

Source: American news media.

L’ouragan Harvey et le changement climatique // Hurricane Harvey and climate change

La situation actuelle est dramatique à Houston (Texas) car les trombes d’eau qui font suite au passage de l’ouragan Harvey dépassent les prévisions les plus pessimistes. Toute la région de Houston est inondée: les autoroutes sont sous des dizaines de centimètres d’eau, les autorités locales ont demandé aux propriétaires de bateaux de participer aux secours, et la plupart des cours d’eau près de la ville sont sortis de leur lit. Certains modèles climatiques indiquent que ces précipitations intenses vont s’attarder sur la région jusqu’à mercredi soir, en déversant 1,25 mètres d’eau sur Houston et ses alentours. Selon la météorologie nationale, un tel déluge battra tous les records de pluies au Texas.
A une époque où le climat change rapidement, une question se pose inévitablement: Quel rôle le réchauffement climatique provoqué par l’homme a-t-il joué dans le renforcement de l’ouragan?
Les climatologues sont souvent réticents à établir un lien entre un événement météorologique et le changement climatique à l’échelle de la planète. Pourtant, ils expliquent que les caractéristiques de l’ouragan Harvey et l’histoire récente des cyclones tropicaux dans le monde laissent penser que le réchauffement climatique a aggravé la situation.
Il n’est pas forcément facile de comprendre dans quelle mesure le réchauffement climatique a une influence sur la puissance des ouragans. Le changement climatique est provoqué par les émissions de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone et le méthane dans l’atmosphère. Ces gaz empêchent les rayons du soleil d’être réfléchis dans l’espace, ce qui piège la chaleur et augmente la température de l’air dans le monde entier. Cet air plus chaud provoque une évaporation plus rapide, ce qui peut conduire à une plus grande humidité dans l’atmosphère. Toutefois, ce phénomène à lui seul n’explique pas les effets du changement climatique sur Harvey.
L’explication est autre. Au fur et à mesure que l’air se réchauffe, une partie de cette chaleur est absorbée par l’océan, ce qui augmente la température des couches supérieures de l’eau de mer. Harvey a bénéficié d’eaux exceptionnellement chaudes dans le golfe du Mexique. Lorsque l’ouragan s’est dirigé vers Houston la semaine dernière, les eaux de surface près du Texas accusaient une hausse de 1, 5 et 4 degrés Celsius par rapport à la moyenne. Ces eaux océaniques étaient parmi les plus chaudes dans le monde. C’est ainsi qu’une tempête tropicale qui se nourrit de cette chaleur inhabituelle a pu passer de l’état de dépression tropicale à celui d’ouragan de catégorie quatre en 48 heures.
Cela explique également le comportement de Harvey. Au lieu de s’affaiblir comme le font habituellement la plupart des ouragans en touchant les côtes, Harvey s’est renforcé pour atteindre la force 4 avant de s’abattre sur la côte du Texas. Un tel événement n’est pas seulement rare pour les cyclones tropicaux dans l’ouest du golfe du Mexique ; il est carrément unique. Au cours des 30 dernières années, aucun ouragan à l’ouest de la Floride ne s’est intensifié au cours des 12 heures précédant son arrivée sur terre.
Selon les météorologues américains, la contribution humaine à Harvey représente probablement 30 pour cent de la pluviométrie totale provoquée par l’ouragan. Un tel ouragan prend en principe les allures d’une forte tempête susceptibles de causer beaucoup de dégâts, mais dans le cas de Harvey, le changement climatique provoqué par l’homme a amplifié considérablement les conséquences.
Les statistiques concernant la ville de Houston montrent que la situation est différente de ce qu’elle était dans le passé. La ville a connu quatre événements d’inondation remarquables depuis le printemps 2015. On observe également une hausse de 167% des pluies diluviennes par rapport aux années 1950. Comparé aux récents ouragans, Harvey est sans précédent ; c’est le type même d’événements que les scientifiques s’attendent à voir de plus en plus souvent avec le réchauffement de la planète.

Source: Médias américains.

°°°°°°°°°°°°°°°

Alors que les caméras du monde entier sont braquées sur le Texas et Houston sinistrés par l’ouragan Harvey,  Mumbai – anciennement Bombay – souffre aussi des intempéries depuis plusieurs jours. Selon un bilan provisoire, la mousson et les inondations ont tué cinq personnes dans la capitale économique de l’Inde. La mégapole de 20 millions d’habitants était quasiment paralysée. La situation s’est quelque peu améliorée ces dernières heures, depuis que les pluies diluviennes ont baissé d’intensité. Les trains ont repris du service et la circulation routière revient peu à peu à la normale. Les autorités craignent la transmission de maladies avec la propagation des déchets par les eaux, alors que la météo prévoit encore de la pluie dans les prochaines 24 heures.

Si les inondations sont récurrentes pendant la mousson à Mumbai, un tel scénario ne s’était pas produit depuis 2005, lorsque la montée des eaux avait fait 500 morts dans la capitale économique indienne.

Source : Presse internationale.

——————————————

The current situation is terrible in Houston, Texas, as the remnants of Hurricane Harvey seem likely to exceed the worst forecasts that preceded the storm. The entire Houston metropolitan region is flooding: Interstates are under tens of centimetres of water, local authorities have asked boat owners to join rescue efforts, and most of the streams and rivers near the city are in flood stage. Some models suggest that the storm will linger over the area until Wednesday night, dumping 1.25 metres of water in total on Houston and the surrounding area. A statement from the National Weather Service indicates that this would exceed any previous Texas rainfall record.

In an age when the climate is changing rapidly, a natural question to ask is: What role did human-caused global warming play in strengthening this storm?

Climate scientists, who specialize in thinking about the Earth system as a whole, are often reticent to link any one weather event to global climate change. But they say that aspects of the case of Hurricane Harvey, and the recent history of tropical cyclones worldwide, suggest global warming is making a bad situation worse.

It may not be obvious why global warming has anything to do with hurricane strength. Climate change is caused by the release of greenhouse gases like carbon dioxide and methane into the atmosphere. These gases prevent some of the sun’s rays from bouncing back into space, trapping heat in the planetary system and raising air temperatures all over the world. This warmer air causes evaporation to happen faster, which can lead to more moisture in the atmosphere. But that phenomenon alone does not explain climate change’s effects on Harvey.

Storms like Harvey are helped by one of the consequences of climate change: As the air warms, some of that heat is absorbed by the ocean, which in turn raises the temperature of the sea’s upper layers. Harvey benefited from unusually hot waters in the Gulf of Mexico. As the storm roared toward Houston last week, sea-surface waters near Texas rose to between 1.5 and 4 degrees Celsius above average. These waters were some of the hottest spots of ocean surface in the world. The tropical storm, feeding off this unusual warmth, was able to progress from a tropical depression to a category-four hurricane in roughly 48 hours.

This also suggests an explanation for one of Harvey’s strangest and scariest behaviours. Instead of weakening as most storms usually do, Harvey intensified up until the moment of landfall, achieving category-four strength hours before it slammed into the Texas coast. This is not only rare for tropical cyclones in the western Gulf of Mexico: It may be unique. In the past 30 years of records, no storms west of Florida have intensified in the last 12 hours before landfall.

According to U.S. meteorologists, the human contribution to Harvey can be up to 30 percent or so of the total rainfall coming out of the storm. It might have been a strong storm, and it might have caused a lot of problems anyway—but human-caused climate change is amplifying the damage considerably.

Statistics about Houston do show that the situation is different from what it was in the past. The town has seen four 100-year flooding events since the spring of 2015. It also sees 167 percent more heavy downpours than it did in the 1950s. Yet, even compared to recent storms, Harvey is unprecedented—just the kind of weird weather that scientists expect to see more of as the planet warms.

Source: U.S news media.

°°°°°°°°°°°°°°°°

While cameras from around the world are focused on Texas and Houston affected by Hurricane Harvey, Mumbai – formerly Bombay – has also been suffering from bad weather for several days. According to a provisional assessment, the monsoon and the floods killed five people in the economic capital of India. The megalopolis of 20 million inhabitants was virtually paralyzed. The situation has improved somewhat in recent hours, since torrential rains have declined in intensity. Trains have returned to service and road traffic is gradually returning to normal. The authorities fear the transmission of diseases with the spread of waste by the waters, while rain is still forecast in the next 24 hours.
If floods are recurrent during the monsoon in Mumbai, such a scenario had not occurred since 2005, when the rise in water caused 500 deaths in the Indian economic capital.
Source: International Press.

L’ouragan Harvey vu depuis l’espace au moment où il atteint les côtes du Texas (Crédit photo: NASA)

 

Fonte du permafrost dans les Alpes // Permafrost melting in the Alps

Quand je parle de la fonte du permafrost sous l’effet du réchauffement climatique, je fais en général référence aux terres arctiques d’Alaska ou de Sibérie. Il ne faudrait pas pour autant oublier que le permafrost existe également sur nos montagnes à très haute altitude. Certes, ce n’est pas la terre qui gèle, mais les roches des sommets des Alpes ou des Pyrénées sont très sensibles aux variations de température et à leur réchauffement.

Nous venons d’en avoir la triste preuve le 24 août 2017 en Suisse où une masse rocheuse de quatre millions de mètres cubes s’est détachée de la paroi du Piz Cengalo et s’est déversée dans une vallée en direction du petit village de Bondo. Huit randonneurs sont portés disparus et la centaine d’habitants a dû évacuer en urgence. Selon le service sismologique suisse, les vibrations causées par cet effondrement équivalaient à un séisme de magnitude 3.

Cet événement n’est pas vraiment une surprise car des chutes de pierre avaient été enregistrées depuis plusieurs années dans la zone en 2011, 2012, 2016 et le 21 août 2017. Un gros éboulement s’était déjà produit fin 2011 au Piz Cengalo. Environ 1,5 million de mètres cubes de roches étaient tombées dans une vallée inhabitée.

Les effondrements au Piz Cengalo confirment qu’avec la fonte du permafrost dans les Alpes, de nombreux sommets sont en train de partir en miettes et vont continuer à le faire dans les prochaines années. Il ne fait guère de doute que l’éboulement à Bondo a été causé par les fortes chaleurs qui ont fait fondre la glace assez fracturée en altitude. On peut imaginer qu’il y avait du permafrost, avec de la glace qui maintenait les éléments. Avec les grandes chaleurs qu’on a connues récemment, il y a eu fonte de cette glace qui s’est détachée en bloc et est arrivée sur le cours d’eau en dessous. Ce dernier, à son tour, a emporté les matériaux de la chute.

Source : Presse suisse.

Voici des images de l’avalanche de roches à Bondo:

https://youtu.be/Fjfn4bWKABA

——————————————–

When I write about the melting of the permafrost as a result of global warming, I usually refer to the Arctic territories of Alaska or Siberia. It should not be forgotten that the permafrost also exists on our mountains at very high altitude. Of course, it is not the earth that freezes, but the rocks of the summits of the Alps or the Pyrenees are very sensitive to the variations of temperature and their increase.
We have had the sad proof of this on August 24th, 2017 in Switzerland where a rock mass of four million cubic metres broke off the wall of Piz Cengalo and rushed into a valley in the direction of the small village of Bondo. Eight hikers were reported missing and the hundred or so inhabitants had to evacuate in urgency. According to the Swiss seismological service, the vibrations caused by this collapse amounted to an M 3 earthquake.
This event is not really a surprise as stonefalls had been recorded for several years in the area in 2011, 2012, 2016 and on 21 August 2017. A major rockslide had already occurred at the end of 2011 at Piz Cengalo. About 1.5 million cubic metres of rocks had fallen into an uninhabited valley.
The collapse at Piz Cengalo confirms that with the melting of permafrost in the Alps, many peaks are crumbling and will continue to do so in the coming years. There is little doubt that the landslide at Bondo was caused by the latest heatwaves that melted the ice which is fractured at high altitude. One can imagine that behind, there was permafrost, ice that held the elements. With the recent hot weather, this ice melted and broke away as a whole, and then fell in the river underneath, which in turn carried away the materials of the fall.
Source: Swiss Press.

Here are images of the rock avalanche in Bondo:

https://youtu.be/Fjfn4bWKABA

Image extraite du document diffusé sur YouTube

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Fin de la partie ! // Game over !

Le tremor volcanique, enregistré depuis le début de l’éruption, a disparu durant la nuit dernière. En conséquence, la phase éruptive qui a débuté le 14 juillet à 00h50 heure locale s’est terminée le 28 août 2017 à 3h00 heure locale (23h00 TU le 27 août) dans l’indifférence générale, après une agonie de plusieurs semaines.

Source : OVPF.

————————————–

The volcanic tremor, recorded since the beginning of the eruption, disappeared last night. As a consequence, the eruptive episode that began on July 14th at 00:50 (local time) ended on August 28th , 2017 at 3:00 a.m. (local time – August 27th 23:00 UTC) in general indifference, after a slow death that lasted several weeks.

Le Piton de la Fournaise vu depuis l’espace (Crédit photo: Thomas Pesquet)