Piton de la Fournaose : Lente agonie de l’éruption // Slow death of the eruption

It seems that we are heading towards the end of the eruption. Since July 31st, the tremor – which had shown some jolts the previous days – has turned towards a probable final decline. OVPF indicates that « on the field, no more ejections are visible. Most of the activity is now in lava tunnels with a few breakouts. There is little doubt that the eruption is going through its last hours. It will not be remembered as a major event. As I put it earlier, it will have contributed to kindling the debate on the opening of the Enclos. The end of the show will probably close the debate!

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Il semble bien que l’on se dirige vers la fin de l’éruption. Depuis le 31 juillet, le tremor – qui avait montré quelques soubresauts les jours précédents – s’est orienté vers une baisse qui semble définitive. L’OVPF indique que « sur le terrain, plus aucune projection n’est visible. L’essentiel de l’activité se fait désormais en tunnels de lave avec quelques résurgences. » Il ne fait guère de doute que l’éruption vit ses dernières heures. D’ampleur modeste, elle ne restera pas vraiment dans les annales. Comme je l’ai indiqué précédemment, elle aura contribué à relancer le débat sur l’ouverture de l’Enclos. La fin du spectacle mettra probablement tout le monde d’accord !

En souvenirs des jours où l’éruption montrait davantage de vigueur… (Photo: C. Holveck)

 

 

Coups de chaleur à venir en Asie du Sud // Deadly heatwaves soon in South Asia

Une nouvelle étude montre les effets du changement Climatique en Asie du Sud, région où vit un cinquième de la population mondiale. D’ici la fin de ce siècle, le réchauffement climatique pourrait provoquer des vagues de chaleur pendant l’été, avec des niveaux de chaleur et d’humidité qui dépassent ce que les humains peuvent supporter sans protection. Ces vagues de chaleur mortelles pourraient commencer dans seulement quelques décennies et frapper des régions de l’Inde, du Pakistan et du Bangladesh, y compris les bassins fertiles de l’Indus et du Gange qui produisent une grande partie de la nourriture de la région.
Les résultats de cette étude, réalisée par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et la Loyola Marymount University à Los Angeles, ont été publiés dans la revue Science Advances,
L’étude fait suite à un rapport antérieur qui a examiné les vagues de chaleur prévues dans la région du Golfe Persique. Alors que le nombre de jours de chaleur extrême prévus pour cette zone était encore pire que pour l’Asie du Sud, leur impact dans cette dernière région pourrait être beaucoup plus sévère. En effet, si la région du golfe Persique a une population relativement réduite et riche avec peu de terres agricoles, les zones susceptibles d’être les plus touchées dans le nord de l’Inde, le Bangladesh et le sud du Pakistan abritent 1,5 milliard de personnes. Ces zones sont également parmi les plus pauvres. Une grande partie de la population dépend de l’agriculture de subsistance qui nécessite de longues heures de travail dans les champs, sans protection contre le soleil.
La nouvelle analyse s’appuie sur des recherches récentes qui montrent que les effets les plus dangereux de la chaleur pour les humains sont dus à la combinaison de hautes températures et une humidité élevée, phénomène connu sous le nom de « température humide ». Il reflète la capacité de l’humidité à s’évaporer, mécanisme requis pour que le corps humain maintienne sa température interne par l’évaporation de la sueur. À une température humide de 35 degrés Celsius, le corps humain ne peut pas se refroidir suffisamment pour survivre plus de quelques heures.
Une étude antérieure sur les relevés de température et d’humidité montre que dans le climat actuel, les températures humides ont rarement dépassé 31°C sur Terre. Bien que ce rapport antérieur ait montré que cette limite de survie pourrait être dépassée de temps en temps dans la région du Golfe Persique d’ici la fin de ce siècle, les relevés de l’été 2015 ont montré que la limite des températures humides à 35 degrés avait déjà été atteinte, ce qui montre que ces extrêmes pourraient commencer plus tôt que prévu. L’été 2015 a également produit l’une des vagues de chaleur les plus dévastatrices de l’histoire en Asie du Sud, avec quelque 3 500 morts au Pakistan et en Inde.
La dernière étude a examiné les résultats de trois modèles  climatiques sur la vingtaine qui a été réalisée à l’échelle de la planète. Ils ont été sélectionnés car ils correspondent le mieux aux données météorologiques réelles en Asie du Sud. L’étude montre que, à la fin du siècle, s’il n’y a pas de réduction sérieuse des émissions de gaz à effet de serre, les vagues de chaleur contribueront à faire passer les températures humides de 31°C à 34,2°C, ce qui rapprochera du seuil de survie mentionné précédemment.
Dans le cadre du climat actuel, environ 2% de la population indienne est parfois exposée à des températures humides de 32 degrés. Selon cette étude, d’ici 2100, 70% de la population de trouvera dans cette situation et 2% des personnes seront parfois exposées à la limite de capacité de survie de 35 degrés. Comme la région est importante sur le plan agricole, ce n’est pas seulement la population directement touchée par la chaleur qui en souffrira. Avec la perturbation de la production agricole, celle-ci connaîtra un fort déclin tout le monde en souffrira.
Voici une vidéo qui illustre parfaitement la situation:
https://youtu.be/oSJLvs2Il5A

Source: Massachusetts Institute of Technology.

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A new study suggests that by the end of this century, in South Asia, a region where one-fifth of the world’s people live, climate change could lead to summer heat waves with levels of heat and humidity that exceed what humans can survive without protection. These deadly heat waves could begin within as little as a few decades to strike regions of India, Pakistan, and Bangladesh, including the fertile Indus and Ganges river basins that produce much of the region’s food supply.

The results of the new study, performed by researchers of the Massachusetts Institute of Technology and Loyola Marymount University in Los Angeles have just been described in the journal Science Advances,

The study follows an earlier report that looked at projected heat waves in the Persian Gulf region. While the number of extreme-heat days projected for that region was even worse than for South Asia, the impact in the latter area could be vastly more severe. This is because while the Persian Gulf area has a relatively small, relatively wealthy population and little agricultural land, the areas likely to be hardest hit in northern India, Bangladesh, and southern Pakistan are home to 1.5 billion people. These areas are also among the poorest in the region, with much of the population dependent on subsistence farming that requires long hours of hard labour out in the open and unprotected from the sun.

The new analysis is based on recent research showing that hot weather’s most deadly effects for humans comes from a combination of high temperature and high humidity, an index which is measured by a reading known as wet-bulb temperature. This reflects the ability of moisture to evaporate, which is the mechanism required for the human body to maintain its internal temperature through the evaporation of sweat. At a wet-bulb temperature of 35 degrees Celsius, the human body cannot cool itself enough to survive more than a few hours.

A previous study of temperature and humidity records show that in today’s climate, wet-bulb temperatures have rarely exceeded about 31°C anywhere on Earth. While the earlier report showed that this survivability limit would start to be exceeded occasionally in the Persian Gulf region by the end of this century, actual readings there in the summer of 2015 showed that the 35-degree wet-bulb limit had almost been reached already, suggesting that such extremes could begin happening earlier than projected. The summer of 2015 also produced one of the deadliest heat waves in history in South Asia, killing an estimated 3,500 people in Pakistan and India.

The new analysis looked at results from three of the more than 20 comprehensive global climate models, which were selected because they most accurately matched actual weather data from the South Asian region. The study shows that by century’s end, absent serious reductions in global emissions, heat waves would increase from wet-bulb temperatures of about 31°C to 34.2°C, which brings us close to the threshold of survivability.

In today’s climate, about 2 percent of the Indian population sometimes gets exposed to extremes of 32-degree wet-bulb temperatures. According to this study, by 2100 that will increase to about 70 percent of the population, and about 2 percent of the people will sometimes be exposed to the survivability limit of 35 degrees. Because the region is important agriculturally, it is not just those directly affected by the heat who will suffer. With the disruption to the agricultural production, this one will go down and potentially everyone will suffer.

Here is a video that perfectly illustrates the situation:

https://youtu.be/oSJLvs2Il5A

Source: Massachusetts Institute of Technology.

Source: MIT

Piton de la Fournaise: La polémique autour de l’ouverture de l’Enclos Fouqué

A lire dans le Journal de l’Ile de la Réunion :

https://www.clicanoo.re/Une-eruption-pour-le-14-juillet/Societe/Article/2017/08/01/Volcan-ferme_482798

En fait, le Piton de la Fournaise symbolise les problèmes d’accès qui entourent un volcan en période éruptive. On a la même situation sur l’Etna, le Stromboli, le Kilauea, etc.

Il y a quelques années, c’était beaucoup plus facile, mais aujourd’hui, on met en avant le sacro-saint principe de précaution…. J’ai délaissé les sites éruptifs pour d’autres beaucoup plus froids, mais encore autorisés !

Crédit photo: Wikipedia

Belle image de Crater Lake (Etats Unis) // Nice photo of Crater Lake (United States)

La NASA vient de mettre en ligne une excellente image de Crater Lake prise par un astronaute à bord de la Station Spatiale Internationale le 26 juin 2017. Du point de vue technique, la photo a été réalisée avec un appareil photo numérique Nikon D4 équipé d’un objectif de 1150 millimètres
Crater lake se trouve dans la Chaîne des Cascades, dans le sud-ouest de l’Oregon. Il y a encore pas mal de neige dans le secteur de Crater Lake fin juin, et les nuages ​​jettent des ombres sombres sur la surface du lac. On distingue Wizard Island, un cône de cendre en partie caché par les nuages, dans la partie ouest du lac. (Le nord se trouve au bas de la photo.)
Crater Lake se trouve à l’intérieur d’une caldeira qui s’est formée lorsque le Mont Mazama, un volcan composite dont le sommet se dressait à 3 600 mètres, a explosé et s’est effondré lors d’une éruption cataclysmale il y a environ 6 000 ou 8 000 ans.

Le lac se trouve à une altitude de 1 883 mètres. Alimenté par la pluie et la neige, sans rivières qui y entrent ou qui en sortent, Crater (592 mètres de profondeur) est le plus profond aux États-Unis et le neuvième plus profond dans le monde.

En 1902, Crater Lake et les 740 kilomètres carrés qui l’entourent ont été érigés au rang deParc National. En 2016, plus de 750 000 personnes ont visité le parc.
Source : NASA.

Vous obtiendrez une image plus grande en cliquant sur ce lien:
https://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/90000/90647/ISS052-E-8744_lrg.jpg

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NASA has just released a great image of Crater Lake taken by an astronaut aboard the International Space Station on June 26th 2017. From a technical point of view, the photo was taken with a Nikon D4 digital camera using an 1150-millimetre lens

Crater Lake is located in the Cascade Mountains of southwest Oregon. Snow still blankets most of the slopes surrounding the crater in late June, and clouds cast dark shadows on the lake surface. Wizard Island is a cinder cone volcano almost hidden by the clouds over the western part of the lake. (Note that north is to the bottom of the photo.)

Crater Lake is the surface expression of a caldera that formed when Mount Mazama, a composite volcano whose peak once towered 3,600 metres, exploded and collapsed in a catastrophic eruption approximately 6,000 to 8,000 years ago. The lake now stands 1,883 metres above sea level.

Fed by rain and snow, and with no rivers flowing in or out, Crater Lake  (592 metres deep) is the deepest in the United States and ninth deepest in the world.

In 1902, Crater Lake and the surrounding 740 square kilometres were established as Crater Lake National Park. In 2016, more than 750,000 people visited the park.

Crédit photo: NASA

You will get a larger image by clicking on this link :

https://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/90000/90647/ISS052-E-8744_lrg.jpg

 

Vulcania (France) : Un parc d’attractions sympa

Créé il y a tout juste 15 ans, Vulcania, à 15 kilomètres au nord-ouest de Clermont Ferrand (Puy-de-Dôme) se définissait à l’origine comme « un centre français de culture scientifique autour du volcanisme ». Aujourd’hui, c’est devenu un parc d’attractions à thème sur le monde des volcans.

Je viens de le visiter pour la troisième fois depuis sa création. Je voulais le faire découvrir à l’un de mes petits-fils âgé de 12 ans. Je vais vous livrer ses impressions et j’y ajouterai quelques remarques.

Preuve qu’il s’agit bien d’un parc d’attractions, ses moments préférés sont au nombre de trois :

« Dragon Ride » qui fait pénétrer dans les profondeurs de la Terre. Les fauteuils vibrent ; on rencontre quelques monstres souterrains et on ressent la chaleur de la lave….

Le jeune visiteur a aussi aimé le « Réveil des Géants d’Auvergne », autre spectacle qui fait bouger les fauteuils et pendant lequel on est confronté au souffle chaud d’un dragon et à l’haleine humide d’un serpent menaçant !

S’agissant des spectacles « à sensations », il a été déçu par la descente dans les abysses à l’intérieur d’un bathyscaphe. Selon lui « on ne voit pratiquement rien. » A noter que la plupart des spectateurs s’en vont sans rester regarder la fresque projetée à l’extérieur de la salle et qui, il faut bien le reconnaître, est de piètre qualité au niveau des images.

Côté déceptions, l’exploration des « Volcans sacrés » est une excellente idée, mais pourquoi avoir consacré si peu de temps à ceux évoqués au cours de la promenade. Devils’Tower et le Lengai méritent mieux qu’une poignée de secondes ! Mon petit-fils, passionné de mythologie et de légendes, est vraiment resté sur sa faim.

En revanche, il a apprécié le vieux (c’était la 3èmes fois que je le voyais !) film de Pierre Willemin qui porte des « Regards sur les Volcans » du monde. Les images sont belles, mais ce n’est pas la peine de se vanter d’avoir « un écran de 415 m2, l’un des plus grands d’Europe » si le film projeté ne doit en occuper que les deux tiers !!! J’ai vu beaucoup mieux dans ce domaine aux Etats-Unis, que ce soit à West Yellowstone ou à Honolulu!

Globalement, mon petit-fils gardera un bon souvenir des moments passés à Vulcania. S’agissant du niveau scientifique, il regrette l’absence de bornes interactives, plus conviviales, selon lui, que les panneaux explicatifs sur les mouvements des plaques tectoniques, les notions d’accrétion, subduction, etc. Certes, un effort a été fait au niveau du sol, mais ce n’est pas très séduisant. A noter que la Grotte Chauvet-Pont d’Arc, beaucoup plus récente, a mis en place cette technologie interactive qui séduit davantage les adolescents, plus habitués à zapper qu’à lire de longues explications.

C’est l’un des points sur lesquels je pense, en tant qu’adulte, que Vulcania devrait mettre l’accent. Il faut que le parc se renouvelle, à l’exemple du Futuroscope de Poitiers, par exemple. Je sais, cela coûte cher, très cher avec les techniques modernes. Sinon, le public risque vite de se lasser et de ne plus revenir. Un autre effort doit également être fait au niveau de la communication car j’ai vu beaucoup de personnes, le plan du site à la main, ne sachant pas trop où se diriger.

On pourrait aussi critiquer le tarif d’entrée assez élevé (28 euros pour un adulte en haute saison et 19,50 euros pour les enfants de 6 à 16 ans). Si l’on ajoute que la restauration n’est pas donnée elle non plus, cela fait très cher pour la famille classique de deux adultes et deux enfants. On comprend que beaucoup se rabattent sur le pique-nique à midi !

Malgré tout, ne crachons pas dans la soupe. Vulcania a le mérite d’exister. Le site s’intègre remarquablement dans le paysage, et c’est très bien comme ça !

Vulcania, un parc d’attractions au cœur des volcans d’Auvergne   (Photo : C. Grandpey)