Les Alaskiens et le changement climatique // Alaskans and climate change

drapeau-francaisL’Institut de Statistiques de l’Alaska a interviewé en décembre 2016 750 habitants âgés de 18 ans et plus, sélectionnés au hasard, au sujet du changement climatique. 500 entretiens ont été effectués sur des téléphones cellulaires, 250 sur des téléphones fixes. Ils ont été réalisés en fonction des différentes régions de l’Etat, ainsi que des différentes tranches d’âge, et des différentes ethnies
L’enquête a révélé qu’une grande partie des habitants de l’Alaska s’inquiètent du réchauffement ou du changement climatique, même si leurs inquiétudes diffèrent considérablement
Globalement, le sondage a révélé que près de 72 % des Alaskiens s’inquiètent au moins «un peu» du changement climatique, alors que 26,7 % ont dit qu’ils n’ont jamais partagé cette inquiétude.
Au niveau des régions, le sud de l’Alaska, à l’exception d’Anchorage, est le moins inquiet du changement climatique, avec 34,3 % de personnes qui affirment qu’elles n’ont jamais été inquiètes. Très logiquement, 5 % des Démocrates ne sont pas inquiets, tandis que parmi les Républicains, ce nombre est de 45,7 %.
En examinant l’enquête dans le détail, on s’aperçoit que 24% des habitants de l’Alaska s’inquiètent «beaucoup», 24,4% «moyennement», 23,9% «un peu», 26,7% «pas du tout» et 1% n’ont pas vraiment d’opinion sur le sujet.
Comme je l’ai écrit précédemment, j’ai été personnellement surpris des réactions des Américains que j’ai rencontrés dans différentes parties des États-Unis. Bien que la plupart d’entre eux soient conscients du changement climatique, ils ont nié toute responsabilité humaine et attribué le phénomène à un cycle naturel.

Pendant de temps, les glaciers et la banquise continuent de fondre…

Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisThe Alaska Survey interviewed in December 2016 750 randomly selected Alaskans aged 18+, randomly selected, about climate change. 500 interviews were conducted on cellphones, 250 on landlines.

The survey revealed that a strikingly large portion of Alaskans worry about global warming or climate change, though they differ significantly in how much they worry.

The poll showed nearly 72 percent of Alaskans worried at least « a little » about climate change, while 26.7 percent said they never did.

Regionally, Southcentral Alaska, not including Anchorage, had the fewest worries about climate change, with 34.3 percent saying they never worried about it. Only 5 percent of Democrats said they never worried about climate change, while among Republicans, that number was 45.7 percent.

Looking at the details of the survey, it appears that statewide 24% worry “a great deal”, 24.4% “a fair amount”, 23.9% “a little”, 26.7% “not at all” and 1% are “not sure”.

As I put it before, I was personally surprised at the reactions of The American people I met in different parts of the U.S. Although most of them were aware of climate change, they denied any human responsibility and attributed the phenomenon to a natural cycle.

Meantime, the glaciers and the icefield keep melting away…

Source: Alaska Dispatch News.

sondage

Résultats du sondage pour l’ensemble de l’Etat d’Alaska

(Source: Alaska Survey Research)

Vers un refroidissement de l’Arctique ? Pas si sûr ! // Toward some cooling of the Arctic ? Not so sure!

drapeau-francaisSelon les météorologues américains, les conditions chaudes inhabituelles qui persistent dans les eaux au large de l’Alaska et de la côte ouest des Etats-Unis semblent aujourd’hui en train de s’affaiblir. Selon les prévisions saisonnières, les eaux du Golfe d’Alaska devraient être à peine plus chaudes que la normale l’été prochain. Toutefois, les températures élevées qui sont apparues à la fin de l’année 2013 et ont semblé si exceptionnelles deviendront probablement la norme dans les prochaines décennies. Les chercheurs affirment que si les émissions de carbone continuent sur leur trajectoire actuelle, les températures moyennes d’avril à juin dans le Golfe d’Alaska au cours de la seconde moitié du 21ème siècle devraient dépasser de 3,2 degrés Celsius celles de la seconde moitié du 20ème siècle.
Dans la Mer de Béring, où la glace de mer devrait disparaître même en hiver, les températures moyennes de la surface de la mer en été devraient être de 4 degrés Celsius supérieures à celles de la seconde moitié du 20ème siècle.
Il y a des fortes chances pour que les eaux inhabituellement chaudes du Pacifique Nord aient eu pour conséquence une série de maladies et de morts animales ainsi qu’une importante prolifération d’algues et autres bizarreries marines au cours des dernières années. Par exemple, des dizaines de baleines ont été retrouvées mortes en 2015 et 2016 dans le Golfe d’Alaska. Des dizaines de milliers de cadavres de guillemots ont été découverts depuis le printemps dernier sur les plages du Golfe d’Alaska. Une hécatombe sans précédent de macareux huppés a eu lieu l’automne dernier le long des côtes de l’île Saint-Paul dans la Mer de Béring. On a retrouvé des loutres de mer malades ou mortes dans la baie de Kachemak en 2015, probablement à cause de toxines produites par des algues.
L’eau chaude qui semble être la cause de ces problèmes ne se trouve pas seulement dans la couche supérieure de la mer. Elle atteint environ 80 mètres de profondeur au large de l’Alaska et 200 mètres dans certains endroits
Selon les météorologues, le réchauffement du climat au cours des trois dernières années est probablement un aperçu de ce qui nous attend dans les prochaines décennies. Comme l’a dit un chercheur: «Le récent réchauffement annonce ce que seront probablement les conditions dans les années 2040 et 2050. »
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisAccording to U.S. meteorologists, the unusual warm conditions that have persisted in the waters off Alaska and the West Coast now appear to be diminishing. Seasonal forecasts are calling for only a slightly warmer-than-normal Gulf of Alaska for next summer. The higher temperatures that emerged at the end of 2013 and seemed so remarkable are likely become the norm in future decades. Researchers say that if carbon emissions continue on their current path, average April-to-June sea-surface temperatures in the second half of this century are expected to be 3.2 degrees Celsius higher in the Gulf of Alaska than they were in the second half of the 20th century.

In the Bering Sea, where sea ice is expected to disappear even in winter, average sea-surface temperatures in summer are expected to be 4 degrees Celsius higher than they were in the second half of the 20th century.

The unusually warm waters in the North Pacific are believed to be linked to a series of animal illnesses and deaths, big algal blooms and marine oddities over the past few years. For instance, dozens of whales were found dead in 2015 and 2016 in the Gulf of Alaska. Tens of thousands of dead common murres have been found since last spring on Gulf of Alaska beaches. An unprecedented die-off of tufted puffins was discovered this past fall along the coasts of St. Paul Island in the Bering Sea. Sea otters in Kachemak Bay were found sick or dead in 2015 from what appeared to be algal-produced toxins.

The warm water believed to be linked to these problems was not just at the top layer of the sea. It reached about 80 metres in depth off Alaska and 200 metres in some spots

According to meteorologists, the long-term warming is likely to make the climate event of the past three years a preview of what is to come in future decades. Said one researcher: « This recent  warm-up is kind of going to be more typical of what conditions are going to be in the 2040s and 2050s. »

Source: Alaska Dispatch News.

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Victimes du réchauffement climatique: La glace et les loutres de mer.

(Photos: C. Grandpey)

Bogoslof (Alaska): Encore et encore ! // Again and again !

drapeau-francaisUne éruption de type explosif a débuté ce matin à 6h50 (heure locale) sur le Bogoslof. Elle a généré un panache qui est monté jusqu’à 9000 mètres d’altitude. Le nuage a été observé sur les images satellitaires à 7 heures ; il s’est ensuite dirigé vers le SE et vers le NE en maintenant une altitude d’environ 6000 mètres. Le nuage était riche en glace mais il contenait probablement aussi de la cendre. Cette éruption a été du même type que les précédentes.

La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au ROUGE.

Source : AVO.

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drapeau-anglaisAn explosive eruption began at 06:50 (local time) this morning at Bogoslof Volcano. It produced a cloud that rose up to 9,000 metres. The cloud was observed in satellite at 07:00 and then spread towards the southeast at lower altitudes, and to the northeast at altitudes above about 6,000 metres. The cloud was ice-rich, but likely contained volcanic ash. This event appears similar in size to others in the ongoing eruptive sequence.
The Aviation Colour Code remains at RED.

Source : AVO.

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Modifications apportées aux rivages de l’Ile Bogoslof suite à l’activité éruptive entre le 11 et le 24 janvier 2017 (Source: AVO)

Nouvelle vidéo de l’éruption du Kilauea (Hawaii) // New video of the Kilauea eruption (Hawaii)

drapeau-francaisUn hélicoptère de la compagnie Paradise Helicopters a effectué un survol de l’éruption du Kilauea le jeudi 19 janvier 2017. Les bonnes conditions météorologiques ont permis de faire des observations intéressantes du Pu’uO’o, et plus particulièrement du lac de lave dans la partie orientale du cratère. La vidéo peut être vue à cette adresse:
Https://youtu.be/UYIQzg6loHo

Le bras secondaire de la coulée 61g dont le front se trouve à 2,5 km au NE du Pu’uO’o est à peine actif et « semble sur le point de se tarir », selon un photographe à bord de l’hélicoptère.
Le bras principal de la coulée 61g continue à déverser d’importants volumes de lave dans l’océan Pacifique à Kamokuna juste à l’intérieur du Parc des Volcans. L’entrée de la lave se situe sur le côté est, alors que l’ancienne entrée ouest reste totalement inactive. Aucun delta de lave n’a encore commencé à se former.
Le pilote de l’hélicoptère a pu voir, une nouvelle fois, le bateau d’une agence de voyage à moins de 20 mètres de l’arrivée de la lave dans l’océan. Les bateaux et les pilotes d’hélicoptères ne sont pas autorisés à s’approcher à moins de 300 mètres de l’entrée de lave, mais les bateaux continuent à aller au plus près.
Source: Big Island Now.

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drapeau-anglaisA Paradise Helicopter could fly over Kilauea’s current eruption on Thursday, January 19th 2017. The good weather conditions allowed to make good observations of Pu’uO’o, and more particularly the lava lake in the eastern part of the vent. The video can be seen at this address:

https://youtu.be/UYIQzg6loHo

The lava flow whose front lies 2.5 km NE of Pu’uO’o is barely active and “appears to be dying,” according to a photographer’s report.

The main 61g flow keeps dumping tons of lava into the Pacific Ocean at Kamokuna just inside Hawai‘i Volcanoes National Park. The main ocean entry is located on the eastern side, whereas the past western entry is still inactive. No lava delta has yet begun to form.

The helicopter pilot could see one tour boat, once again, within 20 metres of the ocean entry. Boat and helicopter pilots are restricted to 300 metres from the ocean entry, but the boats continue to sail very close to it.

Source: Big Island Now.

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Lac de lave dans le cratère du Pu’uO’o en 2006 (Photo: C. Grandpey)