Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

drapeau-francaisDepuis le 7 octobre, on observe une tendance au gonflement du Kilauea. Comme cela se produit habituellement, le lac de lave dans la bouche active du cratère de l’Halema’uma’u réagit à cette tendance et le niveau de la lave monte dans la bouche. Le 12 octobre, la lave se trouvait à seulement 12 mètres sous la lèvre, avant de redescendre à une vingtaine de mètres le lendemain car le Kilauea amorçait un dégonflement. Depuis la mi-journée du 13 octobre, on observe une nouvelle tendance à l’inflation. Il est pratiquement certain que la lave va remonter et il se pourrait bien qu’elle finisse par déborder dans les prochaines heures ou les prochains jours. L’activité n’a pas évolué de manière significative sur les autres zones actives, que ce soit le Pu’uO’o ou la coulée 61g qui continue à entrer dans l’Océan Pacifique sur le site de Kamokuna.

Source : HVO.

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drapeau-anglaisSince October 7th, Kilauea volcano has been showing a slow but steady inflation. As usually happens, the lava lake in the active vent of Halema’uma’u crater is responding to this trend and the level of lava rises in the vent. On October 12th, lava was only 12 meters below the rim, before dropping to twenty meters the next day because Kileaua had started deflating. Since mid-day on October 13th, a new inflationary trend has been observed. It is almost certain that lava will rise again and it might eventually overflow in the next few hours or the next few days. Activity has not changed significantly in the other active areas, whether Pu’uO’o or the 61g lava flow which keeps entering the Pacific Ocean at Kamokuna.
Source: HVO.

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Déformation du Kilauea au cours des derniers jours (Source: HVO)

Un nouvel hiver chaud pour l’Alaska? // Another warm winter for Alaska ?

drapeau-francaisAlors que certains météorologues européens prédisent un hiver très froid sur le Vieux Continent, les Alaskiens se demandent si les prochains mois seront une répétition de l’hiver chaud de l’année dernière.
Autrefois, une fois passé l’équinoxe d’automne et quand les jours commençaient à raccourcir, l’hiver arrivait rapidement à Barrow, la ville la plus septentrionale de l’Alaska. Cette époque est maintenant révolue ! Aujourd’hui, le mois d’octobre à Barrow fait partie d’un automne doux. L’eau de l’océan qui, dans le passé, commençait à se couvrir d’une bonne couche de glace en octobre est maintenant à l’air libre. Depuis 2001, la température de l’air est bien supérieure à la moyenne et Barrow connaît désormais des conditions automnales semblables à celles que l’on rencontre en Scandinavie.
Jusqu’à présent, l’automne 2016 à Barrow est identique à celui que la ville a connu ces dernières années. Depuis le début du mois d’octobre, les températures enregistrent de nouveaux records ou approchent les précédents, et la glace n’est toujours pas arrivée sur la mer. Rien à l’horizon !
Tout semble indiquer que cette tendance va se poursuivre. Selon le  National Snow and Ice Data Center, l’étendue minimale de la glace de mer pour 2016 correspond au record de 2007. De plus, la qualité de cette glace se détériore. Les analyses montrent que seulement 3,1% de la glace présente durant le minimum de cette année était âgés de quatre ans ou plus. Au milieu des années 1980, le tiers de cette même glace avait survécu à au moins quatre saisons de fonte.

Selon le National Weather Service, l’ensemble de l’Alaska devrait connaître un mois d’octobre et une fin d’automne, voire un début d’hiver, plus chauds que la moyenne. Après cela, le Centre de Prévision Météorologique prévoit des températures plus chaudes que la moyenne dans certaines régions du nord et de l’ouest de l’Alaska, mais le reste de l’Alaska devrait traverser un hiver plus normal dans les mois à venir. L’hiver 2016-2017 ne devrait pas être une répétition du précédent où les températures ont battu tous les records. La douceur de l’hiver dernier s’explique par la présence du phénomène El Niño. À cela s’est ajoutée la chaleur de la masse d’eau chaude du Pacifique Nord apparue à la fin de l’année 2013 – le fameux « Blob » – sans oublier l’Oscillation décennale du Pacifique, variation de la température de surface de la mer qui déplace la trajectoire des systèmes météorologiques de manière cyclique sur une période de plusieurs décennies.

Cependant, certains facteurs montrent que le réchauffement sera toujours présent l’hiver prochain. La perte de glace de mer continuera d’affecter le secteur de North Slope, et le retour du « Blob » aura un effet sur les températures du sud de l’Alaska. La masse d’eau chaude s’est renforcée au cours de l’été car un front de hautes pressions sur le nord-est du Pacifique a entraîné un ciel clair qui a permis au soleil de chauffer la surface de l’océan.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisWhile some European meteorologists are predicting a very cold winter on the Old Continent, Alaskans are wondering whether the coming months will be a rerun of last year’s super warm winter.

Winter used to rush quickly into Barrow, Alaska’s northernmost town once the autumn equinox had passed and the days started getting short. No more. Now October in Barrow has become a season of mild fall weather. Ocean waters that in the past developed solid ice covers are now open in October, air temperatures since 2001 have been well above long-term averages for the month and Barrow is settling into a pattern with autumn conditions more similar to those found in Scandinavia.

So far, the autumn in 2016 is fitting right into the new normal for the town. Temperatures since late last week have hit daily records or come close, and deep freeze has yet to arrive. There’s not even any ice out on the horizon right now.

All indications are that the spiral will continue. This year’s seasonal minimum ice extent tied 2007 for the second-lowest in the satellite record, according to the National Snow and Ice Data Center. Moreover, the quality of that ice is deteriorating, too. Preliminary analysis shows that only 3.1% of the ice that remained at this year’s minimum was four years old or older.. In the mid-1980s, a third of the summer minimum ice was old enough to have survived at least four melt seasons.

All of Alaska is also expected to have a warmer-than-average October and late-fall/early winter, according to the National Weather Service. After that, the Climate Prediction Center forecasts high probabilities for warmer-than-average temperatures in parts of northern and western Alaska, but the rest of Alaska appears to be setting up for a more normal winter. The coming months should not be a rerun of last year when temperatures hit records. Last winter was warmed by a record El Nino cycle. At that, warmth was helped along by the mass of persistently warm North Pacific water that appeared in late 2013 – the so-called « Blob » – and the multiyear Pacific Decadal Oscillation pattern was in a positive (warm) phase last winter.

However, some warming factors do remain for the coming winter. Loss of sea ice will continue to affect the North Slope, and the Blob is back to influence southern Alaska. The mass of warm water was intensified over the summer because a ridge of high pressure over the northeast Pacific created clear skies that allowed solar heat to beat down on the upper ocean.

Source: Alaska Dispatch News.

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L’été 2016 a été particulièrement ensoleillé et chaud en Alaska. Le Denali se dressait majestueusement et les glaciers resplendissaient au soleil… (Photos: C. Grandpey)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Retour au calme // Back to normal

drapeau-francaisLes semaines se suivent et ne se ressemblent pas sur le Piton de la Fournaise ! Dans un bulletin diffusé le 26 septembre, l’OVPF indiquait que la sismicité restait relativement soutenue. Suite à la légère déflation observée au cours de l’éruption, une inflation de l’édifice était de nouveau observée depuis le 18 septembre, signifiant – selon l’OVPF – une mise en pression et l’accumulation de magma en profondeur. Enfin, on enregistrait une hausse des concentrations en H2S et SO2 dans les fumerolles sommitales. On n’était pas loin de penser que le volcan allait se remettre en route. Mais non !

Dans son dernier bulletin du 10 octobre, l’OVPF nous apprend que depuis la fin de l’éruption le 18 septembre 2016 et jusqu’au 10 octobre, l’OVPF a enregistré 110 séismes volcano-tectoniques superficiels sous les cratères sommitaux. Toutefois, depuis le 26 septembre, la fréquence des séismes a diminué et est passée à moins de 5 séismes par jour.

L’inflation de l’édifice volcanique qui a suivi la fin de l’éruption a nettement ralenti depuis le 3 octobre et, depuis le 6 octobre, les déformations sommitales de l’édifice sont faibles.

Les concentrations en CO2 dans le sol sont faibles.

En principe, il ne devrait rien se passer dans les prochaines semaines, mais avec le Piton, on ne sait jamais !

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drapeau-anglaisThe weeks follow each other but are not alike on the Piton de la Fournaise! In a bulletin issued on September 26th, OVPF indicated that seismicity remained elevated on the volcano. Following the slight deflation observed during the eruption, inflation of the edifice had again been observed since September 18th, meaning – according to OVPF – pressurization and accumulation of magma in depth. Finally, the Observatory recorded an increase in concentrations of H2S and SO2 in the summit fumaroles. We were not far from thinking that the volcano would erupt again. But no !
In its latest bulletin of 10 October, OVPF informss us that from the end of the eruption on September 18th to October 10th, OVPF recorded 110 volcano-tectonic earthquakes beneath the summit craters. However, since September 26th, the frequency of earthquakes has decreased with fewer than 5 earthquakes per day.
The inflation of the volcanic edifice that followed the end of the eruption has slowed sharply since October 3rd and, since October 6th, the summit deformations have been low.
CO2 concentrations in the soil are low too.
All this means there should not be an eruption in the coming weeks, but with the Piton, you never know!

Piton Fournaise

Crédit photo: Wikipedia.

Renconstitution 3D d’une maison de Pompéi // 3D renconstruction of a Pompeii house

drapeau-francaisEn associant l’archéologie traditionnelle et la technologie 3D, les chercheurs de l’Université de Lund en Suède ont réussi à reconstruire une maison de Pompéi et à la présenter telle qu’elle était avant l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C.
Après le tremblement de terre catastrophique qui a secoué l’Italie en 1980, le conservateur des ruines de Pompéi a invité la communauté internationale à effectuer des recherches sur cette ville avant qu’elle se détériore encore davantage. C’est ainsi que le Projet Pompéi a commencé à l’Institut suédois de Rome en 2000.
Depuis 2010, les recherches sont gérées par le département d’archéologie et d’histoire ancienne de l’Université de Lund. Les quartiers de la ville de Pompéi ont été scannés pendant un travail sur le terrain en 2011-2012 et les premiers modèles 3D de la ville sont maintenant terminés. Ils montrent ce qu’était la vie des habitants de Pompéi avant l’éruption du Vésuve. Les chercheurs ont même réussi à réaliser une reconstruction détaillée d’une grande maison, appartenant à Caecilius Iucundus, un homme riche de cette époque.
Entre autres choses, les chercheurs ont découvert des surfaces de plancher datant de l’année 79 ; ils ont effectué des études détaillées de l’évolution de la construction à travers l’histoire, nettoyé et documenté trois grandes propriétés, une taverne, une laverie, une boulangerie et plusieurs jardins. Dans un jardin, ils ont découvert que certains des robinets qui alimentaient une étonnante fontaine fonctionnaient au moment de l’éruption; l’eau jaillissait encore quand la pluie de cendres et de ponce s’est abattue sur Pompéi.
Les chercheurs ont parfois aussi trouvé des vestiges parfaitement intacts. Dans un magasin ils ont découvert trois fenêtres en parfait état (fabriquées à partir de gypse translucide cristallin) de la Rome antique, empilées les unes contre les autres. En étudiant les systèmes d’alimentation en eau et les égouts, ils ont pu comprendre les hiérarchies sociales de l’époque, et constater que les détaillants et les restaurants étaient tributaires des grandes familles riches pour l’eau, en sachant que les conditions se sont améliorées dans les années qui ont précédé l’éruption.
Un aqueduc a été construit à Pompéi, ce qui a permis aux habitants de ne plus avoir à compter sur les puits ou les réservoirs d’eau de pluie que possédaient les grandes familles riches.
Voici deux vidéos montrant la maison reconstruite:
https://youtu.be/btJPddjWQVc

https://youtu.be/ETd7pszxhnc

Source Université de Lund

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drapeau-anglaisBy combining traditional archaeology with 3D technology, researchers at Lund University in Sweden have managed to reconstruct a house in Pompeii to its original state before the volcano eruption of Mount Vesuvius in 79 A.D..

After the catastrophic earthquake in Italy in 1980, the Pompeii city curator invited the international research community to help document the ruin city, before the state of the finds from the volcano eruption in AD 79 would deteriorate even further. The Swedish Pompeii Project was therefore started at the Swedish Institute in Rome in 2000.

Since 2010, the research has been managed by the Department of Archaeology and Ancient History in Lund. The Pompeii city district was scanned during the field work in 2011–2012 and the first 3D models of the ruin city have now been completed. The models show what life was like for the people of Pompeii before the volcano eruption of Mount Vesuvius. The researchers have managed to complete a detailed reconstruction of a large house, belonging to the wealthy man Caecilius Iucundus.

Among other things, the researchers have uncovered floor surfaces from AD 79, performed detailed studies of the building development through history, cleaned and documented three large wealthy estates, a tavern, a laundry, a bakery and several gardens. In one garden, they discovered that some of the taps to a stunning fountain were on at the time of eruption ; the water was still gushing when the rain of ash and pumice fell over Pompeii.

The researchers occasionally also found completely untouched layers. In a shop were three intact windows (made out of translucent crystalline gypsum) from Ancient Rome, stacked against each other. By studying the water and sewer systems they were able to interpret the social hierarchies at the time, and see how retailers and restaurants were dependent on large wealthy families for water, and how the conditions improved towards the end, before the eruption.

An aqueduct was built in Pompeii, enabling residents to no longer having to rely on a few deep wells or the tanks of collected rainwater in large wealthy households.

Here are two videos showing the reconstructed house:

https://youtu.be/btJPddjWQVc

https://youtu.be/ETd7pszxhnc

Source University of Lund

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Intérieur d’une maison à Pompéi (Photo: C. Grandpey)