Nouveau séisme dans le centre de l’Italie // New earthquake in Central Italy

drapeau-francais26 october (23 heures): Un puissant séisme de M6.1 a de nouveau frappé le centre de l’Italie à 19h18 (TU) le 26 octobre 2016. Selon l’USGS, l’événement a eu lieu à une profondeur de 10 km. L’épicentre a été localisé à 31 km au SO de Macerata, 62 km au SO d’Ancone, et 144 km au NE de Rome .
Cette région a déjà été frappée par un séisme de M6.2 le 24 août 2016 qui a tué près de 300 personnes.  .
C’était la treizième secousse enregistrée dans cette région depuis un événement de M5.5 à 17:10 (TU) qui a provoqué des coupures de courant dans toute la région, la fermeture d’une route et provoqué un mouvement de panique parmi la population. Il est fait état de dégâts aux bâtiments, mais on ne recense pas de victimes.

27 octobre (9 heures): La terre continue de trembler ce matin dans le centre de l’Italie. Depuis 19h10 hier (quand s’est produit le séisme de M 5,4), on a enregistré plus de 200 événements dont plus de 40 d’une magnitude comprise entre M 3 et M 4, trois secousses entre M 4 et M 5:et deux d’une magnitude supérieure à M 5. Depuis le 24 août 2016, on a comptabilisé plus de 18000 événements dans une zone de plus de 60 kilomètres qui se prolonge le long des Apennins. 290 séismes avaient des magnitudes comprises entre 4 et 5 et 4 présentaient une magnitude de M 5.
Les fortes secousses ressenties le 26 octobre au soir font partie du même système qui a déclenché le séisme du 24 août. Selon l’INGV, il pourrait s’agir de l’activation d’une nouvelle faille, probablement liée au nord à celle qui a généré le séisme du mois d’août dernier.

Ce matin, il s’avère que les secousses enregistrées hier soir n’ont causé que des dégâts matériels. Il n’y a que quelques blessés légers. Une personne est décédée d’une crise cardiaque. La première secousse a déclenché un mouvement de panique qui a fait sortir les gens des maisons. C’est ce qui explique que la deuxième secousse, pourtant plus forte, n’a pas fait de victimes.

 

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drapeau-anglais26 October (23:00): A strong and shallow earthquake registered M6.1 hit central Italy at 19:18 UTC on October 26th, 2016. According to USGS, the event occurred at a depth of  10 km. The epicenter was located 31 km SW of Macerata, 62 km SW of Ancona, and 144 km NE of Rome..

This region was hit by a powerful M6.2 earthquake on August 24th, 2016 that killed nearly 300 people.

This is the 13th earthquake registered in this region since an M5.5 event at 17:10 UTC which knocked out power throughout the region, closed a major highway and sent panicked residents into the streets. There were scattered reports of damage to buildings, but no immediate reports of victims.

27 October (9:00): The Earth is still trembling this morning in Central Italy. Since 19:10 last night (when the M 5.4 earthquake occurred), more than 200 events have been recorded, including 40 with magnitudes between M 3 and M 4, two with magnitudes between M 4 and M 5, and two events greater than M 5. Since August 24th, 2016, there have been over 18,000 events in an area of over 60 km which extends along the Apennines. 290 earthquakes had magnitudes between M 4 and M 5 and 4 had a magnitude of M 5.
The strong shaking felt on October 26th in the evening is part of the same system that triggered the earthquake on 24 August. According to INGV, it could be the activation of a new fault, probably linked north to the one that generated the earthquake last August.

This morning, it turns out that the tremors recorded last night only caused material damage. Only a few minor injuries have been reported. One person died of a heart attack. The first quake triggered panic which sent people out of their houses. This is why the second quake, however stronger, caused no casualties.

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Source: CSEM / EMSC.

Conséquences environnementales de la guerre en Iraq // Environmental consequences of the war in Irak

drapeau-francaisLes images satellite mises en ligne par la NASA montrent un panache de dioxyde de soufre (SO2) en provenance de la mine et de l’usine de traitement de soufre d’Al-Mishraq près de Mossoul, en Irak. Les images montrent également un panache de fumée noire en train de s’échapper du champ de pétrole de Qayyarah. Les deux panaches sont la conséquence de la guerre qui fait rage au Moyen-Orient.
Déjà en juin 2003, les scientifiques de la NASA avaient utilisé des satellites pour analyser la quantité de dioxyde de soufre envoyée dans l’atmosphère par un incendie à cette même mine de soufre. Ils avaient calculé que le feu, qui a brûlé pendant près d’un mois, émettait 21 kilotonnes de SO2 par jour. C’est quatre fois plus que ce que rejette chaque jour le plus grand émetteur de dioxyde de soufre au monde, la fonderie de Noril’sk en Russie.
Treize ans plus tard, l’histoire semble se répéter. Un incendie dans la même usine de traitement de soufre en Irak envoie d’énormes quantités de SO2 dans l’atmosphère. De nouveau, les scientifiques observent les événements en temps réel, avec davantage d’instruments satellitaires à leur disposition. Les émissions de SO2 en provenance de l’incendie sont déjà importantes. Si le dioxyde de soufre provenait d’un volcan, ce serait déjà l’une des plus grandes éruptions de 2016.
Dans les premiers jours, l’incendie – qui a été détecté le 20 octobre – ne semblait pas être particulièrement violent et les premières observations laissaient supposer qu’une grande partie du dioxyde de soufre se concentrait dans la couche limite et la basse troposphère, avec un impact sur la qualité de l’air et donc sur la santé. Plus récemment, le SO2 a atteint des altitudes plus élevées où il peut être véhiculé sur de longues distances. Selon des articles de presse, deux personnes sont mortes après avoir respiré des vapeurs de soufre, et un millier d’autres ont été traitées pour des problèmes respiratoires.
La carte ci-dessous montre l’étendue du panache dans l’atmosphère le 24 octobre 2016. Sur l’image satellite, le panache de l’usine de soufre d’Al-Mishraq est grisâtre tandis que celui émis par le champ de pétrole de Qayyarah est carrément noir.

Source: NASA.

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drapeau-anglaisSatellite images released by NASA show one sulphur dioxide (SO2) plume from the Al-Mishraq sulphur mine and processing facility near Mosul, Iraq . They also show a black smoke plume emitted by the Qayyarah oil field. Both plumes are consequences of the war that rages in the Middle East.

Back in June 2003, NASA’s atmospheric scientists had used satellites to track how much sulphur dioxide streamed into the atmosphere from a fire at this same sulphur mine. They calculated that the fire, which burned for nearly a month, released 21 kilotons of SO2 per day. That is roughly four times as much as is emitted each day by the world’s largest single-source emitter of sulfur dioxide, a smelter in Noril’sk, Russia.

Thirteen years later, history seems to be repeating itself. A fire at the same sulphur facility in Iraq is emitting tremendous quantities of SO2 into the atmosphere. Once again, this group of scientists is closely watching the events in real time, with a more capable set of satellite instruments at their disposal. Already, SO2 emissions from the fire have been significant. If the sulphur dioxide were coming from a volcano rather than a fire, it would already be among the largest eruptions of 2016.

In the first few days, the fire – which was first detected on October 20th – did not appear to be particularly energetic and preliminary observations suggested that much of the sulphur dioxide remained in the boundary layer and the lower troposphere, which accentuates the impact on air quality and health. More recently, SO2 has been lofted to higher altitudes where it may undergo long-range transport. According to news reports, two people have died after breathing sulphur fumes, and up to 1,000 people have been treated for breathing problems.

The map below shows the extent of the plume within the planetary boundary layer on October 24th, 2016. On the satellite image, the plume from the Al-Mishraq sulphur plant appears white-gray. Smoke plumes from the Qayyarah oil field are black.  Source: NASA.

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Etendue du nuage de dioxyde de soufre (Source: NASA)

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Image satellite des deux sources de pollution en Iraq (Source: NASA)