Record de chaleur hivernale en Nouvelle Zélande // Record winter heat in New Zealand

Les saisons sont inversées dans l’hémisphère sud. L’hiver austral qui vient de se terminer en Nouvelle-Zélande a été le plus chaud jamais enregistré, et les scientifiques affirment que le changement climatique est responsable de cette hausse des températures.

L’Institut national de recherche sur l’eau et l’atmosphère de Nouvelle-Zélande vient d’annoncer que pendant les trois mois d’été, jusqu’en août, la température moyenne en NZ a été de 9,8°C Celsius. C’est 1,3°C de plus que la moyenne sur le long terme et 0,2°C de plus que le précédent record enregistré en 2020. Les archives météorologiques remontent à 1909, mais la plupart des hivers les plus chauds sont récents.

Les météorologues néo-zélandais ont noté que des vents plus chauds que d’habitude ont soufflé du nord et la température de la mer a été plus chaude. Ils ajoutent que la tendance au réchauffement va de pair avec la concentration de dioxyde de carbone, qui est passée en Nouvelle-Zélande de 320 parties par million il y a 50 ans à environ 412 ppm aujourd’hui.

Les chutes de neige à basse altitude ont été bien inférieures à la moyenne au cours de l’hiver écoulé, car elles ont souvent été remplacées par de la pluie, ce qui pourrait entraîner une baisse du niveau des rivières plus tard dans l’année. En effet, il y aura moins d’eau de fonte, ce qui pourrait avoir un impact sur l’irrigation des cultures.

Il y a également eu davantage d’événements météorologiques extrêmes, notamment de graves inondations en certains endroits et des périodes de sécheresse dans d’autres régions. De tels changements exercent une pression sur les écosystèmes naturels et avec le temps, des espèces seront menacées d’extinction.

Les écologistes néo-zélandais ont déclaré que les gouvernements précédents avaient beaucoup parlé du changement climatique mais n’avaient pas fait grand-chose pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cependant, de bonnes politiques gouvernementales sont désormais en place, notamment un engagement de neutralité carbone d’ici 2050.

Source : presse néo-zélandaise.

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Seasons are inverted in the South Hemisphere. The southern winter that just ended in New Zealand was the warmest ever recorded, and scientists say that climate change is driving temperatures ever higher.

For the three months through August, the average temperature was 9.8°C Celsius, according to New Zealand’s National Institute of Water and Atmospheric Research. That’s 1.3°C above the long-term average and 0.2°C higher than the previous record posted last year. Scientists have been keeping records since 1909, but most of the warmest winters have been recent.

NZ meteorologists have noted that there were more warm winds than usual from the north and warmer sea temperatures. They say the warming trend can be tracked through carbon dioxide concentration, which has increased in New Zealand from 320 parts per million 50 years ago to about 412 parts per million today.

Snowfall at lower elevations was well below average this winter as it was often replaced with rain, which could make for lower river levels later in the year because there will be less snowmelt. That could impact irrigation for farms.

There were also more extreme weather events, including severe flooding in some places and dry spells in others. Such changes are putting pressure on natural ecosystems and over time more species will face extinction.

New Zealand environmentalists say previous governments had talked a lot about climate change but so far done little to curb its emissions. However, there are now good government policies in place, including a pledge to become carbon-neutral by 2050.

Source : New Zealand news media.

Mauvaise nouvelle pour les glaciers néo-zélandais (Photo : C. Grandpey)

Piège volcanique en hiver // A volcanic trap in winter

Quand j’étais plus jeune, avec une plus grande passion pour les volcans, et quand il y avait aussi moins de restrictions d’accès, il m’est arrivé de visiter l’Etna en hiver. Il n’y avait plus de touristes et un silence parfait régnait sur le volcan, parfois rompu par le bruit des explosions au niveau des cratères sommitaux.

Il y avait souvent pas mal de neige et j’avais reçu des conseils de prudence de la part de volcanologues confirmés comme Haroun Tazieff et François Le Guern, ainsi que mon ami Antonio Nicoloso, chef des guides sur l’Etna.

Il existe en effet des pièges cachés par la neige sur les flancs d’un volcan actif. Les gaz chauds émis par les fumerolles font fondre la neige et la glace par en dessous, de sorte que la surface devient fragile et on peut tomber dans un trou ou une fracture si on ne fait pas attention. Comme on est seul, il n’y a personne pour porter secours et aider à sortir de cette situation difficile. De plus, les fumerolles émettent des gaz toxiques qui peuvent rapidement devenir dangereux pour la santé. Pour terminer, lors de mes virées hivernales sur l’Etna dans les années 2000, les téléphones portables (on ne parlait pas encore de smartphones) et leurs réseaux n’étaient pas aussi performants qu’aujourd’hui ; donc difficile d’appeler à l’aide.

C’est une telle mésaventure qui est arrivée en décembre 2020 à une femme qui faisait du ski sur les pentes du Mont Hood (Oregon), un volcan potentiellement actif de la Chaîne des Cascades aux États-Unis. Elle skiait avec son mari lorsqu’elle a disparu dans une bouche creusée par une fumerolle et rendue invisible par la couverture de neige. Cette femme a eu beaucoup de chance car une personne qui se trouvait à proximité a assisté à la scène et a pu lui porter secours. Équipé d’une corde, l’homme a réussi à sortir la femme de la cavité. Il est à noter qu’elle était une skieuse confirmée et prudente. Elle avait de l’eau, des chaussures techniques et portait un casque.

La littérature montagnarde mentionne un accident similaire aux Etats-Unis, mais avec des conséquences beaucoup plus dramatiques. En avril 2006, trois membres d’une patrouille de ski sont morts après être tombés dans la fumerolle de Mammoth Mountain en Californie.

Peu de temps après une forte tempête de neige, un groupe de 6 patrouilleurs se déplaçait le long d’une clôture à peine visible destinée à protéger l’accès à la fumerolle volcanique bien connue sur le site de Mammoth Mountain. Au moment de leur passage, la neige qui dissimulait la bouche s’est effondrée. Deux membres de la patrouille de ski ont disparu dans la cavité de 6 mètres de profondeur et ont rapidement perdu connaissance.

Un appel de détresse a été lancé et d’autres patrouilleurs sont arrivés peu après avec du matériel de sauvetage. Pendant que des membres de la patrouille tentaient de creuser une ouverture dans la partie inférieure de la bouche éruptive pour atteindre les victimes, un autre homme est descendu dans la cavité en tenant un masque à la main. Il a perdu connaissance en 30 secondes, avant même de pouvoir fixer le masque sur son visage.

Un autre patrouilleur est descendu jusqu’à la moitié de la cavité et il a rapidement réalisé le danger représenté par les épais nuages de gaz,. Il a appelé les secours et a tout juste eu le temps d’apposer son masque à oxygène sur son visage avant de perdre connaissance.

En raison des gaz nocifs émis par la fumerolle, les membres de la patrouille de ski et leurs collègues venus les aider se sont partagés en plusieurs équipes et ils ont travaillé pendant une quinzaine de minutes jusqu’à ce qu’une ouverture suffisamment grande puisse être creusée pour permettre l’accès aux victimes. .

Finalement, des patrouilleurs dotés de masques à oxygène (ce qui n’a pas empêché l’un d’eux de brièvement perdre connaissance en sortant) ont réussi à extraire les dernières victimes. Les cadavres ont été extirpés peu après avec l’aide des pompiers portant des équipements adaptés, en particulier pour la respiration.

De nombreux membres de la patrouille de ski ayant participé au sauvetage ont été pris momentanément de nausées, de vomissements et d’étourdissements. Toutes les personnes symptomatiques ont été admises dans un hôpital et ont été placées en observation pendant la nuit, mais aucune n’a nécessité une intervention médicale significative. Les autopsies des 3 patrouilleurs décédés ont révélé un œdème pulmonaire, une hypertrophie des cavités cardiaques et des hémorragies internes. Les médecins ont conclu qu’il s’agissait de décès par asphyxie.

Source: Los Angeles Times et autres médias d’information américains.

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When I was younger, with a greater passion for volcanoes, and when there were fewer access restrictions on volcanoes, I happened to visit Mount Etna in the winter. There were no more tourists and a perfect silence prevailed on the volcano, except the noise of the eruptions at the summit craters.

There was usually quite a lot of snow and I had been advised to be cautious by confirmed volcanologists like Haroun Tazieff and François Le Guern, as well as my friend Antonio Nicoloso, head of the guides on Mt Etna.

Indeed, there are traps hidden by the snow on the flanks of an active volcano. Hot gasses released by the fumaroles melt the snow and the ice from below, so that the surface becomes fragile and you may fall in a hole or a fissure if you are not careful. As you are alone, it will be quite impossible to have someone help you get out of this difficult situation. Moreover, fumaroles emit toxic gases that can rapidly become dangerous to the health. At the time of my trips to Mt Etna, smartphones and their networks were not as performing as today, so it was difficult to ask for help.

This is what happened in December 2020 to a woman who was skiing on the slopes of Mount Hood (Oregon), a potentially active volcano of the Cascade Range in the United States. She was skiing with her husband when she plunged into a snow-covered fumarole. She was quite lucky because a quick-thinking bystander rushed to help. Equipped with a rope, the man secured himself to it and hoisted the woman out of the hole. It should be noted that the woman was a frequent and cautious skier. She had water and was wearing traction devices on her feet as well as a helmet.

Mountain literature mentions one similar accident in the U.S. In April 2006, three members of a ski patrol died after they fell into the Mammoth Mountain Fumarole in California.

Shortly after a heavy snowstorm, a group of 6 ski patrol members was moving along a barely visible fence protecting the boundaries of a well-known volcanic fumarole on Mammoth Mountain, when the snow around the covered vent collapsed. Two members of the ski patrolslid into the 6-metre-deep hole and rapidly lost consciousness.  An emergency distress call was placed and additional ski patrollers arrived with rescue equipment soon after. While others attempted to dig a rescue hole through a lower section of the vent to reach the victims, one ski patrol member descended into the hole with a nonrebreathable oxygen mask in hand, but lost consciousness within 30 seconds before he could affix the mask.

An additional patroller descended partway down the hole, quickly recognized the dangers of the overwhelming fumes, called out for rescue, and affixed his oxygen mask just prior to losing consciousness.

Because of the noxious gasses emitted by the fumarole, the remaining members of the initial ski patrol party plus additional patrollers who responded to the distress call worked in brief shifts for approximately 15 minutes until a sufficiently large hole could be dug to allow access to the victims. Eventually, patrollers using nonrebreathable oxygen masks (one of whom was overcome by fumes and briefly lost consciousness upon exiting) successfully extracted the last victims, while the corpses of the dead men were removed soon after with the aid of fire department personnel wearing self-contained breathing apparatus.

Many of the ski patrol members involved in the rescue experienced transient nausea, vomiting, and dizziness. All symptomatic patients were admitted to a local hospital for overnight observation, but none required significant medical intervention.

Autopsies on the 3 deceased patrollers revealed pulmonary edema, enlargement of all 4 cardiac chambers, and internal hemorrhages. The doctors concluded it was death by asphyxiation.

Source: Los Angeles Times and other U.S. news media.

L’Etna en hiver… Photos extraites de mon diaporama « L’Etna de glace et de feu », primé dans plusieurs festivals.

Canada et Etats-Unis : hivers de moins en moins froids et étés de plus en plus chauds // US and Canada : less and less cold winters, hotter and hotter summers

Tout le monde s’en rend compte, sauf les climato-sceptiques. En Limousin, les étés sont de plus en plus chauds et secs et les hivers de moins en moins froids font oublier les chutes de neige de mon enfance creusoise. Le Limousin ne fait que confirmer la tendance observée ailleurs dans le monde.

Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Geophysical Research : Atmospheres montre que les épisodes de chaleur extrême en été et en hiver sont en augmentation aux Etats-Unis et au Canada, tandis que les épisodes de froid intense diminuent. Les chercheurs ont examiné les températures extrêmes en Amérique du Nord, aussi bien les températures absolues que les phénomènes relatifs. Par relatif, il faut entendre les extrêmes de température par rapport à la saison. C’est ainsi, par exemple, que l’on peut dire d’un jour d’hiver qu’il est particulièrement chaud.

Les scientifiques  montrent que les épisodes de chaleur extrême relatifs et absolus ont augmenté aux Etats-Unis comme au Canada depuis 1980. Cette tendance à la hausse est la plus marquée dans le sud des Etats-Unis et dans le nord du Québec. Cela signifie qu’il y a davantage de jours extrêmement chauds en été et de jours considérés comme chauds pour la période, en hiver notamment.

Pour les événements extrêmes absolus, on observe une augmentation à travers les Etats-Unis et le Canada dans leur ensemble, avec en moyenne de +0,19 jour/décennie, avec environ 79% des sites affichant une tendance à la hausse. Cette tendance est plus marquée dans le sud des Etats-Unis et dans l’extrême nord du Québec.

Malgré les vagues de froid des dernières années, les épisodes de froid extrême, relatif et absolu, sont en diminution presque partout, notamment en Alaska et dans le Nord canadien, ainsi que dans certaines zones de la côte atlantique américaine. Dans ces régions, les températures glaciales sont moins nombreuses en hiver. Les journées exceptionnellement froides d’été sont également moins fréquentes.

Les événements de froid extrême absolus ont globalement diminué (dans 86% des sites) et dans une plus grande mesure que l’augmentation des épisodes de chaleur. Cette diminution est plus prononcée dans le nord du Manitoba jusqu’aux hautes plaines, ainsi que dans certaines parties de l’archipel canadien.

L’Etat de New York ne fait pas exception, en dépit des vagues de froid des dernières années. Des descentes d’air arctique impressionnantes ont défrayé la chronique récemment, notamment dans la première semaine de janvier 2018. Ces épisodes n’ont pas empêché la région new-yorkaise d’enregistrer une diminution des coups de froid extrêmes sur la période 1980-2016. Même si la perte de glace de mer perturbe le jet stream et favorise la descente d’air froid, elle tend aussi à rendre les vents du nord plus chauds qu’auparavant.

Rappelons qu’en moyenne annuelle, les Etats-Unis connaissent une nette tendance au réchauffement depuis le début des relevés de la NOAA :

Source : global-climat.

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Everyone realizes it, except the climate-skeptics. In Limousin, summers are getting hotter and dryer and the winters are getting less and less cold, making me forget the snow of my childhood. Limousin only confirms the trend observed elsewhere in the world.

A new study published in the Journal of Geophysical Research: Atmospheres shows that extreme heat events in summer and winter are increasing in the United States and Canada, while episodes of severe cold are decreasing. The researchers examined extreme temperatures in North America, both absolute temperatures and relative phenomena. Relative refers to the extremes of temperature compared to the season. Thus, for example, one can say of a winter day that it is particularly hot.
Scientists show that absolute and relative extreme heat events have increased in both the United States and Canada since 1980. This upward trend is most marked in the southern United States and northern Quebec. This means that there are more extremely hot days in the summer and days considered hot for the period, especially in winter.
For absolute extreme events, there is an increase across the United States and Canada as a whole, with an average of +0.19 days / decade, with about 79% of sites showing an upward trend. This trend is more pronounced in the southern United States and in the extreme north of Quebec.
Despite the cold spells of recent years, episodes of extreme cold, both relative and absolute, are decreasing almost everywhere, especially in Alaska and northern Canada, as well as in some areas of the US Atlantic coast. In these areas, very cold temperatures are less frequent in winter. Exceptionally cold summer days are also less numerous.
Absolute extreme cold events decreased overall (in 86% of sites) and to a greater extent than the increase in heat events. This decrease is more pronounced in northern Manitoba and the high plains, as well as in parts of the Canadian archipelago.
New York State is no exception, despite recent cold spells. Impressive Arctic air periods have hit the headlines recently, especially in the first week of January 2018. These episodes did not stop the New York region from recording a decrease in extreme cold weather over the period 1980-2016. . Although the loss of sea ice disturbs the jet stream and encourages the descent of cold air, it also tends to make the north winds warmer than before.
It should be recalled that, on average, the United States has been experiencing a net warming trend since the beginning of the NOAA surveys:
Source: global-climat.

Température annuelle moyenne aux Etats-Unis entre 1925 et 2017 (Source : NOAA)

Bilan thermique de l’hiver arctique // Winter temperatures in the Arctic

Alors que l’été touche à sa fin dans l’hémisphère sud, il en va de même pour l’hiver dans la moitié nord du globe. S’agissant du nord de la planète, l’Arctique vient de connaître l’hiver le plus chaud de son histoire. La glace de mer a atteint la surface la plus faible jamais observée pour cette période de l’année, avec beaucoup d’eau libre dans des secteurs où l’océan est censé geler.
Les scientifiques affirment que ce qui se passe dans l’Arctique est du jamais vu et fait partie d’un cercle vicieux lié au réchauffement climatique qui joue probablement un rôle dans les vagues de froid observées en Europe et dans le nord-est des États-Unis.
Il a fait si chaud dans l’Arctique que la station météorologique terrestre la plus proche du pôle Nord, à la pointe du Groenland, a passé plus de 60 heures au-dessus de zéro en février 2018. Avant cette année, les scientifiques n’avaient vu la température de la région s’élever au-dessus de zéro qu’à deux reprises en février, et de manière très brève. Les températures record du mois dernier au Cap Morris Jesup ont été plus proches de celles d’un mois de mai !
Le Groenland n’est pas le seul endroit à avoir enregistré des températures record. A Barrow (Alaska), sur le Cercle Polaire arctique, le mois de février a été de 10 degrés Celsius plus chaud que la normale et l’hiver a été en moyenne de 7,8 degrés Celsius au-dessus de la normale. Sur plus d’une trentaine de stations météorologiques arctiques, 15 ont enregistré des températures d’au moins 5,6 degrés Celsius au-dessus de la normale pendant l’hiver.
Au cours des mois de décembre, janvier et février, l’ensemble des stations météorologiques de l’Arctique ont relevé des températures moyennes de 4,9 degrés Celsius supérieures à la normale. L’air au-dessus des mers des Tchouktches et de Bering, près de l’Alaska, était en moyenne de 11 degrés Celsius plus chaud que la normale en février.
En février, la glace de mer de l’Arctique couvrait 13,9 millions de kilomètres carrés, soit environ 160 000 kilomètres carrés de moins que le record historique établi l’an dernier. La couverture de glace de mer en février était également inférieure de 1,4 million de kilomètres carrés à la normale enregistrée sur 30 ans.
Près du Groenland, de l’air chaud s’est déplacé vers le nord au-dessus d’une partie de l’Atlantique où il y a habituellement de la glace de mer. Un phénomène semblable s’est produit dans le Pacifique avec de l’eau libre sur la mer de Bering qui est normalement gelée à cette époque. Un tel réchauffement de part et d’autre de l’Arctique est tout à fait inhabituel.
Selon les climatologues, même si certains fronts de pression sont à prendre en compte, il faut avant tout désigner le changement climatique comme principal responsable de la situation.
Sources:  National Weather Service, National Snow and Ice Data Center, Danish Meteorological Institute.

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While summer is coming to an end in the southern hemisphere, it is just the same for winter in the northern half of the globe. The conclusion of the observations on the north is that the Arctic just finished its warmest winter on record. Sea ice hit record lows for this time of year, with plenty of open water where ocean water normally freezes.

Scientists say that what is happening is unprecedented, part of a global warming-driven vicious cycle that likely plays a role in strong, icy storms in Europe and the U.S. Northeast.

It has been so unusually warm that the land weather station closest to the North Pole, at the tip of Greenland, spent more than 60 hours above freezing in February. Before this year, scientists had seen the temperature in the region rise above freezing in February only twice before, and only ever so briefly. Last month’s record-hot temperatures at Cape Morris Jesup have been more like those in May.

Greenland was by no means the only place with record temperatures. Across the Arctic Circle in Barrow, Alaska, February was10 degrees Celsius warmer than normal and the entire winter averaged 7.8 degrees Celsius above normal. Of nearly three dozen different Arctic weather stations, 15 of them were at least 5.6 degrees Celsius above normal for the winter.

Meteorologists consider December, January and February to be winter, and Arctic weather stations averaged 4.9 degrees Celsius warmer than normal for the season that just ended. The air above the Chukchi and Bering seas near Alaska averaged about 11 degrees Celsius warmer than normal for February.

In February, Arctic sea ice covered 13.9 million square kilometres, about 160,000 square kilometres smaller than last year’s record low. Sea ice coverage in February also was 1.4 million square kilometres below the 30-year normal.

Near Greenland, warm air moved north up over a section of the Atlantic that usually has sea ice. Something similar happened in the Pacific with open water on the normally iced up Bering Sea. To be happening on opposite sides of the Arctic at the same time is unusual.

According to climatologists, while some natural weather fronts were involved, climate change was clearly responsible for the situation.

Sources : National Weather Service, National Snow and Ice Data Center, Danish Meteorological Institute.

Photos: C. Grandpey