COP21 : Sans la moindre illusion ! // Without the slightest illusion !

drapeau-francaisDrôle de COP21 ! Chaque journée me conforte dans l’idée que cette conférence sur le climat va déboucher sur un échec, ou sur des décisions qui ne seront pas contraignantes pour les nations les plus pollueuses. Le texte initial se réduit comme peau de chagrin, éclusé derrière des portes closes. La présidence française met la pression pour obtenir un accord dans les délais, afin de pouvoir annoncer au public un succès diplomatique, mais les paroles de Laurent Fabius sonnent faux et personne ne se fait vraiment d’illusion sur le résultat de la COP21 : Les négociateurs risquent fort de s’accorder sur un texte a minima. Les options susceptibles de déboucher sur des solutions réelles face au dérèglement climatique sont gentiment éclipsées.
Cerise sur le gâteau, en pleine COP21, Greenpeace publie des échanges de courrier avec d’éminents professeurs américains. Dans une vidéo que l’ONG fait tourner sur les réseaux sociaux (https://www.youtube.com/watch?v=4hsETp_06c4), on voit notamment un militant de Greenpeace s’approcher de William Harper, professeur de physique à l’Université de Princeton et ancien membre du ministère de l’énergie américain. Il lui serre la main et lui demande combien il a touché, lui ou son groupe de réflexion, de la part de Peabody, un producteur de charbon américain. William Harper n’aime pas du tout, se lève et l’insulte. Le militant est sorti manu militari de la salle de réunion.
Tout cela fait vraiment désordre, alors que les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient dans le monde. Ces derniers jours, des pluies diluviennes ont causé de sévères inondations au Royaume-Uni et en Scandinavie, sous oublier une tempête de neige encore jamais vue en Islande.
Source : France Info.

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drapeau-anglaisThe COP21 definitely looks very strange!. Every day confirms my idea that this climate conference will result in a failure, or decisions which will not be binding for the most polluting nations. The original text is reduced to a trickle, with bargaining behind closed doors. The French Presidency puts pressure to reach an agreement in time to be able to announce to the public a diplomatic success, but Laurent Fabius’ words don’t ring true and nobody really has illusions about the outcome of the COP21: Negotiators are likely to agree on a text at a minimum. The options that can lead to real solutions to climate disruption are kindly overshadowed.
Best of all, Greenpeace is releasing mail exchanges with prominent American professors. A video that can be seen on social networks (https://www.youtube.com/watch?v=4hsETp_06c4), shows a Greenpeace activist approach William Harper, Professor of Physics at Princeton University and former member of the US Department of Energy. He shakes his hand and asks him how much money he or his think tank received from Peabody, a US coal producer. William Harper does not like it at all, stands up and insults the activist who is forcibly expelled from the meeting room.
All this is really messy, while extreme weather events are increasing in the world. In recent days, torrential rains caused severe flooding in the UK and Scandinavia, as well as a snowstorm never seen in Iceland.
Source: France Info.

Mais qui donc a tué les dinosaures ? // Who on earth killed the dinosaurs ?

drapeau-francaisLa cause de la disparition des dinosaures il y a quelque 66 millions d’années est une question qui taraude le monde scientifique et aucune réponse définitive n’a été fournie à ce jour. Il y a quelques semaines, certains chercheurs faisaient coïncider l’activité volcanique des trapps du Deccan en Inde avec la collision d’un astéroïde dans la péninsule du Yucatan au Mexique. Aujourd’hui, les partisans de cette dernière théorie défendent leur beefsteak et émettent des doutes sur l’hypothèse volcanique. Parmi ceux-ci, des chercheurs de l’Université britannique de Leeds pensent que les écoulements basaltiques des trapps n’ont joué qu’un rôle mineur, voire négligeable, dans la disparition des dinosaures. Ils pensent que les quantités de dioxyde de soufre émises par ces éruptions étaient très insuffisantes pour affecter la vie animale ou végétale sur Terre. Leurs modélisations révèlent que les émissions de SO2 n’auraient provoqué qu’une baisse de 4,5°C des températures et que l’effet de cette chute du mercure n’aurait pas duré plus d’une cinquantaine d’années. Pour entraîner une extinction de masse, il aurait fallu que le refroidissement se prolonge pendant un siècle ou plus. Dans le même temps, d’autres scientifiques pensent que l’impact de l’astéroïde au Mexique a pu contribuer à accélérer l’activité éruptive en Inde.
Le débat reste donc ouvert et ne semble pas près d’être clos !
Source : The Washington Post.

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drapeau-anglaisThe cause of the disappearance of the dinosaurs some 66 million years ago is a question that torments the scientific world and no definitive answer has been provided yet. A few weeks ago, some researchers explained that volcanic activity in the Deccan trapps coincided with the collision of an asteroid in the Yucatan Peninsula in Mexico. Today, proponents of this last theory defend their arguments and cast doubt on the volcanic hypothesis. Among these, researchers from the British University of Leeds believe the basaltic flows of the Indiann trapps played only a minor, if not negligible, part in the disappearance of the dinosaurs. They think that the quantities of sulfur dioxide emitted by these eruptions were very insufficient to affect animal and plant life on Earth. Their models show that SO2 emissions probably caused a temperature drop of 4.5°C whose effect did not last more than fifty years. To cause a mass extinction, the cooling should have continued at least for one century. Meantime, other scientists think that the impact of the asteroid in Mexico contributed to accelerate the eruptive activity in India.
The debate remains open and does not seem close to being closed!
Source: The Washington Post.

Tyrannosaurus

Tyrannosaurus, l’un des derniers dinosaures à prospérer sur Terre avant l’extinction.
(Source : Wikipedia)

Journée relativement calme sur l’Etna (Sicile) // A fairly quiet day on Mt Etna (Sicily)

drapeau-francaisLa journée d’aujourd’hui a été relativement calme sur l’Etna et a été essentiellement marquée par l’émission d’un panache assez dense et chargé en cendre au niveau du Cratère NE. La cendre émise par le volcan ces derniers temps pose de sérieux problèmes aux producteurs d’agrumes de la région de Catane dont les récoltes subissent de gros dégâts. Sur certains arbres, la cendre a entraîné un blocage du processus de mûrissement tandis que les fruits déjà récoltés présentent des taches qui vont handicaper les ventes. Les agriculteurs vont demander que soit décrété l’état de calamité naturelle afin de pouvoir être dédommagés.
Le tremor est en train de retrouver un niveau quasi normal, même s’il est encore cisaillé de temps à autre par des événements sismiques plus significatifs dont l’origine reste à déterminer. Ceux d’hier sont probablement dus à des ajustements de la faille de Pernicana, en relation avec l’activité éruptive actuelle. La situation reste sous haute surveillance. Comme je l’écrivais précédemment, il est peu probable que l’Etna se soit débarrassé de tout le magma qui s’était accumulé sous l’édifice volcanique au cours des derniers mois.

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drapeau-anglaisToday was relatively calm on Mt Etna and was mainly marked by the emission of a dense ash-laden plume from the NE Crater. The recent ash emitted by the volcano poses serious problems for citrus growers of the Catania region whose crops suffer serious damage. On some trees, the ash has caused a blockage of the ripening process while the already harvested fruits have spots that will hamper their sales. Farmers will ask for a state of natural disaster in order to be compensated.
The tremor is slowly going back to background levels, even if it is still sheared from time to time by more significant seismic events whose origin remains to be determined. Those of yesterday are probably due to adjustments of the Pernicana Fault in relation to the current eruptive activity. The situation is closely monitored. As I put it before, it is unlikely that Etna has got rid of all the magma that has accumulated under the volcanic edifice in the last months.

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Des délégations arctiques à la COP 21. Oui mais… // Arctic delegations at the COP 21 ; Yes but…

drapeau-francaisUne délégation de dirigeants autochtones des pays de l’Arctique est à Paris pour la 21ème Conférence des Nations Unies sur le climat, aussi connu sous le nom de COP 21. Ils ont rejoint à cette conférence des centaines de dirigeants du monde entier, des scientifiques et des parties prenantes et ils sont en train de passer deux semaines à parler les effets du changement climatique sur le monde et ses habitants.
Les représentants du Conseil Circumpolaire Inuit viennent de trois régions Inuit distinctes: le Canada, les États-Unis, et le Groenland. Le Conseil Sami comprend des représentants de la Finlande, la Russie, la Norvège et la Suède.
Les délégations Sami et Inuit ont le statut d’observateurs à la conférence, ce qui signifie qu’ils ne participeront pas aux votes, mais s’efforceront de mettre en avant les droits et les besoins des communautés qu’ils représentent. L’objectif des délégués est de mettre en évidence les conséquences spécifiques du réchauffement climatique pour les régions polaires. Ensemble, ils vont représenter les populations autochtones de l’Arctique au Forum International des Peuples Autochtones sur les Changements Climatiques. Le forum rassemble des dirigeants autochtones d’Asie, l’Afrique, du Pacifique, d’Amérique latine et des Caraïbes, de Russie et d’Europe de l’Est, d’Amérique du Nord, et de l’Arctique, en marge des principales négociations sur le climat.
Les Inuits sont à Paris pour rappeler au monde que l’Arctique est le baromètre de la santé de la planète. Des recherches scientifiques récentes sur les effets du changement climatique sur la chimie des océans, comme l’acidification et la désoxygénation, montrent que ces changements interviennent plus rapidement et sous des formes plus drastiques dans les régions du Nord que partout ailleurs sur la planète.
Au cours de la COP 21, les délégations Inuit et Sami indiqueront que les communautés arctiques sont les premiers témoins des effets du changement climatique sur les populations vivant dans certains des environnements les plus hostiles – mais aussi les plus fragiles – de la planète. Les risques pour la banquise, le pergélisol et les conditions de vie des animaux de subsistance sont les priorités absolues.
En conséquence, les délégations appelleront à une action collective et immédiate des communautés mondiales pour créer un plan durable sur le long terme destiné à atténuer les effets du changement climatique dans les années à venir. Surtout, ils espèrent faire comprendre à quel point il est important pour les communautés autochtones, avec les connaissances qu’elles apportent, d’avoir un siège à la table des négociations quand il s’agit de décider de l’avenir de la planète et de son écosystème.
Source: Alaska Dispatch News.
Il ressort de cet article que les communautés autochtones de l’Arctique sont effectivement représentées à la COP 21 mais n’ont pas véritablement voix au chapitre : pas de droit de vote et réunions en marge de la grand’ messe. On a vraiment l’impression que ces délégations sont invitées par courtoisie mais que leurs intérêts de sauraient interférer avec ceux des grandes puissances.

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drapeau-anglaisA delegation of indigenous leaders from the Arctic countries is in Paris for the United Nations 21st Conference of Parties, also known as COP 21. They have joined hundreds of world leaders, scientists, and stakeholders at the climate conference and are spending two weeks talking about the effects of climate change on the world and its inhabitants.
The Inuit Circumpolar Council representatives come from three distinct Inuit regions: Canada, the United States, and Greenland. The Saami Council comprises indigenous representatives from Finland, Russia, Norway and Sweden.
Both the Saami and Inuit delegations have observer status at the conference, meaning they will not be voting parties, but instead will work to stress the rights and needs of the communities they represent. The goal of the delegates is to highlight the particular consequences of a warming climate for the polar regions. Together, they will be the face of the Arctic’s Native populations at the International Indigenous Peoples Forum on Climate Change. The forum is a caucus of indigenous leaders from Asia, Africa, the Pacific, Latin America and the Caribbean, Russia and Eastern Europe, North America, and the Arctic, ancillary to the main climate talks.
Inuit are in Paris to remind the world that the Arctic is the barometer of the health of the planet. Recent scientific research into climate-related changes in ocean chemistry, like acidification and deoxygenation, show those changes are coming faster and in more drastic forms in the northern regions than anywhere else on the planet.
During the COP 21, both the Inuit and Saami delegations will state that Arctic communities are witnessing firsthand what climate change has the potential to do to the people living in some of the harshest, yet most sensitive, environments on the planet. Concerns for sea ice, permafrost, and the living conditions of subsistence animals are top priorities.
Therefore, the delegations are calling for collective and immediate action by global communities to create a sustainable long-term plan to mitigate the affects of climate change in the coming years. Above all, they hope to stress just how important it is for indigenous communities with the knowledge they bear to have a seat at the table when it comes to deciding the future of the planet and its ecosystem.
Source : Alaska Dispatch News.
It appears from this article that the Arctic indigenous communities are effectively represented at the COP 21 but have no real influence: no voting rights and meetings in the margins of the main assembly. One really gets the impression that these delegations are invited out of courtesy but their interests should not interfere with those of the major powers.

Glacier COP

Photo: C. Grandpey