Journée relativement calme sur l’Etna (Sicile) // A fairly quiet day on Mt Etna (Sicily)

drapeau-francaisLa journée d’aujourd’hui a été relativement calme sur l’Etna et a été essentiellement marquée par l’émission d’un panache assez dense et chargé en cendre au niveau du Cratère NE. La cendre émise par le volcan ces derniers temps pose de sérieux problèmes aux producteurs d’agrumes de la région de Catane dont les récoltes subissent de gros dégâts. Sur certains arbres, la cendre a entraîné un blocage du processus de mûrissement tandis que les fruits déjà récoltés présentent des taches qui vont handicaper les ventes. Les agriculteurs vont demander que soit décrété l’état de calamité naturelle afin de pouvoir être dédommagés.
Le tremor est en train de retrouver un niveau quasi normal, même s’il est encore cisaillé de temps à autre par des événements sismiques plus significatifs dont l’origine reste à déterminer. Ceux d’hier sont probablement dus à des ajustements de la faille de Pernicana, en relation avec l’activité éruptive actuelle. La situation reste sous haute surveillance. Comme je l’écrivais précédemment, il est peu probable que l’Etna se soit débarrassé de tout le magma qui s’était accumulé sous l’édifice volcanique au cours des derniers mois.

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drapeau-anglaisToday was relatively calm on Mt Etna and was mainly marked by the emission of a dense ash-laden plume from the NE Crater. The recent ash emitted by the volcano poses serious problems for citrus growers of the Catania region whose crops suffer serious damage. On some trees, the ash has caused a blockage of the ripening process while the already harvested fruits have spots that will hamper their sales. Farmers will ask for a state of natural disaster in order to be compensated.
The tremor is slowly going back to background levels, even if it is still sheared from time to time by more significant seismic events whose origin remains to be determined. Those of yesterday are probably due to adjustments of the Pernicana Fault in relation to the current eruptive activity. The situation is closely monitored. As I put it before, it is unlikely that Etna has got rid of all the magma that has accumulated under the volcanic edifice in the last months.

Etna 2015_modifié-20

Des délégations arctiques à la COP 21. Oui mais… // Arctic delegations at the COP 21 ; Yes but…

drapeau-francaisUne délégation de dirigeants autochtones des pays de l’Arctique est à Paris pour la 21ème Conférence des Nations Unies sur le climat, aussi connu sous le nom de COP 21. Ils ont rejoint à cette conférence des centaines de dirigeants du monde entier, des scientifiques et des parties prenantes et ils sont en train de passer deux semaines à parler les effets du changement climatique sur le monde et ses habitants.
Les représentants du Conseil Circumpolaire Inuit viennent de trois régions Inuit distinctes: le Canada, les États-Unis, et le Groenland. Le Conseil Sami comprend des représentants de la Finlande, la Russie, la Norvège et la Suède.
Les délégations Sami et Inuit ont le statut d’observateurs à la conférence, ce qui signifie qu’ils ne participeront pas aux votes, mais s’efforceront de mettre en avant les droits et les besoins des communautés qu’ils représentent. L’objectif des délégués est de mettre en évidence les conséquences spécifiques du réchauffement climatique pour les régions polaires. Ensemble, ils vont représenter les populations autochtones de l’Arctique au Forum International des Peuples Autochtones sur les Changements Climatiques. Le forum rassemble des dirigeants autochtones d’Asie, l’Afrique, du Pacifique, d’Amérique latine et des Caraïbes, de Russie et d’Europe de l’Est, d’Amérique du Nord, et de l’Arctique, en marge des principales négociations sur le climat.
Les Inuits sont à Paris pour rappeler au monde que l’Arctique est le baromètre de la santé de la planète. Des recherches scientifiques récentes sur les effets du changement climatique sur la chimie des océans, comme l’acidification et la désoxygénation, montrent que ces changements interviennent plus rapidement et sous des formes plus drastiques dans les régions du Nord que partout ailleurs sur la planète.
Au cours de la COP 21, les délégations Inuit et Sami indiqueront que les communautés arctiques sont les premiers témoins des effets du changement climatique sur les populations vivant dans certains des environnements les plus hostiles – mais aussi les plus fragiles – de la planète. Les risques pour la banquise, le pergélisol et les conditions de vie des animaux de subsistance sont les priorités absolues.
En conséquence, les délégations appelleront à une action collective et immédiate des communautés mondiales pour créer un plan durable sur le long terme destiné à atténuer les effets du changement climatique dans les années à venir. Surtout, ils espèrent faire comprendre à quel point il est important pour les communautés autochtones, avec les connaissances qu’elles apportent, d’avoir un siège à la table des négociations quand il s’agit de décider de l’avenir de la planète et de son écosystème.
Source: Alaska Dispatch News.
Il ressort de cet article que les communautés autochtones de l’Arctique sont effectivement représentées à la COP 21 mais n’ont pas véritablement voix au chapitre : pas de droit de vote et réunions en marge de la grand’ messe. On a vraiment l’impression que ces délégations sont invitées par courtoisie mais que leurs intérêts de sauraient interférer avec ceux des grandes puissances.

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drapeau-anglaisA delegation of indigenous leaders from the Arctic countries is in Paris for the United Nations 21st Conference of Parties, also known as COP 21. They have joined hundreds of world leaders, scientists, and stakeholders at the climate conference and are spending two weeks talking about the effects of climate change on the world and its inhabitants.
The Inuit Circumpolar Council representatives come from three distinct Inuit regions: Canada, the United States, and Greenland. The Saami Council comprises indigenous representatives from Finland, Russia, Norway and Sweden.
Both the Saami and Inuit delegations have observer status at the conference, meaning they will not be voting parties, but instead will work to stress the rights and needs of the communities they represent. The goal of the delegates is to highlight the particular consequences of a warming climate for the polar regions. Together, they will be the face of the Arctic’s Native populations at the International Indigenous Peoples Forum on Climate Change. The forum is a caucus of indigenous leaders from Asia, Africa, the Pacific, Latin America and the Caribbean, Russia and Eastern Europe, North America, and the Arctic, ancillary to the main climate talks.
Inuit are in Paris to remind the world that the Arctic is the barometer of the health of the planet. Recent scientific research into climate-related changes in ocean chemistry, like acidification and deoxygenation, show those changes are coming faster and in more drastic forms in the northern regions than anywhere else on the planet.
During the COP 21, both the Inuit and Saami delegations will state that Arctic communities are witnessing firsthand what climate change has the potential to do to the people living in some of the harshest, yet most sensitive, environments on the planet. Concerns for sea ice, permafrost, and the living conditions of subsistence animals are top priorities.
Therefore, the delegations are calling for collective and immediate action by global communities to create a sustainable long-term plan to mitigate the affects of climate change in the coming years. Above all, they hope to stress just how important it is for indigenous communities with the knowledge they bear to have a seat at the table when it comes to deciding the future of the planet and its ecosystem.
Source : Alaska Dispatch News.
It appears from this article that the Arctic indigenous communities are effectively represented at the COP 21 but have no real influence: no voting rights and meetings in the margins of the main assembly. One really gets the impression that these delegations are invited out of courtesy but their interests should not interfere with those of the major powers.

Glacier COP

Photo: C. Grandpey