De retour des Etats Unis // Back from the U.S.

drapeau francaisMe voici de retour après trois semaines passées dans le nord-ouest des Etats-Unis, histoire de m’assurer que le volcan de Yellowstone n’allait pas se réveiller dans le court terme et que tout allait bien sur le mont St Helens et sur le Mont Rainier. Le séjour s’est terminé avec la visite de l’usine Boeing d’Everett au nord de Seattle.

S’agissant du Parc de Yellowstone, les paysages sont toujours aussi magnifiques. Ils attirent d’ailleurs de plus en plus de visiteurs, chinois, japonais et indiens pour la plupart au moment où je m’y trouvais.

Les relevés de températures que j’ai effectués montrent une grande stabilité, voire une baisse, par rapport à ceux que j’avais réalisés en 2011 pour le compte de l’Observatoire. Il est à noter que certains bassins hydrothermaux souffrent de la sécheresse et du manque de neige qui affectent depuis plusieurs mois cette partie des Etats-Unis. Certaines sources comme Opal Spring dans le Midway Geyser Basin sont totalement taries. Les éruptions du Dome Geyser ont tendance à se faire attendre. Dans le secteur des Mammoth Hot Springs, la très belle Canary Spring n’existe plus mais le spectacle offert par les escaliers de travertins de ce secteur est somptueux. Selon les scientifiques, il semblerait que les circuits d’alimentation des sources se soient modifiés, ce qui expliquerait les changements, de couleur en particulier, observés ces dernières années, avec l’apparition du blanc et surtout du marron. Pour le reste, les bisons continuent à courir au travers des vastes pâturages, sans que ces courses soient provoquées par un quelconque événement volcanique !

Le Mont St Helens était bien dégagé lors de ma visite. Le dôme a changé d’aspect. Il n’est plus actif comme en 2008. Il s’est arrondi et ses flancs ont été usés par l’érosion. Comme je l’ai indiqué dans ma note précédente, un glacier l’enveloppe toujours, même s’il est moins visible qu’en 2008 car sa surface est en grande partie recouverte d’une couche de débris volcaniques. Les environs du volcan sont maintenant truffés de sismomètres afin de déceler les moindres modifications de son comportement. Il semble que la chambre magmatique soit en train de se recharger mais aucun élément n’indique une reprise d’activité dans le court terme.

Ce qui m’a le plus frappé sur le Mont Rainier, c’est la fonte des glaciers. Le Nisqually, le plus populaire d’entre eux, remonte dans la montagne à une vitesse fulgurante. Il suffit que je compare les photos prises en 2001, 2008 et 2015 pour m’en rendre compte. Les bruyantes chutes de séracs qui se produisaient lors de ma visite confirment ce phénomène et n’incitaient guère à l’approche de la rivière de glace. Cette fonte des glaciers aura au moins un effet positif. Si le volcan décide de se réveiller et de faire fondre la glace, les lahars seront probablement moins fournis qu’ils l’auraient été il y a quelques décennies.

Peu de changements sur le Mont Baker depuis ma « descente des Cascades de 2008 ». La seule différence concerne l’enneigement qui a été largement déficitaire cet hiver, réchauffement climatique oblige. La saison de ski s’est terminée beaucoup plus tôt que les années précédentes. Les glaciers du Mont Shuksan, voisin du Baker, sont sur la reculade. L’enneigement moindre sur le Baker a un effet sur la zone active du cratère Sherman car de nouvelles bouches sont maintenant à découvert. La visite du cratère demande la plus grande prudence à cause des émissions de dioxyde de carbone.

Côté avions, la visite de l’usine d’assemblage des Boeing à Everett est fort intéressante. Les guides font preuve du même chauvinisme qui serait le nôtre pour les visites d’Airbus ! Alors que les nuages de cendre volcanique perturbent sérieusement le trafic aérien en Indonésie, il faut noter que les Boeing qui sortent des ateliers ne sont pas équipés de systèmes de détection de cendre volcanique. La discussion que j’ai eue avec un ingénieur montre que ce n’est pas la préoccupation majeure des Américains. Idem pour les Britanniques. Le Boeing 777 British Airways qui m’a fait voler entre Londres et Seattle ne disposait pas d’un tel système et le pilote n’était pas du tout convaincu de son utilité. Il m’a indiqué qu’il obéirait iniquement aux instructions de sa compagnie.

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drapeau anglaisI’m back home after three weeks in northwestern United States, just to make sure the Yellowstone volcano is not going to erupt in the short term and that everything is normal on Mount St Helens and Mount Rainier. The stay ended with a visit to the Boeing factory in Everett, north of Seattle.

Regarding Yellowstone National Park, the landscape is still very beautiful. It attract more and more visitors, Chinese, Japanese and Indians mostly while I was there.
The measurements I have made show that temperatures are stable or even lower, compared to those I performed in 2011 on behalf of the Observatory. Some hydrothermal basins are suffering from the drought and lack of snow that have affected for months this part of the United States. Some sources like Opal Spring in the Midway Geyser Basin are totally dried up. The Dome Geyser eruptions are longer in the coming. In the Mammoth Hot Springs area, the beautiful Canary Spring no longer exists but the show offered by the travertine stairs is gorgeous. According to scientists, it seems that the supply circuits of the sources are modified, which would account for the changes, in particular in colours, observed in recent years, with the appearance of white and above all brown. For the rest, bison continue to run across the pastures, without these races being caused by some volcanic event!

Mount St Helens was all clear during my visit. The dome has changed in appearance. It is no longer active like in 2008. It is rounded and its sides have been worn down by erosion. As I indicated in my previous note, a glacier can still be observed, even if it is less visible than in 2008 because its surface is largely covered with a layer of volcanic debris. The area around the volcano is now riddled with seismometers to detect subtle changes in its behaviour. It seems that the magma chamber is refilling but there is no evidence of a new outbreak of activity in the short term.

What struck me most on Mount Rainier was the melting of glaciers. The Nisqually, the most popular of them, is going up the mountain at breakneck speed. I just have to compare the photos taken in 2001, 2008 and 2015 to realise it. Noisy serac falls that occurred during my visit confirm this phenomenon and do not incite to approach the river of ice. The melting of glaciers will have at least one positive effect. If the volcano decides to wake up and melt the ice, lahars are likely to be less destructive than they would have been a few decades.

Few changes on Mount Baker since my « journeu down the Cascade in 2008 ». The only difference is the snowfall that was largely missing this winter, because of global warming. The ski season ended much earlier than in previous years. The glaciers of Mount Shuksan, near Mount Baker, are receding. The lack of snow on Mt Baker has an effect on the active area of the Sherman Crater where new vents are now exposed. The visit of the crater requires extreme caution due to carbon dioxide emissions.

As far as planes are concerned, visiting the Boeing assembly plant in Everett is interesting. The guides show the same chauvinism that would be ours for Airbus! While volcanic ash clouds seriously disrupt air traffic in Indonesia, it should be noted that the Boeing aircraft coming out of the workshops are not equipped with volcanic ash detection systems. The discussion I had with an engineer shows that this is not the major concern of Americans. Same for the British. The British Airways Boeing 777 which made me fly between London and Seattle did not have such a system and the pilot was not at all convinced of its usefulness. He told me that he would only obey his company’s orders.

Dome blog

Le Dome Geyser a tendance à devenir paresseux à Yellowstone…

Helens blog

La Nature reprend ses droits autour du Mont St Helens…

LAVE glaciers 08 blog

Les glaciers du Mont Rainier rétrécissent à vue d’oeil.

Baker 2015 blog

Enneigement en perte de vitesse sur le Mont Baker

(Photos:  C.  Grandpey

La cendre perturbe le trafic aérien en Indonésie // Ash disrupts air traffic in Indonesia

drapeau francaisDes milliers de passagers qui rentraient chez eux pour la fête de l’Aïd musulman ont été bloqués en Indonésie à cause de la fermeture de cinq aéroports en raison des nuages de cendre émis par deux volcans en éruption.
L’insécurité qui régnait dans l’espace aérien a entraîné la fermeture de quatre petits aéroports sur Java, après plusieurs éruptifs du Raung, dans l’est de l’île.
La compagnie nationale Garuda Indonesia a suspendu ses vols à destination et en provenance des aéroports de Malang, Banyuwangi et Jember.
Déjà la semaine dernière, le Raung avait causé temporairement la fermeture de plusieurs aéroports, y compris l’aéroport Denpasar à Bali.
Dans le même temps, l’activité volcanique du Gamalama a entraîné la fermeture de l’aéroport international de Ternate.
Les perturbations surviennent au moment où de nombreux Indonésiens rentrent chez eux pour les vacances de quatre jours qui marquent la fin du mois de jeûne du Ramadan.
A noter que l’aéroport de Surabaya a repris ses vols à 12 heures (heure locale) vendredi après avoir été fermé pendant presque une journée.
Source: CNN.

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drapeau anglaisThousands of passengers travelling home for the Muslim Eid festival have been stranded in Indonesia after five airports were closed because of ash spewing from two erupting volcanoes.

Fears over airspace safety let to the closure of four small airports on Java, after fresh eruptions from Mt Raung, on the east of the island.

National airline Garuda Indonesia suspended flights to and from Malang, Banyuwangi and Jember airports.

The same volcano last week temporarily caused the closure of airports including Bali’s Denpasar International.

Meanwhile, volcanic activity on Mt Gamalama shut Ternate’s international airport.

The latest incidents come just as many Indonesians will be flying home for the four-day Eid holiday that marks the end of the Ramadan fasting month.

Service at Surabaya airport resumed operations at 12 p.m. local on Friday after being shut down for almost a day.

Source : CNN.

Raung-blog

Le Raung vu depuis le Kawah Ijen  (Photo:  C.  Grandpey

Le glacier du Mont St Helens (Etats Unis) …. avec les images!

Après une interruption de plusieurs jours suite à un piratage de la plateforme qui héberge ce blog, tout semble fonctionner de nouveau. Voici ma dernière note avec les images manquantes.

drapeau francaisAlors que la plupart des glaciers dans le monde reculent en raison du réchauffement de la planète, quelques autres parviennent à se développer grâce à des conditions locales très particulières. Le glacier qui est apparu dans le cratère du Mont St Helens est l’un d’entre eux. Ce glacier – tout simplement baptisé Crater Glacier – est probablement l’un des plus jeunes au monde. Il a tellement grandi en taille au cours des deux dernières années qu’il forme maintenant une cascade de glace au-dessus de la vallée.
Les glaciers du Mont St Helens n’ont rien d’extraordinaire. Avant 1980, le volcan était un cône orné d’une douzaine de petits glaciers. La plupart d’entre eux ont été détruits ou ont fondu au cours de l’éruption de mai 1980.
L’ouverture en forme de fer à cheval laissée par l’éruption a fourni un refuge parfait pour héberger un petit glacier. Son orientation vers le nord a permis de protéger la neige du soleil. Une épaisse couche de débris volcaniques s’est accumulée sur le fond du cratère, fournissant un bon isolant contre la chaleur volcanique en dessous. Quand un dôme de magma a commencé à se former – en atteignant près de 270 mètres de hauteur – il a laissé un petit espace le long de la paroi du cratère où la neige a pu s’accumuler. Les chutes de neige habituelles n’auraient pas pu, à elles seules, contribuer à la formation d’un glacier, mais une aide supplémentaire est venue des accumulations de neige et de glace en provenance de la lèvre et les parois, ce qui a parfois multiplié par quatre la quantité de neige initiale dans cette partie du cratère.
C’est en 1988 qu’une couche de neige de plus de 60 mètres d’épaisseur a été observée. En 1996, les premières crevasses se sont formées, preuve que la masse de glace était en mouvement et répondait à la définition d’un glacier.
Les choses ont changé en 2004 quand le volcan s’est réveillé, avec l’édification d’un nouveau dôme. Les scientifiques de l’USGS craignaient que la chaleur de ce dôme fasse fondre le glacier et provoque des lahars dans la vallée. Il n’en fut rien car la glace était tellement bien isolée par sa couche de roches sous-jacente que le glacier a très peu fondu. Au lieu de cela, le nouveau dôme a coincé le glacier contre la paroi du cratère, ce qui a eu pour effet d’épaissir et accélérer son mouvement de descente. En 2005, les bras du glacier autour du dôme avançaient jusqu’à 2,50 mètres par jour. Trois ans plus tard, ils se sont réunis devant l’ancien dôme, l’entourant comme une écharpe. J’ai pu observer cette situation lors d’un survol en hélicoptère (voir photo ci-dessous).
Aujourd’hui, la masse de glace domine la vallée, même si elle est peu visible, même à la jumelle, depuis le Johnston Observatory (voir photo ci-dessous). En effet, près d’un tiers du glacier est constitué de roche. Un petit cours d’eau de fonte baptisé Loowit Creek s’échappe de la base du glacier, faisant le bonheur de bosquets de saules et d’un tapis de lupin sur la plaine de pierre ponce. La glace a, par endroits, une épaisseur d’environ 190 mètres. Mesuré en ligne droite de la source jusqu’à son front, le glacier a environ 2 kilomètres de longueur.
Il convient de noter que la progression du glacier a ralenti considérablement en 2014; elle était alors d’environ 6 centimètres par jour. Il est probable que, une fois que le front du glacier débordera du cratère où il s’abrite, l’accumulation de neige et de glace ne sera pas suffisante pour le faire progresser davantage. Avec les températures chaudes de 2015, il est même possible le glacier commence à régresser.
Des gaz s’échappent parfois parfois du dôme et l’intérieur du glacier est truffé de cavités creusées par la chaleur des fumerolles.
Le cratère et le glacier restent interdits d’accès.
Source: The Seattle Times.

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drapeau anglaisAfter a pause of several days due to the hacking of the website that harbours my blog, everything seems to be ok again. Here is my latest note with the images.

While most of the world’s glaciers are retreating because of global warming, a few others manage do grow thanks to very particular local conditions. The glacier that appeared within the crater of Mount St Helens is one of them. This glacier  – prosaically named Crater Glacier – is probably one of the world’s youngest. It has so much grown in size during the past two years that it is now cascading into the valley.Glaciers on Mount St Helens are by no means exceptional. Before 1980, Mount St. Helens was a cone draped with about a dozen small glaciers. Most of them were obliterated or melted during the May 1980 eruption. The horse-shoe shaped opening left by the eruption provided a perfect nest to nurture a baby glacier. Its northward orientation helped shield snow from the sun. A thick layer of loose, volcanic rock accumulated on the crater floor, providing an insulating barrier against volcanic heat rising from below. When a magma dome began bulging upward — eventually growing nearly 270 metres high — it formed a sheltered niche along the crater’s back wall where snow could pile up. Normal snowfall alone can’t account for the glacier’s formation, but an extra boost comes from the loads of snow and ice that slide into the crater off the rim and walls, sometimes quadrupling the original amount of snow in the area.
It was by 1988 that a permanent snowfield more than 60 metres thick appeared in the crater. In 1996, the first crevasses appeared, the evidence that the frozen mass was in motion and met the definition of a glacier.
Things changed in 2004.when the volcano went back to life, building a new dome. USGS scientists feared the heat would liquefy the glacier and send water and mud rampaging through the valleys below. But the ice was so well insulated by its underlying rock layer that very little melted away. Instead, the new dome pinched the glacier against the crater wall. That had the effect of thickening it and accelerating its downhill motion. By 2005, the arms of the horseshoe-shaped glacier were moving as much as 2.50 metres a day. Three years later, the arms met and merged in front of the old dome, forming a doughnut of ice.
Today, the combined mass is creeping farther down the valley. A steady stream of meltwater called Loowit Creek also springs from the base of the glacier, nourishing willow thickets and a carpet of lupine on the once-barren pumice plain below. The ice is about 190 metres thick in places.Measured in a straight line from head to snout, the glacier is about 2 Kilometres long.
It should be noted that the glacier’s advance slowed considerably in 2014 — to about 6 centimetres a day. It is likely that once the toe extends out of the sheltered crater, the accumulation of snow and ice won’t be sufficient to drive it much farther down the mountain. With 2015’s hot temperatures, it’s even possible the glacier could start shrinking.
Toxic gas occasionally escapes from the magma dome, and the interior of the glacier is riddled with cavities carved by the heat from fumaroles.
The crater and glacier remain off-limits to the public.
Source: The Seattle Times.

Le glacier en 2008

LAVE glaciers 01 blog

Le glacier en 2015

LAVE glaciers 02 blog

LAVE glaciers 03 blog

Photos:  C.  Grandpey

Prévision volcanique en Nouvelle Zélande // Volcanic prediction in New Zealand

drapeau francaisLa Nouvelle-Zélande possède un grand nombre de volcans actifs et une fréquence éruptive élevée. L’activité volcanique se produit dans six secteurs, dont cinq dans l’île du Nord et un au large des côtes, dans les Iles Kermadec.
Les scientifiques néo-zélandais aimeraient savoir quand se produira la prochaine éruption majeure. Ils vont essayer de répondre à cette question en utilisant les mathématiques pour calculer la date probable et l’importance de la prochaine éruption de chacun des 10 principaux volcans de ce pays.
Les éruptions les plus récentes ont eu lieu à White Island, île volcanique toujours très active, au Mont Tongariro à deux reprises en 2012, et au Mont Ruapehu il y a huit ans, quand un lahar a traversé la partie occidentale du champ de ski de Whakapapa.
A côté de ces volcans régulièrement actifs, les Néo-zélandais redoutent les prochaines éruptions de volcans en sommeil tels que le Taranaki dont on pense que la probabilité éruptive est de 50% dans les 50 prochaines années, ou de la zone volcanique d’Auckland et ses 50 volcans qui ne dorment peut-être que d’un oeil.
L’événement le plus inquiétant serait une éruption de l’une des énormes caldeiras volcaniques dans la partie centrale de l’île du Nord. Par exemple; l’éruption du Taupo, il y a environ 1800 ans, a eu des effets visibles jusqu’en Chine et à Rome. Elle a généré une coulée pyroclastique dévastatrice de 1,5 kilomètres de hauteur qui a recouvert la région de cendre et de pierre ponce sur une distance de 80 km.
Pour créer un nouveau modèle de probabilité, les chercheurs vont établir une base de données incluant l’histoire éruptive de volcans similaires à travers le monde. Une référence possible serait le Merapi en Indonésie, qui est entré en éruption en 2010, après une longue période de calme, tout comme le Taranaki. Si l’équipe scientifique peut prouver que les histoires éruptives de ces deux volcans se superposent, ils pourront étendre cette approche à d’autres dans le monde.
L’un des scientifiques, spécialiste des avalanches pyroclastiques dévastatrices, a entamé une autre étude avec ses collègues. Il va utiliser un simulateur d’éruption basé sur le campus de l’Université de Manawatu pour comprendre comment réagissent les infrastructures quand elles sont frappées par une coulée pyroclastique.
Une étude publiée le mois dernier a révélé qu’une éruption volcanique majeure dans le centre industriel d’Auckland pourrait avoir un impact économique désastreux et affecter profondément le PIB de la ville.
Source: New Zealand Herald.
Maintenant, la question est de savoir si des sciences exactes comme les mathématiques et les simulations peuvent vraiment aider à prévoir les prochaines éruptions en Nouvelle-Zélande! Il en est de même avec les cycles éruptifs qui n’ont jamais été définitivement prouvés. Quand on sait que chaque volcan a un fonctionnement qui lui est proche, il semble hasardeux de vouloir essayer de calquer les histoires éruptives de deux volcans éloignés de plusieurs milliers de kilomètres. À une époque où nous ne sommes pas capables de prévoir les éruptions de point chaud dans le court terme, j’ai des doutes sur le succès d’une telle recherche pour prévoir les éruptions des volcans Nouvelle-Zélande qui sont situés dans les zones de subduction et sont d’autant plus imprévisibles.

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drapeau anglaisNew Zealand has a lot of active volcanoes and a high frequency of eruptions. Volcanic activity occurs in six areas, five in the North Island and one offshore in the Kermadec Islands.

Kiwi scientists would like to know when the next major eruption will occur. They will try to answer the question by using maths to calculate the estimated time and size of the next eruption of each of New Zealand’s 10 main volcano centres.

The most recent eruptions have taken place at White Island which is still quite active, at Mt Tongariro twice in 2012, and at Mt Ruapehu eight years ago, when a large lahar travelled through the western boundary of Whakapapa skifield.

Beside these regularly active volcanoes, a greater fears concern the next eruptions at quiet mountains such as Mt Taranaki, which is said to have a 50 per cent probability of erupting in the next 50 years, or at one of Auckland’s long-silent field of 50 volcanoes.

More worrying still is the thought of an eruption at one of the huge caldera volcanoes in the Central North Island. For instance; the Taupo eruption around 1800 years ago created effects visible in China and Rome and generated a devastating 1.5 km-high pyroclastic flow that covered the landscape with ash and pumice for a distance of 80km.

To create a new probability model, the researchers will build a database of historical records from similar volcanoes worldwide. A possible reference would be Mt Merapi in Indonesia which erupted in 2010 after a long quiet past, just like Mt Taranaki. If the scientific team can work out how the records of the two volcanoes can map on to one another, then they will extend it to other ones worldwide.

One of the scientists, who specialises in devastating pyroclastic surges, is starting another study with his colleagues. It will use a large-scale eruption simulator based at the Manawatu University campus to understand what happens to infrastructures when they are hit by a pyroclastic flow.

A research published last month indicated that a catastrophic volcanic eruption in Auckland’s industrial heart could have a disastrous economic impact and knock out a large area of the city’s Gross Domestic Product (GDP).

Source : New Zealand Herald.

Now, the question is to know whether exact sciences like mathematics and simulations can really help predict the next eruptions in New Zealand! It’s the same with eruptive cycles which have never been definitively proved. Knowing that each volcano has its own eruptive process, superimposing the eruptive histories of two volcanoes which are thousands of kilometres apart seems a bit far-fetched. At a time when we are not able to predict hotspot eruptions in the short term, I have doubts about the success of such research to predict the eruptions of New Zealand volcanoes which are located in subduction zones and are all the more unpredictable.

Ruapehu-blog

White-Island-lac

Le Ruapehu et White Island sont deux volcans actifs de Nouvelle Zélande.

(Photos:  C. Grandpey)