Simulation d’une éruption à Auckland (Nouvelle Zélande) // Visualisation of an eruption at Auckland (New Zealand)

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, la ville d’Auckland a été construite sur un champ volcanique potentiellement actif. Un volcanologue maintenant à la retraite – le professeur Colin Wilson de l’Université de Victoria – vient de recevoir la médaille Rutherford pour son travail sur les volcans explosifs et la menace qu’ils représentent pour les populations.
Il a travaillé sur plusieurs volcans à travers le monde, comme le Taupo, Long Valley et Yellowstone aux États-Unis. Son travail a mis en oeuvre de nouvelles techniques pour cartographier les processus volcaniques depuis l’état de sommeil jusqu’à l’éruption proprement dite. Ses recherches ont également permis de relier les cycles s’étendant sur le long terme à certaines des éruptions les plus importantes et les plus destructrices connues à ce jour. Par exemple, il a démontré qu’il y a eu une longue phase de préparation avant le déclenchement, il y a environ 25 500 ans, de la super éruption du Taupo qui a créé l’énorme caldeira que le Lac Taupo ne remplit que partiellement aujourd’hui.
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une simulation impressionnante d’une éruption dans la région d’Auckland. Elle débuterait près de l’île de Rangitoto que l’on peut voir à l’arrière-plan. Il convient de noter que la projection du document dans le musée a eu pour résultat des enfants effrayés et une dévaluation des biens immobiliers situés sur le rivage !
https://vimeo.com/29927106
Source: New Zealand Herald.

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As I indicated several times, the town of Auckland was built on a potentially active volcanic field. A veteran volcanologist – Victoria University’s Professor Colin Wilson – has just been awarded the Rutherford Medal for his work on explosive volcanoes and the threat they pose to the populations.

He has worked on many of the world’s volcanoes, including Taupo, and Long Valley and Yellowstone in the United States. His work has pioneered new techniques to map out the volcanic processes from slumber to massive eruption. His research has also been able to link long-term cycles with some of the largest and most destructive eruptions known to science. For instance, it showed how there was a long build-up to the massive super-eruption from Taupo about 25,500 years ago, which created the enormous caldera that Lake Taupo only fills partly today.

By clicking on the link below, you will see an impressive simulation of an eruption in the Auckland area. It would start near the Rangitoto Island one can see in the background. It should be noted that the result of the show in the museum was frightened children and de-valued waterfront property!

https://vimeo.com/29927106

Source : New Zealand Herald.

Une éruption dans la baie d’Auckland aurait des conséquences catastrophiques faciles à imaginer (Photo: C. Grandpey)

 

Le risque éruptif à Auckland (Nouvelle Zélande) // The eruptive risk in Auckland (New Zealand)

Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, Auckland est construite sur un site volcanique potentiellement actif, avec plus de 50 cônes et bouches disséminés autour de la ville.
Dans plusieurs études publiées ce mois-ci, une équipe de chercheurs de Determining Volcanic Risk in Auckland (Evaluation du Risque Volcanique à Auckland) a constaté que la ville avait une histoire éruptive « complexe et épisodique ». L’éruption la plus ancienne, celle de Pupuke, remonte à environ 200 000 ans, alors que la plus récente, celle de Rangitoto, s’est produite il y a seulement 500 ans. Le temps écoulé entre les éruptions est très irrégulier et imprévisible. Il convient de noter que plus de la moitié des éruptions d’Auckland ont eu lieu au cours des 60 000 dernières années. Les chercheurs ont indiqué que le nombre d’éruptions a montré une certaine hausse avec, malgré tout, des périodes de repos allant jusqu’à 10 000 ans.
Certaines des éruptions passées se sont produites après de courtes périodes de temps d’un point de vue géologique. Par exemple, il peut y avoir de six à dix volcans en éruption en seulement 4000 ans. D’autre part, le site volcanique d’Auckland a également connu des périodes de repos de 10 000 ans au cours des 60 000 dernières années.
Les recherches ont montré que le site volcanique d’Auckland a une activité « imprévisible » et que la population doit être préparée dans l’éventualité d’une nouvelle activité éruptive. (NDLR : À un moment où nous ne sommes pas en mesure de prévoir des éruptions à court terme, il serait stupide de dire que nous pouvons les prévoir dans le long terme!)
La région d’Auckland est le site volcanique le plus densément peuplé dans le monde. Chacun des volcans qui s’y trouvent est entré en éruption au moins une fois depuis que le Pupuke s’est manifesté il y a environ 200 000 ans.
En avril, des chercheurs de l’Université de Canterbury ont déclaré que « une éruption volcanique pourrait mettre Auckland à genoux, paralyser les réseaux de transport et déplacer près d’un tiers de la population ». En mars, le GNS Science a publié un rapport indiquant que la prochaine éruption de la région se produirait probablement sur un volcan qui n’existe pas encore.
Source: Manawatu Evening Standard.

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As I put it in several previous notes, Auckland is built on a potentially active volcanic field, with more than 50 vents dotted around the city.

In studies published this month, a team of researchers from Determining Volcanic Risk in Auckland found that the city has had a complex and episodic eruption history. The oldest eruption, Pupuke, was about 200,000 years ago, while the most recent, Rangitoto, was only 500 years ago. However, the time in between eruptions was inconsistent and unpredictable. It should be noted that more than half of Auckland’s eruptions have been in the past 60,000 years. The researchers said that indicated the rate of eruptions has been increasing, although there had also been quiet periods of up to 10,000 years.

Some of the past eruptions occurred after what was, geologically speaking, a short period of time. For example, there can be six to 10 volcanoes erupting within a 4000-year timeframe. On the other hand, the Auckland volcanic field has also gone quiet for up to 10,000 years in the last 60,000 years.

The research showed that Auckland’s volcanic field was « unpredictable” and that the population needs to be prepared. (Editor’s note: At a time when we are not able to predict eruptions in the short-term, it would be stupid to say we are able to predict them in the long term!)

Auckland’s volcanic field is the most densely populated field of its type in the world.

Each of its volcanoes has erupted at least once since Pupuke blew about 200,000 years ago.

In April, researchers from the University of Canterbury said “a volcanic eruption could bring Auckland to its knees, crippling transport networks and displacing almost one-third of its population.” In March, GNS Science released a report saying the region’s next eruption would likely come from a volcano that doesn’t exist yet.

Source: Manawatu Evening Standard.

Carte montrant les éruptions sur le site volcanique d’Auckland. Elles vont de la plus ancienne (en bleu) à la plus récente (en rouge). Source: GNS Science.

Photo: C. Grandpey

 

En attendant la prochaine éruption à Auckland (Nouvelle Zélande) // Waiting for the next eruption in Auckland (New Zealand)

drapeau-francaisNous ne savons pas prévoir les éruptions à court terme, mais les Néo-Zélandais sont en mesure de dire que la prochaine grande éruption à Auckland est susceptible d’être causée par un volcan qui n’existe pas encore!
Une étude publiée dans le Journal of Volcanology and Geothermal Research s’appuie sur une hypothétique éruption d’une durée de deux mois près du pont de Mangere, dans le sud d’Auckland. Les scientifiques de GNS Science, de l’Université de Canterbury et de l’Université Massey ont examiné les dangers immédiats d’une telle éruption et l’impact qu’elle pourrait avoir sur les infrastructures essentielles de la ville d’Auckland. L’auteur principal de l’étude pense que même si les scientifiques ne savent pas où aura lieu la prochaine éruption, l’imaginer leur permettra de mieux y faire face. L’étude a mis l’accent sur le ravitaillement en carburant, les voies de communications routières et ferroviaires, les ports, les aéroports, l’approvisionnement en eau et les télécommunications afin d’obtenir une image dynamique de la ville d’Auckland dans une telle circonstance.
La topographie de la ville d’Auckland montre qu’il n’y a que trois lignes électriques principales qui alimentent Auckland et le Northland. Cela signifie que, par exemple, un problème sur la ligne Mangere pourrait affecter toute la région. Si les approvisionnements en électricité de la ville étaient affectés par une éruption, les habitants d’Auckland et du Northland pourraient connaître des pannes d’une durée comprise entre un mois et un an, voire plus.
Le champ volcanique d’Auckland a une très forte densité de population, la plus élevée au monde pour un site de ce type. Il est vieux de 250 000 ans et a connu 55 éruptions. La plus récente est celle de Rangitoto il y a environ 600 ans.
La plupart des volcans d’Auckland sont monogéniques, ce qui signifie qu’ils n’entrent en éruption qu’une seule fois. Il est donc très probable que le prochain volcan à Auckland entrera en éruption dans un tout nouveau secteur impossible à prévoir. Toutefois, même s’ils ne peuvent pas dire où la prochaine éruption aura lieu, les scientifiques du GNS sont certains qu’elle aura lieu un jour ou l’autre.
L’étude est le premier document à présenter le scénario détaillé d’une éruption à Auckland depuis les années 1990. En novembre 2007 et mars 2008, la Protection Civile avait mis sur pied l’«Exercice Ruaumoko», destiné à voir comment réagirait le pays lors de la période précédant une éruption, mais aucun bilan de cet exercice n’a jamais été communiqué.
L’activité volcanique prise en compte dans l’étude s’étend sur 10 semaines: deux semaines de non activité, quatre semaines d’activité faible à élevée et quatre semaines d’activité éruptive totale. Le scénario éruptif imagine l’apparition d’un cône de 800 mètres de diamètre qui s’accroît au cours de l’éruption pour atteindre  environ 1200 mètres. Une première coulée pyroclastique représente le «pire scénario», avec une destruction totale dans un rayon de 2,5 km de la bouche éruptive et d’importants dégâts à la plupart des édifices, et la destruction de structures plus fragiles jusqu’à 6 km de distance. La coulée de lave est censée avoir 10 mètres d’épaisseur et des vagues de tsunami de 2 mètres de haut sont prévues sur le littoral
Source: Organes de presse néo-zélandais..

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drapeau-anglaisWe are not able to predict eruptions in the short term, but in New Zealand, they are able to say that Auckland’s next big eruption is likely to come from a volcano that doesn’t yet exist!

A research paper, released in the Journal of Volcanology and Geothermal Research, is based on a hypothetical two-month-long period of unrest and eruption near Mangere Bridge, in south Auckland. Geoscientists from GNS Science, the University of Canterbury and Massey University looked at the immediate hazards of an eruption and the impact it could have on Auckland’s critical infrastructure. The lead author of the study said that while scientists had no idea where the next eruption will take place, they could be better prepared by looking at how to respond. The study looked at fuel, roads, rail, ports, aviation, water supply and telecommunications to get a dynamic picture of how Auckland would hold up.

The geography of Auckland means there are only three main electricity lines supplying Auckland and Northland with power. This means that, for instance, a power disruption to the Mangere line could affect the entire region. If electricity supplies to the city were comprised during an eruption, residents in Auckland and Northland could experience rolling outages from anywhere between a month to a year or more.

The Auckland volcanic field is the most densely populated field of its type in the world. The field is 250,000 years old and there have been 55 recorded eruptions, the most recent being Rangitoto around 600 years ago.

Most Auckland volcanoes are monogenic, meaning they only erupt once, so it is very likely that the next volcanic vent in Auckland will erupt in an entirely new location which cannot be predicted. While they can’t say where the next eruption will be, GNS scientists say they are certain that there will be a future eruption.

The paper presents the first complete eruption scenario developed for Auckland since the 1990s. In November 2007 and March 2008, Civil Defence carried out ‘Exercise Ruaumoko’, which tested nationwide preparedness during the ‘unrest’ period leading up to an eruption, but didn’t assess the aftermath.

The volcanic activity in the study spans 10 weeks: two weeks of non activity, four weeks of low to heightened activity and four weeks of eruptive activity. The eruptive scenario imagines that an 800 metre-diameter volcanic vent emerges, expanding over course of the eruption to around 1200metres. The first pyroclastic surge represents the « worst case scenario », resulting in complete destruction within 2.5km of the vent, severe damage to most structures and destruction of weaker structures as far as 6km away. The lava flow is assumed to be 10metres thick, and 2 metre-high tsunami waves are predicted for the shoreline.

Source: New Zealand news media.

auckland

Vue de la ville d’Auckland (Photo: C. Grandpey)

rangitoto

Rangitoto, site de la dernière éruption dans la région d’Auckland.

(Crédit photo: Wikipedia)

Rangitoto (Nouvelle Zélande)

Hier 3juin 2016, la chaîne de télévision France 3 proposait, dans le cadre de son émission Faut pas rêver, un voyage en Nouvelle Zélande. Une rediffusion est accessible à cette adresse. :

http://pluzz.francetv.fr/videos/faut_pas_rever_,140575748.html

Au cours du reportage (entre 34’47’’ et  43’30’’), Philippe Gougler survole les environs d’Auckland en hydravion. C’est l’occasion d’avoir la confirmation que la ville est construite sur un champ volcanique potentiellement actif. On peut voir dans la vidéo plusieurs édifices parmi lesquels Rangitoto que j’ai mentionné à plusieurs reprises dans des notes entre 2012 et 2016.

L’île dresse son cône symétrique de 260 mètres de hauteur au-dessus du golfe d’Hauraki. Elle est beaucoup plus grande que les autres volcans que l’on peut observer sur le site d’Auckland et représente entre le tiers et la moitié de tout le magma émis par les volcans de la région.
Au cours des dernières années, plusieurs études ont expliqué que Rangitoto n’était peut-être pas un très vieux volcan et que de nouvelles éruptions ne devraient pas être exclues.

En 2013, une étude a révélé que, contrairement à ce que l’on pensait depuis de nombreuses années, Rangitoto s’était formé il y a 700 ans et avait connu seulement deux éruptions. Le volcan aurait connu une activité intermittente jusqu’à il y a 500 ans.
En 2014, un important forage a pénétré sur plusieurs dizaines de mètres à l’intérieur du volcan pour récupérer des carottes et établir une image plus précise de son histoire éruptive.
En 2016, après un autre forage à 150 mètres de profondeur pendant l’été 2015, une équipe de l’Université d’Auckland a conclu que le volcan est entré en éruption il y a environ 6000 ans et est probablement constitué de plusieurs cônes. Cela signifie qu’il est resté actif par intermittence sur une période beaucoup plus longue ; il a donc grandi au fil du temps et ne s’est pas formé d’un seul coup.
Il est important de savoir 1) si les éruptions futures peuvent se produire uniquement au niveau du Rangitoto et 2) si un nouveau volcan apparaît, il est important de savoir qu’il est susceptible de rester actif pendant une très longue période, des centaines ou des milliers d’années. Cela signifie que la population devrait s’adapter à cette nouvelle activité volcanique continue, comme c’est le cas à Hawaii ou en Islande. Comme le reconnaissait le pilote de l’hydravion, si un volcan devait naître au cœur du centre des affaires d’Auckland, ce serait une catastrophe.

Rangitoto

Crédit photo: Wikipedia.

Etude de l’Orakei Basin à Auckland (Nouvelle Zélande) // Study of Orakei Basin in Auckland (New Zealand)

drapeau-francaisEn Nouvelle-Zélande, la ville d’Auckland a été construite sur un champ volcanique potentiellement actif. L’Orakei Basin (voir image satellite ci-dessous) est aujourd’hui un endroit très prisé des amateurs de sports nautiques dont beaucoup ignorent probablement qu’il s’agit de l’un des volcans de l’Auckland Volcanic Field. . Il présente un cratère d’explosion d’environ 700 mètres de diamètre, bordé d’un anneau de tuf. Après une éruption il y a environ 85 000 ans, le cratère s’est rempli d’un lac d’eau douce dont le déversoir se situait dans les environs du pont actuel sur Orakei Road. Lorsque le niveau de la mer s’est élevé au terme de la dernière période glaciaire, le lac, qui était alors devenu un marécage, a été envahi par la mer et est devenu le lagon que nous connaissons aujourd’hui.
Les scientifiques ont foré jusqu’à plus de 100 mètres sous l’Orakei Basin afin de mettre à jour l’histoire éruptive de l’ancien site d’Auckland. Les échantillons récemment extraits d’anciens dépôts de sédiments lacustres donneront des détails sur les éruptions volcaniques qui ont secoué la région sur une période qui remonte probablement à 140 000 ans. L’activité éruptive des 53 volcans de l’Auckland Volcanic Field remonte à quelque 250 000 ans, avec les événements les plus récents à Rangitoto il y a entre 550 et 600 ans. Nous savons déjà beaucoup de choses sur la région, en particulier sur les 50 000 dernières années, mais nos connaissances sont très réduites sur les périodes éruptives précédentes. .
Bien qu’il soit devenu un estuaire peu profond suite à l’activité explosive qui l’a formé, l’Orakei Basin a surtout été, au cours de son histoire, un lac d’eau douce profond au fond duquel se sont accumulés des sédiments, des cendres volcaniques et des vestiges biotiques, autrement dit les restes d’interactions du vivant sur le vivant dans cet écosystème. Les sédiments lacustres se sont, pour la plupart, déposés en fines couches et joueront un rôle essentiel dans la compréhension de l’histoire des éruptions passées dans et autour de la ville d’Auckland. .
Tout en permettant une meilleure compréhension des risques volcaniques à Auckland, les échantillons permettront également aux scientifiques de reconstituer le climat de la région au cours des 100 000 dernières années. Ils pourront ainsi établir une comparaison avec des échantillons correspondants recueillis sous la glace de l’Antarctique et ailleurs sur la planète, à une époque où on essaye de tirer des leçons de périodes plus chaudes du passé de la Terre.
Source: New Zealand Herald.

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drapeau anglaisIn New Zealand, Auckland was built on a potentially active volcanic field. A popular place for watersports today is the Orakei Basin (see satellite image below). It is one of the volcanoes in an area known as the Auckland Volcanic Field. It has an explosion crater around 700 metres wide, with a surrounding tuff ring. After an eruption that occurred about 85,000 years ago, it became a freshwater lake that had an overflow stream in the vicinity of present Orakei Road bridge. As sea level rose after the end of the Last Ice Age, the lake, which by then had shallowed to a swamp, was breached by the sea and has been a lagoon ever since.
Scientists have probed more than 100 metres beneath Orakei Basin in order to reveal the explosive history of ancient Auckland. The samples they have just retrieved from ancient deposits of lake sediment will detail volcanic eruptions that have taken place in the region over a period potentially stretching back 140,000 years. Eruptive activity among the 53 volcanoes of the Auckland Volcanic Field went back some 250,000 years – and most recently, at Rangitoto, between 550 and 600 years ago. We know quite a lot, especially about the last 50,000 years, but prior to that, we have very little understanding of the eruptive events.
Although it’s now a shallow estuary, following the volcanic explosion that formed it, the Orakei Basin was for most of its history a deep freshwater lake collecting sediment, volcanic ash and biotic remains. These lake sediments were mostly very finely layered and would be crucial in compiling the most detailed history of past eruptions in and around the city area.
Along with a better understanding of Auckland’s volcanic risks, the samples might also help scientists reconstruct the region’s climate over the past 100,000 years. These would provide a comparison to corresponding records recovered from deep below the ice in Antarctica and elsewhere on the planet, at a time scientists are racing to learn lessons from warmer periods in the Earth’s past.
Source : New Zealand Herald.

Orakei Basin

Image satellite de l’Orakei Basin (Source: Google maps)

Prévision volcanique en Nouvelle Zélande // Volcanic prediction in New Zealand

drapeau francaisLa Nouvelle-Zélande possède un grand nombre de volcans actifs et une fréquence éruptive élevée. L’activité volcanique se produit dans six secteurs, dont cinq dans l’île du Nord et un au large des côtes, dans les Iles Kermadec.
Les scientifiques néo-zélandais aimeraient savoir quand se produira la prochaine éruption majeure. Ils vont essayer de répondre à cette question en utilisant les mathématiques pour calculer la date probable et l’importance de la prochaine éruption de chacun des 10 principaux volcans de ce pays.
Les éruptions les plus récentes ont eu lieu à White Island, île volcanique toujours très active, au Mont Tongariro à deux reprises en 2012, et au Mont Ruapehu il y a huit ans, quand un lahar a traversé la partie occidentale du champ de ski de Whakapapa.
A côté de ces volcans régulièrement actifs, les Néo-zélandais redoutent les prochaines éruptions de volcans en sommeil tels que le Taranaki dont on pense que la probabilité éruptive est de 50% dans les 50 prochaines années, ou de la zone volcanique d’Auckland et ses 50 volcans qui ne dorment peut-être que d’un oeil.
L’événement le plus inquiétant serait une éruption de l’une des énormes caldeiras volcaniques dans la partie centrale de l’île du Nord. Par exemple; l’éruption du Taupo, il y a environ 1800 ans, a eu des effets visibles jusqu’en Chine et à Rome. Elle a généré une coulée pyroclastique dévastatrice de 1,5 kilomètres de hauteur qui a recouvert la région de cendre et de pierre ponce sur une distance de 80 km.
Pour créer un nouveau modèle de probabilité, les chercheurs vont établir une base de données incluant l’histoire éruptive de volcans similaires à travers le monde. Une référence possible serait le Merapi en Indonésie, qui est entré en éruption en 2010, après une longue période de calme, tout comme le Taranaki. Si l’équipe scientifique peut prouver que les histoires éruptives de ces deux volcans se superposent, ils pourront étendre cette approche à d’autres dans le monde.
L’un des scientifiques, spécialiste des avalanches pyroclastiques dévastatrices, a entamé une autre étude avec ses collègues. Il va utiliser un simulateur d’éruption basé sur le campus de l’Université de Manawatu pour comprendre comment réagissent les infrastructures quand elles sont frappées par une coulée pyroclastique.
Une étude publiée le mois dernier a révélé qu’une éruption volcanique majeure dans le centre industriel d’Auckland pourrait avoir un impact économique désastreux et affecter profondément le PIB de la ville.
Source: New Zealand Herald.
Maintenant, la question est de savoir si des sciences exactes comme les mathématiques et les simulations peuvent vraiment aider à prévoir les prochaines éruptions en Nouvelle-Zélande! Il en est de même avec les cycles éruptifs qui n’ont jamais été définitivement prouvés. Quand on sait que chaque volcan a un fonctionnement qui lui est proche, il semble hasardeux de vouloir essayer de calquer les histoires éruptives de deux volcans éloignés de plusieurs milliers de kilomètres. À une époque où nous ne sommes pas capables de prévoir les éruptions de point chaud dans le court terme, j’ai des doutes sur le succès d’une telle recherche pour prévoir les éruptions des volcans Nouvelle-Zélande qui sont situés dans les zones de subduction et sont d’autant plus imprévisibles.

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drapeau anglaisNew Zealand has a lot of active volcanoes and a high frequency of eruptions. Volcanic activity occurs in six areas, five in the North Island and one offshore in the Kermadec Islands.

Kiwi scientists would like to know when the next major eruption will occur. They will try to answer the question by using maths to calculate the estimated time and size of the next eruption of each of New Zealand’s 10 main volcano centres.

The most recent eruptions have taken place at White Island which is still quite active, at Mt Tongariro twice in 2012, and at Mt Ruapehu eight years ago, when a large lahar travelled through the western boundary of Whakapapa skifield.

Beside these regularly active volcanoes, a greater fears concern the next eruptions at quiet mountains such as Mt Taranaki, which is said to have a 50 per cent probability of erupting in the next 50 years, or at one of Auckland’s long-silent field of 50 volcanoes.

More worrying still is the thought of an eruption at one of the huge caldera volcanoes in the Central North Island. For instance; the Taupo eruption around 1800 years ago created effects visible in China and Rome and generated a devastating 1.5 km-high pyroclastic flow that covered the landscape with ash and pumice for a distance of 80km.

To create a new probability model, the researchers will build a database of historical records from similar volcanoes worldwide. A possible reference would be Mt Merapi in Indonesia which erupted in 2010 after a long quiet past, just like Mt Taranaki. If the scientific team can work out how the records of the two volcanoes can map on to one another, then they will extend it to other ones worldwide.

One of the scientists, who specialises in devastating pyroclastic surges, is starting another study with his colleagues. It will use a large-scale eruption simulator based at the Manawatu University campus to understand what happens to infrastructures when they are hit by a pyroclastic flow.

A research published last month indicated that a catastrophic volcanic eruption in Auckland’s industrial heart could have a disastrous economic impact and knock out a large area of the city’s Gross Domestic Product (GDP).

Source : New Zealand Herald.

Now, the question is to know whether exact sciences like mathematics and simulations can really help predict the next eruptions in New Zealand! It’s the same with eruptive cycles which have never been definitively proved. Knowing that each volcano has its own eruptive process, superimposing the eruptive histories of two volcanoes which are thousands of kilometres apart seems a bit far-fetched. At a time when we are not able to predict hotspot eruptions in the short term, I have doubts about the success of such research to predict the eruptions of New Zealand volcanoes which are located in subduction zones and are all the more unpredictable.

Ruapehu-blog

White-Island-lac

Le Ruapehu et White Island sont deux volcans actifs de Nouvelle Zélande.

(Photos:  C. Grandpey)

Auckland (Nouvelle Zélande) et le risque volcanique // Auckland (New Zealand) and the volcanic risk

drapeau francaisAvec plus de 1,5 million d’habitants, Auckland est la plus grande ville de Nouvelle-Zélande. Lorsque les Maoris se sont installés dans la région vers 1350, attirés par les terres fertiles, ils ne savaient pas qu’ils se trouvaient à l’intérieur d’une zone volcanique potentiellement active. Rangitoto Island est le plus jeune volcan de la région d’Auckland. En 2013, des études ont montré que Rangitoto avait été beaucoup plus actif dans le passé qu’on ne le pensait précédemment. Le volcan a probablement connu une période éruptive pendant un millier d’années avant les dernières éruptions qui ont eu lieu il y a environ 550 ans.
De nouveaux modèles viennent de révéler la menace que ferait peser une activité volcanique explosive à Auckland. Les quartiers de Three Kings et Mangere seraient probablement parmi les plus exposés.
Les cartes récemment publiées montrent quels secteurs sont les plus à risque d’éruptions phréatiques ou phréato-magmatiques. (voir la carte ci-dessous). Les scientifiques ont montré que plus des trois quarts des 52 volcans présents dans le vaste champ volcanique d’Auckland portent les signes d’une telle activité.
Pour établir les zones de danger, les chercheurs néo-zélandais se sont appuyés sur la combinaison de données géologiques et des résultats de recherches antérieures. Plusieurs sources d’informations ont été mises en commun en utilisant le Systèmes d’Information Géographique, ou SIG, qui leur a permis d’évaluer de 1 à 10 le risque éruptif dans les différentes zones concernées. Ainsi, des quartiers comme Three Kings et Mangere sont plus exposés à l’activité volcanique explosive que d’autres comme les zones de collines de North Shore.
Les nouveaux modèles montrent comment des lignes de failles – dans lesquelles l’eau pourrait s’infiltrer dans des roches poreuses – représentent des foyers potentiels pour de violentes éruptions.
Les scientifiques admettent qu’« il est difficile de prévoir où aura lieu la prochaine éruption. Malgré tout, en créant un modèle basé sur un grand nombre d’informations facilement disponibles, on peut prévoir quel type d’éruption pourrait avoir lieu à Auckland et quel serait son impact sur la ville. »
L’étape suivante a consisté à recueillir des informations sur les objets urbains tels que les bâtiments et les infrastructures et à les ajouter au modèle. La conclusion est que l’impact d’une éruption volcanique à Auckland pourrait être catastrophique. Dans le pire des cas, une éruption près du Central Business District pourrait entraîner une réduction de 47% du produit intérieur brut.
Les responsables de la Protection Civile font remarquer que les signes annonciateurs d’une éruption laisseraient probablement suffisamment de temps pour une évacuation à grande échelle de la population d’Auckland.

Source : New Zealand Herald.

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drapeau anglaisWith more than 1,500,000 inhabitants, Auckland is the largest city of New Zealand. When the Maoris first settled in the area around 1350, lured by the fertile lands, they did not know they were in a potentially active volcanic area. Rangitoto Island is the youngest volcano in the Auckland area.  In 2013, scientists said new studies showed Rangitoto had been much more active in the past than previously thought, suggesting it had been active on and off for around 1000 years before the final eruptions around 550 years ago.

New models have laid bare the threat explosive volcanic activity poses to Auckland, with Three Kings and Mangere among the suburbs most vulnerable to devastating, high-powered blasts (see map below).

Recently published maps show which areas are more at risk from phreatic or phreato-magmatic eruptions. Scientists have shown how more than three quarters of the 52 volcanoes in the vast Auckland Volcanic Field bear ancient evidence of such activity.

To expose potential future danger spots, NZ researchers drew upon a combination of geological data and previous research. Multiple layers of information were combined using a technique called Geographic Information Systems, or GIS, which ultimately allowed them to score susceptibility in different areas from one to 10.

Suburbs including Three Kings and Mangere had a higher chance of explosive volcanic activity than other areas like the elevated areas of North Shore.

The new models show how fault lines – in which more water could flow amid porous rock – were hot spots for violent eruptions.

However, the scientists admit that « forecasting where the next eruption is going to occur is challenging. But by creating a model based on many different types of information readily available, it allows to predict how a potential future volcano in Auckland might erupt and how big an area it would impact. »

The next step was to gather information about the urban objects like buildings and infrastructure and add these to the model. The conclusion is that the impact of a volcanic eruption in Auckland could be catastrophic. A worst-case eruption near the Central Business District could cause a 47% reduction in gross domestic product.

Civil Defence planners say warning signals would likely provide more than enough time for mass evacuation.

Source :  New Zealand Herald.

Auckland-blog

Source:  Massey University.