Regain d’activité sur le Tungurahua (Equateur) // Increase in activity on Tungurahua (Ecuador)

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drapeau francais   Le Tungurahua connaît en ce moment un regain d’activité. L’Institut Géophysique indique que le volcan est resté relativement calme jusqu’au 27 avril, jour où deux petits séismes ont été enregistrés.  

Ce même jour, un panache de cendre et de vapeur a atteint une hauteur de 2 000 mètres au-dessus du cratère. Une hausse de la sismicité a été observée dans l’après-midi.

Le 28 avril, un nouveau panache de vapeur et de cendre montait à 4000 mètres au-dessus du volcan. Des retombées de cendre ont été observées à Baños, Pillate, Chacauco, Bilbabo, Pondoa, et Juive Grande.

 

drapeau anglais   Tungurahua is currently experiencing an increase in activity. The Geophysical Institute indicates the volcano was relatively quiet until April 27th when two small earthquakes were recorded.
That same day, a plume of ash and steam rose to a height of 2000 meters above the crater. An increase in seismicity was observed in the afternoon.
On April 28th , a new plume of steam and ash rose up to 4000 meters above the volcano. Ashfall was observed in Baños, Pillate, Chacauco, Bilbabo, Pondoa and Juive Grande.

Tungurahua-blog

Le Tungurahua vu par l’une des webcams le 28 avril en soirée

Le 13ème paroxysme de l’Etna (suite) // Mount Etna’s 13th paroxysm (continued)

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drapeau francais   Voici quelques détails supplémentaires fournis par l’INGV à propos du 13ème paroxysme du Cratère SE de l’Etna le 27 avril dernier. Contrairement à l’événement précédent, la phase préliminaire a été longue avec une activité strombolienne qui avait commencé dès le 20 avril, au lendemain du 12ème paroxysme. Comme je l’indiquais en décrivant l’épisode éruptif, on a observé des fontaines de lave dont la hauteur est estimée à 300-500 mètres par l’Institut. Plusieurs coulées ont été observées sur le versants SE et NE du NCSE ainsi que sur la dépression qui sépare les deux cônes où la lave s’est dirigée timidement vers le N et le S. L’effondrement d’une partie du flanc E du cône a déclenché une coulée pyroclastique qui s’est dirigée sur 1 km en direction de la Valle del Bove. Les nuages de cendre générés par le paroxysme ont arrosé les secteurs de Linguaglossa, Taormine et même Messine. La phase la plus intense a duré environ deux heures mais le volcan ne s’est véritablement calmé que le 28 avril au matin.

Le paroxysme en musique:

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drapeau anglais   Here are some additional details provided by INGV about the 13th paroxysm of Mount Etna’s SE crater on April 27th. Unlike the previous event, the preliminary phase was long with strombolian activity that began on April 20th, just after the 12th paroxysm. As I wrote while describing the eruptive episode, there were lava fountains whose height is estimated at 300-500 meters by the Institute. Several lava flows were observed on the SE and NE sides of NCSE and the depression between the two cones where the lava  timidly travelled to the N and S. The partial collapse of the E flank of the cone triggerred a pyroclastic flow that moved over 1 km towards the Valle del Bove. The ash clouds generated by the most intense phase of the paroxysm caused ashfall as far as Linguaglossa, Taormina and even Messina. The climax of the paroxysm lasted about two hours, but the volcano really calmed down on April 28th in the morning.

Here is the paroxysm with some music:

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Le dégel du permafrost: un danger pour la planète!

Bien que ce ne soit pas lié au monde des volcans, j’aimerais m’attarder à nouveau sur le réchauffement climatique et ses effets sur notre environnement.

Il y a quelques jours, l’Anchorage Daily News, quotidien très populaire en Alaska, a publié un article consacré à la fonte du permafrost (ou pergélisol), phénomène auquel sont très sensibles les contrées nordiques. Lorsque l’on voyage en Alaska ou dans le Yukon, on s’aperçoit très vite des conséquences de sa fonte sur les infrastructures routières, avec de longues balafres qui rendent parfois la conduite délicate (voir ma note du 16 septembre 2011). Il y a deux ans, Nicolas Vanier (Le Dernier Trappeur) me confiait qu’il avait vu des forêts « s’effondrer » en Sibérie car le sol gelé n’était plus là pour les maintenir à la verticale.

L’article de l’Anchorage Daily News attire l’attention des lecteurs sur un autre aspect de la fonte du pergélisol : les émanations gazeuses. En effet, les chercheurs ont commencé récemment à mesurer les émissions de méthane (CH4) et de gaz carbonique (CO2) provoquées par la fonte du permafrost et ils se sont aperçus que les quantités – non encore prises en compte lors des réunions internationales sur le réchauffement climatique – étaient bien supérieures à ce qui avait été estimé jusqu’alors.

Le permafrost – sol qui reste gelé pendant au moins deux années d’affilée – recèle de vaste quantités de matière végétale en décomposition. Au moment du dégel, cette matière libère du CO2 et, encore plus inquiétant, du CH4. Le réchauffement global de la planète provoque un effet cyclique : au cours du réchauffement de la Terre, les températures plus élevées sont une menace pour le permafrost qui va fondre et libérer ces mêmes gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la Terre.

Il est donc urgent que la communauté internationale prenne en compte l’impact du permafrost et les émissions de CO2 et CH4 lors des réunions sur le changement climatique. Les chercheurs américains ont démontré que le permafrost présent à la surface de la Terre contient 1700 gigatonnes de carbone sous forme de matière organique gelée (une gigatonne est équivalent à un milliard – 109 tonnes). Cela représente deux fois la quantité de carbone actuellement présente dans l’atmosphère ! On réalise donc l’impact que les gaz libérés lors du dégel du  permafrost pourraient avoir dans les années à venir en cas d’accélération du phénomène.

Le rapport des chercheurs recommande par ailleurs aux nations où le permafrost est très répandu (Etats Unis, Canada, Chine et Russie) de créer des réseaux de surveillance et de mettre au point des plans afin d’atténuer les dégâts occasionnés par le dégel du pergélisol, en particulier dans les régions les plus exposées. En Alaska par exemple, des entreprises, des routes ainsi que des infrastructures gazières et pétrolières ont été construites sur des zones où le sol était gelé en permanence, donc très stable. Si ce sol vient à dégeler, ces structures peuvent s’effondrer. Actuellement, les responsables des routes du Yukon essayent de mettre au point des techniques qui permettraient de limiter les dégâts causés par le dégel du permafrost.

Drunken-forest

Exemple de « forêt ivre » (« drunken forest ») où les arbres ne sont plus maintenus en place par le permafrost

[Crédit photo:  NOAA)