A l’intérieur des geysers // Inside geysers

   Voici une vidéo intéressante (en cliquant sur le lien ci-dessous) réalisée par deux géologues russes qui ont essayé de comprendre le fonctionnement des geysers en introduisant une caméra très robuste à l’intérieur des conduits de six d’entre eux dans la célèbre Vallée des Geysers au Kamchatka.

Les vidéos ainsi obtenues, complétées par l’étude des roches autour d’anciens geysers aujourd’hui inactifs, ont révélé que les geysers du Kamchatka ne sont pas alimentés par l’intermédiaire de conduits longs et étroits, comme on le pensait jusqu’à présent. Au lieu de cela, des pièges à bulles se forment à l’intérieur de l’amas de blocs qui se sont accumulés pendant des glissements de terrain.

La caméra spécialement conçue pour ce travail de recherche était capable de résister à l’eau bouillante et aux violentes explosions de vapeur à l’intérieur d’un geyser. Au cours de trois visites dans la Vallée des Geysers, la caméra a doucement été descendue dans les conduits à l’aide d’un câble en acier ou d’une tige souple afin de filmer les éruptions. Les vidéos montrent des blocs avec des bulles qui s’élèvent lorsque le geyser est en phase de repos, puis des explosions de vapeur pendant les jaillissements.

Peu de temps après que les chercheurs aient commencé leur travail, un important glissement de terrain s’est produit dans la Vallée, de sorte que l’intérieur de certains geysers inactifs est apparu au grand jour, trahissant leur système d’alimentation. Pour qu’un geyser se forme, il faut une source de chaleur d’origine volcanique, une nappe phréatique avec de l’eau en abondance, des espaces dans les roches qui la surmontent pour que l’eau puisse s’échapper, ainsi qu’un système d’emprisonnement des bulles.

L’eau bouillante qui s’élève des profondeurs dans un système hydrothermal contient toujours des bulles de vapeur. En s’élevant, cette eau rencontre un piège à bulles où ces dernières s’accumulent jusqu’au moment où la vapeur trouve assez de force pour déplacer la colonne d’eau qui la surmonte et déclenche l’éruption du geyser.

La vitesse d’accumulation des bulles dans un piège et la géométrie du conduit du geyser affectent le temps qui s’écoule entre les éruptions. Si le piégeage des bulles est lent, le laps de temps entre les jaillissements sera plus long.

Les géologues russes pensent que le même type de fonctionnement existe à Yellowstone. Toutefois, au lieu que les blocs se soient accumulés suite à des glissements de terrain, ils proviennent de moraines laissées par les glaciers qui recouvraient autrefois la région. Les moraines ayant les mêmes propriétés biomécaniques que les glissements de terrain, il n’est pas surprenant qu’autant de geysers cohabitent à Yellowstone.

http://www.livescience.com/27048-footage-from-inside-a-gurgling-geyser-video.html

Source: Live Science.

En dehors de la vidéo qui est intéressante car elle montre bien la montée des bulles de vapeur dans le conduit du geyser, l’article n’apporte pas grand-chose de nouveau car le fonctionnement d’un geyser est bien connu.

 

   Here is an interesting video (link here below) shot by a couple of Russian geologists who tried to see how geysers work by lowering a sturdy video camera into six geysers of Kamchatka’s famed Valley of the Geysers.

The videos the scientists collected, combined with studies of rocks surrounding extinct geysers, revealed that the Kamchatka geysers aren’t fed by long, narrow tubes, as once thought. Instead, bubble traps form between jumbled boulders deposited by landslides.

The custom camera could withstand the boiling water and violent steam explosions within a geyser. On three trips to the Valley of the Geysers, the camera was gently lowered into a geyser with a steel cable or a flexible pole so that it could film an eruption. The videos show boulders and burbling bubbles while the geyser rests, then bursts of steam during fountaining eruptions.

Soon after the researchers started their study in 2005, a landslide buried part of the Valley of the Geysers. As a result of changes caused by the landslide, extinct geysers were exposed, revealing more clues to the plumbing below. To form a geyser, there must be a volcanic heat source to warm water, plentiful groundwater, open spaces in the overlying rock for the water to escape, and a way to trap bubbles.

Boiling water rising from deep in a hydrothermal system will always contain some bubbles of steam. When the rising water meets a bubble trap, the steam bubbles start to gather in place, displacing water. Eventually, enough steam collects that it can push water ahead of it, up through the remaining channels to the surface, causing a violent steam explosion that bursts into the sky as a fountain.

The interplay between how quickly bubbles accumulate in a trap and the geometry of a geyser conduit affects the time between eruptions. Geysers that trap bubbles slowly go longer between eruptions, and vice versa.

The Russian geologists suggest that the same model could also apply at Yellowstone. However, instead of landslides, Yellowstone’s geysers may instead be plumbed through moraines, massive rock piles left behind by glaciers that once covered the region. Moraines have very similar biomechanical properties to landslides, so this could explain why there are so many geysers in Yellowstone.

http://www.livescience.com/27048-footage-from-inside-a-gurgling-geyser-video.html

Source: Live Science.

Apart from the video which is interesting, the article does not bring anything quite new as the inner working of geysers has been known for quite a long time.

Yellowstone-01

Le « Vieux Fidèle  » à Yellowstone  (Photo: C. Grandpey)

Tolbachik (Kamchatka / Russie)

   L’éruption du Tolbachik continue sans grandes variations. Les rapports du KVERT se ressemblent d’un jour à l’autre.  Le site de l’éruption étant ouvert aux touristes, on trouve sur le web de belles images du Tolbachik comme celle accessible via le lien ci-dessous. L’image est très bonne, bien composée et bien cadrée. Je pense que son auteur a un peu accentué le contraste pour mieux faire ressortir le relief du panache de vapeur, mais ce n’est pas gênant, au contraire. Vous remarquerez que ce panache n’occupe pas le centre de l’image mais qu’il a été décalé vers la droite, ce qui permet de donner plus de relief et assurer un bon équilibre de la photo qui, par ailleurs, respecte la répartition verticale 2/3 – 1/3.

http://www.photokamchatka.ru/photos/photo.php?ID=27571

 

   The eruption of Tolbachik continues without any major changes. KVERT’s reports are similar each day. As the site of the eruption is open to tourists, one can find a great number of good photos of Tolbachik on the Internet. Here is another one that you can see by clicking on the link here below. The image is very good and properly centred. I think its author has slightly accentuated the contrast to give more relief to the steam plume but this is by no means a problem. You’ll notice that the plume is not in the centre of the photo but has been moved to the right, which gives more relief and ensures the good balance of the image which respects the 2/3 – 1/3 vertical proportion.

http://www.photokamchatka.ru/photos/photo.php?ID=27571

 

Soufriere Hills (Ile de Montserrat)

   Le MVO indique que l’activité s’est maintenue à un niveau relativement bas sur le dôme de lave au début du mois de février. On a toutefois observé une légère augmentation de cette activité entre le 3 et le 6 février avec plusieurs séismes d’origine volcano-tectonique, une intensification des émissions gazeuses et, probablement, une petite émission de cendre. Quatre essaims volcano-tectoniques ont été enregistrés. Le deuxième a été le plus intense et a été suivi d’une augmentation de la température de plusieurs fumerolles à l’intérieur de la fracture d’effondrement apparue le 11 février 2010. Une nouvelle augmentation de température ainsi que des grondements ont accompagné le troisième essaim sismique. Il est probable qu’une légère émission de cendre se soit produite au niveau du plancher de la fracture d’effondrement car des dépôts récents ont été observés dans cette zone le 5 février au matin. La situation est redevenue normale par la suite.

Le niveau d’alerte est maintenu à 2, sur une échelle de 5.

 

   MVO indicates that early in February activity at the Soufrière Hills lava dome was at a low level, although there was a slight increase between February 3rd and 6th characterized by volcano-tectonic earthquakes, elevated gas flux, and possible light ash emission. Four volcano-tectonic swarms were recorded. The second one was the most intense and was followed by increases in the temperatures of several fumaroles inside the 11 February 2010 collapse scar. There was a further increase, as well as some loud roaring sounds, around the time of the third swarm. The activity likely included minor ash venting from a large fumarole in the floor of the collapse scar because fresh ash deposits were observed adjacent to this fumarole on the morning of February 5th. The situation later went back to normal.

The Hazard Level remains at 2 (on a scale of 1-5).

Etna (Sicile / Italie)

   On peut lire ce matin sur le site Etna Walk (http://www.etnawalk.it/News/Read/147) que le 13 février au soir (à partir de 19h10 environ) le Cratère SE a été le siège d’une petite activité strombolienne ponctuée d’explosions à intervalles variables et dont les projections ne dépassaient que rarement la lèvre du cratère. L’activité n’était pas visible du pied de l’Etna et le tremor n’a pas montré de variations significatives.

 

   One can read this morning on the Etna Walk website (http://www.etnawalk.it/News/Read/147) that on February 13th in the evening (at about 19:10) some slight strombolian activity started at the SE Crater with explosions whose ejections rarely went above the crater rim. This activity could not be seen from the villages at the foot of the volcano and the tremor did not show significant variations.