Nouvelles de Soufriere Hills (Ile de Montserrat) // News of Soufriere Hills (Montserrat)

Cela fait maintenant plus de 20 ans que le volcan Soufrière Hills sur l’île de Montserrat a été secoué par une éruption majeure. L’activité a commencé en 1995 et s’est intensifiée jusqu’en 1997. 19 personnes ont perdu la vie au cours de cet événement. Plymouth, la capitale de l’île, a été recouverte par plus de 12 mètres de boue et présente aujourd’hui l’aspect d’une ville fantôme. Une zone d’exclusion a été mise en place par les autorités sur les deux tiers sud de l’île et la population est passée de 12 500 à seulement 4 500 habitants. Les gens sont partis à la suite de l’éruption car l’économie était paralysée et des habitations avaient été détruites.
Des éruptions sporadiques de plus faible intensité ont encore eu lieu au cours des années suivantes, mais depuis huit ans le volcan est complètement silencieux, et les habitants sont impatients de retrouver leurs foyers.
La partie est loin d’être gagnée et ils devront probablement faire montre de patience. En effet, on a enregistré un essaim sismique avec cinq événements volcano-tectoniques à la fin du mois de février 2018 au niveau de Soufriere Hills, ce qui a fait naître des craintes d’une nouvelle éruption.
Le niveau d’alerte volcanique est actuellement à 1, ce qui indique qu’aucune activité significative n’a été décelée depuis plus d’un an. Cependant, même si rien n’est visible à la surface, les volcanologues qui surveillent le volcan ont noté que quelque chose remue sous l’Ile de Montserrat. En utilisant les données GPS de l’Observatoire Volcanologique (MVO), un groupe de scientifiques a déterminé qu’un mètre cube de magma vient s’accumuler sous l’île toutes les sept secondes. Mis à part le panache de gaz, on ne voit rien à la surface, mais les instruments montrent clairement qu’une déformation est en cours et que toute l’île se est en phase d’inflation.
Les mesures de SO2 effectuées le 26 février ont révélé des émissions de 328 tonnes par jour.
L’accès aux zones situées directement autour de Soufrière Hills a été interdit au public. Ces zones comprennent St George’s Hill, Soufriere Hills, South Soufriere Hills, Plymouth, Lee’s, Harris, Spanish Point, ainsi qu’une zone maritime jusqu’à un kilomètre de l’embouchure de Tar River. Toute personne surprise dans la zone interdite s’expose à des poursuites.
Sources: The Guardian et The Express.

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It is now more than 20 years since Montserrat’s Soufriere Hills volcano went through a dramatic eruption. Activity began in 1995 and reached a crescendo in 1997, when 19 people lost their lives. Plymouth, the island’s capital, ended up buried in more than 12 metres of mud and remains a desolate ghost town. Since then, an exclusion zone has been imposed over the southern two-thirds of the island and the population has dwindled from 12,500 to just 4,500. People left in the aftermath of the eruption, due to the crippled economy and destroyed housing.

Sporadic smaller eruptions have occurred in the intervening years, but for the past eight years the volcano has been completely silent, and locals are impatient to return to their homes.

However, they may have to wait some more time. Indeed, Soufriere Hills was rumbled by a swarm of five volcanic-tectonic earthquakes at thend of February 2018, sparking fears of a new eruption.

The current hazard level is 1, which indicates more than one year without measured activity. However, even though nothing is visible at the surface, volcanologists monitoring the volcano have noted that something is moving underneath Montserrat. Using GPS data from the Montserrat Volcano Observatory (MVO), a group of scientists have determined that up one cubic metre of magma is building up beneath the island every seven seconds. Except for the gas plume there is nothing visible on the surface, but the instruments clearly show clearly that the deformation is ongoing and the entire island is still inflating.

SO2 measurements performed on February 26th also revealed emissions amounting to 328 tonnes per day.

Access to the areas directly surrounding Soufrière Hills has been forbidden to the public. They include St George’s Hill, Soufriere Hills, South Soufriere Hills, Plymouth, Lee’s, Harris, Spanish Point as well as a maritime area up to one kilometre from the mouth of Tar River Valley. Anyone found in the restricted area could be liable to prosecution by the authorities.

Sources: The Guardian & The Express.

Soufriere Hills (Crédit photo: Wikipedia)

Montserrat : Le volcan vu par les enfants // Montserrat : The volcano seen by the children

drapeau-francaisGrâce à une collaboration avec le Centre de Recherche Sismique de l’Université des Antilles et l’appui du ministère de l’Éducation, l’Observatoire Volcanologique de Montserrat (MVO) a édité un livre pour enfants intitulé Volcano Stories – « Histoires de Volcans. » La cérémonie de présentation de l’ouvrage s’est déroulée à Woodlands, dans la Maison du Gouverneur, en présence de membres du MVO et de représentants du gouvernement, ainsi que les parents et les enfants dont les histoires du volcan de Montserrat ont été sélectionnées pour être publiées dans le livre.
‘Volcano Stories‘ présente 26 histoires rédigées par les lauréats d’un concours d’écriture créative organisé par le MVO en 2013. Les adolescents et les jeunes enfants ont été invités à soumettre des textes correspondant au thème «Au contact d’un volcan». L’ouvrage renferme également des illustrations proposées par plusieurs artistes des Caraïbes.
Le livre, qui peut être lu aussi bien par les enfants que par les adultes, entraîne le lecteur vers des mondes fantastiques au cours d’aventures volcaniques de toutes sortes. Il invite aussi à explorer Montserrat, cette belle île des Caraïbes où tant de vies ont été bouleversées par le volcan.
Le livre commémore en quelque sorte l’éruption de 1995 qui a rendu inhabitable plus de la moitié de l’île, y compris la capitale Plymouth. Montserrat a réussi à se reconstruire et à s’adapter auprès d’un volcan en éruption. « Volcano Stories » est le seul livre de ce genre car il met en lumière la vie avec le volcan et le processus d’adaptation au travers des yeux et de l’imagination des enfants de Montserrat.
Source : The Montserrat Reporter.

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drapeau-anglaisWorking in partnership with the University of the West Indies Seismic Research Centre, as well as support from the Ministry of Education, the Montserrat Volcano Observatory (MVO) launched a children’s book entitled “Volcano Stories.” The ceremony took place at her residence at Government House in Woodlands, with attendance and the participation of MVO and government officials, along with parents and winning children writers of the Montserrat volcano stories which are featured in the book.

Volcano Stories’ features the 26 winning entries out of a Creative Writing Competition hosted by the MVO in 2013. Teenagers and younger children were invited to submit stories under the theme “A Volcano’s Touch”. It was illustrated with artwork by various Caribbean artists.

The book, suitable for both children and adults, takes the reader to fantastical worlds on volcanic adventures of all kinds, and also to explore Montserrat, the beautiful Caribbean island where so many lives have been touched and forever changed by a volcano.

The book commemorates in some sense, the 1995 eruption which made more than half of the island uninhabitable, including the capital city Plymouth. Montserrat has managed to rebuild itself and adapt to living with an erupting volcano. “Volcano Stories” is the only book of its kind as it highlights living with the volcano and the process of adaptation from the unique and imaginative perspective of Montserratian children.

Source : The Montserrat Reporter.

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Crédit photo: MVO.

Soufriere Hills (Ile de Montserrat)

drapeau-francaisL’Homme a la mémoire fragile et a tendance à oublier. La remarque est valable en volcanologie où certains événements nous remettent les pieds sur terre.

Il y a vingt un ans, le 18 juillet 1995, le volcan Soufrière Hills a repris goût à la vie après plusieurs siècles de sommeil. L’éruption a détruit la ville de Plymouth, la capitale de l’île, et entre 1995 et 2000, les deux tiers de la population de Montserrat a été contrainte de fuir, principalement au Royaume-Uni.
Même si on en parle peu à l’heure actuelle, les autorités continuent à indiquer que le volcan Soufriere Hills reste bien actif. Ainsi, la semaine dernière, le réseau sismique a enregistré deux séismes volcano-tectoniques. L’Observatoire Volcanologique de Montserrat (MVO) rappelle à la population que « des coulées pyroclastiques peuvent survenir à tout moment sans prévenir sur n’importe quel côté du volcan, y compris dans la ravine de la Gages River le long de laquelle elles peuvent se déplacer rapidement et atteindre Plymouth. Les pistes dans la Belham Valley sont souvent détruites ou fortement modifiées par des inondations brutales ou des lahars. Il faut donc être prudent lorsque l’on traverse la vallée pendant et après la pluie.»
Le MVO indique que le niveau d’alerte est actuellement à 1 et que « tout accès public à la zone V, y compris Plymouth, l’ancienne capitale, est interdit […] les zones maritimes E et W sont accessibles seulement entre le lever et le coucher du soleil (les bateaux peuvent naviguer dans la zone, mais ne doivent pas s’arrêter). Toute personne qui ne respecterait pas ces restrictions serait susceptible d’être poursuivie « .

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drapeau-anglaisMan has a fragile memory with a tendency to forget. The remark applies to volcanology and some events remind is of the reality.

Twenty one years ago, on July 18th 1995, the Soufrière Hills Volcano roared to life after lying dormant for hundreds of years. Eruptions destroyed the island’s capital city of Plymouth and between 1995 and 2000, two-thirds of the island’s population was forced to flee, primarily to the United Kingdom.

Even though little is said about it, authorities are still reporting activity at the volcano. For instance, last week, the seismic network recorded two volcano-tectonic earthquakes. The Montserrat Volcano Observatory (MVO) reminds the population that “pyroclastic flows can occur at any time without warning on any side of the volcano, including Gages drainage from where they can travel rapidly into Plymouth. Tracks across the Belham Valley are frequently destroyed or heavily modified by flash flooding or lahars, and caution should be exercised crossing the valley during and after rainfall.”

MVO indicates that the alert level is at 1 and that there is “no public access to Zone V, including Plymouth, the former capital. “Maritime Zones E and W are daytime transit only between sunrise and sunset (boats may sail through the zone but must not stop). Anyone who ignores these restrictions is liable to be prosecuted.”

Montserrat

Crédit photo: Wikipedia.

Montserrat sur la voie de la géothermie ? // Montserrat on the path to geothermal energy?

drapeau-francaisAprès s’être réveillé en juillet 1995, le volcan Soufrière Hills a dévasté une grande partie de Montserrat, transformé les deux tiers de l’île en une zone d’exclusion et enfoui Plymouth, l’ancienne capitale, sous une épaisse couche de cendre. Aujourd’hui, le volcan s’est calmé et Montserrat envisage d’utiliser la chaleur du sous-sol comme clé de voûte de son économie pour les années à venir.
Des tests effectués par des experts islandais ont révélé un potentiel prometteur pour alimenter l’île en énergie géothermique. Cette électricité verte et bon marché réduirait les factures pour les ménages; elle permettrait aussi de stimuler les investissements en mettant fin à plusieurs décennies d’électricité à des prix prohibitifs et des approvisionnements peu fiables en énergie fossile. Montserrat est actuellement dans l’obligation d’importer des combustibles fossiles coûteux pour alimenter cinq générateurs diesel très vieux et peu fiables, ce qui met l’île à la merci de la fluctuation des prix du pétrole. On espère aussi à Montserrat que le passage à l’énergie renouvelable fera grimper le nombre de vacanciers en mettant en avant les vertus écologiques.
Montserrat effectue des recherches en énergie géothermique depuis les années 1970, mais des doutes quant à la réussite des projets coûteux les ont empêchés de devenir réalité. En 2013, deux puits d’exploration ont été forés à des profondeurs allant jusqu’à 2900 mètres, avec des températures de 260 ° C. Ce projet de 13 millions de dollars a été financé par le Département britannique de Recherche et de Développement qui a accepté de financer le forage d’un troisième puits. Les deux puits existants devraient être en mesure de produire 1,5 mégawatts d’électricité chacun, ce qui est beaucoup plus que les besoins de l’île qui sont seulement de 1,7 mégawatts. Le seul frein à ce projet est la nécessité de réinjecter dans le réservoir le fluide géothermal utilisé, en sachant que l’un des puits pourrait être utilisé à cette fin.
Montserrat ne serait pas le premier pays des Caraïbes à utiliser la chaleur de son sous-sol. St Vincent, Ste Lucie, St Kitts & Nevis et la Dominique ont fait des progrès significatifs dans ce secteur. A Montserrat, on espère que le projet donnera à l’île et ses 5000 habitants une plus grande autonomie et réduira ainsi sa dépendance envers le Royaume-Uni. Un autre avantage de l’énergie géothermique serait l’utilisation de la chaleur résiduelle pour d’autres applications comme la réfrigération, le durcissement des blocs de béton et le séchage des produits agricoles.
Adapté d’un article de BBC News: http://www.bbc.com/news/world-latin-america-34648340

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drapeau-anglaisStarting in July 1995, the eruption of the Soufriere Hills devastating a large part of Montserrat, leaving two-thirds of the Caribbean island an exclusion zone and Plymouth, the former capital city, buried deep in ash. Today, the volcano has quietened down and Montserrat might now use the volcano’s heat as a key to its future.
Expensive tests carried out by Icelandic experts indicate promising potential to power the island using geothermal energy. This cheaper, greener electricity would not only slash bills for householders; it could also stimulate external investment by ending decades-old problems of prohibitive electricity costs and an unreliable supply. Montserrat is currently wholly dependent on expensive fossil fuel imports to power its five very old and unreliable diesel generators, leaving it at the mercy of fluctuating oil prices. There are high hopes that switching to renewable energy would increase the number of holidaymakers by cementing its status as an eco-haven.
Montserrat has been looking into geothermal energy since the 1970s, but doubts about the success of the costly project prevented it from becoming reality. In 2013, two exploratory wells were drilled to depths of up to 2,900metres, striking temperatures of 260°C. The 13-million-dollar initiative was funded by the UK Department for International Development which has now agreed to pay for a third well to further the project. The two existing wells are thought to be capable of producing 1.5 megawatts of power each, which is much more than the 1.7 megawatts the island uses. The only obstacle to the project is that there is the need to re-inject spent geothermal fluid back into the reservoir. This means using one of the wells for that purpose.
Montserrat would not be the first Caribbean country to make use of its volcano in such a way.
St Vincent, St Lucia, Nevis and Dominica are among those making significant progress in the sector. At Montserrat, it is hoped the project would put the island and its 5,000 inhabitants on a path to greater self-sufficiency as well as reducing reliance on the UK. Another benefit of geothermal energy would be the possibility of using the waste heat for other things like refrigeration, curing concrete blocks and drying agricultural products.
Adapted from a BBC News article: http://www.bbc.com/news/world-latin-america-34648340

MontserratVolcan Soufriere Hills à Montserrat (Crédit photo: Wikipedia)

L’énergie géothermique de Montserrat // Geothermal energy at Montserrat

Après un passé de catastrophes géologiques et météorologiques dévastatrices (ouragan Hugo en 1989 et éruption de Soufrière Hillsen 1995), l’île de Montserrat reprend goût à la vie et essaye de tirer profit ce passé violent.
Montserrat est en passe de devenir l’une des quelques îles « vertes » et adeptes du développement durable dans le monde. Les mêmes forces géologiques qui ont secoué le volcan de Soufrière Hills vont être mises à profit pour alimenter le réseau électrique de l’île à partir d’une source géothermique.
L’énergie géothermique est l’une des rares sources d’énergie renouvelables à faible émission de carbone ; elle peut produire de l’énergie 24 heures sur 24, quelle que soit la saison. Le principal obstacle à son développement n’est pas le temps mais le lieu, car elle ne peut être exploitée que dans des endroits disposant d’une géologie spécifique. La géologie de Montserrat est idéale: le magma à très haute température remonte jusqu’à faible profondeur où il chauffe des fluides qui peuvent être exploités par forage de puits géothermiques. Quand ces fluides sont portés à ébullition au cours de leur ascension, ils produisent de la vapeur sous pression qui entraîne des turbines pour produire de l’électricité.
Le coût élevé des puits de forage ainsi que le risque potentiel de forage d’un puits improductif ont freiné le développement de l’énergie géothermique sur l’île de Montserrat. Le projet d’exploitation a utilisé un éventail de technologies, telles que la magnétotellurique (basée sur les variations de résistivité du sous-sol) et la tomographie sismique (réponses d’ondes de pression créées par des explosions afin de générer des images pour comprendre les roches sous la surface). Ces techniques ont été utilisées pour créer des cartes du sous-sol qui ont guidé le programme de forage géothermique à Montserrat.
Entre mars et septembre 2013, la Iceland Drilling Company a foré deux premiers puits géothermiques, à des profondeurs de 2300 et 2900 mètres et en atteignant des températures supérieures à 260 ° C. Les premiers résultats suggèrent que les fluides circulant dans les puits seront en mesure de générer plus de puissance que nécessaire pour par la population de l’île (environ 5000 habitants). Cela signifie que la centrale géothermique permettra à l’île de ne plus dépendre des générateurs diesel coûteux pour produire son électricité.
Montserrat n’est pas le seul pays des Antilles avec des aspirations géothermiques. Toutes les îles des Petites Antilles ont un potentiel géothermique similaire. La Guadeloupe, avec 15 MW de capacité installée, est la seule île des Caraïbes qui utilise actuellement l’énergie géothermique pour produire de l’électricité. Toutefois, de récents investissements privés à Saint-Kitts-et-Nevis et un projet financé par l’Union Européenne à la Dominique ont également permis de forer plusieurs puits d’exploration prometteurs.

Source : Géothermie Caraïbe.

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After a devastating meteorological and geological heritage (Hurricane Hugo in 1989 and the eruption of Soufriere Hills in 1995), the island of Montserrat is coming back to life and trying to put this violent heritage to good use. .

Indeed, Montserrat is about to become one of the world’s few “green” and sustainable islands. The same geological forces unleashed by the Soufrière Hills volcano are being harnessed to power the island’s electricity grid from a geothermal source.

Geothermal energy is one of the few renewable, low-carbon emission energy sources that can generate power 24 hours a day, irrespective of the season. Its primary limitation is not weather but location, as it can only be exploited in places with specific geology. Montserrat’s geology is ideal for geothermal use: hot molten magma rises to shallow depths, heating a hot fluid that can be tapped by drilling geothermal wells. As the ascending fluid boils it produces pressurised steam which rotates turbines to generate electricity.

The high cost of drilling wells coupled with the potential risk of drilling an unproductive well, are the principle reasons that put a brake to the development of geothermal energy on the island of Montserrat. The project to exploit geothermal power on Montserrat used an array of technologies, such as magnetotellurics (based on variations of resistivity of the underground) and seismic tomography (responses of pressure waves created by explosions to generate images of the rocks to understand the rocks beneath the surface).These techniques were used to create subsurface maps that have guided Montserrat’s geothermal drilling programme.

Between March and September 2013, the Iceland Drilling Company drilled Montserrat’s first two geothermal wells, to depths of 2,300 and 2,900 metres, striking temperatures of over 260°C. The initial results suggest that the fluid flowing from the wells will be able to generate more power than needed by the island’s population of around 5,000 inhabitants. This means the geothermal power station will free the island from its current reliance on expensive diesel-powered generators for its electricity.

Montserrat is not the only nation in the region with geothermal aspirations. All of the islands of the Lesser Antilles have a similar geothermal potential. Guadeloupe, with 15MW of installed capacity, is the only Caribbean island that currently uses geothermal energy for electricity, but recently private investment in St Kitts and Nevis and a European Union funded project in Dominica have also resulted in several promising exploratory wells.

Source : Géothermie Caraïbe.

Soufriere-Hills-2-blog

Le volcan de Soufriere Hills à Montserrat  (Source:  Wikipedia)

 

Montserrat, Jamy, etc.

Comme on a pu s’en rendre compte mercredi dernier au cours de l’émission « Des volcans et des hommes » avec Jamy Gourmaud, le volcan Soufriere Hills à Montserrat est calme en ce moment, ce qui est confirmé par les derniers rapports de l’Observatoire. Ces dernières semaines, on observait en moyenne un éboulement et un événement sismique volcano-tectonique par semaine, ce qui est vraiment peu. Les derniers relevés d’émissions de SO2 révélent une moyenne de 554 tonnes par jour avec un écart de 274 – 1198 tonnes.

Pour le reste, beaucoup on été déçus par ce premier épisode du Monde de Jamy consacré aux volcans d’Hawaii, des Antilles, de Campanie et d’Ethiopie.  Il est vrai que la qualité pédagogique était bien moins évidente que pendant la défunte émission « C’est pas soucier ». On reste certes dans le domaine de la vulgarisation, mais les pizzas napolitaines semblent superflues ! Il aurait été plus judicieux de montrer les colonnes du temple de Serapis à Pouzzoles (entrevu l’espace de quelques secondes) pour illustrer le bradyséisme mentionné par le scientifique de service.

S’agissant d’Hawaii, puisque de superbes images étaient annoncées par la presse, j’aurais aimé admirer une séquence consacrée au lac de lave de l’Halema’uma’u. Peut-être la météo était-elle trop pourrie pour réaliser de bonnes prises de vues ? Jamy n’a vraiment pas été gâté par le ciel! N’aurait-il pas pu différer de quelques heures le survol du Pu’uO’o ? A côté de cela, les images des coulées étaient très belles, de même que les vues de Dallol en Ethiopie.

Je m’attendais à une fin d’émission en apothéose avec le lac de lave de l’Erta Ale. Quelle déception ! Les vues de nuit étaient indignes d’une émission diffusée en première partie de soirée. Pourquoi avoir utilisé un caméscope amateur dont on sait que petit capteur est incapable de restituer les belles couleurs de la lave pendant la nuit ? Le blanc et le rouge framboise n’ont rien à voir avec la réalité !! On est loin des images de Ushuaia Nature (émission abandonnée elle aussi, car trop coûteuse) qui restent pour moi une référence dans ce domaine.

L’émission a le mérite d’exister mais je pense que le style doit être modifié si Le Monde de Jamy ne veut pas se retrouver aux oubliettes…

Temple-Serapis-2

Coquillages sur une colonne du Temple de Serapis à Pouzzoles, bel exemple de bradyséisme.

(Photo:  C.  Grandpey)

Failles et volcans des Caraïbes // Faults and volcanoes of the Caribbean

drapeau francaisC’est bien connu : nous sommes capables d’envoyer des engins vers la Lune, Mars ou Jupiter mais nous connaissons mal le fond de nos propres océans ! C’est pour tenter de combler en partie cette lacune qu’une expédition d’une trentaine de scientifiques est en train d’explorer les principales failles ainsi que les volcans sous-marins situés dans les secteurs nord et est des Caraïbes. La mission d’un coût de 3 millions de dollars a été financée par différents organismes comme la National Oceanic and Atmospheric Administration, le National Geographic ou l’Université de Rhode Island. Elle a débuté à Porto Rico et se terminera à la Grenade.

Des engins télécommandés vont explorer différentes failles – dont la Septentrionale – le long des côtes de Porto Rico, des îles de la Dominique et de Montserrat. Ces failles, comme la fosse de Porto Rico, sont susceptibles d’être la source de puissants séismes comme celui d’octobre 1918, d’une magnitude de 7,2, qui a tué 116 personnes et déclenché un tsunami. Les chercheurs espèrent pouvoir explorer le glissement de terrain sous-marin qui a généré des vagues de 6 mètres de hauteur.

Les informations récoltées devraient permettre aux scientifiques de mieux comprendre le fonctionnement de ces failles et donc de mieux anticiper les catastrophes qu’elles provoquent.

Cette expédition sera aussi l’occasion d’observer et d’analyser le plancher océanique et les organismes qui vivent dans le Canal de la Mona – entre Porto Rico et la République Dominicaine – secteur où les eaux de l’Océan Atlantique deviennent plus chaudes et plus chargées en sel.

Les volcans ne seront pas oubliés. L’expédition permettra de vérifier si les volcans sous-marins, encore inexplorés, de la région sont actifs. Les scientifiques envisagent aussi de cartographier Kick’em Jenny, volcan sous-marin au nord de la Grenade et qui n’a pas été visité depuis une dizaine d’années.

Source : Fox News & ABC News.

 

drapeau anglaisIt is a well known fact: we are able to send equipment to the Moon, Mars or Jupiter but we know very little about the depths of our own oceans! In an attempt to fill this gap, a team of thirty scientists is exploring the main faults and submarine volcanoes located in the northern and eastern Caribbeans. The 3-million-dollar mission was funded by different agencies such as the National Oceanic and Atmospheric Administration, National Geographic or the University of Rhode Island. It began in Puerto Rico and will end in Grenada.
Remotely operated vehicles will explore various faults – including the Septentrional – along the coast of Puerto Rico, the islands of Dominica and Montserrat. These faults, such as the Puerto Rico Trench, may be the source of powerful earthquakes, like in October 1918 when a M 7.2 event killed 116 people and triggered a tsunami. The researchers hope to explore the underwater landslide that generated 6-metre-high waves.
The information collected should enable scientists to better understand how these faults are moving and thus better anticipate the disasters they may cause.
This expedition is also an opportunity to observe and analyze the seabed and organisms that live in the Mona Rift – between Puerto Rico and the Dominican Republic – an area where the waters of the Atlantic Ocean become warmer and saltier.
Volcanoes will not be forgotten. The mission will check if the unexplored underwater volcanoes are active in the region. Scientists also plan to map Kick’em Jenny, a submarine volcano north of Grenada and that has not been visited for a decade.

Source: Fox News & ABC News.