Îles volcaniques : Antilles, Polynésie, Réunion

On a pu lire le 30 novembre 2024 sur le site Guadeloupe la 1ère un article consacré à la surveillance des volcans des Petites Antilles, de l’archipel de la Société en Polynésie ou de l’île de La Réunion. Au travers de leurs éruptions, ils ont influencé la géographie, l’histoire et l’identité de ces régions. Aujourd’hui, les scientifiques cherchent à anticiper les éventuels aléas déclenchés par ces géants. Nous ne savons pas prévoir mes éruptions, mais les instruments dont sont truffés ces volcans permettent de mieux comprendre, voire d’anticiper, leur comportement.

L’article rappelle que dans l’arc insulaire des Petites Antilles, émergé il y a plusieurs millions d’années grâce à la subduction de la plaque Amérique sous la plaque Caraïbe, tous les sommets sont d’origine volcanique. Près de vingt volcans sont considérés comme actifs dans les Petites Antilles.

On se souvient que l’île de Montserrat a été profondément affectée par le réveil du volcan Soufrière Hills en 1995, avec l’évacuation d’une partie de la population. En 1997, plusieurs éruptions ont ravagé l’aéroport. Plymouth, la capitale a été détruite et recouverte de cendres à 80%. Une grande partie de l’île est désormais une zone d’exclusion. En février 2010, une explosion a provoqué des nuées ardentes et un panache de cendres qui a atteint les îles voisines de la Guadeloupe et d’Antigua.

Crédit photo: Wikipedia

Une autre Soufrière domine la Guadeloupe. Le volcan a connu sa dernière activité importante en 1976-1977. En 1976, 70 000 personnes ont été déplacées à tort par ordre préfectoral, sur recommandation de Claude Allègre qui avait profité de l’absence d’Haroun Tazieff, alors en Équateur, pour interpréter faussement les résultats de l’équipe du volcanologue français. 25 000 avaient anticipé une possible catastrophe et trouvé refuge sur Grande-Terre. Beaucoup ne reviendront pas.

Crédit photo: Wikipedia

L’éruption la plus dramatique a été celle de la Montagne Pelée en 1902 à la Martinique. Ce réveil tragique a détruit Saint-Pierre et tué pas moins de 28 000 personnes. C’est l’éruption la plus meurtrière du 20ème siècle. À noter qu’elle a occulté une éruption du Santa Maria qui a eu lieu au même moment au Guatemala et qui a tué quelque 5 000 personnes. L’éruption de la Pelée a été remarquablement narrée par Alfred Lacroix dans son ouvrage Les éruptions de la Montagne Pelée. Il a été le premier à décrire avec précision le déroulement des coulées pyroclastiques. De nos jours, le volcan est surveillé par les scientifiques de l’Observatoire volcanologique et sismologique de la Martinique (OVSM).

Photo: C. Grandpey

La Dominique héberge neuf volcans actifs, dont le Morne aux Diables et le Morne Trois Pitons. L’activité volcanique a créé des sources chaudes. Le Boiling Lake est l’un des rares cratères bouillonnants au monde. Ravagée par d’autres catastrophes naturelles telles que les ouragans, « l’île nature des Caraïbes » se reconstruit. Les habitants acceptent avec fatalisme une prochaine catastrophe inéluctable.

Crédit photo: Geology Science

S’agissant de la Caraïbe, j’ajouterai Kick ’em Jenny, volcan sous-marin actif situé au fond de la mer des Caraïbes, à 8 km au nord de l’île de Grenade. L’édifice s’élève à 1 300 m au-dessus du fond de la mer. La première éruption historique ce volcan date de 1939 avec un nuage de vapeur et de débris et une série de tsunamis d’environ deux mètres de hauteur qui ont frappé les côtes du nord de la Grenade et du sud des Grenadines. Les habitants de la Caraïbe sont intrigués par ce volcan et m’ont posé plusieurs questions à l’issue de ma dernière conférence au CDST de Saint Pierre.

Source: Smithsonian Institution

L’île de La Réunion dans l’océan Indien et les îles de l’archipel de la Société en Polynésie française connaissent un autre contexte géologique. Elles sont situées sur des zones de points chauds où le magma remonte du manteau terrestre et perce la croûte océanique, créant ainsi des volcans qui émergent de l’océan et qui, peu à peu avec l’aide de l’érosion, disparaissent sous la surface de l’océan. Les récifs coralliens qui les entourent forment un anneau de corail créant un atoll.

Le Piton de la Fournaise entre régulièrement en éruption à La Réunion. C’est l’un des volcans les plus actifs de la planète. Les éruptions peuvent s’observer de loin – de trop loin selon beaucoup de gens – et elles attirent des foules de spectateurs fascinés par la beauté des colères de la Terre.

Photo: C. Grandpey

Violente éruption du Kanlaon (Philippines) // Powerful eruption of Kanlaon (Philippines)

Une puissante éruption d’une durée de 7 minutes a eu lieu sur le Kanlaon (Philippines) à 15h03 (heure locale) le 9 décembre 2024, avec un très volumineux panache de cendres qui s’est élevé à environ 6,7 km au-dessus du niveau de la mer, et des coulées pyroclastiques. Le niveau d’alerte a été relevé de 2 à 3. Les autorités philippines ont ordonné l’évacuation d’urgence de 87 000 personnes vivant dans un rayon de 6 km autour du sommet du volcan. La situation est critique à La Castellana, où environ 46 900 personnes résident dans la zone de danger de 4 à 6 km.
Les autorités ont également averti les pilotes de se tenir à l’écart de la zone en raison des dangers posés par la cendre.
Le PHIVOLCS a interdit l’entrée dans la zone de danger permanent de 6 km (PDZ) et continue de surveiller attentivement le volcan. Les autorités se préparent à une éventuelle évolution vers le niveau d’alerte 4 qui indiquerait une violente éruption imminente.
Le Kanlaon (2465 m) est entré en éruption plus de 40 fois depuis 1866, avec principalement des explosions phréatiques et des retombées de cendres sur les environs. Le sommet possède une caldeira de 2 km de diamètre et un cratère actif, le Lugud. Une éruption a coûté la vie à 3 randonneurs en 1996. Le volcan est également connu pour avoir produit la plus grande avalanche de débris enregistrée aux Philippines ; elle a parcouru 33 km vers le sud-ouest.
Source : PHIVOLCS.

Dernière minute : Le PHIVOLCS met en garde contre un risque élevé de lahars suite à l’éruption du Kanlaon. De fortes pluies peuvent déclencher des coulées de boue dans les zones environnantes. Les cendres et les matériaux pyroclastiques éjectés par le Kanlaon peuvent être mobilisés sous forme de lahars lors de fortes pluies, comme cela s’est produit après l’éruption du 3 juin.
Le PHIVOLCS ajoute : « Des pluies très intenses ne sont pas nécessaires ; même de simples fortes pluies peuvent déclencher des lahars, car les cendres nouvellement déposées sont instables, meubles et facilement emportées. Les localités qui ont déjà été touchées par des lahars doivent rester vigilantes, car le risque demeure dans les zones qui ont déjà connu ces phénomènes. »
Selon la carte des risques de coulées de lave du Kanlaon, les zones à risque de lahars comprennent Canlaon City, La Castellana, La Carlota City, Bago City, Moises Padilla, San Carlos City et Murcia, toutes situées dans le Negros Occidental.

Vue de l’éruption du 9 décembre 2024 (Crédit photo: Phivolcs)

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A powerful explosive eruption lasting 7 minutes took place at Kanlaon (Philippines) at 15:03 (local time) on December 9th, 2024, producing a massive ash plume that rose to about 6.7 km above sea level and pyroclastic flows. The Alert Level was raised from 2 to 3. Philippine authorities ordered the urgent evacuation of 87 000 people living in a 6 km radius from the summit of the volcano. The situation is critical in La Castellana, where approximately 46 900 individuals reside within the 4 – 6 km danger zone.

The Civil Aviation Authority also warned pilots to steer clear of the area due to the dangers posed by ash and debris.

PHIVOLCS has prohibited entry into the 6-km Permanent Danger Zone (PDZ) and continues to monitor the volcano closely. Authorities are preparing for a potential escalation to Alert Level 4 which would indicate an imminent hazardous eruption.

Kanlaon volcano (2465 m) has erupted over 40 times since 1866, mostly causing phreatic explosions and ashfall in nearby areas. The summit has a 2 km wide caldera and an active crater called Lugud. An eruption claimed the lives of 3 hikers in 1996. The volcano is also known for producing the largest recorded debris avalanche in the Philippines which traveled 33 km to the southwest.

Source : PHIVOLCS.

Last minute : PHIVOLCS warns of an increased risk of lahars following the eruption of Kanlaon. Heavy rainfall may trigger dangerous mudflows in the surrounding areas. The ash and pyroclastic materials ejected by Kanlaon could be mobilized as lahars during heavy rainfall, similar to what occurred after the June 3rd eruption.

“Intense rainfall is not required; even heavy rain can trigger lahars, as the newly deposited ash and broken rocks remain unconsolidated, loose, and easily washed away. Communities that were previously affected by lahars must stay vigilant, as the risk remains in areas that experienced lahars before.”

Based on the Kanlaon lava flow hazard map, areas at risk of lahars include Canlaon City, La Castellana, La Carlota City, Bago City, Moises Padilla, San Carlos City, and Murcia, all in Negros Occidental.

Islande : fin de l’éruption // Iceland : the eruption is over

Alors qu’une puissante éruption a débuté sur le Kanlaon aux Philippines, en Islande la septième éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar s’est terminée le 8 ou le 9 décembre (j’avais prédit le 10 décembre… Pas si mal !). L’éruption avait commencé le 20 novembre 2024 et a duré 18 jours.

Comme prévu, après une fermeture de deux semaines, le Blue Lagoon a rouvert ses portes aux visiteurs le 6 décembre 2024. Cependant, les gestionnaires de la structure ont dû s’adapter à la nouvelle situation et les visiteurs sont transportés par navettes depuis Grindavík. En effet, tout le parking du Blue Lagoon a été détruit par la lave. Des travaux sont en cours pour créer une aire de stationnement provisoire. Les activités à l’intérieur des digues de terre sont désormais revenues à la normale.
Le soulèvement du sol a repris à Svartsengi. Cependant, il est trop tôt pour dire si une autre éruption se produira. Il faut voir quel angle prendra la courbe faisant référence à l’inflation dans la zone. Cependant, si une éruption se produit, ce ne sera pas avant février ou mars 2025.
Les remparts de terre ont réussi à dévier la lave qui coulait vers l’ouest, mais il était grand temps que l’éruption cesse. D’une part, le parking du Blue Lagoon a été détruit et la lave était sur le point de déborder des digues de terre. À un endroit, il a fallu envoyer de l’eau sur un petit débordement pour arrêter son avancée. Si une nouvelle éruption envoie une autre coulée vers l’ouest, je ne sais pas comment les autorités islandaises parviendront à la contenir et à l’empêcher d’atteindre les infrastructures sensibles. Jusqu’à présent, les bulldozers ont fait un excellent travail. Espérons que cela continuera…

Dernières images de l’éruption sur le site web Iceland Monitor :

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2024/12/09/the_last_pictures_of_the_eruption/

La lave de la dernière éruption a recouvert le parking du Blue Lagoon (Crédit photo: Iceland Review)

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While a powerful eruption started at Kanlaon in the Philippines, in Iceland the seventh eruption at the Sundhnúkagígaröði volcano ended on December 9th (I predicted December 10th… Not so bad!) . The eruption began on November 20th, 2024 and lasted for 18 days.

As predicted, after a two-week closure, the Blue Lagoon reopened its doors to guests on December 6th, 2024. However, the managers of the structure had to adapt to the new situation and the guests are ferried with shuttles from Grindavík as the entire Blue Lagoon parking lot was destroyed by lava. Activities within the defense walls have now returned to normal.

Ground uplift has started again at Svartsengi. However, it is too early to say whether another eruption will occur. We need to see tha angle of the graph referring to the inflation in the area. However, should an eruption occur, it won’t be before February or March 2025.

The defense walls have successfully diverted the lava that was flowing westward, but it was high time the eruption stopped. For one thing, the Blue Lagoon parking lot was destroyed and lava was close to overflowing from rhe earth barriers. At one place, water had to be poured on a small overflow to stop its advance. If a new eruption sends another flow to the west, I don’t know how Icelandic authorities will manage to contain it and prevent it from reaching infrastructure. Up to now, the bulldozers have performed a great job. Let’s hope it will go on..

Last pictures of the eruption on the Iceland Monitor website :

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2024/12/09/the_last_pictures_of_the_eruption/

Champs Phlégréens (Campanie / Italie) : rien d’alarmant en ce moment // Phlegraean Fields (Campania / Italy) : nothing alarming at the moment

En Italie, la Campanie est une destination touristique très populaire, en particulier au printemps, saison où il ne fait pas trop chaud et où on peut gravir tranquillement les pentes du Vésuve et déambuler agréablement dans les rues de Pompéi. Si les visiteurs potentiels ne semblent pas préoccupés par les colères du Vésuve, ils hésitent à se rendre à Pouzzoles car les médias ont indiqué que la région des Champs Phlégréens – où se trouve cette localité -pourrait un jour exploser comme une cocotte-minute incapable de résister à la pression du magma qui frémit dans les profondeurs.

La presse s’est largement fait écho d’un essaim sismique qui a secoué les Champs Phlégréens le 26 septembre 2023, avec certaines secousses de magnitude jusqu’à M 4,2. Un nouvel essaim sismique a été enregistré dans la zone des Campi Flegrei le 18 mai 2024. avec 16 événements d’une magnitude allant jusqu’à M 2,8. En octobre 2023, le gouvernement italien a décidé de rassurer la population et de prendre une série de nouvelles mesures destinées à assurer la sécurité dans les villes et villages de cette région, avec en particulier des évaluations de la solidité des bâtiments.
En 2023, les scientifiques ont attribué la hausse de l’activité sismique au bradyséisme. Ce phénomène bien connu se caractérise par une hausse ou une baisse cyclique de la surface de la Terre due au remplissage ou à la vidange des chambres magmatiques sous la région. Des preuves de l’activité bradysismique sont visibles sur le temple de Sérapis à Pouzzoles. Les coquillages incrustés sur les colonnes montrent que dans le passé la mer recouvrait le site.

Photo: C. Grandpey

Le site web de la Protection Civile à Pouzzoles fournit une foule d’explications sur le volcanisme dans la région et sur la conduite à tenir en cas d’éruption ou de séisme. Des plans d’évacuation sont présentés, mais il y aura forcément un fossé entre la théorie et la pratique en cas d’éruption. La population n’a jamais été entraînée à évacuer la région avec ses bourgades aux ruelles étroites et sa population pas toujours disciplinée…

https://www.halleyweb.com/c063060/zf/index.php/servizi-aggiuntivi/index/index/idtesto/318

Les derniers rapports scientifiques de l’INGV montrent que la situation volcanique dans les Champs Phlégréens est stable et qu’elle ne présente rien d’inquiétant. Les touristes peuvent donc visiter la Campanie sans avoir peur que le ciel leur tombe sur la tête. À noter que la visite de la Solfatara reste interdite depuis l’accident qui a coûté la vie à un jeune garçon et ses parents en septembre 2017, faute d’avoir respecté les protections installées sur le site.

Le dernier rapport de l’INGV diffusé début décembre 2024 indique que 42 séismes de magnitude maximale M2,2±0,3 ont été localisés, ce qui correspond à la tendance habituelle.
S’agissant de la déformation du sol, depuis début août 2024 la valeur moyenne de la vitesse de soulèvement dans la zone de déformation maximale est d’environ 10 ± 3 mm par mois à la station RITE de Rione Terra. Le soulèvement du sol est d’environ 17,5 cm depuis janvier 2024. La région de Pouzzoles est donc soumise actuellement à une phase bradysismique ascendante.
L’INGV n’observe pas de variations significatives dans les paramètres géochimiques. Le capteur de température installé à proximité de la fumerolle de Pisciarelli montre une valeur moyenne d’environ 97 °C. Les émissions de CO2 ne montrent aucun changement significatif par rapport aux périodes précédentes
Dans la conclusion de son rapport, l’INGV indique qu’il ne faut pas s’attendre à une évolution significative de la situation dans le court terme. Pour le long terme, c’est une autre histoire ; nous ne savons pas prévoir les éruptions et encore moins les séismes.

Déformation Pouzzoles

Graphiques montrant la déformation du sol dans les Champs Phlégréens (Source : INGV)

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Dernière minute : Un nouvel essaim sismique, d’une durée d’environ 11 heures, a commencé dans les Champs Phlégréens à 04h33 UTC le 6 décembre 2024. L’INGV a signalé une série préliminaire de 26 événements, la plupart d’une magnitude inférieure à 1,0. Le plus significatif avait une magnitude de M3,4. De légères secousses ont été signalées par au moins 72 habitants.
Comme je l’ai déjà écrit, de tels événements sont courants dans les Champs Phlégréens en raison de la structure géologique et du volcanisme de la région, qui est étroitement surveillée. Donc, rien de vraiment alarmant.

Sismicité dans les Champs Phlégréens entre janvier et décembre 2024 (Source: INGV)

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In Italy, Campania is a very popular tourist destination, especially in spring, when it is not too hot and you can calmly climb the slopes of Vesuvius and stroll pleasantly through the streets of Pompeii. If potential visitors do not seem concerned about a possible eruption of Vesuvius, they hesitate to go to Pozzuoli because the media have indicated that the Phlegraean Fields region, where this town is located, could one day explode like a pressure cooker unable to withstand the pressure of the magma simmering in the depths.
The press has widely echoed a seismic swarm that shook the Phlegraean Fields on September 26th, 2023, with some tremors of magnitude up to M 4.2. A new seismic swarm was recorded in the Campi Flegrei area on 18 May 2024. with 16 events with a magnitude of up to M 2.8. In October 2023, the Italian government decided to reassure the population and take a series of new measures to ensure safety in the towns and villages of this region, including assessments of the solidity of buildings.
In 2023, scientists attributed the increase in seismic activity to bradyseism. This phenomenon is characterized by a cyclical rise or fall of the Earth’s surface due to the filling or emptying of magma chambers beneath the region. Evidence of bradyseismic activity can be seen on the Temple of Serapis in Pozzuoli. The shells embedded on the columns show that in the past the sea covered the site.

The website of the Civil Protection in Pozzuoli provides a wealth of explanations on volcanism in the region and on what to do in the event of an eruption or earthquake. Evacuation plans are presented, but there will inevitably be a gap between theory and practice in the event of an eruption. The population has never been trained to evacuate the region with its small towns with narrow streets and its not always disciplined population…
https://www.halleyweb.com/c063060/zf/index.php/servizi-aggiuntivi/index/index/idtesto/318

The latest scientific reports from the INGV show that the volcanic situation in the Phlegraean Fields is stable and does not present any cause for concern. Tourists can therefore visit Campania without fear of the sky falling on their heads. It should be noted that visits to the Solfatara have remained prohibited since the accident that cost the lives of a young boy and his parents in September 2017, due to failure to respect the protections installed on the site.
The latest INGV report released in early December 2024 indicates that 42 earthquakes with a maximum magnitude of M2.2±0.3 have been located, which corresponds to the usual trend.
Regarding ground deformation, since the beginning of August 2024 the average value of the uplift speed in the maximum deformation zone has been approximately 10 ± 3 mm per month at the RITE station in Rione Terra. The ground uplift has been about 17.5 cm since January 2024. The Pozzuoli region is therefore currently subject to an ascending bradyseismic phase.
The INGV does not observe any significant variations in the geochemical parameters. The temperature sensor installed near the Pisciarelli fumarole shows an average value of about 97 °C. CO2 emissions do not show any significant change compared to previous periods
In the conclusion of its report, the INGV states that no significant change in the situation is to be expected in the short term. For the long term, it is a different story; we are not yet able to predict eruptions and even less the earthquakes.

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Last minute: A new seismic swarm, lasting about 11 hours, began in Campi Flegrei at 04:33 UTC on December 6th, 2024. INGV reported a preliminary number of 26 earthquakes, with most of them under M1.0 and the strongest registered as M3.4. Light shaking was reported by at least 72 residents.

As I put it before,such events are common in the Campi Flegrei because of the geology and volcanism in the area which is closely monitored. Nothing really alarming.