Mesure des gaz sur le Kilauea (Hawaii) // Gas measuring on Kilauea Volcano (Hawaii)

Lors d’une éruption, le dioxyde de soufre (SO2) est souvent mentionné par les volcanologues. À Hawaii, c’est la principale composante du vog, ou brouillard volcanique. Cependant, d’autres gaz sont présents dans un panache éruptif et il est intéressant d’étudier leur rapport, comme celui entre le SO2 et le HCl (dioxyde de soufre/chlorure d’hydrogène). Il est également intéressant de connaître la quantité de CO2 (dioxyde de carbone) dissous dans le verre volcanique.
Sur le Kilauea, c’est le travail de l’Hawaiian Volcano Observatory (HVO) d’effectuer ces analyses. Pour réaliser les mesures, les scientifiques de l’Observatoire utilisent un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier (IRTF ou FTIR pour Fourier Transform InfraRed spectroscopy). Ce type de spectromètre détecte le rayonnement infrarouge (IR) entrant ; c’est le type de rayonnement associé aux objets chauds ou tièdes qui ont des longueurs d’onde légèrement plus longues que la lumière visible que perçoivent les yeux.
Il s’avère que les gaz absorbent le rayonnement et que chaque gaz – CO2, HCl, SO2, H2O (sous forme de vapeur d’eau), par exemple – a sa propre signature unique de la quantité de rayonnement qu’il absorbe à différentes longueurs d’onde.
Un exemple un peu différent, mais bien connu, de gaz absorbant est l’ozone (O3). L’ozone dans l’atmosphère nous protège d’une partie des rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil (longueurs d’onde plus courtes que la lumière visible) en absorbant très fortement les longueurs d’onde UV. Le SO2 absorbe lui aussi fortement dans la gamme UV ; c’est pour cela que le HVO utilise les UV pour mesurer les taux d’émission de SO2.
Cependant, de nombreux gaz volcaniques n’absorbent pas très bien les UV; en revanche, ils absorbent fortement dans la gamme infrarouge ( IR). En conséquence, les scientifiques du HVO se tournent vers le FTIR pour effectuer les mesurer. L’Observatoire possède deux types de spectromètres FTIR qu’ils utilisent pour des applications différentes.
Pour mesurer les gaz dans l’atmosphère, les scientifiques utilisent le spectromètre FTIR ‘de terrain’ et se rendent sur le site où le volcan émet le panache volcanique. Une source d’énergie IR est nécessaire et la lave convient parfaitement car elle est très chaude. Ainsi, lorsqu’une éruption se produit, les scientifiques peuvent orienter le FTIR vers de la lave incandescente. S’il n’y a pas de lave à portée de main, ils peuvent toujours mesurer le gaz en dirigeant le FTIR vers une lampe spéciale qui génère des IR.
Une fois la source IR obtenue, les scientifiques doivent positionner le FTIR de telle sorte que le gaz volcanique se trouve entre la source IR et le FTIR. Le FTIR mesure les quantités relatives de rayonnement IR à différentes longueurs d’onde, dont une partie est absorbée par les gaz volcaniques. Ils analysent ensuite les données et calculent des ratios de gaz majoritaires, comme CO2/SO2 et le SO2/HCl, qui peuvent donner des informations sur la façon dont le magma et les gaz volcaniques sont véhiculés dans le système d’alimentation du volcan.
Le deuxième spectromètre FTIR reste dans le laboratoire où il est utilisé pour mesurer de petites quantités de H2O et de CO2 dissous dans les minéraux et le verre volcanique. Le principe reste le même que pour le FTIR de terrain. Le FTIR de labo dispose d’une source IR et d’un détecteur de rayonnement qui mesure l’intensité IR à de nombreuses longueurs d’onde différentes. Au lieu d’un panache volcanique pour effectuer les mesures, les scientifiques insèrent une fine lame de minéral ou de verre soigneusement polie entre la source IR et le détecteur.
Les minéraux et les verres, en particulier ceux qui sont émis par des volcans riches en gaz, contiennent souvent du CO2 et du H2O encore dissous qui absorbent les infrarouges à ces longueurs d’onde caractéristiques, tout comme les gaz volcaniques dans l’atmosphère. Dans la mesure où les scientifiques connaissent l’épaisseur de la minuscule lame de verre ou de minéral, le FTIR peut alors leur indiquer quelle quantité de gaz est dissoute dans ce petit échantillon solide. Une fois qu’ils ont ces informations, les scientifiques peuvent déterminer, par exemple, de quelle profondeur provient le matériau émis pendant éruption et à quelle vitesse il a été émis.
Source : USGS/HVO.

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During an eruption, sulfur dioxide (SO2) is often mentioned by volcanologists. In Hawaii, it is the major component of vog, or volcanig smog. However, other gases are present in an eruptive plume and it is interesting to study their ratio, such as the one between SO2 and HCl (sulfur dioxide/hydrogen chloride). It is also interesting to know the amount of CO2 (carbon dioxide) dissolved in volcanic glass.

On Kilauea volcano in Hawaii, it is up to the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) to perform these analyses. To make the measurements, scientists at the Observatory use a Fourier Transform Infrared spectrometer, or FTIR. FTIR instruments detect incoming infrared (IR) radiation; this is the type of radiation associated with hot or warm objects having wavelengths slightly longer than the visible light we can see with our eyes.

It turns out that gases absorb radiation, and each gas – CO2, HCl, SO2, H2O (water vapour), and others – has its own unique signature of how much it absorbs at different wavelengths.

One slightly different, but common, example of an absorbing gas is ozone (O3). Ozone in the atmosphere protects us from some of the sun’s harmful ultraviolet (UV) radiation (shorter wavelengths than visible light) by absorbing UV wavelengths very strongly. SO2 also absorbs strongly in the UV range; HVO uses UV to measure SO2 emission rates.

However, many important volcanic gases don’t absorb UV very well, but they do absorb strongly in the IR range. So, HVO scientists turn to FTIR to measure them. HVO has two different types of FTIR, which they use for different applications.

For measuring gases in the atmosphere, scientists take the ‘field FTIR’ and head out to where the volcanic plume is. A source of IR energy is needed and lava is a great source of IR because it is very hot. So, when an eruption takes plave,scientists can aim the FTIR at hot, glowing lava. If there is no lava around, they can still measure the gas by aiming the FTIR at a special lamp that generates IR.

Once the IR source is obtained, scientists need to position the FTIR so the volcanic gas is between the IR source and the FTIR. The FTIR measures relative amounts of IR radiation at different wavelengths, some of which is absorbed by the volcanic gases. They then process the data and calculate important gas ratios, like CO2/SO2 and SO2/HCl, which can give information about how magma and volcanic gases are transported in the volcanic plumbing system.

The second FTIR stays in the lab where it is used for measuring small amounts of H2O and CO2 dissolved in minerals and volcanic glass. The principles are the same as with the previous instrument. The lab FTIR has an IR source and a radiation detector that measures IR intensity at many different wavelengths. But instead of a volcanic plume passing between them, the scientists insert a tiny, carefully polished chip of mineral or glass into the path between the IR source and the detector.

Minerals and glasses, especially those that erupt out of gas-rich volcanoes, often have CO2 and H2O still dissolved in them, which will absorb IR at those characteristic wavelengths just like volcanic gases in the air. As long as scientists know how thick the tiny chip of glass or mineral is, the FTIR can then tell them how much of those gases are dissolved in those little solid pieces. Once they know that, they can determine, for instance, how deep the erupted material came from and how quickly it erupted.

Source : USGS / HVO.

Scientifique du HVO utilisant le spectromètre FTIR de terrain au cours de la dernière éruption du Kilauea (Source: USGS / HVO)

Reykjanes 2021 et Krafla 1989

Beaucoup de gens s’attendaient à – que dis-je espéraient ! – une nouvelle éruption dans la région du Fagradalsfjall sur la Péninsule de Reykjanes. La sismicité a recommencé à s’intensifier quelques heures après la fin officielle de l’éruption passée. Des déformations du sol ont également été détectées sur des images satellites. Toutes les conditions semblaient réunies pour que la lave perce la surface. Des scientifiques islandais ont expliqué que la sismicité et la déformation étaient causées par une intrusion magmatique latérale.
Cependant, Mère Nature en a décidé autrement et n’a pas tenu compte des attentes de ceux qui piaffaient d’impatience. La sismicité a diminué au cours des derniers jours et il semble que la perspective d’une nouvelle éruption s’éloigne. Cependant, il faut être très prudent car la sismicité pourrait recommencer et déclencher l’éruption tant attendue.
Cette situation sur la Péninsule de Reykjanes me rappelle celle que j’ai vécue en 1989 dans la région du Krafla, au nord-est de l’Islande. Le volcan était entré en éruption pour la dernière fois en septembre 1984 et une inflation intermittente était enregistrée depuis début 1985. Lorsque j’ai visité la région, la sismicité était élevée et pendant la nuit, je pouvais ressentir des ondes de choc dans le sol dans le camping de Reykjalid. Une nuit, une secousse fut si forte que j’ai grimpé la colline près du camping pour voir si une éruption avait commencé. Dans le même temps, le sol présentait une inflation et le soulèvement était important autour de la centrale géothermique. J’ai passé une journée de plus dans la région de Myvatn, avec l’espoir de voir le début d’une éruption. Mais finalement rien ne s’est passé et il n’y a pas eu d’éruption. La sismicité a diminué et la zone est entrée dans une phase de déflation. De retour chez moi, j’ai eu la chance de rencontrer le regretté Maurice Kraftt qui présentait un film extraordinaire (avec des images fantastiques du St Helens) dans un cinéma de Limoges. Nous avons discuté après la représentation et il m’a expliqué que l’éruption avait avorté. La situation est peut-être identique en ce moment sur la Péninsule de Reykjanes…

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Many people expected a new eruption in the Fagradalsfjall area on the Reykjanes Peninsula. Sismicity started being intense again a few hours after Icelandic authorities declared the past eruption over. Ground deformation was also detected on satellite images. It seemed the situation was ready for lava to pierce the surface. Icelandic scientists explained that both seismicity and deformation were caused by a lateral magma intrusion.

However Mother Nature decided otherwise and did not care for people’s expectations. Seismicity has been subsiding over the past days and it seems the prospect of a new eruption is moving away. However, one should be very careful as seismicity might start again and trigger the long awaited eruption.

This situation on the Reykjanes Peninsula reminds me of the one I lived in 1989 in the Krafla area, in NE Iceland. The volcano had last erupted in September 1984 and intermittent inflation had been recorded since early 1985. When I visited the area, seismicity was elevated and during the night, I could feel shockwaves in the gound while camping in Reykjalid. One night, a tremor was so strong that I climbed the hill near the campsite to see if an eruption had started. In the meantime, the ground had been inflating and the uplift was significant around the geothermal plant. I spent one more day in the Myvatn area, with the hope to see the start of an eruption. But in the end nothing happened and there was no eruption. Seismicity declined and the area started to deflate. Once back home, I was fortunate to meet the late Maurice Kraftt who presented a fantastic film in a cinema of Limoges. I met him after the performance and he explained me that the eruption had aborted. It might juste be the same right now on the Reykjanes Peninsula…

Inflation et déflation in 1989 dans la région du Krafla (Source : Eysteinn Tryggvason)

Fissure éruptive du Krafla (Photo: C. Grandpey)

Fagradalsfjall & Hekla (Islande / Iceland)

L’essaim sismique qui a débuté dans la Péninsule de Reykjanes le 21 décembre 2021 a ralenti ces dernières heures. Cependant, les scientifiques pensent qu’une éruption reste possible, vraisemblablement près de Fagradalsfjall, là où a eu lieu la dernière.
La Protection civile et la Police du sud de l’Islande ont décidé le 27 décembre de préparer des textos qui seront envoyés aux personnes qui pénètrent dans une zone prédéfinie autour de l’Hekla. Le volcan fait partie d’un autre système volcanique, mais la Protection civile indique que les mesures révèlent des signes de pression dans la chambre magmatique sous le volcan depuis la dernière éruption. Le volcan est entré en éruption tous les dix ans entre 1970 et 2000. Les volcanologues islandais disent qu’il est en retard si l’on prend en compte ce rythme éruptif. Cependant, si l’on regarde l’histoire éruptive complète du volcan, on se rend compte que la notion de cycle volcanique n’a pas toujours existé.
Le risque pour les touristes est que les éruptions de l’Hekla se produisent généralement sans prévenir, ce qui signifie que l’évacuation de la zone avant un tel événement est problématique, voire impossible. C’est pourquoi les scientifiques mettent depuis longtemps en garde contre les déplacements inutiles dans la région.
Source : Revue d’Islande.

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The seismic swarm that began in Reykjanes peninsula on December 21st, 2021 has slowed down for the past hours. However, scientists believe that there is still a chance of eruption, presumably near Fagradalsfjall where the last one took place.

The Civil Protection Department and the Police in South Iceland decided on December 27th to activate text messages that will be sent to those who enter a pre-defined area around Mt. Hekla. The volcano is part of another volcanic system, but the Civil Protection Department indicates that measurements show high levels of magmatic pressure in the magma chamber underneath the volcano.The volcano erupted in every decade from 1970 to 2000. Icelandic volcanologists say an unusually long time has passed since the last eruption. However, if one looks at the complete eruptive history of the volcano, one realises that the notion of volcanic cycle has not always existed.

The risk for tourists is that Mt. Hekla’s eruptions usually happen without a warning, which means that evacuating the area before the event is problematic, if not impossible. This is why scientists have warned against unnecessary travel in the area for a long time.

Source: Iceland Review.

Vue de l’Hekla (Crédit photo : Wikipedia)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) se poursuit. Le tremor montre quelques fluctuations; son amplitude se situe à environ 35% de sa valeur initiale.

L’activité en tunnel de lave mise en place au pied du cône continue, avec des résurgences ponctuelles de coulées. Le débit éruptif varie entre 2 et 8 m3/ seconde. Le front de la coulée ne progresse que très lentement.

Source: OVPF.

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Source: OVPF

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La grande question du moment en Islande, en dehors du virus Covid-19, est : y aura-t-il une autre éruption sur la Péninsule de Reykjanes ? Un essaim sismique a commencé juste un jour après que la dernière éruption a été officiellement déclarée terminée. La plupart des événements sont enregistrés près du volcan Fagradalsfjall, mais des secousses ont également été détectés près de la ville de Grindavík et du lac Kleifarvatn. Plusieurs séismes avaient des magnitudes supérieures à M 4.0.
Outre la sismicité, les dernières images InSAR près du site de Fagradalsfjall montrent des signes évidents de déformation du sol entre le 20 et le 26 décembre 2021. La déformation ressemble beaucoup à celle observée fin février 2021 lorsqu’une intrusion sous forme de dyke s’est produite près de Fagradalsfjall.
Source : OMI

  Image InSar de la déformation du sol (Source: IMO / Copernicus)

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Selon la presse sicilienne le 28 décembre 2021, es maisons d’une cinquantaine de familles de Vulcano (Iles Eoliennes) ont déjà été inspectées et aucun problème critique n’a été identifié. Les stations mobiles de l’INGV et de l’ARPA font également état de données normales. On est maintenant en attente des valeurs concernant les cinq nouveaux points de l’île vérifiées par les scientifiques.
Le vendredi 31 décembre une autre projection sera réalisée en attendant l’installation de deux autres stations mobiles de l’ARPA. Pour le moment, la dernière ordonnance émise par le maire de Lipari reste en vigueur.
Les mesures de gaz, surtout de CO2, concernent principalement les logements où les habitants de l’île sont rentrés depuis quelques jours dans la zone de Porto Levante.
Source: Notiziaro Eolie.

Bombe en croûte de pain (Photo: C. Grandpey)

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Une nouvelle éruption s’est produite sur le volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, (archipel des Tonga) le 19 décembre 2021, avec un panache de vapeur qui s’est élevé jusqu’à 6 km au-dessus du niveau de la mer.
Bien qu’il n’y ait eu aucune blessure causée par l’éruption, il était prévu que le panache de poussière et de gaz entraîne des précipitations acides une fois mélangé à de l’eau dans l’atmosphère, De telles pluies acides peuvent provoquer une pollution de l’eau potable ainsi que des problèmes sanitaires (irritation de la peau et des yeux).
Source: The Watchers.

Cypressoïdes typiques des éruptions phréatomagmatiques en mer

(Crédit photo: Wikipedia)

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Comme prévu, le gouvernement des îles Canaries a officiellement déclaré ce 25 décembre 2021 que l’éruption du Cumbre Vieja était terminée, après dix jours d’inactivité. Cela ne signifie pas pour autant la fin de la vigilance car le danger et les risques demeurent. Le processus éruptif, qui a commencé le 19 septembre 2021 et s’est poursuivi pendant 85 jours et 8 heures, a été le plus long de l’île en 375 ans.

Souvenir de l’éruption (capture écran webcam)

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L’éruption du Kilauea (Hawaï) n’est vraiment pas vigoureuse; elle vient de connaître une nouvelle « pause » de 2 jours. La lave vient de faire timidement sa réapparition à partir d’une bouche dans la partie ouest du cratère de l’Halema’uma’u.
Aucune activité particulière n’a été observée dans l’East Rift Zone du Kilauea.
Source : HVO.

 Le plancher de l’Halema’uma’u vu par la caméra thermique du HVO

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L’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Martinique (OVSM) a enregistré au moins 18 séismes de type volcano-tectonique de magnitude inférieure ou égale à M 0.7 au niveau de la Montagne Pelée du 17 au 24 décembre 2021. Ces séismes ont été localisés à l’intérieur de l’édifice volcanique entre 3.7 et 0.8 km de profondeur sous la surface. L’Observatoire précise que cette sismicité superficielle est associée à la formation de micro-fractures dans l’édifice volcanique. Aucun de ces séismes n’a été ressenti par la population.

Photo: C. Grandpey

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On observe en ce moment une hausse d »activité volcanique sur l’île d’Ambae (Vanuatu) où le niveau d’alerte volcanique est passé de 1 à 2.
Depuis le 5 décembre 2021, l’activité volcanique consiste en une émission de vapeur et d’explosions de tephras humides éjectés au-dessus de la surface du lac Voui. Le danger réside dans la zone sommitales et dans les ravines.
La Zone de danger A présente un rayon d’environ 2 km par rapport aux bouches actives de 2017-2018. Le cône volcanique qui s’est édifié à l’intérieur du lac Voui continue d’émettre des gaz et des cendres. GeoHazards rappelle que des éruptions peuvent se produire sans prévenir.

Source: Geo Hazards.

 

Source: Geo Hazards

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continues. The tremor shows some fluctuations; its amplitude is approximately 35% of its initial value.
The lava tunnel activity at the foot of the cone continues, with occasional outbreaks. The eruptive flow varies between 2 and 8 m3 / second. The flow front is progressing very slowly.
Source: OVPF.

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The great question at the moment about Iceland, apart from the Covid-19 virus, is : will there be another eruption on the Reykjanes Peninsula? A seismic swarm started just one day after the last eruption was declared officially over. Most of the events were recorded near Fagradalsfjall volcano but earthquakes have also been detected near the town of Grindavík and lake Kleifarvatn. Several quakes were above M 4.0.

Beside the seismicity, the lat est InSAR images near the Fagradalsfjall eruption site show clear signs of ground deformation between December 20th and 26th, 2021. The deformation is very similar to the one observed at the end of February 2021 when a dike intrusion occurred near Fagradalsfjall.

Source: IMO.

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A new eruption occurred at Hunga Tonga-Hunga Ha’apai volcano, (Tonga archipelago) on December 19th, 2021, with a steam plume rising up to 6 km above sea level.

While there were no injuries caused by the eruption, the dust and gas cloud was expected to result in acidic rainfall if mixed with water in the atmosphere, potentially poisoning drinking water and damaging skin and eyes.

Source: The Watchers.

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As precicted, the government of the Canary Islands officially declared on December 25th, 2021 that the Cumbre Vieja eruption was over, after ten days of inactivity. However, this does not mean the end of vigilance because the danger and the risks remain. The eruptive process, which began on September 19th, 2021 and continued for 85 days and 8 hours, was the longest on the island in 375 years.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) is not very vigorous; it has just gone through a new  2-day  » pause ». Lava has just  emerged again from a vent in the western part of Halema’uma’u Crater.
No unusual activity has been observed in Kilauea’s East Rift Zone.
Source: HVO.

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The Volcanological and Seismological Observatory of Martinique (OVSM) recorded at least 18 volcano-tectonic earthquakes with magnitudes less than or equal to M 0.7 at Mount Pelée from December 17th to 24th, 2021. These earthquakes were located inside the volcanic edifice between 3.7 and 0.8 km deep below the surface. The Observatory specifies that this shallow seismicity is associated with the formation of micro-fissures within the volcanic edifice. None of these earthquakes were felt by the population.

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According to the Sicilian press on December 28th, 2021, the homes of around fifty families on the island of Vulcano (Aeolian Islands) have already been inspected and no critical issues have been identified. The INGV and ARPA mobile stations also report normal data. Scientists are now awaiting the results of measurements for the five new points of the island checked by scientists.
On Friday, December 31st, another screening will be carried out pending the installation of two other ARPA mobile stations. For the moment, the latest ordinance issued by the mayor of Lipari remains in force.
The gas measurements, especially CO2, mainly concern the dwellings where residents of the island have returned for a few days in the Porto Levante area.
Source: Notiziaro Eolie.

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There is currently an increase in volcanic activity on Ambae Island (Vanuatu) where the volcanic alert level has been raised from 1 to 2.
Since December 5th, 2021, volcanic activity has consisted of an emission of steam and explosions of wet tephra ejected above the surface of Lake Voui. The danger lies in the summit area and in the drainages.
Danger Zone A has a radius of approximately 2 km from the active vents of 2017-2018. The volcanic cone that has been built inside Lake Voui continues to emit gas and ash. GeoHazards reminds the public that eruptions can occur without warning.
Source: Geo Hazards.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm