Voyage sur Io, la lune volcanique de Jupiter // A journey to Io, Jupiter’s volcanic moon

Galileo, la sonde spatiale de la NASA lancée le 18 octobre 1989, a acquis des images haute résolution de Io, la lune de Jupiter, le 3 juillet 1999 lors de son passage le plus proche de cette lune. L’image A en couleur ci-dessous a été acquise à une distance d’environ 130 000 kilomètres par le Solid State Imaging (SSI ) à bord de la sonde lors de sa vingt et unième orbite. Les couleurs sont proches de celles que verrait l’œil humain. La majeure partie de la surface d’Io a des couleurs pastel, ponctuées de taches noires, brunes, vertes, orange et rouges près des centres volcaniques actifs.

Image A

Une image en fausses couleurs (B) a été créée pour renforcer le contraste des différentes couleurs. La résolution améliorée révèle des unités de couleur à petite échelle qui n’étaient pas détectables sur l’image précédente et qui montrent que les laves et les dépôts de soufre sont composés de mélanges complexes.

Image B

Certains des dépôts blanchâtres aux hautes latitudes (près du haut et du bas de l’image) revêtent la transparence du givre (Image C).

 Image C

Les zones rouge vif n’étaient auparavant vues que comme des dépôts diffus. Elles apparaissent maintenant à la fois sous la forme de dépôts diffus et de caractéristiques linéaires nettes comme des fissures (Image D).

Image D

Certains centres volcaniques ont des coulées plus claires et colorées. Ce sont probablement des coulées de soufre plutôt que des coulées de lave silicatée. Dans cette région, on peut également voir des matériaux blancs très clairs sortir de failles linéaires et de falaises.

Galileo a effectué deux passages rapprochés d’Io à partir d’octobre 1999. La plupart des cibles à haute résolution visées lors de ces survols sont visibles sur l’hémisphère illustré sur la première image A. Le nord est en haut de l’image et le soleil qui éclaire la surface se trouve juste derrière le vaisseau spatial.

Des images plus spectaculaires d’Io ont été acquises au cours d’autres missions. L’une d’elles en 2014 montre de la lave en train de se répandre à la surface de la lune lors d’une éruption (Image E)…

Image E

…ou des volcans effondrés à la surface d’Io (Image F).

Image F

L’une des photos les plus populaires d’une éruption sur Io a été acquise le 28 juin 1997 :

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NASA’s Galileo spacecraft, launched on October 18th 1989, acquired its highest resolution images of Jupiter’s moon Io on July 3rd, 1999 during its closest pass to Io. The first color image (A) was acquired at a range of about 130,000 kilometers by the Solid State Imaging (SSI) system on NASA’s Galileo spacecraft during its twenty-first orbit. It approximates what the human eye would see. Most of Io’s surface has pastel colors, punctuated by black, brown, green, orange, and red units near the active volcanic centers.

A false color version (Image B) has been created to enhance the contrast of the color variations. The improved resolution reveals small-scale color units which had not been recognized previously and which suggest that the lavas and sulfurous deposits are composed of complex mixtures.

Some of the whitish, high-latitude (near the top and bottom) deposits have an ethereal quality like a transparent covering of frost. (Image C)

Bright red areas were seen previously only as diffuse deposits. However, they are now seen to exist as both diffuse deposits and sharp linear features like fissures. (Image D)

Some volcanic centers have bright and colorful flows, perhaps due to flows of sulfur rather than silicate lava. In this region bright, white material can also be seen to emanate from linear rifts and cliffs.

Galileo made two close passes of Io beginning in October 1999. Most of the high-resolution targets for these flybys are seen on the hemisphere shown in the first image (A). North is to the top of the picture and the sun illuminates the surface from almost directly behind the spacecraft. 1999 at a range of about 130,000 kilometers (81,000 miles) by the Solid State Imaging (SSI) system on NASA’s Galileo spacecraft during its twenty-first orbit.

More dramatic images of Io have been acquired by furtheerr missions. One of them in 2014 shows lava spilling onto the surface on the moon during an eruption (Image E)

Or collapsed volcanoes on Io’s surface. (Image F)

One of the most popular photos of an eruption on Io was acquired on June 28th, 1997. (Image G)

Ça gronde à Vulcano (Iles Eoliennes / Sicile)

Le 21 décembre 2022, l’état d’urgence a été prolongé par le Conseil des ministres pour 6 mois supplémentaires en raison des fortes concentrations de gaz volcaniques sur l’île Éolienne de Vulcano.

Un mois après cette décision, la population de l’île a décidé d’exprimer son désaccord sur diverses questions concernant la situation d’urgence avec une manifestation pacifique prévue le dimanche 22 janvier 2023. Les habitants de Vulcano veulent exprimer leur amertume, leur colère et leur incompréhension devant la gestion de l’urgence par le Comité de Coordination des Mesures pour la Protection de la santé et de la Sécurité publique.

Les questions sont nombreuses, à commencer par la non-implication des citoyens dans l’élaboration du plan d’urgence. Il y a aussi contestation de la prise en compte des « Risques Gaz » dans les facteurs de risque, que les citoyens perçoivent comme une stratégie mise en œuvre pour pouvoir justifier la situation d’urgence.
D’autres questions concernent les fonds alloués par le ministère de l’Intérieur pour venir en aide à la population et jamais reçus, ou des travaux publics qui n’ont jamais été achevés, comme la non-construction de la route vers Vulcano Piano et la sécurisation des jetées de secours. Un autre désaccord concerne la situation « d’urgence » décrétée par les autorités, alors qu’au cours de la saison estivale 2022 personne n’a été malade parmi les innombrables visiteurs qui, ignorant ou faisant fi des ordonnances existantes, se sont rendus dans les zones interdites.

Si on considère que le tourisme en Italie couvre environ 6,4% du PIB et que l’île de Vulcano est considérée comme un site du patrimoine de l’UNESCO et une destination touristique en raison de la présence du Cratère de la Fossa, des spas naturels et de nombreuses autres ressources naturelles, il est difficile d’envisager une augmentation du nombre de touristes si on maintient en permanence des fermetures de ces sites.
Afin de préserver leur territoire d’un point de vue naturaliste, social et économique, la population de Vulcano a décidé d’appeler à une manifestation pacifique qui se tiendra dimanche 22 janvier à 10h30 à partir de Porto Levante.

Source : La Sicilia.

 (Photo : C. Grandpey)

Dans son dernier bulletin hebdomadaire émis le 17 janvier 2023, l’INGV donne des précisions sur la situation actuelle à Vulcano :
Les températures enregistrées sur la lèvre du cratère sont stables mais restent à des valeurs pouvant être élevée. La fourchette va de 184°C à 368°C.
Les émissions de CO2 dans la zone du cratère restent à des valeurs élevées.
Les émissions de SO2 dans la zone du cratère restent à un niveau moyen-élevé.
A la base du cône de La Fossa, les émissions de CO2 sont stables et un peu supérieures à la normale. Elles sont stables et en légère diminution dans la zone de Vulcano Porto.

Au vu de ces mesures, on se rend compte que la situation à Vulcano ne montre pas d’évolution alarmante. S’agissant de la température des fumerolles sur la lèvre du cratère, je peux faire remarquer qu’elle était supérieure aux valeurs actuelles dans les années 1990, époque où le volcan a connu un coup de chaud et inquiétait les scientifiques. Malgré cela, aucune interdiction d’accès au cratère n’avait été décrétée.

Température des fumerolles en 1992 (Photo : C. Grandpey)

Aujourd’hui, les autorités ne se mouillent plus et font rapidement valoir le principe de précaution. Elles ont peur de se trouver confrontées à des problèmes judiciaires en cas de problème.

Au vu de la stabilité de la situation actuelle, je pense – à titre purement personnel – que l’accès au sentier qui fait le tour du cratère de la Fossa pourrait être rouvert au public. La zone est bien ventilée (nous sommes dans les Iles Eoliennes) et le risque d’asphyxie est quasiment inexistant. Il est bien évident que le montée est à déconseiller aux personnes souffrant de problèmes respiratoires, asthme en particulier. Comme le font remarquer les habitants de Vulcano, les personnes qui ont bravé les interdictions l’été dernier n’ont pas connu de problèmes particulier. Les amendes de 500 euros étaient beaucoup plus difficiles à digérer. En revanche, la descente à l’intérieur du cratère doit rester interdite à cause du risque d’accumulation de gaz nocifs.

Emissions de CO2 sur les différents sites de Vulcano (Source : INGV)

Les émanations de CO2 persistant sur l’île il faut juste éviter de faire coucher les touristes au rez-de-chaussée des maisons. Le camping reste, bien sûr, interdit.

Reste à savoir si la manifestation du 22 janvier parviendra à faire fléchir les autorités et à alléger les restrictions d’accès sur l’île de Vulcano…

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

L’éruption du Kilauea (Hawaii) se poursuit, avec un vaste lac de lave dans la partie orientale du cratère de l’Halema’uma’u et un bassin de lave dans la moitié ouest, là où se trouvait le petit lac de lave en 2021-2022. On observe une petite fontaine de lave au sein du lac dans la moitié Est qui présente une superficie d’une douzaine d’hectares.
Aucune activité particulière n’est observée le long de la zone de rift est ou de la zone de rift sud-ouest. De faibles déformations du sol et un peu de sismicité sont enregistrées le long des deux zones.
Source : HVO.

 

Capture d’écran de la webcam

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Le Stromboli (Sicile) reste très actif et l’interdiction d’accès au sommet est parfaitement justifiée. Le volcan est devenu imprévisible, avec des crises éruptives pouvant être violentes.

A partir de 09h51 (UTC) le 18 janvier 2023, un débordement de lave était observé sur les caméras de surveillance au niveau de la zone du cratère Nord. Le front de coulée se trouvait dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco.
D’un point de vue sismique, l’événement s’est accompagné d’une hausse modérée du tremor éruptif qui montre des valeurs moyennes. Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’est enregistrée.

Source : INGV.

 

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Une activité strombolienne intense se poursuit dans le cratère du Villarrica (Chili), avec des fontaines de lave atteignant 150 m de hauteur. Les explosions projettent des matériaux jusqu’à 480 m du cratère. On trouve des photos de mauvaise qualité des explosions sur les réseaux sociaux.
Le niveau d’alerte reste au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : SERNAGEOMIN.

Crédit photo: SERNAGEOMIN

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est Orange por l’Ebeko (Kouriles du Nord) et le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Bezymianny.

Cratère de l’Ebeko (Crédit photo: KVERT)

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L’éruption du Sabancaya (Pérou) continue avec une cinquantaine d’explosions quotidiennes. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent à environ 3 km au-dessus du sommet du volcan. Le niveau d’alerte reste à Orange.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Le PVMBG indique que l’on enregistre toujours une sismicité peu profonde sur le Kawah Ijen (Indonésie). Dans une note précédente publiée début janvier 2023, j’indiquais que la sismicité avait augmenté sur le volcan et que la température de l’eau du lac était passée de 16 °C en décembre 2022 à 45,6 °C le 5 janvier 2023. La couleur de l’eau était vert clair . Des panaches blancs s’élevaient des bouches sur la rive du lac, et il y avait une forte odeur de soufre.
Cette hausse d’activité a incité les autorités à relever le niveau d’alerte à 2 (sur une échelle de 1 à 4) le 7 janvier 2023. Il est demandé à la population, aux touristes et aux mineurs de ne pas s’approcher du cratère dans un rayon de 1,5 km.

Photo: C. Grandpey

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La température du lac dans le cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) reste élevée. Le 27 décembre 2022, elle atteignait 35,5°C. Cependant, le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Vert, indiquant un faible risque d’éruption. Il est conseillé au public d’éviter d’entrer dans une zone de 700 m autour du centre du lac de cratère et de s’abstenir de camper. dans les vallées ou sur le plateau sommital (voir photo ci-desssous)
Source : GeoNet.

 

Photo: C. Grandpey

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Une augmentation de la sismicité est actuellement enregistrée sur le Plateau de Dieng (Indonésie), ce qui a incité le Centre indonésien de gestion des risques géologiques (PVMBG) à relever le niveau d’alerte de 1 à 2 (sur une échelle de 4) le 13 janvier 2023. Le complexe volcanique fr Dieng a connu sa dernière activité éruptive en avril 2021 avec un VEI 1. Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher à moins de 1 km du cratère Sileri.
On observe une augmentation du nombre de séismes volcaniques profonds et d’événements tectoniques locaux depuis le 9 janvier 2023. De plus, les émissions de CO2 ont eu tendance à augmenter dans le cratère Timbang entre le 1er janvier et le 13 janvier 2023.
Les mesures des températures de l’eau et du sol au cratère Sileri révèlent une relative stabilité.
Les principaux dangers à Dieng résident dans l’augmentation des émissions de gaz volcaniques, en particulier de CO2 dans le cratère Timbang, mais aussi des éruptions phréatiques dans le cratère Sileri, avec des coulées de boue ou des projections de matériaux. Ces éruptions phréatiques ou coulées de boue peuvent se produire sans être annoncées par une augmentation de l’activité visuelle et sismique.
Le Plateau de Dieng est surtout connu pour ses émissions de gaz mortels. Cette activité est décrite dans un chapitre de « Histoires de Volcans – Chroniques d’éruptions ».

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L’éruption du Marapi (Sumatra / Indonésie) se poursuit avec des panaches de cendres denses qui montent jusqu’à 1 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 3 km du cratère.
Source : PVMBG.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Mont Young du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). La sismicité est élevée avec de petits séismes locaux et un tremor qui reste à un niveau relativement bas. De petites émissions de vapeur sont visibles sur les images de la webcam. Plusieurs petits signaux d’explosion ont été détectés par des capteurs sismiques locaux mais aucune activité n’a été identifiée dans les images satellites. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Watch (Vigilance).
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

J’ai dressé un bilan de l’année volcanique 2022. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/bilan-dactivite-volcanique-2022/

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

The eruption of Kilauea (Hawaii) continues, with a large lava lake in the eastern part of Halema’uma’u crater and a lava pool in the western half, where the small lava lake was in 2021-2022. There is a small lava fountain within the lake in the eastern half which has an area of about twelve hectares.
No particular activity is observed along the East Rift Zone or the Southwest Rift Zone. Weak ground deformation and low seismicity are recorded along both zones.
Source: HVO.

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Stromboli (Sicily) remains very active and the prohibition of access to the summit is perfectly justified. The volcano has become unpredictable, with eruptive crises that can be violent.
Starting at 09:51 (UTC) on January 18th, 2023, a lava overflow was observed on surveillance cameras at the North crater area. The flow front was located in the upper part of the Sciara del Fuoco.
From a seismic point of view, the event was accompanied by a moderate increase in the eruptive tremor which shows medium values. No significant deformation of the volcanic edifice is recorded.
Source: INGV.

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Intense Strombolian activity continues at Villarrica (Chile), with lava fountains up to 150 m high. Explosions eject material as far as 480 m from the crater. Poor quality photos can be seen on social networks.

The Alert Level remains at Yellow (the second level on a four-color scale).

Source : SERNAGEOMIN.

In Kamchatka, the aviation color code is Orange for Ebeko (Northern Kuriles) and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny.

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The eruption of Sabancaya (Peru) continues with about 50 daily explosions. They generate ash plumes that rise about 3 km above the summit of the volcano. The alert level remains at Orange.
Source: IGP.

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PVMBG indicates there is still an increased number of shallow earthquakes at Kawah Ijen (Indonesia). In a previous post released in early January 2023, I indicated that seismicity had increased on the volcano and the lake water temperature had risen from 16 °C in December 2022 to 45.6 °C on January 5th, 2023. The color of water was light green. Dense white plumes were rising from the vents on the lake’s shore, and there was a strong sulfur odor.

The elevated unrest prompted authorities to raise the Alert Level to 2 (on a scale of 1-4) on January 7th, 2023. Residents, visitors, and miners are advised to not approach the crater within a 1.5-km radius.

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The temperature of the lake within Mt Ruapehu‘s crater (New Zealand) remains elevated. On December 27th, 2022, the temperature peaked at 35.5 °C. However, the Volcanic Alert Level remains at 1 and the Aviation Color Code is kept at Green, indicating a low risk of eruption.The public is advised to avoid entering an area of 700 m around the center of the crater lake and should refrain from camping in valleys or on the Summit Plateau.

Source : GeoNet.

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An increase in seismicity is currently observedat Dieng volcano (Indonesia), prompting the Indonesian Centre for Volcanology and Geological Hazard Mitigation (PVMBG) to raise the Alert Level from 1 to 2 (on a scale of 4) on January 13th, 2023. The Dieng Volcanic Complex last erupted in April 2021 with a VEI 1.

There has been an increase in the number of deep volcanic earthquakes and local tectonic earthquakes since January 9th, 2023. Furthermore, CO2 emissions in Timbang Crater between January 1st and January 13th, 2023, have tended to increase.

The results of measurements of water and soil temperatures at Sileri Crater indicated a relative stability.

The main hazards at Dieng include an increasing concentration of volcanic gases, particularly CO2 in Timbang Crater, which could be followed by the occurrence of CO2 gas flow, and phreatic eruptions in Sileri Crater in the form of mudflows or material ejection. These phreatic eruptions or mudflows can occur without being preceded by an increase in both visual and seismic activity.

The Activity Level at Dieng was increased from 1 to 2 on January 13th, 2023.

Residents and tourists are asked not to approach Sileri Crater within 1 km of the crater.

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The eruption at Marapi (Sumatra / Indonesia) continues with dense ash plumes rising up to 1 km above the crater. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 3 km away from the crater.

Source : PVMBG.

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Eruptive activitycontinues at Semisopochnoi’s Mount Young (Aleutians / Alaska). Seismicity is elevated with small local earthquakes and weak tremor. Minor steam emissions are visible in webcam images. Several small explosion signals have been detected by local seismic sensors but no activity was identified in satellite views. The Aviation Color Code remains at Orange and the Volcano Alert Level is kept at Watch.

Source : AVO.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

You will find a report of volcanic activity in 2022 by clicking on this link :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/volcanic-activity-report-2022/

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Impact de l’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai sur les coraux et sur la pêche // Impact of the Hunga Tonga-Huna Ha’apai eruption on coral reefs and fishing

Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, l’éruption du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai le 15 janvier 2022 a été exceptionnelle par son intensité. Ce fut l’un des événements volcaniques les plus puissants de ces derniers siècles.
Un an après l’éruption, la nation insulaire des Tonga doit toujours faire face aux dégâts subis par ses eaux côtières. Lorsque le Hunga Tonga-Hunga Ha’apai est entré en éruption, il a propulsé une onde de choc à travers la planète et généré un panache d’eau et de cendres qui est monté à une hauteur encore jamais observée. L’éruption a aussi déclenché des vagues de tsunami qui ont frappé les côtes dans la région. Les récifs coralliens ont été détruits ; de nombreux poissons ont péri ou ont migré. Selon les données de 2019 de la Banque mondiale, plus de 80% des familles des Tonga dépendent de la pêche de subsistance dans les récifs. Après l’éruption, le gouvernement des Tonga a déclaré qu’il demanderait 240 millions de dollars pour faire face aux dégâts subis, mais la Banque mondiale n’a fourni que 8 millions de dollars.
La grande majorité du territoire tongien est océanique. Sa zone économique exclusive s’étend sur près de 700 000 kilomètres carrés d’océan. Alors que la pêche commerciale ne contribue qu’à hauteur de 2,3 % à l’économie nationale, la pêche de subsistance est essentielle et constitue la base de l’alimentation de l’archipel.
Un rapport des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture paru en novembre 2022 estime que l’éruption a coûté au secteur de la pêche et de l’aquaculture de la région quelque 7,4 millions de dollars, un chiffre important pour l’économie des Tonga évaluée à 500 millions de dollars. Les pertes ont en grande partie concerné des navires de pêche endommagés, avec près de la moitié de ces dommages dans le secteur de la pêche artisanale. Étant donné que le gouvernement des Tonga ne contrôle pas étroitement la pêche de subsistance, il est difficile d’estimer l’impact de l’éruption sur ce secteur. Cependant, les scientifiques font remarquer que certains signes montrent que la pêche mettra beaucoup de temps à se relever.
Les jeunes coraux ne parviennent pas à se développer dans les eaux côtières autour du site de l’éruption, et de nombreuses zones qui abritaient autrefois des récifs sains et abondants sont désormais stériles. Les cendres volcaniques ont probablement étouffé de nombreux récifs, privant les poissons de zones d’alimentation et de frayères. Aucune vie marine n’a survécu près du volcan. Le tsunami qui a suivi l’éruption a également anéanti les coraux.
L’agriculture a permis de compenser le manque de poissons et les dommages subis par les bateaux. Les cendres volcaniques ont recouvert 99% du pays et on craignait qu’elles rendent les sols trop toxiques pour faire pousser des cultures. En fait, la production alimentaire a pu reprendre avec peu d’impacts. Des analyses du sol ont révélé que les cendres n’étaient pas nocives pour l’homme. Les plants d’ignames et de patates douces ont péri pendant l’éruption et les arbres fruitiers ont été brûlés par les retombées de cendres, mais ils ont commencé à se rétablir une fois les cendres évacuées par la pluie.
Les scientifiques ont également dressé le bilan de l’impact de l’éruption sur l’atmosphère. Alors que les éruptions volcaniques sur terre envoient principalement des cendres et du dioxyde de soufre, les volcans sous-marins rejettent beaucoup plus d’eau. L’éruption des Tonga n’a pas fait exception ; le panache de vapeur et de cendres a atteint 57 kilomètres d’altitude et a injecté 146 millions de tonnes d’eau dans l’atmosphère. La vapeur d’eau peut séjourner une dizaine d’années dans l’atmosphère et emprisonner ainsi la chaleur à la surface de la Terre. Au final, le réchauffement global est encore plus important. De plus, une plus grande quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère peut également contribuer à appauvrir la couche d’ozone, qui protège la planète des rayons ultraviolets. La NASA a expliqué que l’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai « a augmenté de 10% la quantité totale d’eau dans la stratosphère et nous commençons seulement à en voir l’impact. »
Source ; Yahoo Actualités.

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As I put it before, the eruption of Hunga Tonga-Hunga Ha’apai volcano on January 15th, 2022 was exceptional by its intensity. It was one of the most powerful events of the past centuries.

One year after the eruption, the island nation of Tonga is still dealing with the damage to its coastal waters. When Hunga Tonga-Hunga Ha’apai erupted, it sent a shockwave around the world, produced a plume of water and ash that soared higher into the atmosphere than any other on record, and triggered tsunami waves that ricocheted across the region. Coral reefs were turned to rubble and many fish perished or migrated away.

More than 80% of Tongan families are relying on subsistence reef fishing, according 2019 data from the World Bank. Following the eruption, the Tongan government said it would seek $240 million for recovery, but the World Bank only provided $8 million.

The vast majority of Tongan territory is ocean, with its exclusive economic zone extending across nearly 700,000 square kilometres of water. While commercial fisheries contribute only 2.3% to the national economy, subsistence fishing is considered crucial in making up a staple of the Tongan diet.

The U.N.’s Food and Agricultural Organization estimated in a November report that the eruption cost the country’s fisheries and aquaculture sector some $7.4 million, a significant number for Tonga’s $500 million economy. The losses were largely due to damaged fishing vessels, with nearly half of that damage in the small-scale fisheries sector. Because the Tongan government does not closely track subsistence fishing, it is difficult to estimate the eruption’s impact on fish harvests. However, scientists say that there are other troubling signs that suggest it could take a long time for fisheries to recover.

Young corals are failing to mature in the coastal waters around the eruption site, and many areas once home to healthy and abundant reefs are now barren. Volcanic ash probably smothered many reefs, depriving fish of feeding areas and spawning beds. No marine life had survived near the volcano. The tsunami that followed the eruption also created fields of coral rubble.

Agriculture has proved a lifeline to Tongans facing empty waters and damaged boats. Despite concerns that the volcanic ash, which blanketed 99% of the country, would make soils too toxic to grow crops, food production has resumed with little impacts. Soil tests revealed that the fallen ash was not harmful for humans. And while yam and sweet potato plants perished during the eruption, and fruit trees were burned by falling ash, they began to recover once the ash was washed away.

Scientists are also now taking stock of the eruption’s impact on the atmosphere. While volcanic eruptions on land eject mostly ash and sulfur dioxide, underwater volcanoes jettison far more water. Tonga’s eruption was no exception, with the steam and ash plume reaching 57 kilometers and injecting 146 million tonnes of water into the atmosphere. Water vapor can linger in the atmosphere for up to a decade, trapping heat on Earth’s surface and leading to more overall warming. More atmospheric water vapor can also help deplete ozone, which shields the planet from harmful UV radiation. NASA explained that the Hunga Tonga-Hunga Ha’apai eruption « increased the total amount of global water in the stratosphere by 10 percent and we are only now beginning to see the impact of that. »

Source ; Yahoo News.

 

La cendre de l’éruption avait recouvert une grande partie de la végétation (Crédit photo : New Zealand Defense Force)