Le pouvoir destructeur des coulées de lave // The destructive power of lava flows

Un récent article « Volcano Watch » diffusé par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (le HVO) explique que la dernière éruption en Islande, en janvier 2024, est un rappel des dangers liés aux coulées de lave. Les scènes de destruction observées en Islande ressemblent à celles subies par les habitants d’Hawaii, à plus grande échelle, lorsque leur vie a été bouleversée par l’éruption dévastatrice du Kilauea en 2018, avec la destruction de quelque 700 structures.

 

Crédit photo: HVO

Un scénario identique s’est déroulé en janvier 2024 en Islande. Une éruption a débuté le 14 janvier sur la péninsule de Reykjanes, avec une menace pour le port de pêche de Grindavik. Des fissures se sont ouvertes à quelques centaines de mètres en amont de la ville. Elles ont émis une coulée de lave qui est entrée dans une zone habitée et a détruit plusieurs maisons.

 

Image webcam

Le lendemain, le front de coulée s’est arrêté et l’éruption a pris fin. Le système magmatique a immédiatement provoqué un nouveau soulèvement du sol, signe qu’une nouvelle éruption pourrait se produire dans un avenir proche.
Ce n’est pas la première fois que l’Islande est confrontée à des coulées de lave destructrices. En 1973, une éruption a envoyé de la lave à travers Heimaey, dans les îles Vestmann, et la coulée a atteint le rivage. Cette éruption a été particulièrement remarquable par l’utilisation de canons à eau pour tenter de refroidir la lave et d’arrêter sa progression avant qu’elle ne bloque l’entrée du port de pêche. Près de la moitié de la ville a été détruite et aujourd’hui, il existe un « cimetière » de maisons à la surface de la coulée de lave de 1973, avec des bornes en pierre, illustrées d’un petit croquis, pour indiquer l’emplacement de chacune des habitations.

 

Crédit photo : HVO

L’éruption de janvier 2024 en Islande n’est pas la seule activité éruptive récente dans ce pays. Au cours des trois dernières années, cinq éruptions se sont produites sur la péninsule de Reykjanes. La plupart d’entre elles ont eu lieu loin des zones habitées. Des milliers de touristes ont pu admirer de très près les fontaines de lave.

 

Image webcam

Malheureusement, les données géologiques montrent que d’autres éruptions sont susceptibles de se produire dans un avenir proche sur la péninsule. La dernière phase éruptive dans cette partie de l’Islande s’est produite il y a 800 ans, avec des phases éruptives qui ont duré des décennies ou plus. Les éruptions des cinq dernières années pourraient n’être que le début d’une activité qui pourrait persister pendant plusieurs années. Cette perspective ne peut qu’angoisser encore davantage les habitants de Grindavik.

 

Crédit photo: Iceland Review

D’une certaine manière, la dernière activité éruptive sur la péninsule de Reykjanes n’est pas sans rappeler celle observée sur le Kilauea. La caldeira sommitale de ce volcan est dans une phase de remplissage qui fait suite à l’effondrement et à l’affaissement du plancher de la caldeira lors de l’éruption de 2018. Cinq éruptions ont eu lieu depuis 2020. La différence avec l’Islande, c’est que sur le Kilauea, cette phase éruptive est restée confinée à la caldeira sommitale, sans menace pour les zones habitées.
L’éruption de 2024 en Islande et celle du Kilauea en 2018 sont deux exemples récents qui mettent en évidence la nature destructrice des coulées de lave. En 2021, l’éruption du Cumbre Vieja à La Palma, dans les îles Canaries, a , elle aussi, produit des fontaines et des coulées de lave qui ont atteint l’océan, en traversant des zones habitées et en détruisant plus d’un millier de bâtiments.

 

Eruption de la Cumbre Vieja (image webcam)

Plus tôt la même année, une éruption latérale du Nyiragongo, en République Démocratique du Congo, a envoyé des coulées de lave dans plusieurs villages, détruisant environ un millier de maisons et tuant 32 personnes. Des milliers d’habitants ont été déplacés.
Que ce soit en Islande, à Hawaï, aux îles Canaries ou au Congo, l’impact des éruptions s’étend bien au-delà des seules coulées de lave. De nombreux habitants ont été déplacés et leur vie a été gravement perturbée, même si la lave a épargné leurs biens. Il faut du temps pour s’adapter à un paysage modifié. Les effets des coulées de lave peuvent persister des années après la fin de l’éruption.

Photo: C. Grandpey

Les progrès en matière de surveillance et de prévision de l’activité éruptive ont, certes, amélioré notre capacité à avertir les populations, mais les zones habitées restent vulnérables. Que la dernière éruption ait eu lieu il y a 800 ans ou 5 ans, il est important de connaître les aléas volcaniques susceptibles d’impacter les habitants qui doivent prendre les mesures nécessaires pour se protéger eux-mêmes, mais aussi leur famille et de leurs biens.
Source : USGS/HVO.

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A recent ‘Volcano Watch‘ article by the Hawaiian Volcano Observatory explains that Iceland’s recent eruption is a reminder of lava flow hazards. The scenes of destruction observed in Iceland are similar to those suffered by Hawaii residents, at a larger scale, when their lives were affected by the destructive 2018 eruption of Kilauea, with the destruction of 700 structures or so.

A similar scenario occurred in January 2024 in Iceland. A new eruption on the Reykjanes Peninsula began on January 14th, threatening the small fishing village of Grindavik. Fissures opened just a few hundred meters upslope of the town, sending a lava flow into residential areas. The flow inched into the edge of town and destroyed several houses.

By the next day, the flow front had stalled, and the eruption was ending. But the magmatic system has been reinflating beneath the surface, indicating another eruption could happen in the near future.

This is not the first time that Iceland has dealt with destructive lava flows. In 1973, an eruption sent lava right through Heimaey in the Vestmann Islands, with the flow creeping into the nearby bay. That eruption was most notable for the use of water cannons to try to cool the flow and arrest its advance before it blocked the entrance to the fishing harbor. Nearly half of the town was destroyed and today, a house “graveyard” is present on the surface of the 1973 lava flow that covered the town, with stone markers showing the location of each owner’s house accompanied by a small sketch of the residence.

The eruption of January 2024 in Iceland has not been the only recent eruptive activity there. Over the last three years, five different eruptions have occurred on the Reykjanes Peninsula. Most of these have been a safe distance from residential areas. Thousands of tourists were drawn to the up-close views of spectacular lava fountaining.

Unfortunately, the geologic record suggests that more eruptions could occur in the near future on the peninsula. The last eruptive phase in this part of Iceland occurred 800 years ago, but eruptive phases have lasted decades or longer. This suggests that the past five eruptions may be just the start of activity that could persist for years. This adds to the anxiety of Grindavik residents.

In a way, this recurrent eruptive phase in the Reykjanes Peninsula is reminiscent of the current era that is observed at Kilauea. The summit caldera of the volcano has been in a multi-year phase of crater refilling, following the collapse and subsidence of the caldera floor during the 2018 eruption. Five eruptions have occurred since 2020. However, at Kilauea, this multi-year eruptive phase has been safely contained within the summit caldera, with no threat to residential areas.

The 2024 eruption in Iceland and the 2018 Kilauea eruption are just two of several recent examples that highlight the destructive nature of lava flows. In 2021, the eruption of Cumbre Vieja at La Palma, in the Canary Islands, produced lava fountains and flows that reached the ocean, cutting through residential areas and destroying over a thousand buildings.

Earlier that same year, a flank eruption of Nyiragongo volcano, in the Democratic Republic of the Congo, sent lava flows through several villages, destroying about a thousand homes and killing 32 people. Thousands of residents were displaced.

In each of these places, whethze in Iceland, in Hawaii, in the Canary Islands, or in Congo, the impact of the eruption extends far beyond the margins of the lava flow. Large numbers of nearby residents have been displaced, and their lives severely disrupted, even if the flow spared their property. Residents and communities take time to adjust to a changed landscape. The effects of the lava flows can linger for years after the eruption ends.

While advances in monitoring and forecasting of eruptive activity have improved our ability to provide warning to stakeholders before an eruption; residential areas around the world are still vulnerable. Whether it’s been 800 years or 5 years since the last eruption where you live, it is important to know the volcanic hazards that could impact you and make a plan for taking care of yourself, your family, and your property.

Source : USGS / HVO.

Le Vésuve à Montluçon le 1er février !

J’aurai le plaisir de présenter à MONTLUÇON (Allier) – dans le cadre de l’Université du Temps de Vivre – une conférence intitulée « Champs Phlégréens, Vésuve, Herculanum et Pompéi  »  le jeudi 1er février 2024 à 10h00  à la Ferme des Ilets (salle Boris Vian).

Au départ de Pouzzoles, je conduirai le spectateur à travers la Campanie avec une première étape dans la Solfatara, une cocotte-minute prête à exploser. Puis, nous escaladerons les pentes du Vésuve dont la prochaine éruption pourrait être dévastatrice. Nous déambulerons ensuite dans les rues de Herculanum et Pompéi, détruites par le volcan en l’an 79.

Mon exposé se poursuivra avec un diaporama d’une vingtaine de minutes, en fondu-enchaîné sonorisé, intitulé « La Java des Volcans ». Il fait voyager à travers l’île indonésienne de Java qui héberge plusieurs volcans aussi explosifs que le Vésuve.

A l’issue de la conférence, le public pourra se procurer le dernier livre « Histoires de Volcans » que j’ai écrit avec Dominique Decobecq.

Photos: C. Grandpey

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Changement climatique et disparition de civilisations // Climate change and civilisation collapse

La découverte d’une période de refroidissement à partir de l’an 536 pose la question de l’impact du climat sur les épidémies, migrations et autres invasions survenues peu après. Cet événement climatique provoqué par une activité volcanique quelque part dans le monde a pu jouer un rôle dans les profonds bouleversements qu’a connu le continent eurasien à cette époque.

Dans une note publiée sur ce blog le 20 avril 2018, j’ai avancé les différentes hypothèses concernant les éruptions du 6ème siècle.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/04/20/les-eruptions-du-6eme-siecle-the-sixth-century-eruptions/

La disparition d’anciennes civilisations prospères et intelligentes soulève de nombreuses questions parmi les archéologues, les historiens et les scientifiques. Depuis des années, les scientifiques tentent de résoudre ces mystères et ont élaboré diverses théories.
Aujourd’hui, les chercheurs se demandent si une modification du climat aurait pu contribuer à la disparition des civilisations anciennes. En utilisant la datation au carbone 14, les isotopes présents dans les sédiments des rivières ou des lacs, l’étude des cernes sur les arbres et diverses autres techniques, ils commencent à mieux comprendre dans quelle mesure un événementt climatique a pu contribuer à l’effondrement de ces anciennes sociétés.

L’Empire romain avait une taille impressionnante : 75 millions de citoyens et une superficie qui allait du nord de la Grande-Bretagne jusqu’aux confins du Sahara. En général, plus une civilisation est impressionnante et prospère, moins on comprend pourquoi elle s’effondre brutalement.
L’Empire romain avait tout pour être prospère : des villes interconnectées par des voies de communication, une monnaie universelle, des bibliothèques et même un système d’égouts performant. Aujourd’hui, les chercheurs pensent qu’une modification du climat a contribué à sa chute.
L’Empire romain a longtemps bénéficié d’un temps chaud, humide et stable qui a permis des récoltes abondantes et une réussite économique. Lorsque des éruptions volcaniques ont entraîné le monde vers le «Petit âge glaciaire» des 6ème et 7ème siècles, l’Empire romain a commencé à perdre pied. La période de refroidissement a entraîné de faibles rendements agricoles, la famine et des problèmes sanitaires. Certaines régions de l’Empire romain sont devenues moins hospitalières et plus ouvertes aux invasions. La famine et les mauvaises conditions sanitaires ont également favorisé la propagation de maladies. Rome a été confrontée à trois fléaux différents : la variole, la peste de Cyprien et la peste bubonique. En fin de compte, les épidémies, la famine et les invasions ont frappé Rome, contribuant ainsi à sa chute.

Rue à Pompéi (Photo: C. Grandpey)

Les Vikings se sont installés pour la première fois au Groenland après qu’Erik le Rouge ait été exilé d’Islande vers 985 après JC. Une population viking a vécu au Groenland pendant environ 465 ans, de 985 à 1450. Mais elle a brusquement disparu, laissant derrière elle maisons et villages. Au 15ème siècle, les signes d’une implantation nordique ont disparu des archives géologiques.
La théorie la plus répandue est qu’un événement climatique aurait provoqué ce bouleversement. Une étude a révélé qu’entre 1100 et 1400, l’élévation du niveau de la mer aurait pu provoquer l’inondation des colonies vikings jusqu’à 3 mètres de hauteur, sur une superficie de 200 kilomètres carrés.
La cause de l’élévation du niveau de la mer ne serait pas une période de réchauffement climatique faisant fondre les glaciers, mais le Petit Âge Glaciaire qui aurait provoqué l’extension et l’alourdissement de la calotte glaciaire du sud du Groenland, la plus proche des colonies nordiques. Sous l’effet de cette masse, la terre se serait recouverte d’eau. La calotte glaciaire serait même devenue si imposante que sa gravité aurait attiré l’océan à proximité.
Même si l’élévation du niveau de la mer n’a peut-être pas été la seule raison du départ des Vikings du Groenland, elle a certainement été un facteur majeur et s’est ajoutée à des problèmes sociaux, à la rareté des ressources et à d’autres facteurs politiques.

Statue d’Erik le Rouge à Reykjavik (Photo: C. Grandpey)

Au cœur de l’actuel Guatemala, Tikal aurait été fondée en 600 avant J.C., et certains de ses premiers édifices dateraient de 250 à 900 après J.C. À son apogée, Tikal comptait plus de 60 000 habitants, était le centre économique de la civilisation maya et avait la taille du Texas.
Des recherches récentes soulignent les effets catastrophiques de la sécheresse sur les Mayas. Les chercheurs ont collecté quatre preuves du réchauffement du climat à partir de trois lacs voisins et d’une stalagmite au fond d’une grotte, ce qui a permis de mettre au point un modèle de l’équilibre entre l’évaporation et les précipitations.
Les résultats révèlent des périodes de sécheresse intense durant une décennie, principalement dues à une diminution des pluies estivales. Les Mayas avaient misé sur ces pluies pour faciliter leurs pratiques agricoles, de sorte que les effets ont été catastrophiques lorsque les précipitations ont chuté.
Une étude publiée en 2020 explique que les sources d’eau mayas étaient contaminées par des algues toxiques et du mercure. Les Mayas ont construit leur ville de manière à capter autant d’eau de pluie que possible dans des réservoirs. Cependant, leur utilisation fréquente du cinabre, un minerai à base de mercure, mélangé à l’eau de pluie, a pollué les réservoirs, les rendant toxiques. Avec la sécheresse persistante, le manque d’eau potable, la diminution des récoltes et la prolifération des maladies, les Mayas ont rassemblé les conditions parfaites pour l’effondrement de leur civilisation.

Photo: C. Grandpey

L’île de Pâques, également connue sous le nom de Rapa Nui, se trouve à 3 200 kilomètres à l’ouest de l’Amérique du Sud et a longtemps constitué un exemple en matière de gestion des ressources. Pendant de nombreuses années, l’hypothèse principale de l’effondrement de la civilisation Rapa Nui a été attribuée à la déforestation par la population, ce qui aurait conduit à la cannibalisation, à la guerre et au déclin de la société.
Cependant, avec les progrès technologiques et les changements de méthodologie au cours des 20 dernières années, différentes hypothèses ont émergé. Au lieu de la déforestation, des études pensent que les rats amenés par les colons européens pourraient en être la cause de la chute de la société Rapa Nui.
La déforestation et l’introduction de maladies par les colons européens en 1722 ont créé un ensemble d’événements qui ont contribué à la disparition de Rapa Nui. La population a chuté à 111 habitants en 1877, non pas à cause du cannibalisme mais plutôt à cause des marchands d’esclaves.

Moai sur l’île de Pâques (Crédit photo: Wikipedia)

L’étude complète, qui inclut la chute d’autres civilisations, est disponible sur le site Web de Business Insider.

https://www.businessinsider.com/photos-ancient-civilizations-impacted-climate-change-photos-2023-10?r=US&IR=T

La note que vous venez de lire n’est qu’une synthèse de cette étude. J’ai utilisé à plusieurs reprises le conditionnel dans les explications de la chute des civilisations passées. Si certaines, comme la disparition de la civilisation maya, sont assez bien identifiées, d’autres sont encore assez mystérieuses et parfois discutables Il se peut que des phénomènes climatiques majeurs aient joué un rôle dans la disparition de ces civilisations, mais d’autres événements sont probablement à prendre en compte.

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The discovery of a cooling period from the year 536 raises the question of the impact of climate on the epidemics, migrations and other invasions that occurred shortly after. This climatic event caused by volcanic activity somewhere in the world may have played a role in the profound upheavals experienced by the Eurasian continent at the time.
In a post published on this blog on April 20th, 2018, I put forward the different hypotheses concerning the 6th century eruptions.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/04/20/les-eruptions-du-6eme-siecle-the-sixth-century-eruptions/

The disappearance of ancient civilisations has raised a lot of questions among, archaeologists, historians and scientists. For years, scientists have been trying to solve these mysteries and have developed varying theories.

Today, researchers are wondering whether climate change might have contributed to the collapse of ancient civilizations. Using carbon dating, isotopes in river or lake sediment, coring trees, and a variety of other techniques, they are starting to gain a better understanding of climate change as a contributing factor to ancient societal collapse.

The Roman Empire had an impressive size with 75 million citizens at its peak and extending from northern Britain to the edges of the Sahara. But the more impressive a civilization, the more puzzling it becomes when it collapses.

The Roman Empire had everything to be prosperous : interconnected cities, a universal currency, highways, libraries, and even a functioning sewage system. Today, researchers are suggesting that climate change contributed to the collapse.

The Roman Empire benefitted from warm, wet, and stable weather that allowed abundant crops and economic success. When volcanic activity grew and led the world into the « Late Antique Little Ice Age, » the Roman Empire began to lose its foothold. The ice age led to low crop yields, famine, and poor health. It also made areas of the Roman Empire less hospitable and more open to invasion. Famine and poor health in the interconnected, colder areas of the Roman Empire also made it ripe for a plague to spread. Changing weather introduced new diseases, and Rome dealt with three different plagues: smallpox, the Plague of Cyprian, and the bubonic plague. In the end, plagues, famine, and invasion all befell Rome as the weather shifted, contributing to its downfall.

The Vikings first settled in Greenland after Erik the Red, was exiled from Iceland for manslaughter in around AD 985. Soon, a group of Vikings lived in Greenland for about 465 years, from 985 to 1450. But suddenly, they disappeared, leaving behind their homes and communities, and in the 15th century, signs of Norse habitation disappeared from the geological record.

The newest leading theory is that climate change was a major contributing factor. A study has found that from 1100 to 1400, rising sea levels could have flooded Viking settlements by as much as 3 meters, affecting an area of 200 square kilometers square miles.

The reason for the rise in sea levels was not a heating period that melted glaciers and caused the sea level to rise, but the Little Ice Age which caused the Southern Greenland Ice Sheet, the nearest to Norse settlements, to grow and weigh down the land. As a result, the land was filled with water. The ice sheet even grew so large that its gravity pulled the ocean near it.

Though rising sea levels might not have been the sole reason for leaving Greenland, it was certainly a major factor when compounded with social unrest, scarcity of resources, and other political factors.

In today’s Guatemala, Tikal is believed to have been founded in 600 BC, with some of its first buildings dating from AD 250 to 900. At its peak, Tikal had over 60,000 citizens, was the economic hub of Mayan civilization, and occupied a land mass about the size of Texas.

Recent research points to the catastrophic effect of drought on the Mayans. Researchers used four detailed records of past climate change obtained from three nearby lakes and a stalagmite on a cave floor, developing a model of the balance between evaporation and rainfall.

The results point to intense droughts lasting for a decade, mainly from decreased summer rain activity. The Mayans had bet on summer rains to aid their farming practices, so the effects were catastrophic when rainfall was reduced by even a modest amount.

Research published in 2020 suggests that Mayan water sources were contaminated with toxic algae and mercury. The Mayans built their city in a way that aimed to capture as much rainwater as possible in centralized reservoirs in the city. However, their frequent use of cinnabar, a mercury-based ore, mixed with the accumulated rainwater and polluted the reservoirs, turning them poisonous. Together with persistent drought, lack of drinking water, diminishing crops, and proliferating disease, the Mayans met the perfect storm for the collapse of a civilization.

Photo: C. Grandpey

Easter Island, also known as Rapa Nui, is 3,200 kilometers west of South America and has long been a cautionary tale of resource management. For many years, the leading hypothesis for the collapse of the Rapa Nui civilization was attributed to the deforestation by the people, which led to cannibalization, warfare, and societal decline.

However, with technological advances and methodology changes in the last 20 years, different hypotheses have come to light. Instead of the Rapa Nui causing deforestation, studies believe rats brought over by European settlers might have caused it.

Deforestation and the introduction of diseases from European settlers in 1722 created a combination of events that contributed to the demise of the Rapa Nui. The population of Rapanui dropped to 111 in 1877, not because of cannibalism but rather because of slave traders.

The traditional narrative of « ecocide » done by the Rapa Nui has continually been contested in the past two decades as newer research has pointed to these other factors.

The comprehensive study including the collapse of other civilisations can be found on the Business Insider website.

https://www.businessinsider.com/photos-ancient-civilizations-impacted-climate-change-photos-2023-10?r=US&IR=T

The post you have just read is only a summary of this study. I have repeatedly used the conditional to explain the fall of past civilizations. If some, like the disappearance of the Mayan civilization, are fairly well identified, others are still quite mysterious and sometimes debatable. Major climatic phenomena may have played a role in the disappearance of these civilizations, but other events probably need to be taken into account.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

En Indonésie, le Merapi (Java) est entré en éruption le 21 janvier 2024, avec des coulées pyroclastiques qui ont parcouru jusqu’à 2 km le long de ses pentes. Une colonne de cendres s’est élevée à 100 mètres dans les airs et les cendres ont recouvert plusieurs villages sans faire de victimes. L’éruption du 21 janvier est la dernière en date depuis le passage du niveau d’alerte à 3 (sur une échelle de 4 niveaux) en novembre 2020. Il est conseillé à la population de rester à au moins 7 kilomètres du cratère. Voici une petite vidéo de l’événement mise en ligne sur les réseaux sociaux : https://twitter.com/i/status/1748983947281998314

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Toujours en Indonésie, le cratère Laki Laki du Lewotobi a émis des nuages de cendres atteignant 700 mètres de hauteur le 21 janvier. Plus de 6 500 personnes s’étaient alors réfugiées dans des abris. Les coulées de lave en provenance du cratère sommital avançaient sur près de 4 km sur le flanc N le 23 janvier. Des avalanches de lave et des coulées pyroclastiques dévalaient parfois les flancs N, NO et SO. Le niveau d’alerte reste à 4 (le niveau le plus élevé sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion : d’un rayon de 5 km autour du cratère Laki-laki et 6 km du cratère sur les flancs N et NE.

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Le 21 janvier également, le Marapi (Sumatra) est de nouveau entré en éruption, pour la troisième fois ce mois-ci. Environ 500 habitants vivant à proximité du volcan ont été évacués.

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Le Semeru (Java Est) a vomi des nuages de gaz et des rivières de lave le 20 janvier, tout comme le mont Ibu (île Halmahera) qui a envoyé une colonne de cendres jusqu’à 1 300 mètres au-dessus du sommet.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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Aucune nouvelle éruption n’a eu lieu sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Le soulèvement du sol, signe d’une accumulation du magma sous la surface, s’est accéléré dans la région de Svartsengi ces derniers jours. Il atteint jusqu’à 8 mm par jour, ce qui est légèrement plus rapide qu’avant l’éruption du 14 janvier 2024. L’activité sismique reste faible et se concentre principalement autour de Hagafell. Les volcanologues islandais pensent qu’il faudra probablement des semaines, et non des jours, pour atteindre le même volume de magma accumulé qu’avant la dernière éruption. L’évaluation des risques pour Grindavík a été mise à jour par le Met Office et le niveau de risques a été abaissé à Orange, avec un risque très élevé d’« effondrement de fractures ». Ce risque spécifique fait référence au danger potentiel représenté par les fractures qui se cachent sous des surfaces instables qui peuvent céder soudainement. En revanche, le risque lié aux « mouvements de fissures » au sein de Grindavík a été réduit. Les données GPS ont montré des mouvements minimes ces derniers jours.
Source : Met Office.

Suite aux dégâts subis par Grindavik (3 800 habitants) qui a été évacuée, le gouvernement islandais envisage de racheter les logements des habitants qui souhaitent déménager en raison de la menace qui pèse en permanence sur la ville. Lors d’une conférence de presse le 22 janvier 2024, le gouvernement islandais a annoncé que des mesures à long terme étaient en train d’être prises pour soulager les habitants de Grindavík « du fardeau financier lié à la possession de maisons dans lesquelles ils ne peuvent pas vivre. » Les mesures sont en cours de finalisation et seront présentées dans un projet de loi début février.
Lors de la conférence de presse, la Première ministre a clairement indiqué que le gouvernement envisageait à la fois de racheter les logements de Grindavík à leurs propriétaires afin qu’ils disposent des fonds nécessaires pour se loger ailleurs, et de prendre en compte les intérêts de leurs prêts hypothécaires pour les soulager de ce fardeau financier. .
Source  : médias d’information islandais.

Crédit photo: Iceland Review

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Les signes d’activité persistent au niveau du volcan sous-marin Ahyi (Îles Mariannes / USA). Des panaches d’eau décolorée s’étendant jusqu’à 4-4,5 km de la zone sommitale du volcan ont été observés sur des images satellite. La couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs) et le niveau d’alerte volcanique reste à Advisory – surveillance conseillée – (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : USGS.

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Une hausse de la sismicité est observée sur le Bulusan (Philippines). Des séismes volcano-tectoniques associés à la fracturation de roches ont été localisés à des profondeurs de 2 à 4 km sous le flanc sud-ouest les 22 et 23 janvier. Les flancs SE et SO sont en phase d’inflation depuis février 2023. Il est rappelé au public de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanente (PDZ) d’un rayon de 4 km autour du volcan.
Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: Wikipedia

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De plus en plus de touristes visitent les parcs nationaux aux États-Unis. Afin de préserver la beauté de ces espaces naturels, le National Park Service a mis sur pied un système de régulation des entrées. Aujourd’hui, pour se rendre dans certains des parcs nationaux les plus populaires, il faut faire une réservation à l’avance. Deux secteuts populaires du Parc national du Mont Rainier viennent de rejoindre cette liste.
À partir du 24 mai 2024, les visiteurs auront besoin d’une réservation pour pénétrer dans le Paradise Corridor par les entrées Nisqually ou Stevens Canyon de 7 h à 15 h. À partir de juillet, les visiteurs pénétrant dans le Sunrise Corridor par l’entrée de White River devront également avoir une réservation. Les réservations coûtent 2 $ par véhicule en plus des droits d’entrée habituels et seront valables pendant une fenêtre de deux heures. Le système de réservation sera effectif jusqu’au 2 septembre, date à laquelle la saison estivale commence à tirer à sa fin. Les réservations pour Paradise Corridor ouvriront le 21 février 2024, tandis que celles pour Sunrise Corridor seront disponibles à partir du 1er avril.
D’autres parcs nationaux ont déjà mis en place ce système de réservation, comme Glacier, Arches, Yosemite, Rocky Mountain, Zion et Muir Woods.
Source : National Park Service.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Vous pouvez également cliquer sur « Suivre Claude Grandpey : Volcans et Glaciers ».

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In Indonesia, Mount Merapi (Java) erupted on January 21st, 2024, with pyroclastic flows travelling as far as 2 km down its slopes. An ash column rose 100 meters into the air as ash blanketed several villages without casualties. The 21 January eruption is the latest since authorities raised its alert level to the third highest (on a scale of 4 levels) in November 2020. Residents are advised to stay 7 kilometers away from the crater. Here is a short video of the event posted on the social networks : https://twitter.com/i/status/1748983947281998314

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Still in Indonesia, Mount Lewotobi‘s Laki Laki Crater spewed ash clouds as high as 700 meters on on January 21st,, as more than 6,500 people fled to shelters. Lava flows from the summit crater continued down the N flank and were almost 4 km long by 23 January. Lava avalanches and pyroclastic flows occasionally descended the N, NW, and SW flanks. The Alert Level remains at 4 (the highest level on a scale of 1-4) and the public is asked to stay outside of the exclusion zone : a 5-km radius around Laki-laki Crater and 6 km from the crater on the N and NE flanks.

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Also on January 21st, Mount Marapi (West Sumatra) erupted again, its third biggest eruption this month. About 500 residents living near the volcano were evacuated.

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Mount Semeru (East Java) released gas clouds and rivers of lava on January 20th,, as did Mount Ibu (Halmahera island) which shot an ash column as high as 1,300 meters above the summit.

Source : CVGHM.

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No new eruption has occurred on the Reykjanes Peninsula (Iceland). Ground uplift, the sign of magma accumulation beneath the surface has accelerated in the Svartsengi area in recent days. The uplift reached up to 8 mm per day, a rate slightly faster than what was observed prior to the volcanic eruption on January 14th, 2024. Seismic activity remains low and is mostly concentrated around Hagafell. Local volcanologists think that reaching the same magma levels as before the last eruption may take weeks, not days.The risk assessment for Grindavík has been updated by the Met Office and downgraded to Orange, with a continued very high risk for ‘crack collapse’.This specific hazard refers to the potential danger posed by hidden cracks under unstable surfaces that could suddenly give way. In contrast, the risk related to ‘fissure movements’ within Grindavík has been reduced. GPS data have shown minimal movement in recent days.

Source : Met Office.

Following the damage undergone by Grindavik (pop. 3,800) whch has been evacuated, the Icelandic government is considering buying out Grindavík homeowners who want to relocate in light of the ongoing volcanic threat to the town. At a press conference ton January 22nd, 2024,, government ministers announced long-term measures are in the works « to relieve Grindavík residents of the financial burden of owning homes in which they cannot live. » The measures are still being finalised but will be put forth in a legislative bill in early February.

At the press conference, the Prime Minister made it clear that the government was considering both buying out Grindavík homeowners so they would have the funds to purchase housing elsewhere, as well as taking on the interest payments on their mortgages to relieve them of that financial burden.

Source : Icelandic news media.

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Signs of unrest continue at Ahyi Seamount (Mariana Islands / USA). Plumes of discolored water extending 4-4.5 km from the summit area have been identified in satellite images. The Aviation Color Code remains at Yellow (level 2 on a four-color scale) and the Volcano Alert Level remains at Advisory (level 2 on a four-level scale).

Soiurce : USGS.

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Increased seismicity is observed at Bulusan (Philippines). Volcano-tectonic earthquakes, associated with rock fracturing have been located at depths of 2-4 km beneath the SW flank on 22-23 January. Both the SE and SW flanks have been inflated since February 2023. PHIVOLCS reminds the public not to enter the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ).

Source : PHIVOLCS.

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As more and more people visit national parks across the U.S., the National Park Service has had to adapt its entry system to ensure the preservation of outdoor spaces. To go to some of the most popular national parks, people are required to make a reservation in advance, and two popular areas of Mount Rainier National Park have just joined that list.

Starting May 24th, 2024,, visitors will need a reservation to enter the Paradise Corridor through the park’s Nisqually or Stevens Canyon entrances from 7 a.m. to 3 p.m.; beginning in July, visitors entering the Sunrise Corridor through the White River entrance will also need to have a reservation. Reservations cost $2 per vehicle on top of the usual park entrance fees and will be valid for a two-hour window. The program runs through September 2nd, when the summer season begins to die down. Bookings for Paradise Corridor will open on February 21st, while reservations for Sunrise Corridor will be available starting April 1st.

Other national parks that have been using this system include Glacier, Arches, Yosemite, Rocky Mountain, Zion, and Muir Woods.

Source : National Park Service.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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