Nouvelles restrictions à Vulcano (Iles Eoliennes) // New restrictions at Vulcano (Aeolian Islands)

La situation se complique sur l’île de Vulcano. Suite à l’intensification des émissions gazeuses observées ces dernières semaines, le maire de Lipari a publié un décret stipulant qu’à partir du lundi 22 novembre 2021 et pour un mois la zone du port de Vulcano serait interdite de 23h à 6h du matin en raison du niveau élevé de CO2. De plus, pendant un mois, les touristes ne pourront pas débarquer sur l’île et l’accès ne sera autorisé qu’aux navettes maritimes.

De plus, ce même arrêté décrète que 100 à 150 habitants devront quitter leur domicile entre 23 heures et 6 heures du matin. La municipalité de Lipari prendra en charge les frais d’hôtel.
Le maire de Lipari a expliqué que « des données concernant l’augmentation des gaz suscitent de très fortes inquiétudes car ils peuvent être dangereux pour la santé publique ». Il s’agit en particulier des émissions importantes de CO2 (480 tonnes par jour, contre 80 tonnes normalement), un gaz lourd qui réduit la quantité d’oxygène. Il provoque des difficultés respiratoires qui peuvent avoir des effets mortels.
Une campagne va être menée dans toute l’île de Vulcano pour connaître les vraies concentrations de CO2. Lorsque les résultats seront connus, de nouvelles mesures seront décidées.
Source: newsicilia.it. Merci à mon ami Santo Scalia de m’avoir communiqué cette information.

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The situation is getting complicated on the island of Vulcano. Following the intensification of gaseous emissions observed in recent weeks, the mayor of Lipari issued an ordnance stipulating that from Monday 22 November 2021, and for one month, the area of the port of Vulcano will be prohibited from 11 p.m. to 6 a. . due to the high level. of CO2. In addition, for a month, tourists will not be allowed to disembark on the island and access will only be allowed to maritime shuttles.
In addition, this same ordnance stipulates that 100 to 150 inhabitants will have to leave their homes between 11:00 pm and -:00 am. The municipality of Lipari will make a contribution to pay for housing.
The mayor of Lipari explained that « data concerning the increase in gases causes very serious concerns as they can be dangerous to public health ». This concerns in particular the significant emissions of CO2 (480 tonnes per day, compared to 80 tonnes normally), a heavy gas which reduces the quantity of oxygen. It causes breathing difficulties which can have fatal effects.
A campaign will be carried out throughout the island of Vulcano to find out the true CO2 concentrations. When the results are known, new measures will be decided.
Source: newsicilia.it. Thanks to my friend Santo Scalia for sending me this information.

Photo: C. Grandpey

Les nuages de cendre du Novarupta (Alaska) // Ash clouds from Novarupta (Alasla)

En Alaska, l’éruption de Novarupta a été la plus puissante du 20ème siècle et se classe parmi les plus importantes de l’histoire. L’événement, qui a duré trois jours, a commencé le 6 juin 1912 et a envoyé des cendres jusqu’à 30 000 mètres au-dessus de la région du Katmai, à environ 400 kilomètres au sud-ouest d’Anchorage. On estime que l’éruption a produit 15 kilomètres cubes de matériaux, soit 30 fois plus que le mont St. Helens en 1980. La pierre ponce a recouvert une zone baptisée Vallée des Dix Mille Fumées, avec une couche pouvant atteindre par endroits 180 mètres d’épaisseur.
Bien que l’éruption soit terminée et que Novarupta n’ait montré aucun signe de réveil, la cendre cause toujours des problèmes dans la région. Un bulletin d’alerte a été émis à la mi-novembre, signalant qu’un nuage de cendre se dirigeait vers l’île de Kodiak. L’île a une population d’environ 13000 habitants et abrite une grande base de la garde côtière américaine. Elle est accessible uniquement par avion et par ferry. La pêche est la principale activité.

Les retombées de cendres à Kodiak était dues à de forts vents du nord-ouest qui ont balayé la Vallée des Dix Mille Fumées; ils ont soulevé les nuages de cendre et les ont emportés jusqu’à l’île qui se trouve à 160 kilomètres de distance. Une alerte à destination de l’aviation a été émise. Les scientifiques ont estimé toutefois que le nuage ne dépasserait pas 2 100 mètres d’altitude.
Des vents violents et des conditions sèches et sans neige produisent ces nuages de cendres par intermittence, mais il n’y a pas d’éruption dans la région. L’Alaska Volcano Observatory indique que les sept volcans du Katmai, y compris le Novarupta, restent au niveau d’alerte le plus bas.
Source: Médias américains.

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In Alaska, the Novarupta eruption was the most powerful of the 20th century and ranks among the largest in recorded history. The three-day event began on June 6th, 1912, and sent ash as high as 30,000 meters above the Katmai region, about 400 kilometers southwest of Anchorage. It is estimated that the eruption produced 15 cubic kilometers of material, about 30 times what spewed from Mount St. Helens in 1980.The ash was deposited in the Valley of Ten Thousand Smokes, with layers of pumice as high ass180 meters.

Although the eruption is over and Novarupta has shown no other signs of life, the ash is still causing problems to the region. A warning was issued by mid-November that a cloud of ash was headed toward Kodiak Island. The island has a population of about 13,000 and is home to a large U.S. Coast Guard base. It is accessible only by airplane and ferry boats. The fishing industry is the predominant business on the mountainous island. The ashfall in Kodiak was due to strong northwesterly winds in the Valley of Ten Thousand Smokes; they kicked up the loose volcano ash in the Valley and carried it away as far as the island which is located 160 kilometers away. An aviation alert was issued to aircraft. Scientists estimated the cloud would not go above 2,100 meters.

High winds and dry, snow-free conditions produce these ash clouds intermittently, but there is no eruption. The Alaska Volcano Observatory indicates that all seven of the volcanos in the Katmai area, including Novarupta, remain at the lowest level of green, or normal.

La Vallée des 10 000 Fumées, avec ses falaises de ponce est l’un des endroits les plus extraordinaires que j’ai visités. Sans oublier les ours qui fréquentent la région. Le voyage vers le Katmai est déjà une aventure en soi… (Photos : C. Grandpey)

La Palma : nouvelles de l’éruption // News of the eruption

18 heures : Aujourd’hui 19 novembre 2021, l’IGN a enregistré un séisme de magnitude M 5,1 à La Palma. C’est l’événement le plus puissant depuis le début de l’éruption du Cumbre Vieja.. Comme souvent, l’épicentre a été localisé à Villa de Mazo, à une profondeur de 37 km. Pour le reste, la sismicité aux niveaux intermédiaires continue de diminuer et reste à des profondeurs élevées. Le tremor volcanique reste à un niveau bas et la déformation de l’édifice volcanique continue globalement de diminuer.

On observe actuellement trois fronts de coulées actifs. L’un s’étend de la Montaña Rajada au nord de la Montaña Cogote (coulée n°11) ; un autre continue d’alimenter les deltas de lave, et le troisième, le plus intense, s’étend entre les coulées n°4 et n°7. Il occupe un nouvel espace au détriment des maisons et des fermes, mais il a ralenti sa progression et avance à environ 20 mètres par heure.
La lave a couvert 1 048 hectares, dont plus de 7 au cours des dernières 24 heures. Le delta de lave couvre près de 43 hectares.
Le panache volcanique atteint une hauteur d’environ 3 500 mètres et est orienté vers l’est et le sud-est, ce qui peut compliquer la navigation aérienne à partir du 20 novembre.

Les émissions de dioxyde de soufre poursuivent leur tendance à la baisse.

La superficie de cultures touchée par la lave s’élève à 314 hectares, dont 187 hectares de bananeraies, 60 de vignobles et 25 d’avocatiers.
Selon les données Copernicus, le nombre de structures affectées par l’éruption s’élève à 2731. 2616 ont été totalement détruits. A l’issue de deux mois d’éruption, les dégâts sont estimés à 900 millions d’euros.

Sources : IGN, Involcan, Pevolca.

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22 heures : Ce vendredi 19 novembre, on observe un nouveau débordement qui continue en ce moment et devra être surveillé attentivement.

Capture écran webcam.

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6:00 pm : Today November 19th, 2021, IGN recorded an M 5.1 earthquake in La Palma. It was the most powerful event since the beginning of the Cumbre Vieja eruption. As often, the epicenter was located at Villa de Mazo, at a depth of 37 km. For the rest, seismicity at intermediate levels continues to decrease and remains very deep. The volcanic tremor remains at a low level and the deformation of the volcanic edifice continues to decrease.
There are currently three active flow fronts. One extends from Montaña Rajada to the north of Montaña Cogote (flow No. 11); another continues to feed the lava deltas, and the third, the most intense, extends between flows n ° 4 and n ° 7. It occupies new space to the detriment of houses and farms, but it has slowed its progress and is advancing at around 20 meters per hour.
The lava covered 1,048 hectares, including more than 7 in the past 24 hours. The lava delta covers nearly 43 hectares.
The volcanic plume reaches a height of about 3,500 meters and is oriented east and southeast, which can cause problems to air traffic from November 20th.
Sulfur dioxide emissions continue their downward trend.
The area of crops affected by the lava amounts to 314 hectares, including 187 hectares of banana plantations, 60 of vineyards and 25 of avocado trees.
According to Copernicus data, the number of structures affected by the eruption amounts to 2731. 2616 were totally destroyed. After two months of eruption, the damage is estimated at 900 million euros.
Sources: IGN, Involcan, Pevolca.

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10:00 pm : A new lava overflow was observed on November 19th (see image above). It is going on tonight and should be closely monitored.

Nouvelles d’Islande // News from Iceland

Le 17 novembre, j’indiquais que, selon un rapport publié le 16 novembre 2021, une phase d’inflation avait été détectée en profondeur sous la montagne Fagradalsfjall. Cette inflation pourrait signifier qu’une activité éruptive est susceptible de reprendre dans la région, mais personne ne sait quand une telle éruption est susceptible de commencer
Aujourd’hui, les médias islandais nous informent qu’un séisme de magnitude M 3.0 a été enregistré sur la péninsule de Reykjanes, dans la soirée du 17 novembre. L’épicentre se trouvait à 3,5 km au nord-est de Grindavík. Quelques répliques ont également été enregistrées. De plus, un essaim sismique a débuté le même jour près dans le secteur de Þrengsli (sud-ouest de l’Islande) avec un événement de M 3,3.
Le Met Office islandais affirme que les habitants de Grindavik ne doivent pas être inquiets.De tels séismes sont probablement dus à la position de la région à la limite des plaques tectoniques, de sorte que l’activité sismique n’y est pas rare. Selon le Met Office, cette sismicité n’a aucun lien avec une activité volcanique.

Les médias islandais informent également le public que le sol a recommencé à se soulever sur la péninsule de Reykjanes. L’inflation a été détectée au nord du mont Keilir et au sud du site de l’éruption du Fagradalsfjall.
Le sol autour du Fagradalsfjall a montré une déflation pendant l’éruption elle-même, très probablement parce que le magma quittait la chambre magmatique pour s’écouler en surface. D’après les mesures GPS, la déflation a commencé à s’atténuer fin août, puis à s’intensifier vers la mi-septembre. Elle est toutefois minime et n’atteint que un à deux centimètres maximum.
Selon les modèles du Met Office, l’accumulation de magma en profondeur est la cause la plus probable de l’inflation, bien que les scientifiques pensent également qu’elle peut être liée à l’activité sismique enregistrée pendant un mois au sud de Keilir à la fin septembre. Aucun mouvement de terrain laissant supposer que le magma se rapproche de la surface n’a été observé. Aucune coulée de lave n’a été observée sur le Fagradalsfjall depuis le 18 septembre. Des émissions de gaz en très faible quantité sont toujours détectées sur le site de l’éruption.

Le Center for Disease Control (CDC) aux États-Unis a élevé cette semaine l’Islande niveau 4, autrement dit à très haut risque, en raison du nombre élevé de cas de COVID-19 dans le pays. Le niveau 4 est attribué aux pays ayant enregistré plus de 500 cas pour 100 000 habitants au cours des 28 derniers jours.
La République tchèque, la Hongrie et Guernesey ont également été classées au niveau 4 dans le même temps. La Belgique, les Pays-Bas, Singapour, la Turquie et les îles Vierges font partie des 70 destinations dans le monde que le CDC considère comme étant à très haut risque en ce moment.
Le CDC conseille aux résidents américains de ne pas se rendre en Islande actuellement. Ils doivent entreprendre le voyage uniquement s’ils sont vaccinés (comme l’exige également l’Islande) et suivre les réglementations locales sur le port du masque et la distanciation sociale.

Sources: Iceland Monitor, Iceland Review.

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On November 17th, I indicated that, according to a news report published on November 16th, 2021, inflation had been detected deep under Fagradalsfjall mountain. This inflation suggests that an eruption might start again in Fagradalsfjall, but it remains impossible to know when such an eruption might start

Today, Icelandic news media inform us that an M 3.0 earthquake hit the Reykjanes peninsula, in the evening of November 17th . Its source was 3.5 km northeast of Grindavík. Some aftershocks were also recorded. In addition, a seismic swarm began on the same day near the Þrengsli area (southwest Iceland) with an event measuring M 3.3.

A Met Office says there is no reason for Grindavik residents to be too worried. The cause of the quakes is probably due to the tectonic plate boundary in the region, and seismic activity in the area is not at all uncommon. He adds there is no indication of a connection to any volcanic activity.

Icelandic news media also inform the public that land has started rising again on the Reykjanes peninsula. The uplift has been detected north of Mt. Keilir and south of the Fagradalsfjall eruption site.

The land around Fagradalsfjall fell during the eruption itself, most likely because of the magma streaming out of the chamber beneath the surface. According to GPS measurements, land fall began to subside at the end of August and then rise again around the middle of September. The uplift is, however, minimal: only one to two centimetres at the highest points.

According to the Met Office’s models, the magma accumulation deep within the earth is the most likely cause of the uplift, although scientists also believe that it is connected to a month-long wave of seismic activity that began at the southern end of Keilir at the end of September. No dislocation has been observed on the surface as of this time, which might mean that magma is getting closer to the surface. There has been no lava flow at Fagradalsfjall since September 18th. Gas emissions are still being detected at the eruption site, but only in very small quantities.

The United States’ Center for Disease Control (CDC) has just designated Iceland Level 4, or Very High Risk, for travellers this week, due to the nation’s high COVID-19 rates. Level 4 is a designation reserved for nations with more than 500 cases per 100,000 residents in the past 28 days.

The Czech Republic, Hungary, and Guernsey were also listed as Level 4 at the same time. Belgium, The Netherlands, Singapore, Turkey, and the US Virgin Islands are among the 70 destinations around the world that the CDC has designated as Very High Risk at this time.

The CDC advises US residents not to travel to Iceland at this time. Americans who do choose to travel to Iceland are advised only to do so if vaccinated (as required by Iceland as well) and to follow local regulations on mask wearing and social distancing.

Sources: Iceland Monitor, Iceland Review.

On n’observe qu’un faible dégazage sur le site de Fagradalsfjall.