Observation en direct du processus d’accrétion // Real-time observation of the accretion process

Dans une étude publiée dans la revue Nature le 8 juillet 2026, des scientifiques ont documenté sans son intégralité le premier événement d’accrétion du plancher océanique jamais observé en temps réel. Ils ont pu observer comment le magma, les mouvements de failles, les séismes et l’activité volcanique se combinent pour créer une nouvelle croûte océanique dans les profondeurs de l’océan Indien. L’étude décrit un événement enregistré par un réseau d’instruments installés sur la dorsale sud-est indienne (South-East Indian Ridgr – SEIR). Il a généré en un peu plus de deux semaines une déformation qui suppose normalement près de 39 ans de mouvement continu des plaques tectoniques. Les chercheurs ont ainsi obtenu l’enregistrement direct le plus précis à ce jour de la formation d’une dorsale océanique.

Contexte tectonique du plancher océanique au centre de l’étude. L’événement décrit s’est produit le long du segment de la dorsale SEIR (dans le rectangle noir), situé sur le plateau Saint-Paul-Amsterdam, dans le sud de l’océan Indien.

Ces observations ont été effectuées dans le cadre du projet international OHA-GEODAMS, mené par des chercheurs du CNRS Terre & Univers pour surveiller la déformation le long de la dorsale sud-est indienne près de l’île Amsterdam. En février 2024, l’équipe scientifique a déployé des hydrophones, des transpondeurs géodésiques acoustiques, des enregistreurs de pression au fond de l’océan et a effectué des levés multifaisceaux le long d’un segment d’expansion actif, là où les plaques australienne et antarctique s’écartent d’environ 61 à 63 mm par an.
L’objectif était de saisir l’un des épisodes à la fois tectonique et magmatiques de courte durée au cours desquels se forme une nouvelle croûte océanique, même si personne ne savait exactement quand un tel événement se présenterait.
Le 26 avril 2024, quelques semaines seulement après leur déploiement, les instruments ont enregistré un essaim sismique intense sous l’axe de la dorsale, au moment où un dyke magmatique a percé la croûte.

Les chercheurs sont retournés sur le site en février 2025 lors d’une campagne de maintenance et ont réalisé qu’ils avaient enregistré un épisode d’accrétion dans sa totalité, du début à la fin.
L’intrusion magmatique s’est propagée le long de l’axe de la dorsale à une vitesse d’environ 2 à 3 m par seconde. À mesure que le magma migrait à travers la croûte, la dorsale s’est élargie de plus d’un mètre en quelques heures, tandis que la partie axiale de la vallée s’affaissait d’environ quatre mètres suite à la vidange d’un réservoir magmatique superficiel. Cette intrusion a finalement alimenté une éruption sous-marine qui a déversé environ 160 millions de mètres cubes de lave au cours des seize jours suivants, avec des coulées qui ont atteint par endroits près de 100 mètres d’épaisseur.
L’éruption a été détectée non seulement par des mesures de déformation, mais aussi acoustiquement grâce à des hydrophones. L’événement s’est accompagné d’une hausse de la température des eaux au fond de l’océan.
Toutes ces observations ont permis aux chercheurs de reconstituer la chronologie de la migration du magma, de l’éruption et du mouvement de la faille avec un niveau de détail jusqu’alors impossible à atteindre au niveau d’une dorsale médio-océanique.

D’un point de vue géodésique, lors de l’événement d’avril 2024, les chercheurs ont constaté que 76 % du glissement total de la faille s’est produit de manière asismique, tandis que seulement 24 % ont été donné lieu à des séismes. Ceci démontre que le mouvement lent de la faille, induit par l’intrusion magmatique, absorbe la majeure partie de l’extension lors de ce type d’épisode d’accrétion.
Au final, la déformation produite par cet événement correspond à environ 39 ans de divergence continue des plaques à cet endroit de la dorsale. Au lieu d’être libérées progressivement, des décennies de contraintes accumulées ont été absorbées lors d’un épisode à la fois tectonique et magmatique qui n’a duré que quelques jours.
Comme indiqué dans le communiqué du CNRS, ces résultats « résolvent l’énigme de longue date du déficit de séismes d’extension sur les dorsales médio-océaniques » en montrant que la majeure partie du déplacement de la faille se produit par un glissement asismique silencieux, déclenché par la mise en place du magma plutôt que par les seuls séismes. Bien que les dorsales médio-océaniques créent continuellement une nouvelle croûte océanique, l’observation directe de ces épisodes s’est avérée extrêmement difficile car ils se produisent à plusieurs kilomètres de profondeur, ne durent que quelques jours et se produisent rarement au même endroit.
Les résultats obtenus constituent un témoignage de terrain exceptionnel de l’un des processus fondamentaux à l’origine de la tectonique des plaques et offrent un point de référence pour les futurs observatoires sous-marins déployés le long du système des dorsales océaniques.

L’étude complète est disponible à l’adresse suivante : https://doi.org/10.1038/s41586-026-10785-0

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In a study published in Nature on July 8, 2026, scientists documented the first complete seafloor spreading event ever observed in real time. They could capture how magma, fault movement, earthquakes and volcanic activity combine to create new oceanic crust beneath the Indian Ocean. The study describes an event recorded by a dense network of instruments on the Southeast Indian Ridge (SEIR) that released in just over two weeks deformation equivalent to nearly 39 years of steady plate motion. As such, they obtained the clearest direct record yet of how an oceanic ridge grows.

The observations stem from the OHA-GEODAMS project, an international effort led by researchers from CNRS Terre & Univers to monitor deformation along the Southeast Indian Ridge near Amsterdam Island.

During February 2024, the scientific team deployed hydrophones, acoustic geodetic transponders, bottom-pressure recorders and repeated multibeam surveys across an active spreading segment where the Australian and Antarctic plates separate at approximately 61–63 mm per year.

The aim was to capture one of the short-lived tectono-magmatic episodes through which new oceanic crust forms, although no one knew how soon such an opportunity would arrive.

On April 26, 2024, just weeks after deployment, the instruments recorded an intense earthquake swarm beneath the ridge axis as a magma-filled dyke forced its way into the crust. The researchers revisited the sire during a maintenance cruise in February 2025 and realized they had recorded an entire spreading episode from beginning to end.

The intrusion propagated along the ridge axis at roughly 2–3 m per second. As magma migrated through the crust, the ridge widened by more than 1 meter within hours while the axial valley subsided by about 4 meters as a shallow magma reservoir deflated. The intrusion ultimately fed a submarine eruption that emplaced approximately 160 million cubic meters of lava over the following 16 days, with flows reaching nearly 100 meters thick in places.

The eruption was detected not only through deformation measurements but also acoustically with the hydrophones. The event was accompanied by a rise in bottom-water temperature.

Together, these observations allowed the researchers to reconstruct the timing of magma migration, eruption and fault movement with a level of detail that had not previously been possible beneath a mid-ocean ridge.

From a geodetic point of view, during the April 2024 event, the researchers found that 76% of the total fault slip occurred aseismically, while only 24% was released through earthquakes, demonstrating that slow fault motion driven by magma intrusion accommodates most of the extension during this type of spreading episode.

In total, the deformation released during the event corresponds to approximately 39 years of steady plate divergence at this section of the ridge. Rather than being released gradually, decades of accumulated strain were accommodated during a tectono-magmatic episode lasting only days.

As stated in the CNRS release, the results “resolve the long-standing enigma of the deficit of extensional earthquakes on mid-ocean ridges” by showing that most fault displacement occurs through silent, aseismic slip triggered by magma emplacement rather than by earthquakes alone.

Although mid-ocean ridges continuously create new oceanic crust, directly observing these episodes has proved exceptionally difficult because they occur beneath several kilometers of water, last only days, and recur infrequently at any given location.

The results provide a rare field record of one of the fundamental processes driving plate tectonics and offer a benchmark for future seafloor observatories deployed along the global ridge system.

The complete study can be found at this address : https://doi.org/10.1038/s41586-026-10785-0

Île de la Réunion : Cyclone Garance et réchauffement climatique

Les participants à la prochaine COP 30 de Belem en Amazonie tireront-ils une leçon des cyclones de plus en plus puissants qui s’abattent sur les régions tropicales ? Helen Milton, Chido et Garance ont laissé dans leur sillage destructions, meurtrissures et des pertes humaines. Dans le futur, les climatologues nous préviennent que le réchauffement climatique va modifier les tempêtes tropicales, en raison de la hausse de la température des océans et de l’affaiblissement des courants atmosphériques.

Avant l’arrivée de Garance en février 2025, l’île de la Réunion avait déjà été placée en alerte violette, niveau ultime, en janvier 2024 à l’approche du cyclone Belal qui a provoqué sur l’île la mort de quatre personnes et des dégâts matériels estimés à 100 millions d’euros par les assureurs.

Dans le futur, il faut s’attendre à encore pire car le réchauffement climatique va modifier ces événements déjà extrêmes. Le scientifiques expliquent régulièrement que la clé pour qu’une tempête se forme, c’est la température de l’eau ; elle doit dépasser précisément 26,5°C. Plus l’eau est chaude, plus elle s’évapore dans l’atmosphère, et c’est cette vapeur d’eau qui est le carburant des ouragans dans l’Atlantique et le Pacifique nord-est, et des cyclones dans l’Océan indien et le Pacifique sud, ou encore des typhons (dans le Pacifique nord-ouest. Des mots différents pour aboutir à des catastrophes identiques.

Depuis le début du 20ème siècle, la température moyenne des océans a augmenté de 0,8°C. Cette eau plus chaude émet plus de vapeur et donc plus de carburant pour les ouragans, qui deviennent plus puissants. Par exemple, en ce mois de février 2025, la température moyenne de l’océan Indien autour de l’île de la Réunion oscille entre 28°2 et 28°5, donc bien au-dessus des 26,5° fatidiques..

La hausse de puissance des ouragans a été observée à plusieurs reprises. En 2017, l’ouragan Harvey a dévasté le Texas, avec des précipitations records. Des scientifiques ont prouvé que ces pluies ont été amplifiées d’environ 15% à cause du réchauffement du climat.

Le réchauffement de notre planète a un autre effet sur les ouragans et cyclones: il les ralentit et ils se déplaceront moins vite à l’avenir. Le cyclone Garance a déjà présenté cette caractéristique. Ce ralentissement est dû à un ralentissement des courants atmosphériques qui leur servent de moteur. Au niveau mondial, des études ont montré que la vitesse des cyclones a déjà diminué de 10% entre 1949 et 2016.

En résumé, les scientifiques ne pensent pas que les ouragans et cyclones seront plus nombreux dans les prochaines années. En revanche , ils vont devenir plus puissants, donc plus destructeurs, avec une tendance à s’attarder sur les régions impactées.

Source : Médias nationaux.

Le cyclone Garance sur l’île de la Réunion (Source: Météo France)

Un continent perdu dans l’Océan Indien // A lost continent in the Indian Ocean

drapeau-francaisCe n’est pas l’Atlantide, mais une équipe de chercheurs pense avoir découvert les preuves d’un continent perdu enfoui dans les profondeurs de l’Océan Indien, sous l’île Maurice.
Dans une étude publiée dans la revue Nature Communications, ces scientifiques expliquent l’existence d’un morceau de croûte qui s’est détaché lorsque le Gondwana s’est morcelé, il y a environ 200 millions d’années.
Le Gondwana contenait des roches âgées de 3,6 milliards d’années avant de donner naissance aux continents tels que nous les connaissons. Au fur et à mesure que le super continent s’est morcelé, il a laissé derrière lui des morceaux de terre dont l’un se serait couvert de lave avant de s’enfoncer sous ce qui est aujourd’hui l’île Maurice.
Le scientifique responsable de l’étude, Lewis Ashwal, de l’université de Witwatersrand en Afrique du Sud, a examiné le zircon – ou silicate de zirconium – présent dans les roches émises pendant les éruptions volcaniques pour déterminer leur âge. De formule ZrSiO4,  le zircon présente souvent des traces de thorium et d’uranium radioactifs. Le chercheur a découvert que certains échantillons étaient âgés de 3 milliards d’années ; ils étaient donc trop vieux pour appartenir à l’Ile Maurice où aucune roche n’est âgée de plus de 9 millions d’années.
L’étude publiée dans Nature Communications corrobore un autre rapport de recherche de 2013 où les auteurs ont également trouvé des traces du minéral dans le sable d’une plage de l’Ile Maurice.
Certaines critiques ont fait remarquer que le minéral avait pu être transporté par le vent ou être transféré sur l’île par l’activité humaine, mais les chercheurs affirment que leur étude offre la preuve formelle de l’existence d’un continent perdu. L’un d’entre eux a déclaré: «Le fait que nous ayons trouvé des zircons anciens dans la roche (en l’occurrence un trachyte de 6 millions d’années) confirme l’étude précédente et réfute toute hypothèse de zircons apportés par le vent, les vagues ou des bancs de pierre ponce.»
Voici une vidéo dans laquelle Lewis Ashwal donne quelques détails supplémentaires sur l’étude:
Https://youtu.be/o61P6ysKklM
L’intégralité de l’étude se trouve sur le site web Nature Communications:
Http://www.nature.com/articles/ncomms14086

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drapeau-anglaisThis is not Atlantis, but a team of researchers says they’ve discovered evidence of a lost continent buried deep in the Indian Ocean under the island of Mauritius.

In a paper published journal Nature Communications, researchers explain the existence of a piece of crust that splintered with the break-up of the Gondwana, which started about 200 million years ago.

Gondwanaland contained rocks as old as 3.6 billion years before it split into what are now the continents. As the continent began to spread apart, it left pieces of land behind, one of which is thought to have become covered in volcanic lava before sinking under what is now Mauritius.

Lewis Ashwal, the lead scientist of the study, from the University of the Witwatersrand in South Africa, looked at the mineral zircon found in rocks spewed up by lava during volcanic eruptions to determine their age. He found that some remnants were as old as 3 billion years old, much too old to belong to the island of Mauritius, where there is no rock older than 9 million years old.

The Nature Communications study corroborates a separate 2013 report in which researchers also found traces of the mineral in beach sand.

Some critics pointed out that the mineral could have been carried in by the wind or have been carried onto the island by human activity, but the researchers claim that their study offers definitive proof of the existence of a lost continent. One of them said: « The fact that we found the ancient zircons in rock (6-million-year-old trachyte), corroborates the previous study and refutes any suggestion of wind-blown, wave-transported or pumice-rafted zircons. »

Here is a video in which Lewis Ashwal gives some more details about the study:

https://youtu.be/o61P6ysKklM

The complete study can be read of the website Nature Communications :

http://www.nature.com/articles/ncomms14086

mauritius

Relocalisation de l’île Maurice, là où elle se trouvait probablement avant le morcellement du Gondwana, juste à l’est du centre de Madagascar. (Source: Nature Communications).

A la recherche du Moho // Looking for Moho

drapeau-francaisUne équipe scientifique a quitté Colombo, au Sri Lanka, et se dirige vers Atlantis Bank dans le SO de l’Océan Indien, pour percer le plancher océanique sur 1,5 kilomètres de profondeur et récolter des échantillons de roches. La première phase de l’expédition commencera dans les prochains jours et durera jusqu’à la fin du mois de janvier 2016. Si elle est couronnée de succès, l’équipe reviendra sur le site afin d’essayer d’atteindre le Moho.
La frontière entre la croûte et le manteau terrestre, appelée discontinuité de Mohorovicic, ou MOHO, au niveau de laquelle les ondes sismiques modifient leur vitesse de déplacement, se situe à environ 7 km sous la croûte océanique et entre 30 et 60 km de profondeur sous les continents. A Atlantis Bank, le manteau se trouve à 2,5 km au-dessus du Moho, ce qui le rend à priori plus facile à atteindre.
Le projet de forage, baptisé « Slow Spreading Ridge Moho » (SloMo), tentera d’atteindre la transition croûte-manteau à Atlantis Bank. L’expédition espère obtenir des données fiables qui permettront de répondre à certaines questions sur notre planète, par exemple comment la roche en fusion monte depuis l’intérieur de la Terre et se refroidit tout en formant une nouvelle croûte océanique.
Pendant les années 1960, les scientifiques impliqués dans le projet « Mohole », ont tenté de percer le plancher océanique au large de l’île de Guadalupe, au Mexique. Le projet a atteint seulement 183 mètres de profondeur avant d’être arrêté par manque de financement.
Entre 2002 et 2011, quatre forages sur un site du Pacifique oriental ont réussi à atteindre une zone de roche friable, très probablement du magma refroidi juste au-dessus du Moho. Mais le forage a été incapable de descendre plus profondément.
De même, les forages à proximité de Hess Deep se sont heurtés à des roches de croûte profonde trop résistantes au cours de l’expédition de 2013.
En 2015, l’équipe scientifique effectuera le forage dans la dorsale de l’Océan Indien car il semble que des quantités de lave moins importantes alimentent le plancher océanique dans la région.
Un objectif préliminaire est d’atteindre 1,5 km de profondeur, ce qui a déjà été réalisé. Pendant cette première phase, les scientifiques espèrent pouvoir étudier la géologie et la biologie de la zone. Les cartes géologiques disponibles semblent montrer que l’eau de mer a percolé sur plusieurs kilomètres de profondeur à Atlantis Bank et a déclenché des réactions chimiques qui ont donné naissance à de la serpentinite.
Si la première phase de la mission SloMo est une réussite, les scientifiques reviendront dans la région pour tenter de parvenir à des profondeurs allant jusqu’à 3 km. Après cela, ils emprunteront le navire japonais Chikyu doté d’une très haute technologie pour essayer d’atteindre vraiment le Moho.
Source: Woods Hole Oceanographic Institution.

Une note rédigée le 28 octobre 2013 abordait déjà la discontinuité de Mohorovicic et les efforts des scientifiques pour essayer d’en percer les secrets.

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drapeau-anglaisA group of scientists has departed Colombo, Sri Lanka, and is heading out for the Atlantis Bank, in the southwestern Indian Ocean, to drill through 1.5 kilometres of rock, collecting core samples on the way. The first phase of the expedition will commence in the next few days and last until the end of January 2016. If the start is successful the team will come back again to try and drill all the way down to the MOHO layer. .
The crust-mantle boundary named Mohorovicic discontinuity, or MOHO, at which seismic waves change their travel velocity is located about 7 km beneath the oceanic crust and between 30 and 60 km down beneath continents. At Atlantis Bank, the mantle is settled 2.5 km above the MOHO, making it easier to reach.atlantis bank
The drilling project, named « Slow Spreading Ridge Moho » (SloMo), will try to reach the crust-mantle transition at Atlantis Bank. The expedition hopes to provide good quality data to answer some questions about other properties of our planet, for example how molten rock rises from the interior and cools while forming fresh oceanic crust.
During the 1960s, scientists involved into the « Project Mohole », tried to drill into the sea floor off Guadalupe Island, Mexico. The project reached depths of only 183 metres before it was shut down due to too high expenses.
In the period between 2002 and 2011, four holes at a site in the eastern Pacific managed to reach an area of brittle rock, most likely a cooled magma sitting just above the Moho. But the drill was unable to pierce further. Similarly, drillers at the nearby Hess Deep were limited by tough deep-crustal rocks in the 2013 expedition.
The 2015 team of experts will conduct the drilling in the Indian Ocean Ridge instead, as much smaller lava quantities seem to feed the seafloor there.
A preliminary goal is set to penetrate to the depths of 1.5 km, and it has been done before. During this first phase, the scientists are hoping to explore the geology and biology of the area. Available geological maps suggest the seawater has percolated several kilometres deep at Atlantis Bank and triggered chemical reactions responsible for turning the rock into serpentite.
If SloMo’s first phase is successfully completed, experts will return to the area to try to reach depths up to 3 km. After that, the researchers will sail out on the Japanese state of the art ship Chikyu to try to drill all the way down to MOHO layer.
Source : Woods Hole Oceanographic Institution.

A previous note written on 28 October 2013 already tackled the Mohorovicic discontinuity and the efforts made by scientists to try and pierce its secrets.

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