La Soufrière de St Vincent : activité éruptive et désastre économique // St Vincent’s La Soufriere: eruptive activity and economic disaster

Dans sa dernière mise à jour du 22 avril 2021, l’UWI indique que l’activité sismique à La Soufrière de St Vincent continue en suivant le schéma observé après l’activité explosive du 18 avril. De petits séismes longue période et hybrides continuent d’être enregistrés, avec une fréquence en hausse progressive. Un épisode de tremor de forte intensité, généré par une activité explosive, a commencé à 11h09 le 22 avril et a duré une vingtaine de minutes. Un panache vertical s’est élevé lentement au-dessus du cratère pour finalement atteindre une hauteur d’environ 8 km. Au cours de la phase initiale de l’éruption, une coulée pyroclastique a été observée le long du flanc ouest du volcan. Le tremor a continué en décroissant pendant les deux heures suivantes alors que La Soufrière continuait à émettre des panaches de cendre.

Depuis la dépressurisation observée immédiatement après la phase explosive du 9 avril, le réseau GPS enregistre une diminution des déplacements horizontaux et verticaux de l’édifice volcanique.

L’activité sismique des derniers jours est typique de la croissance et de la destruction des dômes de lave. Des explosions accompagnées de retombées de cendres peuvent se produire sans prévenir.

Source: UWI.

L’éruption de la Soufrière est une catastrophe économique pour l’île de St Vincent et les Grenadines. Elle pourrait coûter à cette nation des Caraïbes orientales 50% de son produit intérieur brut et obliger le gouvernement à s’endetter encore davantage. Le ministre des Finances a déclaré que «les dégâts au nord de l’île tiennent de l’apocalyptique». Une grande partie des dégâts concernent la ceinture agricole. Il faut garder à l’esprit que l’agriculture représente environ 15% de l’économie de St Vincent et est l’un de ses plus gros employeurs.

Selon les premières estimations, les zones les plus proches du volcan ont perdu 100% de leurs cultures maraîchères, 90% de leurs cultures arboricoles et 80% des légumes racines. Cela signifie que la majeure partie de l’agriculture a été anéantie sur l’île.

L’éruption a anéanti le bétail de Saint-Vincent. Il y a des carcasses d’animaux partout dans la zone rouge. Le bétail laissé en liberté est désormais sans fourrage car les cendres et la poussière ont totalement détruit leurs pâturages. Le ministère de l’Agriculture apporte de l’eau et de la nourriture aux animaux qui ont survécu à la catastrophe. Une grande partie du bétail sans surveillance, en particulier les moutons, se nourrissent de végétation recouverte de cendres, ce qui entraînera des problèmes de santé dans les prochains jours, même si les effets ne sont pas immédiatement visibles.

Il est encore difficile d’établir le bilan économique de l’éruption de La Soufrière, mais le ministre des Finances estime que le volcan a causé 150 millions de dollars de dégâts aux infrastructures et 150 millions de dollars de pertes dans l’agriculture et le logement. En outre, il faudra entre 20 et 30 millions de dollars pour nettoyer les îles et environ 15 millions de dollars par mois pour nourrir et héberger les personnes évacuées.

Pour couronner le tout, le volcan reste actif et menaçant. La dernière éruption de La Soufrière, en 1979, a duré quatre mois. Auparavant, en 1902, l’éruption avait duré un an. Le gouvernement dispose d’environ 30 à 35 millions de dollars dans un fonds d’urgence, ce qui couvrira environ deux mois de coûts humanitaires. L’éruption survient alors que l’économie était déjà affectée par la pandémie de Covid-19 et que le ratio dette / PIB est de 81%, le troisième plus élevé des Caraïbes orientales.

L’ONU a lancé une campagne de collecte de fonds et Saint-Vincent a sollicité l’appui des pays amis, mais le Ministre des finances explique qu’il faudra procéder à davantage d’emprunts. « Il ne fait aucun doute que notre dette va augmenter au fur et à mesure que nous essaierons  de nous reconstruire et de nous remettre de cette catastrophe. Nous avons besoin que nos amis nous soutiennent en ce moment. »

Parmi ces amis, il semble que la Grande-Bretagne tarde à venir en aide à St Vincent. Un article publié dans la presse locale est intitulé «La Grande-Bretagne laisse à nouveau St Vincent se débrouiller seule après une éruption volcanique». St Vincent est une ancienne colonie britannique et membre actuel du Commonwealth. L’auteur de l’article écrit: «Les gens de St Vincent ont besoin d’aide. Pourquoi n’arrive-t-elle pas? De nombreux habitants de Saint-Vincent-et-les Grenadines sont allés en Grande-Bretagne à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour aider à la reconstruction. Il est déplorable qu’il ait fallu un message de soutien de la reine la semaine dernière pour faire prendre conscience aux gens e la gravité de la situation, décrite par l’ONU comme une crise humanitaire qui ne fait que commencer. Il y a beaucoup de parents terrifiés qui versent des larmes d’impuissance face au désastre et au manque de soutien de [la Grande-Bretagne]. Une fois de plus, ils doivent se débrouiller seuls.»

Source: Yahoo News.

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In its latest update of April 22nd, 2021, UWI indicates that seismic activity at La Soufrière Volcano continues the pattern established after the explosive activity on April 18th. Small long-period and hybrid earthquakes continue to be recorded, with their rate of occurrence gradually increasing.

High-level seismic tremor started at 11:09 am on April 22nd, generated by explosive activity, and lasted for about 20 minutes. A vertical explosive eruption plume rose slowly above the crater eventually reaching a height of about 8 km. During the initial stages of the explosion, a pyroclastic flow was seen moving down the western flank of the volcano. Tremor continued, at a lower level, for the next two hours as La Soufrière continued to vent ash.

Since the initial depressurization noted immediately after the April 9th explosive phase, the continuous GPS network has recorded a decrease in the overall rates of horizontal and vertical movement.

The pattern of seismic activity over the last few days is typical of the growth and destruction of lava domes. Explosions with accompanying ashfall, of similar or larger magnitude, can occur with little or no warning.

Source : UWI.

The eruption of La Soufriere is an economic disaster for the island of St Vincent and the Grenadines. It could cost the Eastern Caribbean nation 50% of its gross domestic product and force the government back to the debt market. The Finance Minister has said that “the damage on the north of the island is bordering on apocalyptic.”

Much of the destruction has been concentrated in the farming belt. One should keep in mind that agriculture represents about 15% of the economy of St Vincent and is one of its largest employers.

According to preliminary estimates, the areas nearest the volcano lost 100% of their vegetable crops, 90% of their tree crops and 80% of their root crops. This means that most of the agriculture has been wiped out on the island.

The eruption has devastated St Vincent’s livestock. Animal carcasses are everywhere in the Red Zone. Livestock left to roam freely is now without forage as the ash and dust have totally destroyed their pastures. The Ministry of Agriculture is bringing water and feed to the animals that have survived the disaster. Many of the unattended livestock, particularly sheep, which graze forage all the way to the ground, are feeding on ash-covered material, which will cause future health problems even if the effects are not immediately visible.

The true economic toll of La Soufriere remains unclear, but the Finance Minister estimates the volcano caused $150 million in infrastructure damage and $150 million in agriculture and housing losses. In addition, it will require $20 million to $30 million to clean up the islands and about $15 million per month to feed and house evacuees.

Complicating the calculation is that the volcano remains dangerously active. The last time La Soufriere erupted, in 1979, activity lasted four months. Prior to that, in 1902, the eruption lasted a year.

The government has about $30 million to $35 million stashed away in an emergency fund, which will cover about two months worth of humanitarian costs.

The eruption comes as the economy was already being hammered by the Covid-19 pandemic and the central government debt-to-GDP is at 81% — the third highest in the Eastern Caribbean.

While The United Nations has launched a fund-raising drive, and St. Vincent has been reaching out to allies and development organizations for support, the Finance Minister explains that more borrowing will be needed. “Undoubtedly our debt is going to increase as we try to rebuild and recover from this disaster. We need our friends to stand by us at this time.”

Among the friends, it seems Britain is lagging its feet to help St Vincent. An article published in the local press is entitled “Britain is once again making an old colony fend for itself after volcanic eruption.”

St Vincent is a former British colony and current member of the Commonwealth. The author of the article says: “People in St Vincent need help. Why are they not getting it? Many residents from St Vincent and the Grenadines went to Britain to help rebuild the country after the Second World War. It is deplorable that it took a message of support from the Queen last week to wake people up to the situation, described by the UN as a growing humanitarian crisis. There are many terrified relatives, shedding tears of helplessness at the devastation and the lack of support from [Britain]. Once again they are being left to fend for themselves.”

Source: Yahoo news.

Crédit photo : UWI

La Soufrière de St Vincent : trop de cendre et pas assez d’eau // St Vincent’s La Soufriere : too much ash and not enough water

L’éruption de La Soufrière de St Vincent continue avec des colonnes de cendre et des coulées pyroclastiques dernièrement observées dans la partie orientale du volcan. Même si les panaches de cendre montent en ce moment moins haut dans le ciel, les scientifiques estiment que l’éruption actuelle est plus puissante que celle de 1979 et se rapproche de celle de 1902.

La cendre rejetée par le volcan impacte lourdement l’île, mais aussi les autres îles de la Caraïbe. A l’est, la Barbade est également touchée. Au fil des jours et du vent, d’autres îles voient arriver des particules de cendre. Pour le moment, les vents d’altitude poussent la cendre vers l’est, ce qui épargne la Guadeloupe et la Martinique. En revanche, les scientifiques pensent que la Barbade sera probablement impactée durant plusieurs mois, voire un an. Sur place, les autorités ont annoncé la fermeture de l’aéroport Grantley Adams, jusqu’au vendredi 16 avril.

Grenade et Sainte-Lucie sont également touchées. De fines particules de cendre ont été observées dès le samedi 11 avril. Les habitants de Ste Lucie rapportent que dans les rues de la localité de Vieux-Fort, les passants étaient obligés de se couvrir les voies respiratoires, et toussaient à cause de la cendre. La veille, ce sont d’abord les pêcheurs qui se sont plaints de l’arrivée du nuage de cendre qui rendait leur activité plus difficile. Beaucoup sont rentrés à quai bredouille car la cendre dans l’eau avait fait fuir les poissons.

D’autres îles, comme Trinidad & Tobago craignent, elles aussi, de voir arriver la cendre. Selon les services météorologiques, il y a 20% de chances qu’elle atteigne les deux îles d’ici le jeudi 15 avril. L’impact ne sera pas aussi fort qu’à la Barbade, mais les autorités mettent déjà en garde la population.

Dans les prochains jours, le nuage de cendre qui se déplace à 3000-5000 mètres d’altitude va probablement atteindre les Iles Canaries puis l’Espagne avec un impact qui sera faible.

Une crise de l’eau est apparue à St Vincent. Comme je l’ai déjà écrit, les abondantes retombées de cendre causées par l’éruption de La Soufrière ont perturbé considérablement l’approvisionnement régulier en eau. L’Autorité en charge de la gestion de l’eau à Saint-Vincent a déclaré que les habitants doivent se préparer au rationnement de cette dernière. L’eau est livrée aux localités de l’île par camions. L’Autorité n’a pas été en mesure de pomper l’eau des rivières et, à l’heure actuelle, seuls 15 pour cent des réserves sont disponibles. La quantité d’eau collectée avant l’éruption diminue. Une offre limitée est désormais disponible dans la zone verte; 250 gallons seront livrés dans les localités de l’île sous le vent.

Des bouteilles d’eau en provenance de la Grenade et Trinidad ne devraient pas tarder à arriver à Saint-Vincent. La Collectivité Territoriale de Martinique a décidé d’envoyer 5 400 litres d’eau de son stock sur l’île. La Frégate Ventose a acheminé le 13 avril 2021 ce premier don de la Martinique pour les habitants de Saint-Vincent.

Source: presse locale.

Dernière minute : L’éruption explosive de La Soufrière continue. La dernière crise a été observée à 11h38 le 14 avril 2021l. Comme je l’ai déjà écrit, des coulées pyroclastiques sont observées dans la partie orientale du volcan. Selon les scientifiques de l’UWI, les explosions et les retombées de cendre qui les accompagnent  continueront de se produire au cours des prochains jours, avec une intensité semblable aux événements actuels.

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The eruption at St Vincent’s La Soufrière continues with ash columns and pyroclastic flows recently observed in the eastern part of the volcano. Even though the ash plumes is now rising less high in the sky, scientists estimate that the current eruption is more powerful than that of 1979 and is close to that of 1902.

The ash from the volcano has heavily impacted the island, but also the other islands of the Caribbean. To the east, Barbados is also affected. Over the days and according to the wind, other islands see ash particles arriving. For the moment, the high winds are pushing the ash eastward, sparing Guadeloupe and Martinique. In contrast, scientists believe that Barbados will likely be impacted for several months, or even a year. The authorities have announced the closure of Grantley Adams airport until Friday, April 16th.

Grenada and Saint Lucia are also affected. Fine particles of ash were observed from Saturday April 11th. The inhabitants of St Lucia report that in the streets of the town of Vieux-Fort, passers-by were forced to cover their respiratory tract, coughing from the ashes. The day before, the fishermen complained about the arrival of the ash cloud, making their activity more difficult. Many returned to the quayside empty-handed, because the ashes in the water had scared the fish away.

Other islands, such as Trinidad & Tobago are also afraid of seeing the ash coming. According to meteorological services, there is a 20% chance that the ash will reach both islands by Thursday, April 15th. The impact will not be as strong as in Barbados, but authorities are already warning the population.

In the coming days, the ash cloud which trales at an altitude of 3,000-5,000 m is likely to reachthe Canary Islands and then Spain with a low impact.

A water crisis is developing in St Vincent. As I put it before, heavy ashfall from La Soufriere eruption has created significant disruption to the regular water supply. St Vincent’s Central Water and Sewage Authority says that citizens should prepare for water rationing. Water is being delivered to communities across the island by trucks. The company has not been able to extract water from the rivers, and at present, only 15 percent of regular storage is available. Water collected before the eruption is dwindling. A limited supply is now available in the green zone; however, 250 gallons will be released to communities on the island’s Windward side.

Grenada and Trinidad have shipments of bottled water en route to St Vincent. Martinique’s CTM has decided to send 5 400 litres of water. This first donation arrived in St Vincent on April 13th, 2021 in the evening.

Source: presse locale.

Last minute : La Soufriere continues to erupt explosively with its latest eruption at about 11.38 am on April 14th, 2021l. As I put it before, pyroclastic flows are observed in the eastern part of the volcano.  UWI says that explosions and accompanying ashfall, of similar or larger magnitude, are likely to continue to occur over the next few days.

Photo satellite de l’arc antillais réalisée le 11 avril 2021. Les lignes circulaires formant des ondulations sur dans la partie droite de l’image sont des ondes de gravité créées par l’éruption et qui se déplacent à la surface de l’océan. (Source: NOAA)

Satellite photo of the West Indies arc on April 11th, 2021. The circular lines spreading out like ripples on the right side of this image are gravity waves created by the explosive eruption of La Soufrière and are travelling at the surface of the ocean. Ash clouds and gravity waves pulsed over Barbados and other Caribbean Islands all weekend. (Source : NOAA)

Quelques nouvelles du Vanuatu // Some news of Vanuatu

Des séances de sensibilisation ont eu lieu à Ambae à propos du déroulement de l’évacuation des 11 000 habitants de l’île, soit environ 4% de la population totale du Vanuatu. Il a été indiqué que 28 patients ont été transférés des hôpitaux de Lolowai et Nduindui à Ambae vers l’hôpital du district nord de Luganville, à Santo. Une attention particulière est également accordée aux lycéens d’Ambae qui vont passer leur examen de fin de scolarité.
Le comité de gestion des catastrophes à Ambae est mécontent de la politique suivie par le Bureau national (NDMO) qui, soi disant, ne prend pas au sérieux l’état d’urgence. Le comité accuse le NDMO de ne pas avoir fait grand-chose depuis que les mesures de transfert de population de l’ouest vers l’est d’Ambae ont été décrétées mardi dernier.
Des organisations appartenant à la société civile viennent en aide aux évacuations d’Ambanga vers Lolopuepue, et les autres îles du Vanuatu apportent leur aide elles aussi. Le gouvernement néo-zélandais a fourni des purificateurs d’eau à ceux qui en ont besoin, tandis que le gouvernement australien fournit de l’eau, des trousses d’hébergement et des équipements d’urgence. Ce dernier point est important car des épidémies de diarrhée et de vomissements ont été signalées chez certains enfants qui ont été déplacés vers les centres d’hébergement provisoire, probablement en raison de leur surpopulation. Le Conseil des ministres est convenu de la nécessité de déménager les gens d’Ambae alors que personne ne peut prévoir comment se comportera le volcan dans les prochains jours.
Source: Vanuatu Digest.

Voici quelques vues du volcan Manaro Voui proposées par la presse philippine:

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Awareness sessions have been taking place across Ambae to discuss how the evacuation of Ambae’s 11,000 residents (about 4% of Vanuatu’s total population) will proceed. 28 patients are being transferred from Lolowai and Nduindui hospitals on Ambae to the Northern District Hospital at Luganville, Santo. Special attention is being given to Ambae’s senior examination year high school students as well.

The Ambae Disaster Committee is said to be unhappy with the efforts of the National Disaster Management Office (NDMO) which, they feel, is not taking the state of emergency seriously. They have not seen the NDMO achieving much since their announcement of relocations from west to east Ambae last Tuesday.

Civil society organisations are assisting with evacuations from Ambanga to Lolopuepue, and Vanuatu’s neighbours are also assisting: the New Zealand Government is providing water purifiers for those needing them, while the Australian Government is providing water, shelter kits and emergency rations. This is important, as outbreaks of diarrhoea and vomiting have been reported in some children who have been moved to evacuation centres, possibly due to the overcrowded conditions. The Council of Ministers has agreed on the need to move people out of Ambae, but nobody can predict what the volcano will do next.

Source : Vanuatu Digest.

Source: NASA

Fogo (Iles du Cap vert): L’aide s’organise mais la lave reste menaçante // Aid is being organised but lava is still a threat

8 heures: La municipalité de Santa Catarina, sur l’île de Fogo, prévoit de construire un nouveau village pour les personnes victimes de l’éruption dans Chã das Caldeiras ; il se trouverait à « Somada », entre Achada Furna et Monte Largo. L’information a été annoncée lors d’une visite du Président Jorge Carlos Fonseca. La ville offre des possibilités de construction de nouveaux logements et des conditions naturelles favorables aux éleveurs. La région possède une très grande zone pentue bien adaptée aux animaux de pâturage et répondant aux désirs des jeunes de Chã das Caldeiras qui travaillent depuis longtemps dans les secteurs du pastoralisme et de l’agriculture.
Cependant, les habitants de Portela ne sont pas enthousiastes à l’idée de ce projet. Ils préféreraient que le nouveau village soit construit dans la région de Monte Velho car, selon eux, elle dispose de meilleures conditions pour l’agriculture et le pastoralisme.

20 heures: Selon la presse locale, la lave se fait à nouveau menaçante à Portela. Après un répit de quelques jours, il semble que trois fronts soient redevenus actifs le 6 décembre et la lave aurait détruit plusieurs structures. Selon certains habitants, la situation était calme jusque vers huit heures du matin avec juste une coulée qui se déplaçait très lentement. Cependant, à partir de huit heures, un second front de lave à proximité des églises et des maisons s’est réactivé et a commencé à avancer à une vitesse d’un mètre toutes les deux minutes.
La lave aurait recouvert la troisième route d’accès qui conditionnait l’accès à Portela.
La police nationale a reçu l’ordre d’interdire à quiconque d’entrer à Portela et de rester hors de la zone de danger.

Source : Ocean Press.

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8 a.m.: The municipality of Santa Catarina, on Fogo Island, plans to build a new village for the displaced from Chã das Caldeiras in « Somada », between Achada Furna and Monte Largo. The information was released during a visit of President Jorge Carlos Fonseca. The town has strong housing and natural conditions, favourable to livestock farmers. The area has a wide slope that facilitates grazing animals and thus meeting the desires of the young people from Chã das Caldeiras, who have been working in the fields of pastoralism and agriculture for a long time.

However, the inhabitants of Portela are not enthusiastic about this project, as they would prefer the new village to be built in the region of Monte Velho, justifying that it has better conditions for agriculture and pastoralism.

8 p.m.: According to local news media, lava is again threatening Portela. After a few days’ respite, it seems three lava fronts became active on December 6th and lava consumed several structures. According to some residents, the situation was calm until around eight o’clock in the morning with only just a stream of lava moving very slowly. However, from eight o’clock, the second front of lava close to churches and houses reactivated and began to move at a speed of one metre every two minutes.

Lava is said to have invaded the third access road, conditioning the access to Portela.

The national police has been ordered not to let anyone get in Portela. Everybody should keep out of the danger area.

Source: Ocean Press.

Fogo-blog

Vue de Chã das Caldeiras avec les villages de Portela et Bangaeira, toujours sous la menace de la lave.

La Corée du Nord appelle l’Amérique au secours! // North Korea is calling America for help!

drapeau francaisDans une note rédigée le 22 Mars 2011, j’écrivais que la Corée du Nord avait proposé à la Corée du Sud de mener des recherches sur l’activité volcanique du Mont Paektu, considéré comme une montagne sacrée par le Nord. Le gouvernement sud-coréen avait alors répondu qu’il reconnaissait la nécessité d’une coopération entre les deux Corées en ce qui concerne les catastrophes naturelles telles que les activités volcaniques et les tremblements de terre et qu’il acceptait cette proposition de collaboration.
La dernière éruption du Mont Paektu, à la limite avec la frontière chinoise, a eu lieu en 1903. Elle a changé le paysage de façon spectaculaire, laissant derrière elle un cratère de 5 kilomètres de diamètre, aujourd’hui connu sous le nom de Lac du Paradis. Le volcan reste actif et la région enregistre régulièrement des séismes.
Le Mont Paektu  montre depuis quelque temps des signes d’acticité qui inquiètent les autorités nord-coréennes. Le problème est que les scientifiques coréens savent peu de choses sur le volcan. Chose exceptionnelle, des scientifiques occidentaux ont reçu l’autorisation d’accéder au site afin de déterminer si – ou quand – le volcan pourrait se réveiller. Dans un geste sans précédent, les Américains Hammond et Clive Oppenheimer ont été invités par le gouvernement de Pyongyang, à travers une série d’intermédiaires, à travailler avec les scientifiques locaux après que de petits séismes aient secoué le volcan, faisant renaître la crainte d’une éruption semblable à celle de 1903.
Affaire à suivre…!
Source: Presse américaine.

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drapeau anglaisIn a note written on March 22nd 2011, I wrote that North Korea had proposed conducting research with South Korea on volcanic activity at Mount Paektu, considered sacred by the North. The South Korean government answered it recognized the need for inter-Korea cooperation regarding natural disasters such as volcanic activities and earthquakes and that it accepted the proposal.
Mount Paektu, which borders China, last erupted in 1903. The eruption changed the landscape dramatically, leaving behind a three-mile crater, today known as Heaven Lake. The volcano remains active, with the region regularly registering regular quake activity.
Mount Paektu is currently showing signs of life that worry North Korean authorities. As Korean scientists know little about the volcano, western scientists have been given extraordinary access to determine if — or when — it could wake up.
In an unprecedented move, American scientists Hammond and Clive Oppenheimer were invited by the government in Pyongyang, through a series of intermediaries, to work with local scientists after small earthquakes beneath the volcano stirred fears it could erupt.
Source: American newspapers.

Sinabung (Ile de Sumatra / Indonésie): Les promesses du Président // The President’s promises

drapeau francaisSuite à sa visite dans les camps de réfugiés, le Président indonésien a dévoilé plusieurs mesures qui vont être prises en faveur des victimes de l’éruption du Sinabung.

Les mesures à court terme comprennent la poursuite de l’aide humanitaire et sanitaire. S’agissant de l’éducation, des bourses seront accordées aux élèves des écoles primaires, collèges, lycées et universités. De l’argent sera attribué à chaque chef de famille comme incitation à retrouver du travail. Une assistance sera apportée aux villageois dont les fermes et cultures ont été affectées par l’éruption. Il a été demandé aux institutions financières de redéfinir les prêts qui ont été accordés jusqu’à présent et d’annuler leurs intérêts. De nouveaux prêts seront accordés avec plus de facilité.

Au cours des deux prochaines années, le gouvernement prévoit de reloger les personnes qui vivaient entre 5 et 7 km du volcan. Des habitations définitives seront construites pour celles qui se trouvaient à moins de 3 km de la montagne.

Dans le même temps, le Président a demandé à l’Agence en charge de la Gestion des Catastrophes (BNPB) de poursuivre ses efforts d’aide aux victimes tant que l’éruption ne sera pas terminée. Dans ce but, l’Agence recevra une aide des autorités gouvernementales compétentes.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le nombre de personnes évacuées atteint actuellement 28 745. 9245 familles ont été mises en sécurité dans 42 structures provisoires d’hébergement. L’éruption a fait 32 victimes et détruit des milliers d’hectares de terres agricoles dans la province de Karo. Elle a aussi durement affecté le tourisme. Les arrivées de touristes indonésiens et étrangers ont fortement chuté depuis le début de l’éruption il y a cinq mois.

Source : The Jakarta Post.

drapeau anglaisAfter his visit to the camps, the Indonesian President has unveiled some of the measures that will be taken fotr the victims of the Sinabung eruption.
The short-term measures include the current disaster relief aid; continuation of health care and education for evacuees, such as scholarships for elementary, high school and university students; cash-for-work incentives for every household head; assistance for eruption victims whose farms and crops were damaged; cooperation with financial institutions to reschedule old credit loans; the provision of fresh credit loans; and phasing out interest on existing loans.
Over the next two years the government plans to relocate residents living within a 3-kilometer radius of Mt. Sinabung. The government will provide new settlements for residents affected by the eruption located between 5 and 7 km from the volcano. Permanent homes will be built
for 900 families living within a 3-km radius of the mountain.

At the same time, the President told the National Disaster Mitigation Agency (BNPB) to hold off on disaster mitigation efforts until Mt. Sinabung stopped erupting and that the Agency would receive assistance from relevant central government ministries to implement mitigation efforts.
As I put it before, the number of evacuees has reached 28,745, constituting 9,245 families, who are being sheltered at 42 locations. The disaster has claimed 31 lives and destroyed thousands of hectares of agricultural land in the Karo regency.
The eruption has also threatened tourism, as the number of foreign and domestic tourist arrivals has fallen drastically since Mt. Sinabung began erupting five months ago.

Source: The Jakarta Post.