De meilleures observations avec les caméras sur les volcans // Improved observations with cameras on the volcanoes

Les observations visuelles constituent la pierre angulaire de la volcanologie et demeurent fondamentales pour comprendre le fonctionnement des volcans. Haroun Tazieff m’a toujours encouragé à effectuer des observations visuelles sur les volcans ; selon lui, elles sont aussi importantes que les travaux scientifiques effectués en laboratoire.

En 79 après J.-C., Pline le Jeune décrivait l’imposant panache éruptif du Vésuve en ces termes : « un très long tronc qui se déployait ensuite… comme des branches ». Pline le Jeune cherchait à comprendre les mécanismes à l’origine de l’apparence du panache éruptif ; ses propos ont eu un tel impact que les volcanologues qualifient aujourd’hui ces panaches de « pliniens ».

Les Hawaïens autochtones ont été témoins d’innombrables éruptions au sommet du Kilauea au fil des siècles, et ont déduit de ces observations comment le magma se comporte à l’intérieur du volcan. Les observations visuelles restent aujourd’hui cruciales pour comprendre le fonctionnement des volcans, indépendamment des équipements de haute technologie tels que les sismomètres et les GPS.

De nos jours grâce aux progrès technologiques, comme les caméras qui fournissent des images en direct, il est possible d’observer les éruptions volcaniques depuis le monde entier. Elles permettent une surveillance continue du volcan, 24h/24 et 7j/7, et sont devenues un outil de surveillance indispensable. La plupart des webcams utilisées par l’Observatoire Volcanologique d’Hawaï , le HVO, prennent une photo toutes les quelques minutes, mais trois d’entre elles diffusent désormais en direct, c’est-à-dire qu’elles transmettent des vidéos en temps réel. Ces trois caméras ont joué un rôle essentiel pour observer les fontaines de lave lors de l’éruption du Kīlauea, qui a débuté le 23 décembre 2024.
La première caméra de diffusion en direct, V1cam, a été mise en service en 2023.

En 2025, le HVO a ajouté les caméras V2cam et V3cam afin d’offrir différents angles de vue sur l’éruption.

Ces points de vue, situés autour de la caldeira sommitale, permettent d’avoir une excellente vision d’ensemble des débordements qui annoncent les hautes fontaines de lave qui caractérisent chaque épisode éruptif.

L’entretien de ces caméras représente une charge de travail considérable, et les ingénieurs de terrain, les informaticiens et les géologues du HVO les surveillent de près pour garantir leur bon fonctionnement. Il arrive qu’elles nécessitent une mise à niveau ou que les cartes mémoire internes de la caméra doivent être remplacées. La V3cam a été détruite par une fontaine de lave provenant de la bouche éruptive sud le 6 décembre 2025, lors de l’Épisode 38.

Les téphras sont retombés sur plus de 600 mètres et ont enseveli la caméra sous 10 mètres d’épaisseur. Le personnel du HVO a pu installer rapidement une nouvelle V3cam dans un endroit plus sûr.

Grâce aux caméras de diffusion en direct, les internautes du monde entier peuvent suivre l’activité volcanique du Kilauea depuis chez eux, installés confortablement dans leurs fauteuils. De plus en plus de caméras sont installées sur des volcans actifs comme l’Etna (Italie), le Merapi et le Semeru (Indonésie) et le Fuego (Guatemala), entre autres. Elles permettent ainsi à d’innombrables personnes à travers le monde d’observer le dynamisme de la Terre.

Source : HVO, Volcano Watch.

Voici quelques exemples de webcams permettant de profiter du spectacle offert par les volcans :

Kilauea (Hawaï) :
https://www.youtube.com/@usgs/streams

Etna (Sicile) :
https://www.skylinewebcams.com/fr/webcam/italia/sicilia/catania/vulcano-etna-sud-est.html

https://www.lave-volcans.com/lave_gp/index.php?action=051

Piton de la Fournaise (La Réunion) :
https://www.ipgp.fr/volcanoweb/reunion/html_static_webcam/cameras-ovpf.html?fbclid=IwY2xjawPA0pxleHRuA2FlbQIxMABicmlkETFMOGM5T0pucTQ2aVlQRVZNc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHjdZtcRn8OPnC-SX2b_fEKwkBKheldQeMzrkFGivC9u3taxr0RmeYwJyluD1_aem_zWeFsEsKaJUUODwbx2dgOg

Fuego (Guatemala) :
https://www.webcamtaxi.com/en/guatemala/chimaltenango-department/volcan-de-fuego.html

Popocateptle (Mexique) :
https://webcamsdemexico.com/webcam/popocatepetl-altzomoni/

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Visual observations have been a backbone of volcano research and remain fundamental to understanding how volcanoes work. Haroun Tazieff encouraged me to make visual observations on the volcanoes ; in his opinion, they were as important as the scientific work made in laboratories. In 79 A.D. Pliny the Younger described the towering eruption plume from the eruption of Vesuvius as having “a very long trunk, and it then spread out … like branches.” He tried to infer the mechanisms behind the plume’s changing appearance and his words were so impactful that volcanologists today refer to such plumes as “Plinian.” Native Hawaiians witnessed countless eruptions and cycles of activity at Kīlauea’s summit throughout the centuries, and from these observations deduced how magma is transported within the volcano. Visual observations are still just as crucial for understanding how volcanoes work, despite today’s arrays of high-tech equipment such as seismometers and GPS.

Today, technological advancements such as livestreaming cameras even now allow eruptions to be viewed from around the world. They can provide 24/7 watch of the volcano. They have become an indispensable tool for monitoring during the past 2 decades.

Most webcams used by Hawaiian Volcano Observatory take a snapshot every few minutes, but three are now livestreaming, meaning they transmit real-time video to the public. All three have been a vital part of monitoring lava fountains during Kīlauea’s ongoing episodic summit eruption that started on December 23, 2024.

The original livestreaming camera V1cam went online in 2023. HVO staff in 2025 added the V2cam and V3cam to provide different angles of the eruption. Each of these viewpoints around the summit calder. They provide excellent “situational awareness” of precursory overflows and high lava fountains that comprise each episode.

Maintaining these cameras can be a lot of work, and HVO field engineers, information technology specialists and geologists keep a close eye on them to make sure they are operating efficiently. Sometimes the telecommunications equipment needs an upgrade, or the camera’s internal data storage cards needed swapped out. The V3cam was destroyed by the lava fountain from the south vent on December 6, 2025, during Episode 38. The fountain extended more than 600 meters and buried the camera under 10 meters of tephra. HVO staff members were able to deploy a new V3cam in a safer spot relatively quickly.

Livestreaming cameras allow viewers around the world to experience Hawaiian volcanism, even from the comfort of their homes. More nad more ca²meras are being installed on active volcanoes like Mt Etna (Italy), Merapi and Semeru (Indonesia) and Fuego (Guatemala), among other volcanoes, helping countless people around the world witness how dynamic the Earth can be.

By clicking on the links above, you will get some examples of webcams that allow to watch the show provided by these volcanoes.

Source : HVO, Volcano Watch.

Les Hawaïens et la hausse de niveau de l’océan // Hawaiians and ocean level rise

Dans la mesure où ils vivent dans un archipel entouré par l’océan Pacifique, les Hawaïens sont de plus en plus préoccupés par la montée des eaux. Ils se sentent impuissants lors des tempêtes, lorsqu’ils voient les vagues s’écraser sur leurs côtes et envahir leur territoire. La hausse de niveau de l’océan à Hawaï est estimée à 10 pouces (environ 25 centimètres) depuis 1950.
Une nouvelle étude menée par l’Organisation de recherche économique de l’Université d’Hawaï (University of Hawaiʻi Economic Research Organization) révèle que les Hawaïens sont inquiets de la montée des eaux et de ses impacts actuels et futurs sur le 50ème État américain. Il s’agit de la première étude représentative mesurant les opinions, la perception des risques et les préférences politiques du public concernant la montée des eaux dans les quatre comtés de l’archipel.

Le rapport, intitulé « Opinions du public sur la montée des eaux à Hawaï », compile les réponses de 1 314 adultes interrogés durant l’été 2025 et offre l’aperçu le plus complet à ce jour de la façon dont les habitants perçoivent la montée des eaux et les choix politiques qu’elle soulève.
Les résultats de l’enquête montrent que la grande majorité des Hawaïens sont conscients de la réalité de la montée des eaux. Un large consensus se dégage quant à la nécessité d’agir. La question la plus complexe n’est pas de savoir s’il faut agir, mais comment structurer l’adaptation de manière crédible, équitable et durable. Voici les principaux résultats de l’étude :

– 89 % des habitants estiment que la montée du niveau de la mer est une réalité, notamment une large majorité de démocrates (97 %), d’indépendants (90 %) et de républicains (80 %).

– Près de la moitié affirment que la montée du niveau de la mer affecte déjà la population d’Hawaï, et plus de 80 % s’attendent à des impacts dans les 25 prochaines années.

– 83 % pensent que la montée du niveau de la mer aura des conséquences catastrophiques pour l’État d’ici 50 ans.

– Environ 90 % sont favorables à la limitation de l’aménagement dans les zones inondables, et plus de 80 % privilégient le développement à l’intérieur des terres plutôt que la poursuite de expansion côtière.

– 81 % seraient prêts à quitter les zones à haut risque si une juste compensation leur était offerte.

– Seuls 45 % se disent prêts à payer des impôts ou des taxes plus élevés pour financer des projets de protection au niveau de leur zone d’habitation.

La population est clairement consciente des risques et soutient une nouvelle politique côtière, avec notamment des limitations de l’aménagement, et une aide publique au relogement. Dans le même temps, de nombreux habitants se disent mal informés sur la montée du niveau de la mer et doutent que les agences gouvernementales soient pleinement préparées.

L’enquête révèle également un fort soutien à l’aide gouvernementale aux propriétaires fonciers dans les zones vulnérables, notamment un accès élargi à l’assurance inondation, des incitations à surélever ou à protéger les bâtiments contre les inondations, et un financement public pour soutenir le relogement volontaire.

Les avis sont plus partagés concernant la protection du littoral : une courte majorité se prononce en faveur des digues privées, tandis qu’un soutien beaucoup plus important est apporté aux digues protégeant les infrastructures publiques telles que les routes et les réseaux d’eau et d’électricité.
Le rapport complet est disponible sur le site web de l’UHERO : https://uhero.hawaii.edu/

Source : Big Island Now.

 

Les vagues de l’océan Pacifique viennent frapper le côtes hawaïennes (Photo : C. Grandpey)

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Because they are living in an archipelago surrounded by the Pacific Ocean, Hawaiians feel more and more concerned by ocean level rise. They feel powerless during the storms when the see the waves crash on the shores and invade their territory. The rise in ocean level in Hawaii is estimated at 10 inches (about 25 centimeters) since 1950.

A new study by the by the University of Hawaiʻi Economic Research Organization shows that Hawaii residents are concerned over sea level rise and its current and future impacts on the 50th State of the Union. It is the first representative study to measure public beliefs, risk perceptions and policy preferences related to sea level rise across all four counties.

The report – Public Views on Sea Level Rise in Hawaii – includes the responses from 1,314 adults surveyed in summer 2025, and provides the most comprehensive snapshot to date of how residents view sea level rise and the policy choices it raises.

The results of the survey show that Hawaii residents overwhelmingly accept that sea level rise is happening. There is broad agreement that action is needed. The harder question is not whether to act, but how to structure adaptation in a way that is credible, fair and sustainable over time.

Here are the study’s key findings :

– 89% of residents believe sea level rise is happening, including large majorities of Democrats (97%), Independents (90%) and Republicans (80%).

– Nearly half say sea level rise is already affecting people in Hawaiʻi, and more than 80% expect impacts within the next 25 years.

– 83% believe sea level rise will have catastrophic consequences for the state within 50 years.

– About 90% support restricting development in flood-prone areas, and more than 80% favor prioritizing inland development over continued coastal expansion.

– 81% would be willing to relocate from high-risk areas if offered fair compensation.

– Only 45% say they would be willing to pay higher taxes or fees to fund neighborhood-level protection projects.

People clearly recognize the risks and support major shifts in coastal policy, including limits on development and public assistance for relocation. At the same time, many residents report feeling poorly informed about sea level rise and doubt that government agencies are fully prepared.

The survey also finds strong support for government assistance to property owners in vulnerable areas, including expanded access to flood insurance, incentives to elevate or flood-proof buildings, and public funding to support voluntary relocation. Residents are more divided on shoreline armoring, with narrow majority support for private seawalls but much stronger backing for seawalls protecting public infrastructure such as roads and utilities.

The full report is available on the UHERO website : https://uhero.hawaii.edu/

Source : Big Island Now.

Kilauea (Hawaï) : Épisode 42 !

Après l’habituelle activité préliminaire qui a débuté le 14 février 2026 avec des débordements de lave des bouches éruptives nord et sud , et la formation de fontaines en dôme, l’Épisode 42 avec ses fontaines de lave géantes a commencé le 15 février 2026 à 13h50 (heure locale) et se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u.

Dans les heures précédant le début de cet épisode, des débordements de lave se sont produits au niveau des bouches nord et sud. Cependant, ces signes précurseurs ont été plus courts que pour l’Épisode 41.

Les fontaines atteignent actuellement une hauteur d’environ 300 à 350 mètres. Cet épisode génère des cendres et des téphras, dont la majeure partie semble se disperser vers le sud-ouest sous l’influence de vents relativement forts venant du nord-est. Le sommet du panache a atteint plus de 4 600 mètres d’altitude. Contrairement à l’Épisode 41, où les alizés étaient absents, aucune retombée de téphras n’a été signalée pour le moment sur les postes d’observations prévus pour le public.
Source : HVO.

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L’Épisode 42 de l’éruption du Kilauea a pris fin à 23h38 (heure locale), après 9 heures et 48 minutes de fontaines de lave.

Dans une nouvelle mise à jour, le HVO précise que le débit effusif maximal a atteint 780 mètres cubes par seconde vers 15 h (heure locale) le 15 février 2026. L’épisode s’est terminé avec un débit effusif moyen de 330 mètres cubes par seconde. On estime à 11,4 millions de mètres cubes le volume de lave émis. La lave a recouvert environ 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. La hauteur des fontaines de lave a culminé à environ 400 mètres au niveau de la bouche sud. La fontaine de la bouche nord a atteint environ 300 mètres. De légères retombées de téphra, composées principalement de cendres fines et de cheveux de Pélé, ont été observées au sud-ouest du site éruptif.
Plus globalement, l’Épisode 42 a assez ressemblé à l’Épisode 41, mais a été légèrement moins puissant en termes de taille, de style éruptif, de hauteur des fontaines et de volume de lave émis. La principale différence concerne l’impact des retombées de téphra. Cela s’explique par la présence de forts alizés du nord-est durant l’Épisode 42, alors que le vent était absent ou soufflait légèrement de l’ouest pendant l’Épisode 41..
Le tiltmètre au sommet du Kilauea a enregistré une déflation d’environ 33,7 microradians durant cet épisode. Le HVO ne dit pas si une nouvelle inflation est apparue à la fin de l’Épisode 42.

Images webcam de l’éruption

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After the usual precursory activity that began on February 14 2026 with overflows from both the north and soutn vents, and dome-shaped fountains, Episode 42 of lava fountaining in Halemaʻumaʻu began at 1:50 p.m. (local time) on February 15, 2026, and is still continuing.

In the hours leading up to the episode onset, significantly larger overflows issued from both north and south vent. However, the precursory activity was shorter than for Episode 41. Fountain are about 300-350 meters high. The episode is producing ash and tephra, most of which appears to be dispersing to the southwest under the influence of relatively strong winds from the northeast. The plume top has reached over 4,600 meters) above sea level. Unlike for Episode 41 when trade winds were absent, no tephra fall has been reported in public areas at this time.

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Episode 42 of the Kilauea eruption ended at 11:38 p.m. (local time) on February 15 2026 after 9 hours and 48 minutes hours of lava fountaining.

In a new update, the HVO specifies that the peak effusive flow rate reached 780 cubic meters per second around 3 p.m. (local time) on February 15, 2026. The event ended with an average effusive flow rate of 330 cubic meters per second. The volume of lava emitted is estimated at 11.4 million cubic meters. The lava covered approximately 50% of the floor of Halemaʻumaʻu crater. The height of the lava fountains peaked at approximately 400 meters at the southern vent. The fountain at the northern vent reached approximately 300 meters. Minor tephra fallout, composed mainly of fine ash and Pele’s hair, was observed southwest of the eruption site.

Overall, Episode 42 was quite similar to Episode 41, but slightly less powerful in terms of size, eruptive style, fountain height, and lava volume. The main difference lies in the impact of tephra fallout. This is explained by the presence of strong northeasterly trade winds during Episode 42, whereas the wind was absent or blew lightly from the west during Episode 41.

The tiltmeter at the summit of Kilauea recorded a deflation of approximately 33.7 microradians during this episode. The HVO does not report whether renewed inflation occurred at the end of Episode 42.

Les téphras du Kilauea (Hawaï) // Kilauea’s tephra (Hawaii)

Suite aux importantes retombées de téphras sur le sommet et les alentours du Kilauea lors de l’Épisode 41, et à l’évacuation des touristes hors de la zone affectée, l’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO) a mis en ligne un nouvel outil permettant aux gens de partager leurs observations de manière plus systématique.
Baptisé « Des téphras tombent-ils ? » – Is tephra falling ?– cet outil a été emprunté à l’Observatoire volcanologique d’Alaska (AVO) en y apportant quelques modifications mineures pour tenir compte des conditions éruptives qui sont différentes à Hawaï.
À l’instar de l’outil de signalement des séismes « L’avez-vous ressenti ?» – Did you feel it ? – qui permet de cartographier les zones touchées par les secousses, « Des téphras tombent-ils ?» permet aux scientifiques de cartographier les zones affectées par les retombées des différents matériaux.
Le terme « téphra » désigne tout matériau projeté dans l’air par un volcan avant de se déposer au sol. La taille et la densité des téphras varient en fonction de leur vésicularité, c’est-à-dire de la quantité de bulles qu’ils contiennent. Il existe différents termes pour désigner les téphras. Cette classification permet aux scientifiques de cartographier les dépôts, comme ceux qui se forment lors des fontaines de lave du Kilauea. Les plus petites particules de téphra sont des cendres volcaniques ; elles mesurent moins de 2 millimètres. Les téphras de 2 à 64 millimètres sont appelés lapilli. Tout téphra de plus de 64 millimètres est appelé bombe ou bloc, selon qu’il s’agisse de lave récente ou de matériaux plus anciens. Les fontaines de lave donnent également naissance à un type particulier de téphra : de longs et fins filaments de verre volcanique appelés cheveux de Pélé, difficiles à classer par taille.

Source : USGS

L’outil en ligne utilisé en Alaska s’appelle « Is Ash Falling?» – Des cendres tombent-elles ? – car on observe essentiellement dans cet État des retombées de particules de la taille des cendres. En revanche, des téphras de la taille de bombes ont été observés dans les zones proches du sommet du Kilauea lors de l’Épisode 41, tandis que des particules de la taille des cendres sont retombées dans les secteurs plus éloignés. C’est pourquoi, à Hawaï, l’outil s’appelle « Is Tephra Falling? » (Des téphras tombent-ils ?). Les fragments de la taille des bombes qui sont tombés sur la zone sommitale étaient très légers et d’aspect mousseux car bien vacuolés.

Source: réseaux sociaux

Les différents types de téphras présentent un grand nombre de bulles car le dégazage de la lave contribue largement au processus de fontaines de lave. C’est ce qui, combiné à l’étroitesse des conduits des bouches éruptives nord et sud, permet la formation des hautes fontaines de lave. Comme aimait à le répéter le volcanologue français Haroun Tazieff, les gaz sont le moteur des éruptions.
La zone de retombée des téphras dépend de la dynamique des fontaines et des conditions de vent. Parmi les facteurs qui conditionnent la dynamique des fontaines, on peut citer la morphologie des deux bouches éruptives, la hauteur des fontaines et l’inclinaison des jets de lave. Les conditions de vent comprennent la vitesse et la direction du vent à différentes altitudes. À Hawaï, les alizés sont les vents dominants ; ils entraînent les panaches de gaz et de cendres vers l’ouest ou le sud-ouest. Ils étaient inexistants pendant l’Épisode 41, ce qui explique l’envahissement de la zone sommitale par les retombées de téphras.

Source : HVO.

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Following the intense fall of tephra on the summit and surroundings of Kilauea during Episode 41, with the evacuation of the affected area, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) has created a new online tool allows people to share their observations in a more systematic way.

Called “Is Tephra Falling?” the tool was borrowed from the Alaska Volcano Observatory, though the HVO made some small updates to reflect different volcanic conditions in Hawaii.

Like the “Did You Feel It?” earthquake reporting tool helps make maps of areas affected by shaking, “Is Tephra Falling?” helps scientists map areas affected by tephra fallout.

Tephra is a word that describes anything that erupted out of a volcano and traveled through the air before landing on the ground. Tephra can range in size and density related to the vesicularity, or bubble abundance.There are different names for certain size ranges, and special names for certain vesicularities. This characterization system helps scientist map deposits such as those being created during Kīlauea lava fountaining episodes. The smallest particles of tephra are volcanic ash; they are smaller than 2 millimeters. Tephra between 2 and 64 millimeters is called lapilli. Any tephra larger than 64 millimeters is called a bomb or block, depending on whether it is fresh lava or older material. Lava fountains also create a special type of tephra : long, thin strands of volcanic glass called Pele’s hair, which is difficult to classify by size. (see image above)

The online tool in Alaska is called “Is Ash Falling?” because communities there have mostly seen fallout of ash-sized particles. Up to bomb-size tephra fell in populated areas closer to Kīlauea’s summit during Episode 41, while ash-sized particles fell in communities farther away. That’s why in Hawaii the tool is called “Is Tephra Falling?” The bomb-sized pieces that fell on communities were very lightweight and frothy, and made up mostly of vesicles.

These types of tephra are full of bubbles because gas exsolving out of the lava is a large part of what is driving the lava fountaining process. This is what, in combination with the narrow conduits of the north and south vents, allows the tall lava fountains to form. Like late French volcanologist Haroun Tazieff liked to repeat, the gases are the motor of the eruptions.

Where the tephra lands depends on fountaining dynamics and wind conditions. Aspects of fountaining dynamics include whether both vents are fountaining, height of the fountains and whether the lava geysers are inclined. Wind condition aspects include wind speeds and directions at different levels in the atmosphere.In Hawaii, the trade winds are the prevailing winds; they carry plumes of gas and ash westward or southwestward. They were absent during Episode 41, which explains the tephra fallout that blanketed the summit area.

Source : HVO.