Des digues de terre pour dévier la lave // Earth dykes to deflect lava

Avec les dernières éruptions du 18 décembre 2023 et du 14 janvier 2024 sur la péninsule de Reykjanes, au sud-ouest de leur pays, les Islandais ont compris que les coulées de lave pouvaient menacer, voire détruire les infrastructures essentielles et les zones habitées. C’est la raison pour laquelle ils travaillent 24 heures sur 24 pour construire d’impressionnantes digues de terre pour essayer de de protéger la centrale vitale de Svartsengi et le port de pêche de Grindavik, et les mettre ainsi à l’abri des coulées de lave.

Les scientifiques expliquent que les six systèmes volcaniques de la péninsule, restés en sommeil pendant près de 800 ans, pourraient être de nouveau actifs pendant trois siècles, faisant planer une menace réelle sur 30 000 personnes, soit près de 8 % de la population totale du pays. Cinq éruptions ont déjà eu lieu depuis 2021.
Face au risque d’une éventuelle nouvelle activité volcanique, les autorités ont commencé, en novembre 2023, à construire des remparts de terre autour de la centrale géothermique de Svartsengi. Près de 100 bulldozers, excavatrices et camions travaillent sans relâche autour de la centrale. Au total, quelque 560 000 mètres cubes de matériaux – graviers et lave solidifiée – seront utilisés pour protéger la structure.

Bulldozer à l’oeuvre près de la centrale de Svartsengi (Crédit photo : Iceland Review)

Le but des digues est de détourner la lave, non de l’arrêter, et de forcer la coulée à progresser le long de ces barrières de terre. Essayer d’arrêter la lave ne sert à rien ; certes, ça l’arrêtera momentanément, mais elle finira par franchir ces obstacles
La construction de remparts a également commencé autour de Grindavik où vivent près de 4 000 habitants, évacués le 10 novembre 2023, un mois avant l’éruption du 18 décembre. Lorsque la dernière éruption a débuté le 18 janvier 2024, la première barrière de terre s’est avérée efficace pour éloigner la lave de Grindavik. Toutefois, lorsque des fissures se sont ouvertes à la périphérie de la ville, au-delà des digues de terre, la lave a détruit trois maisons. .

 

Les digues de terre (au premier plan) n’ont rien pu faire contre l’ouverture d’une nouvelle fissure aux abords de Grindavik (image webcam)

Les plus grandes digues mesurent environ 40 mètres de large à la base, entre huit et dix mètres de hauteur et quatre mètres de large au sommet. Il faudra probablement six semaines pour terminer le demi-cercle de sept kilomètres autour de Grindavik. Cela nécessitera environ deux fois plus de matériaux que pour la centrale de Svartsengi.
Ce n’est pas la première fois que des digues de terre sont érigées dans des régions sous la menace de volcans actifs. Des digues ou des remparts similaires ont déjà été tentés en Italie, à Hawaï et en Islande pour se protéger de la lave, mais à plus petite échelle.

Lors de l’éruption de l’Etna (Sicile) de 1991 à 1994, une digue de terre de 234 mètres de long et 21 mètres de haut a été construite dans le Val Calanna pour tenter d’empêcher la lave de devenir une menace pour la ville de Zafferana Etnea. La lave a été retenue pendant environ un mois avant de finalement déborder de la structure. La leçon a été tirée par les Islandais qui construisent désormais les digues différemment.

Edification d’une digue de terre sur l’Etna en 1991 (Crédit photo : Salvatore Caffo)

Les Islandais ont tenté pour la première fois de freiner la lave sur l’île de Heimaey (îles Vestmann) lorsqu’en 1973 une éruption a détruit la ville de Vestmannaeyjar, obligeant toute sa population à partir.
Depuis cette époque, d’autres éruptions ont eu lieu en Islande, mais généralement loin des villes et des infrastructures critiques. Lorsque l’activité volcanique a commencé sur la péninsule de Reykjanes en 2021, les Islandais ont essayé de construire un rempart de terre afin d’essayer d’éloigner la coulée de lave qui semblait déjà menacer Grindavik. Heureusement, la lave s’est arrêtée avant d’atteindre la digue.

Digue de terre dans la Meradalir en 2022 (Photo: C. Grandpey)

Les premières tentatives ont permis aux Islandais de se rendre compte que les barrières de terre étaient efficaces. Ils ont pu acquérir une technique pour les construire. La Protection civile enterre également les canalisations d’eau chaude plus profondément sous terre et surélève les lignes électriques et de télécommunications pour les protéger. Des tentatives sont également faites pour isoler les tuyauteries et les câbles électriques afin de les protéger de la lave à haute température.
Les Islandais sont habitués à vivre avec les volcans qui ont façonné de magnifiques paysages dans leur pays. Les geysers et les sources d’eau chaude attirent des foules de touristes, mais les volcans peuvent devenir un problème lorsqu’ils entrent en éruption au mauvais endroit. Le ministre islandais des Infrastructures a déclaré : « Il ne faut pas oublier que notre énergie géothermique verte, nos superbes attractions touristiques et notre bien-être proviennent de la puissance des volcans. Parfois, c’est une bonne chose et les gens en profitent, mais parfois les volcans peuvent devenir une menace. »
Source  : Adapté d’un article paru dans Yahoo Actualités.

Dans une note publiée le 18 janvier 2024, j’ai abordé le sujet du détournement des coulées de lave, en expliquant que cette technique présentait des limites :

Le détournement des coulées de lave et ses limites // The diversion of lava flows and its limits

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With the past eruption of December 18th, 2023 and January 14th, 2024, Icelanders have understood yhat lava flows are able to threaten and even destry essential infrastructure and residential areas. This is the reason why they are working round-the-clock to build impressive dykes to protect the vital Svartsengi power plant and the fishing port of Grindavik from lava flows on Iceland’s southwestern Reykjanes Peninsula where volcanic activity had been dormant for nearly 800 years.

Scientists explain that the six volcanic systems on the peninsula might be active for up to three centuries, with a real threat to 30,000 people, nearly 8% of the country’s total population. Five eruptions have already occurred since 2021.

With the risk of possible new volcanic activity, authorities in November 2023 began building defence walls around the Svartsengi geothermal power plant. Since then, nearly 100 bulldozers, excavators and haul trucks have been working nonstop around the plant. In total, some 560,000 cubic meters of gravel and solidified lava rock will be used to protect the structure

The aim of the dykes is to divert the lava, not to stop it, and to force the flow to move forward beside the barriers. Trying to stop the lava is of no use ; it will stop it, the lava will eventually go over the barriers.

Construction of defence barriers has also started around Grindavik, home to nearly 4,000 residents who were evacuated on November 10th 2023, one moth before the December 18th eruption. When the last eruption started on January 18th, 2024, the first barrier proved effective in diverting lava away from Grindavik but when fissures opened on the outskirts of the town, beyond the barriers, lava destroyed three houses. .

The biggest barriers are about 40 metres wide, between eight and ten metres high, and four meters wide at the top. Finishing the seven-kilometre half circle around Grindavik is expected to take six weeks. It will take roughly twice as much material as was needed at Svartsengi.

This is not the first time earthen barriers have been erected in regions with active volcanoes. Similar dykes or embankments have already been attempted in Italy, Hawaii and Iceland to protect from lava but on a smaller scale. During the 1991-1994 eruption of Mount Etna (Sicily), a 234-metres long and 21-metres high barrier was constructed in Val Calanna to try and prevent lava from travelling farther downslope and become a threat to Zafferana Etnea. The lava was held back for approximately one month before it eventually flowed over the structure. The lesson was drawn by Icelander who are now building the dykes differently.

Icelanders first attempted building defence walls on the island of Heimaey (Vestmann Islands) when a 1973 eruption ravaged the town of Vestmannaeyjar, forcing its entire population to evacuate.

Other eruptions have struck Iceland since, but usually away from towns and critical infrastructure. When volcanic activity began on the Reykjanes peninsula in 2021, attempts at building a defence were made, in order to try to steer the lava flow away from one area that would eventually lead to Grindavik, Fortunately, the lava stopped before reaching the barrier.

The first attempts allowed Icelanders to realise that the barriers are working, so now they know more about how to build them and how to use them. The Department for Civil Protection is also digging hot water pipelines deeper underground and lifting power and telecom lines higher to protect them. Attempts are also being made to insulate overland pipelines and power cables from hot lava.

Icelanders are used to living with volcanoes which have shped wonderful landscapes in their country. Geysers and hot water springs draw crowds of tourists, but volcanes can become a problem when they erupt in the wrong places. Said Iceland’s Minister of Infrastructure : « We must remember that our green geothermal energy, amazing tourist attractions and well-being in Iceland come from the power of the volcanoes. Sometimes it is good and a benefit to the people, but sometimes it is threatening us. »

Source : Adapted from an article in Yahoo News.

In a post published on January 18th, 2024, I addressed the subject of diverting lava flows, explaining that this technique had limitations:

Le détournement des coulées de lave et ses limites // The diversion of lava flows and its limits

Grindavik (Islande) : entre incertitude et angoisse // Grindavik (Iceland) : between uncertainty and anxiety

Comme je l’ai expliqué à plusieurs reprises, tant que les éruptions ont lieu dans des zones désertiques, l’importance de la prévision volcanique est relative. Mais lorsque de la lave menace de percer la surface à proximité d’infrastructures essentielles ou de zones habitées, il est intéressant de savoir comment va se comporter un volcan. Les derniers événements survenus sur la péninsule islandaise de Reykjanes en sont la preuve. Une centrale électrique et un port de pêche sont menacés par des séismes et des coulées de lave.

 

La centrale de Svartsengi alimente en électricité et en eau chaude quelque 30 000 habitants (Photo: C. Grandpey)

Grindavik (3 700 habitants) a été évacuée le 10 novembre 2023 car la sismicité était très forte et des fractures s’étaient ouvertes jusque dans la ville, avec le risque de voir de la lave sortir de ces fissures.
Une évacuation est toujours une situation très difficile. Il faut aller vivre ailleurs et parfois laisser derrière soi l’endroit où on est né et où on a passé toute sa vie. On peut lire sur le site Iceland Monitor le témoignage d’un couple qui a été contraint de quitter sa maison à Grindavik. L’homme et son épouse racontent les événements des dernières semaines et essayent d’envisager l’avenir.
Le couple vit depuis 35 ans à Grindavik, où le mari est né et travaille comme pêcheur. Le 10 novembre 2023 est une date qui restera à jamais gravée dans la mémoire des habitants de Grindavík. La sismicité était très forte, avec des secousses particulièrement violentes. La fille cadette du couple participait à un entraînement sportif qui a dû être annulé car tout tremblait. La jeune femme raconte aujourd’hui qu’en voiture elle avait « l’impression de rouler sur des vagues ! Devant moi, il y avait une voiture qui avançait à 30 kilomètres heure; je pensais qu’il s’agissait d’étrangers qui avançaient très lentement, mais ensuite une partie de la chaussée s’est ouverte devant leur voiture. Je suis arrivée en ville avant la fermeture de la route qui a été coupée en deux. »

 

Crédit photo: Protection Civile islandaise

Le soir du 10 novembre, tous les habitants de Grindavík reçurent l’ordre d’évacuer la ville. Le couple pense que c’était la bonne décision. Ils avaient l’impression que la terre pouvait littéralement les engloutir.
La dernière éruption a commencé le 14 janvier, 2024. La femme a déclaré : « Nous nous attendions à cet événement et maintenant nous attendons toujours que quelque chose d’autre se produise. Il y a toujours cette attente et cette incertitude. » L’éruption s’est produite juste au nord des digues de protection et un peu à l’intérieur de celles-ci, mais elles ont tout de même montré leur efficacité. Autrement, la lave aurait recouvert des zones beaucoup plus vastes de la ville.

 

La lave est partiellement retenue par les digues de terre (image webcam)

Le couple vit désormais dans un appartement au sous-sol d’une maison à Arnarnes, gracieusement prêté par des amis. Ils ne savent pas s’ils rentreront un jour chez eux, à Grindavík, même si l’espoir est toujours là. Leur avenir est incertain, comme celui des autres habitants du petit port de pêche. Ils sont reconnaissants d’avoir pu obtenir ce petit appartement et que toute leur famille soit en sécurité. La catastrophe a également eu des conséquences psychologiques. Parfois, les gens ont des crises de déprime et d’angoisse. « Certains jours, on se sent lourd et impuissant. Il y a toute cette incertitude. On ne sait rien ! »  Le couple se demande où il a envie de vivre. Une chose est sure: ils ne retourneront pas à Grindavík dans un avenir proche. Ils espèrent pouvoir rentrer chez eux un jour, mais pas avant plusieurs années.
Source : Iceland Monitor.

Dernière minute : le 29 janvier 2024, les autorités ont autorisé les habitants de Grindavík à entrer dans la ville et à récupérer certaines de leurs affaires. Ils ont été autorisés à rentrer en petits groupes et ont disposé de trois heures pour récupérer leurs biens les plus importants. Des règles strictes étaient imposées lors de leur visite. Par exemple, ils n’étaient pas autorisés à régler le chauffage de leur maison, à utiliser les salles de bain ou à se déplacer dans la ville. Il y a toujours de nombreuses crevasses béantes et des infrastructures restent endommagées.
Source  : Iceland Review..

 

Grindavil reste sous la menace de la lave (Crédit photo: Iceland Review)

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A lire aussi à propos de cette éruption :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/limoges/islande-je-pense-raisonnablement-que-d-ici-a-trois-semaines-il-va-y-avoir-une-nouvelle-eruption-selon-ce-volcanologue-2911868.html

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As I have explained several times before, as long as eruptions take place in desert areas, the importance of volcanic predition is limited. But when lava emerges close to infrastructure or residential areas, it is essential to know how a volcano will behave. The latest events on the Icelandic Reykjanes peninsulaare the proff of this. Both a power station and a fishing port are under the threat of earthquakes and lava flows.

Grindavik (pop. 3,700) was evacuated on Nevember 10th, 2023 because seismicity was elevated and fissures were opening right into the town, with the risk of seeing lava emerge from the cracks.

An evacuation is always a very difficult situation for the people who have to go and live somewhere else, and sometimes leave behind them the place where they were born or had spent all their life. We can read on the website Iceland Monitor the testimony of couple who was forced to leave their house in the small fishing port. They recount the events of the last few weeks and predict the future.

The couple have lived for 35 years in Grindavik where the husband was born and has been worhing as a fisherman. November 10th,  2023 is a date that will forever be carved into the memory of  residents of Grindavík. Seismicity was very high and the ground was shaking. The couple’s youngest daughter was participating in a sport’s training session which had to be cancelled because everything was shaking. The young woman reports today that “the road was just rolling up in waves! A few cars before me was a car travelling at 30 kilometres, and I thought there were some foreigners moving very slow, but then the tarmac opened on the road in front of them. I just got into town before the road was closed.”

On the evening of November 10th, all the residents of Grindavík were then ordered to evacuate the town. The couple say it was the right decision. They felt as if the earth could literally swallow them.

The last eruption began on January 14th, 2024. The woman said : “We had been waiting for this to happen and now we are still waiting for something more to happen. There’s always this wait and uncertainty.” The eruption occurred just north of the defense walls and a little bit inside them, but the walls still proved their value. Otherwise, lava would have covered much larger parts of the town.

The couple now live in a basement apartment in Arnarnes, which an acquaintance graciously lent to them. They don’t know if they will ever go back home to Grindavík, even though hope is still there. Their future is uncertain, as for other residents of Grindavík. They are grateful that they have been able to get a small apartment and that all their family is safe. The disaster has taken on a mental toll. Sometimes people are overwhelmed with depression and anxiety. “Some days you’re quite heavy. There’s all this uncertainty. You don’t know anything!” The couple are now trying to figure out wherethey want to live. However, they are both sure that they are not going to Grindavík in the near future. They hope they will be able to return home someday, but not in the next few years.

Source : Iceland Monitor.

Last minute : on January 29th, 2024, authorities gave permission for Grindavík residents to enter the town and pick up some of their belongings. Residents were allowed re-entry in groups and had three hours to collect their most important possessions, They had to follow strict rules during their visit. For instance, they were not allowed to adjust the heating in their homes, use bathrooms, or move around the town. Many open crevasses remain across the area and infrastructure is damaged.

Source : Iceland Review.

Le pouvoir destructeur des coulées de lave // The destructive power of lava flows

Un récent article « Volcano Watch » diffusé par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (le HVO) explique que la dernière éruption en Islande, en janvier 2024, est un rappel des dangers liés aux coulées de lave. Les scènes de destruction observées en Islande ressemblent à celles subies par les habitants d’Hawaii, à plus grande échelle, lorsque leur vie a été bouleversée par l’éruption dévastatrice du Kilauea en 2018, avec la destruction de quelque 700 structures.

 

Crédit photo: HVO

Un scénario identique s’est déroulé en janvier 2024 en Islande. Une éruption a débuté le 14 janvier sur la péninsule de Reykjanes, avec une menace pour le port de pêche de Grindavik. Des fissures se sont ouvertes à quelques centaines de mètres en amont de la ville. Elles ont émis une coulée de lave qui est entrée dans une zone habitée et a détruit plusieurs maisons.

 

Image webcam

Le lendemain, le front de coulée s’est arrêté et l’éruption a pris fin. Le système magmatique a immédiatement provoqué un nouveau soulèvement du sol, signe qu’une nouvelle éruption pourrait se produire dans un avenir proche.
Ce n’est pas la première fois que l’Islande est confrontée à des coulées de lave destructrices. En 1973, une éruption a envoyé de la lave à travers Heimaey, dans les îles Vestmann, et la coulée a atteint le rivage. Cette éruption a été particulièrement remarquable par l’utilisation de canons à eau pour tenter de refroidir la lave et d’arrêter sa progression avant qu’elle ne bloque l’entrée du port de pêche. Près de la moitié de la ville a été détruite et aujourd’hui, il existe un « cimetière » de maisons à la surface de la coulée de lave de 1973, avec des bornes en pierre, illustrées d’un petit croquis, pour indiquer l’emplacement de chacune des habitations.

 

Crédit photo : HVO

L’éruption de janvier 2024 en Islande n’est pas la seule activité éruptive récente dans ce pays. Au cours des trois dernières années, cinq éruptions se sont produites sur la péninsule de Reykjanes. La plupart d’entre elles ont eu lieu loin des zones habitées. Des milliers de touristes ont pu admirer de très près les fontaines de lave.

 

Image webcam

Malheureusement, les données géologiques montrent que d’autres éruptions sont susceptibles de se produire dans un avenir proche sur la péninsule. La dernière phase éruptive dans cette partie de l’Islande s’est produite il y a 800 ans, avec des phases éruptives qui ont duré des décennies ou plus. Les éruptions des cinq dernières années pourraient n’être que le début d’une activité qui pourrait persister pendant plusieurs années. Cette perspective ne peut qu’angoisser encore davantage les habitants de Grindavik.

 

Crédit photo: Iceland Review

D’une certaine manière, la dernière activité éruptive sur la péninsule de Reykjanes n’est pas sans rappeler celle observée sur le Kilauea. La caldeira sommitale de ce volcan est dans une phase de remplissage qui fait suite à l’effondrement et à l’affaissement du plancher de la caldeira lors de l’éruption de 2018. Cinq éruptions ont eu lieu depuis 2020. La différence avec l’Islande, c’est que sur le Kilauea, cette phase éruptive est restée confinée à la caldeira sommitale, sans menace pour les zones habitées.
L’éruption de 2024 en Islande et celle du Kilauea en 2018 sont deux exemples récents qui mettent en évidence la nature destructrice des coulées de lave. En 2021, l’éruption du Cumbre Vieja à La Palma, dans les îles Canaries, a , elle aussi, produit des fontaines et des coulées de lave qui ont atteint l’océan, en traversant des zones habitées et en détruisant plus d’un millier de bâtiments.

 

Eruption de la Cumbre Vieja (image webcam)

Plus tôt la même année, une éruption latérale du Nyiragongo, en République Démocratique du Congo, a envoyé des coulées de lave dans plusieurs villages, détruisant environ un millier de maisons et tuant 32 personnes. Des milliers d’habitants ont été déplacés.
Que ce soit en Islande, à Hawaï, aux îles Canaries ou au Congo, l’impact des éruptions s’étend bien au-delà des seules coulées de lave. De nombreux habitants ont été déplacés et leur vie a été gravement perturbée, même si la lave a épargné leurs biens. Il faut du temps pour s’adapter à un paysage modifié. Les effets des coulées de lave peuvent persister des années après la fin de l’éruption.

Photo: C. Grandpey

Les progrès en matière de surveillance et de prévision de l’activité éruptive ont, certes, amélioré notre capacité à avertir les populations, mais les zones habitées restent vulnérables. Que la dernière éruption ait eu lieu il y a 800 ans ou 5 ans, il est important de connaître les aléas volcaniques susceptibles d’impacter les habitants qui doivent prendre les mesures nécessaires pour se protéger eux-mêmes, mais aussi leur famille et de leurs biens.
Source : USGS/HVO.

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A recent ‘Volcano Watch‘ article by the Hawaiian Volcano Observatory explains that Iceland’s recent eruption is a reminder of lava flow hazards. The scenes of destruction observed in Iceland are similar to those suffered by Hawaii residents, at a larger scale, when their lives were affected by the destructive 2018 eruption of Kilauea, with the destruction of 700 structures or so.

A similar scenario occurred in January 2024 in Iceland. A new eruption on the Reykjanes Peninsula began on January 14th, threatening the small fishing village of Grindavik. Fissures opened just a few hundred meters upslope of the town, sending a lava flow into residential areas. The flow inched into the edge of town and destroyed several houses.

By the next day, the flow front had stalled, and the eruption was ending. But the magmatic system has been reinflating beneath the surface, indicating another eruption could happen in the near future.

This is not the first time that Iceland has dealt with destructive lava flows. In 1973, an eruption sent lava right through Heimaey in the Vestmann Islands, with the flow creeping into the nearby bay. That eruption was most notable for the use of water cannons to try to cool the flow and arrest its advance before it blocked the entrance to the fishing harbor. Nearly half of the town was destroyed and today, a house “graveyard” is present on the surface of the 1973 lava flow that covered the town, with stone markers showing the location of each owner’s house accompanied by a small sketch of the residence.

The eruption of January 2024 in Iceland has not been the only recent eruptive activity there. Over the last three years, five different eruptions have occurred on the Reykjanes Peninsula. Most of these have been a safe distance from residential areas. Thousands of tourists were drawn to the up-close views of spectacular lava fountaining.

Unfortunately, the geologic record suggests that more eruptions could occur in the near future on the peninsula. The last eruptive phase in this part of Iceland occurred 800 years ago, but eruptive phases have lasted decades or longer. This suggests that the past five eruptions may be just the start of activity that could persist for years. This adds to the anxiety of Grindavik residents.

In a way, this recurrent eruptive phase in the Reykjanes Peninsula is reminiscent of the current era that is observed at Kilauea. The summit caldera of the volcano has been in a multi-year phase of crater refilling, following the collapse and subsidence of the caldera floor during the 2018 eruption. Five eruptions have occurred since 2020. However, at Kilauea, this multi-year eruptive phase has been safely contained within the summit caldera, with no threat to residential areas.

The 2024 eruption in Iceland and the 2018 Kilauea eruption are just two of several recent examples that highlight the destructive nature of lava flows. In 2021, the eruption of Cumbre Vieja at La Palma, in the Canary Islands, produced lava fountains and flows that reached the ocean, cutting through residential areas and destroying over a thousand buildings.

Earlier that same year, a flank eruption of Nyiragongo volcano, in the Democratic Republic of the Congo, sent lava flows through several villages, destroying about a thousand homes and killing 32 people. Thousands of residents were displaced.

In each of these places, whethze in Iceland, in Hawaii, in the Canary Islands, or in Congo, the impact of the eruption extends far beyond the margins of the lava flow. Large numbers of nearby residents have been displaced, and their lives severely disrupted, even if the flow spared their property. Residents and communities take time to adjust to a changed landscape. The effects of the lava flows can linger for years after the eruption ends.

While advances in monitoring and forecasting of eruptive activity have improved our ability to provide warning to stakeholders before an eruption; residential areas around the world are still vulnerable. Whether it’s been 800 years or 5 years since the last eruption where you live, it is important to know the volcanic hazards that could impact you and make a plan for taking care of yourself, your family, and your property.

Source : USGS / HVO.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

En Indonésie, le Merapi (Java) est entré en éruption le 21 janvier 2024, avec des coulées pyroclastiques qui ont parcouru jusqu’à 2 km le long de ses pentes. Une colonne de cendres s’est élevée à 100 mètres dans les airs et les cendres ont recouvert plusieurs villages sans faire de victimes. L’éruption du 21 janvier est la dernière en date depuis le passage du niveau d’alerte à 3 (sur une échelle de 4 niveaux) en novembre 2020. Il est conseillé à la population de rester à au moins 7 kilomètres du cratère. Voici une petite vidéo de l’événement mise en ligne sur les réseaux sociaux : https://twitter.com/i/status/1748983947281998314

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Toujours en Indonésie, le cratère Laki Laki du Lewotobi a émis des nuages de cendres atteignant 700 mètres de hauteur le 21 janvier. Plus de 6 500 personnes s’étaient alors réfugiées dans des abris. Les coulées de lave en provenance du cratère sommital avançaient sur près de 4 km sur le flanc N le 23 janvier. Des avalanches de lave et des coulées pyroclastiques dévalaient parfois les flancs N, NO et SO. Le niveau d’alerte reste à 4 (le niveau le plus élevé sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion : d’un rayon de 5 km autour du cratère Laki-laki et 6 km du cratère sur les flancs N et NE.

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Le 21 janvier également, le Marapi (Sumatra) est de nouveau entré en éruption, pour la troisième fois ce mois-ci. Environ 500 habitants vivant à proximité du volcan ont été évacués.

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Le Semeru (Java Est) a vomi des nuages de gaz et des rivières de lave le 20 janvier, tout comme le mont Ibu (île Halmahera) qui a envoyé une colonne de cendres jusqu’à 1 300 mètres au-dessus du sommet.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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Aucune nouvelle éruption n’a eu lieu sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Le soulèvement du sol, signe d’une accumulation du magma sous la surface, s’est accéléré dans la région de Svartsengi ces derniers jours. Il atteint jusqu’à 8 mm par jour, ce qui est légèrement plus rapide qu’avant l’éruption du 14 janvier 2024. L’activité sismique reste faible et se concentre principalement autour de Hagafell. Les volcanologues islandais pensent qu’il faudra probablement des semaines, et non des jours, pour atteindre le même volume de magma accumulé qu’avant la dernière éruption. L’évaluation des risques pour Grindavík a été mise à jour par le Met Office et le niveau de risques a été abaissé à Orange, avec un risque très élevé d’« effondrement de fractures ». Ce risque spécifique fait référence au danger potentiel représenté par les fractures qui se cachent sous des surfaces instables qui peuvent céder soudainement. En revanche, le risque lié aux « mouvements de fissures » au sein de Grindavík a été réduit. Les données GPS ont montré des mouvements minimes ces derniers jours.
Source : Met Office.

Suite aux dégâts subis par Grindavik (3 800 habitants) qui a été évacuée, le gouvernement islandais envisage de racheter les logements des habitants qui souhaitent déménager en raison de la menace qui pèse en permanence sur la ville. Lors d’une conférence de presse le 22 janvier 2024, le gouvernement islandais a annoncé que des mesures à long terme étaient en train d’être prises pour soulager les habitants de Grindavík « du fardeau financier lié à la possession de maisons dans lesquelles ils ne peuvent pas vivre. » Les mesures sont en cours de finalisation et seront présentées dans un projet de loi début février.
Lors de la conférence de presse, la Première ministre a clairement indiqué que le gouvernement envisageait à la fois de racheter les logements de Grindavík à leurs propriétaires afin qu’ils disposent des fonds nécessaires pour se loger ailleurs, et de prendre en compte les intérêts de leurs prêts hypothécaires pour les soulager de ce fardeau financier. .
Source  : médias d’information islandais.

Crédit photo: Iceland Review

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Les signes d’activité persistent au niveau du volcan sous-marin Ahyi (Îles Mariannes / USA). Des panaches d’eau décolorée s’étendant jusqu’à 4-4,5 km de la zone sommitale du volcan ont été observés sur des images satellite. La couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs) et le niveau d’alerte volcanique reste à Advisory – surveillance conseillée – (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : USGS.

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Une hausse de la sismicité est observée sur le Bulusan (Philippines). Des séismes volcano-tectoniques associés à la fracturation de roches ont été localisés à des profondeurs de 2 à 4 km sous le flanc sud-ouest les 22 et 23 janvier. Les flancs SE et SO sont en phase d’inflation depuis février 2023. Il est rappelé au public de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanente (PDZ) d’un rayon de 4 km autour du volcan.
Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: Wikipedia

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De plus en plus de touristes visitent les parcs nationaux aux États-Unis. Afin de préserver la beauté de ces espaces naturels, le National Park Service a mis sur pied un système de régulation des entrées. Aujourd’hui, pour se rendre dans certains des parcs nationaux les plus populaires, il faut faire une réservation à l’avance. Deux secteuts populaires du Parc national du Mont Rainier viennent de rejoindre cette liste.
À partir du 24 mai 2024, les visiteurs auront besoin d’une réservation pour pénétrer dans le Paradise Corridor par les entrées Nisqually ou Stevens Canyon de 7 h à 15 h. À partir de juillet, les visiteurs pénétrant dans le Sunrise Corridor par l’entrée de White River devront également avoir une réservation. Les réservations coûtent 2 $ par véhicule en plus des droits d’entrée habituels et seront valables pendant une fenêtre de deux heures. Le système de réservation sera effectif jusqu’au 2 septembre, date à laquelle la saison estivale commence à tirer à sa fin. Les réservations pour Paradise Corridor ouvriront le 21 février 2024, tandis que celles pour Sunrise Corridor seront disponibles à partir du 1er avril.
D’autres parcs nationaux ont déjà mis en place ce système de réservation, comme Glacier, Arches, Yosemite, Rocky Mountain, Zion et Muir Woods.
Source : National Park Service.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In Indonesia, Mount Merapi (Java) erupted on January 21st, 2024, with pyroclastic flows travelling as far as 2 km down its slopes. An ash column rose 100 meters into the air as ash blanketed several villages without casualties. The 21 January eruption is the latest since authorities raised its alert level to the third highest (on a scale of 4 levels) in November 2020. Residents are advised to stay 7 kilometers away from the crater. Here is a short video of the event posted on the social networks : https://twitter.com/i/status/1748983947281998314

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Still in Indonesia, Mount Lewotobi‘s Laki Laki Crater spewed ash clouds as high as 700 meters on on January 21st,, as more than 6,500 people fled to shelters. Lava flows from the summit crater continued down the N flank and were almost 4 km long by 23 January. Lava avalanches and pyroclastic flows occasionally descended the N, NW, and SW flanks. The Alert Level remains at 4 (the highest level on a scale of 1-4) and the public is asked to stay outside of the exclusion zone : a 5-km radius around Laki-laki Crater and 6 km from the crater on the N and NE flanks.

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Also on January 21st, Mount Marapi (West Sumatra) erupted again, its third biggest eruption this month. About 500 residents living near the volcano were evacuated.

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Mount Semeru (East Java) released gas clouds and rivers of lava on January 20th,, as did Mount Ibu (Halmahera island) which shot an ash column as high as 1,300 meters above the summit.

Source : CVGHM.

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No new eruption has occurred on the Reykjanes Peninsula (Iceland). Ground uplift, the sign of magma accumulation beneath the surface has accelerated in the Svartsengi area in recent days. The uplift reached up to 8 mm per day, a rate slightly faster than what was observed prior to the volcanic eruption on January 14th, 2024. Seismic activity remains low and is mostly concentrated around Hagafell. Local volcanologists think that reaching the same magma levels as before the last eruption may take weeks, not days.The risk assessment for Grindavík has been updated by the Met Office and downgraded to Orange, with a continued very high risk for ‘crack collapse’.This specific hazard refers to the potential danger posed by hidden cracks under unstable surfaces that could suddenly give way. In contrast, the risk related to ‘fissure movements’ within Grindavík has been reduced. GPS data have shown minimal movement in recent days.

Source : Met Office.

Following the damage undergone by Grindavik (pop. 3,800) whch has been evacuated, the Icelandic government is considering buying out Grindavík homeowners who want to relocate in light of the ongoing volcanic threat to the town. At a press conference ton January 22nd, 2024,, government ministers announced long-term measures are in the works « to relieve Grindavík residents of the financial burden of owning homes in which they cannot live. » The measures are still being finalised but will be put forth in a legislative bill in early February.

At the press conference, the Prime Minister made it clear that the government was considering both buying out Grindavík homeowners so they would have the funds to purchase housing elsewhere, as well as taking on the interest payments on their mortgages to relieve them of that financial burden.

Source : Icelandic news media.

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Signs of unrest continue at Ahyi Seamount (Mariana Islands / USA). Plumes of discolored water extending 4-4.5 km from the summit area have been identified in satellite images. The Aviation Color Code remains at Yellow (level 2 on a four-color scale) and the Volcano Alert Level remains at Advisory (level 2 on a four-level scale).

Soiurce : USGS.

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Increased seismicity is observed at Bulusan (Philippines). Volcano-tectonic earthquakes, associated with rock fracturing have been located at depths of 2-4 km beneath the SW flank on 22-23 January. Both the SE and SW flanks have been inflated since February 2023. PHIVOLCS reminds the public not to enter the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ).

Source : PHIVOLCS.

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As more and more people visit national parks across the U.S., the National Park Service has had to adapt its entry system to ensure the preservation of outdoor spaces. To go to some of the most popular national parks, people are required to make a reservation in advance, and two popular areas of Mount Rainier National Park have just joined that list.

Starting May 24th, 2024,, visitors will need a reservation to enter the Paradise Corridor through the park’s Nisqually or Stevens Canyon entrances from 7 a.m. to 3 p.m.; beginning in July, visitors entering the Sunrise Corridor through the White River entrance will also need to have a reservation. Reservations cost $2 per vehicle on top of the usual park entrance fees and will be valid for a two-hour window. The program runs through September 2nd, when the summer season begins to die down. Bookings for Paradise Corridor will open on February 21st, while reservations for Sunrise Corridor will be available starting April 1st.

Other national parks that have been using this system include Glacier, Arches, Yosemite, Rocky Mountain, Zion, and Muir Woods.

Source : National Park Service.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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