Kilauea (Hawaii): L’éruption interdite // The forbidden eruption

Ce n’est pas le bon moment pour aller voir l’éruption sur la Grande Ile d’Hawaii. D’une part, le Parc National des Volcans est fermé jusqu’à nouvel ordre. Toute la zone sommitale est secouée par une forte sismicité et personne ne sait ce qui est susceptible de se produire dans le cratère de l’Halema’uma’u qui s’affaisse parallèlement à la déflation du sommet.
L’accès à l’éruption dans la Lower East Rift Zone est strictement interdit et contrôlé par la police. Il y a quelques jours, il se disait que des points officiels d’observation de l’éruption pourraient être mis en place dans les Leilani Estates (voir ma note du 12 juin 2018), mais les dernières nouvelles ne confirment pas vraiment cette initiative. En effet, un nouveau décret prévoit des amendes allant jusqu’à 5 000 dollars et éventuellement un an de prison pour les personnes qui seraient surprises dans la zone interdite où a lieu l’éruption.
Avant la promulgation de ce nouveau décret et des nouvelles sanctions, une trentaine de personnes avaient été arrêtées. Certaines d’entre elle pourraient subir les nouvelles sanctions si elles sont reconnues coupables.
Pendant ce temps, l’éruption se poursuit avec de grandes quantités de lave émises par la Fracture n° 8. Les fontaines atteignent une soixantaine de mètres de hauteur et construisent un cône qui ne cesse de croître tous les jours. L’éruption ne semble pas près de se terminer.
Selon la Protection Civile, 467 maisons ont été détruites par l’éruption.

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This is not the right time to go and visit the eruption on Hawaii Big Island. For one thing, the Hawaiian Volcanoes National Park is closed until further notice. The whole summit area is shaken by elevated seismicity and nobody knows what is likely to happen within the Halema’uma’u caldera which is subsiding together with the summit deflation.

Access to the eruption site in the Lower East Rift Zone is strictly forbidden and controlled by the police. A few days ago, there was a rumour that official viewing sites of the eruption might be set up in the Leilani estates (see my post of 12 June, 2018, but the latest news do not really confirm the initiative. Indeed, a supplemental proclamation provides fines of up to $5,000 and potentially a year in jail for people convicted of loitering in the closed area that was affected by the eruption.

Prior to the enactment of more severe penalties, more than three dozen people had been cited. Some of the persons cited over the past week and a half in various closed areas could face the new penalties if convicted.

Meantime the eruption continues with large amounts of lava emitted by Fissure 8. The fountains reach 60 metres high and are building a cone that keeps growing everyday. The eruption does not seem about to end.

According to the Civil Defense, 467 houses were destroyed by the eruption.

Crédit photo: USGS

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Des prêtres au sommet de l’Agung (Bali / Indonésie) // Priests at the summit of Mt Agung

En raison de la menace d’une éruption «imminente» de l’Agung, une zone d’exclusion de 9 à 12 km avec évacuations de ses habitants a été mise en place autour du volcan. Les autorités balinaises ont rappelé que toute personne qui se rendrait au sommet du Mont Agung mettrait sa vie en péril. Ce rappel a été fait après qu’un groupe de prêtres se soit rendu au sommet du volcan pour y déposer des offrandes.
L’un des prêtres a déclaré qu’un dieu lui avait parlé alors qu’il se trouvait dans un centre d’hébergement à Puri Boga et lui avait dit de monter faire une offrande.
L’Agence nationale de gestion des catastrophes a insisté à plusieurs reprises pour que la population ne pénètre pas dans la zone interdite qui est signalée par des panneaux. Si une éruption soudaine se produit et que des gens se trouvent dans la zone interdite, le danger ne sera pas seulement pour eux, mais aussi pour l’équipe de sauveteurs qui viendra leur porter secours.
L’un des prêtres a déclaré que le gouvernement avait raison de dissuader les gens de s’approcher du volcan. Si un  être humain lui avait ordonné d’aller au sommet, il aurait refusé même si on lui avait offert l’équivalent de trois voitures. Mais c’est un dieu qui lui a suggéré de faire une offrande et il a obéi pour que les Balinais soient en sécurité. L’une des photos montre un prêtre, les jambes croisées, avec des offrandes placées à côté de lui sur un rocher. Les prêtres ont dit que les oiseaux continuaient à chanter sur la montagne et qu’il y avait beaucoup de singes.
L’un des prêtres a expliqué que la vapeur émise par le cratère sentait le soufre et qu’il était effrayé par le bruit. Quand il a entendu « le bruit d’une vague », il a eu très peur. S’il n’avait pas été poussé à aller au sommet de la montagne par « quelque chose de plus haut que le gouvernement », il ne l’aurait pas fait.
La police de Besakih, localité située dans la zone dangereuse, a exhorté le public à ne pas imiter les prêtres, en rappelant à la population que la zone était interdite. Les prêtres n’ont pas été arrêtés parce qu’ils n’ont pas commis un véritable délit.
Le directeur adjoint de l’Agence nationale de gestion des catastrophes a déclaré qu’il réexaminerait le système de protection et de sécurité pour les habitants. Une fois que le niveau d’alerte a été élevé à son maximum le 22 septembre, personne n’était autorisé à pénétrer dans la zone de sécurité de neuf kilomètres.
Source: Sydney Morning Herald.

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Because of the threat of an “imminent” eruption of Mt Agung, a 9-12-km exclusion zone with evacuations of its residents has been set up around the volcano. Balinese authorities have warned anyone who visits the peak of Mount Agung volcano is putting lives at risk after a group of priests trekked to the summit to make offerings.

One of the priests said a god spoke to him when he was staying at an evacuation centre in Puri Boga and told him to go up and make an offering.

The National Disaster Management Agency has repeatedly urged people to stay away from danger with signs marking the exclusion zone. If a sudden eruption happened and people were in the forbidden zone, the danger is not for them alone but also the search and rescue team who would have had to rescue them.

One of the priests who reached the summit said the government was right to warn people to stay away. If a human had ordered him to go to the peak he said he would have refused even if he was offered the equivalent of three cars. But he was requested to make an offering by a god and he did just that because he wanted the people of Bali to be safe. Photos of the trek show another cross-legged priest with offerings placed next to him on a rock. The priests said the birds were still chirping on the mountain and they saw plenty of monkeys.

One of the priests explained the steam smelt of sulphur and he was frightened by the noise. When he heard “the sound like a wave”, he was scared. If he had not been told to go to the summit of the mountain by “something higher up than the government”, he would not have gone up there.

The Besakih police, an area in the danger zone, urged the public not to copy the actions of the priests, reminding the population that the area was forbidden. However, the priests were not arrested because they had not committed an actual crime.

The National Disaster Management Agency’s deputy director said it would evaluate the protection and security system for locals. Once the highest alert status was imposed on September 22nd, there should have been no one within the nine kilometre zone.

Source : Sydney Morning Herald.

Le cratère de l’Agung le 30 septembre 2017 (Crédit photo: Jero Mangku Ada)

Le Mayon (Philippines) s’ajoute à la liste des volcans interdits // Mayon: Another forbidden volcano

drapeau francais   Les équipes de secours ont retrouvé le 22 mai un randonneur russe qui avait lancé un appel de secours après s’être perdu et s’être cassé une jambe sur le Mayon dont il avait entrepris l’ascension en solitaire. D’après les sauveteurs, l’homme grimpait sur le volcan sans autorisation des autorités et sans guide de montagne accrédité.
L’accident survient tout juste 15 jours après la mort de quatre randonneurs européens et un de leurs guides philippins le 7 mai 2013. Ces randonneurs avaient, eux aussi, entrepris l’ascension du Mayon sans avoir averti les autorités.
Depuis le drame, les autorités philippines ont élevé le Mayon au rang de « no man’s land » et interdit toute ascension du volcan.
Source: Presse philippine.

drapeau anglais   Search-and-rescue teams have found a Russian mountaineer who had called for help after getting lost and breaking a leg while on a solo climb on Mayon Volcano. According to the rescuers, the man climbed the volcano without a permit from the authorities and without an accredited mountain guide.
This incident happened just 15 days since four European mountaineers and one of their Filipino guides died on the slopes of Mayon on May 7th.The group of climbers who perished on May 7th also went up Mayon Volcano without giving notice to the authorities.
Since then, the authorities have declared Mayon Volcano a “no man’s land” and prohibited any and all climbs.
Source: Philippine newspapers.