Suite de la désintégration de l’Antarctique ? // Will Antarctica keep disintegrating ?

Comme je l’ai indiqué il y a quelques jours, l’immense fracture qui cisaillait la plate-forme glaciaire Larsen C a finalement atteint son point de rupture entre le 10 et le 12 juillet 2017. L’événement a donné naissance à un iceberg de la taille de la Lozère.
Cependant, ce n’est pas la fin de l’histoire. En fait, ce pourrait être le début d’une série d’événements plus importants et plus inquiétants. L’iceberg qui s’est détaché – baptisé A68 – n’était qu’un élément de la plate-forme Larsen C. Maintenant, les scientifiques veulent savoir jusqu’à quel point le reste de la plate-forme glaciaire va rester stable et relié au continent antarctique.
Des images satellitaires récentes laissent supposer que certaines parties du reste de la plate-forme Larsen C sont sur le point de larguer les amarres et de donner naissance à de nouveaux icebergs plus petits qui iront tenir compagnie au A68.
En outre, une nouvelle fracture s’est formée près de l’endroit où l’ancienne s’est ouverte. Elle se dirige vers Bawden Ice Rise, élévation de glace qui est un point d’ancrage essentiel pour la plate-forme Larsen C. Les scientifiques ne savent pas si la fracture atteindra Bawden Ice Rise, mais ils surveillent attentivement l’évolution de la situation.
Source: Business Insider.

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As I put it before, the giant crack that had been racing across Antarctica Larsen C ice shelf finally met its breaking point between July 10th and 12th. The result was an iceberg the size of Lozère.

However, this is not the end of the story. In fact, it could be the beginning of a more important, more dangerous series of events. The iceberg that broke off – dubbed A68 – was just one piece of the much larger Larsen C ice shelf. Now, scientists want to know how stable is the ice shelf that has been left intact, connected to the Antarctic continent.

Recent satellite images suggest that pieces of the remaining ice shelf are already preparing to break off, creating more, smaller icebergs that will join Iceberg A68.

Moreover, a new crack has formed close to where the old crack left off. And it has headed for Bawden Ice Rise, which is a critical anchor point for the ice shelf. Scientists are not certain the crack will reach Bawden Ice Rise, but they are keeping a close eye on it, nevertheless.

Source: Business Insider.

Vue de la plate-forme Larsen C et de Bawden Ice Rise (Source: Science Nordic)

Craintes d’un nouveau volcan au Mexique // Fears of a new volcano in Mexico

Les journaux à travers le monde ont écrit nombre d’articles sur un événement insolite au Mexique, et plus particulièrement dans la petite ville de Pueblo Viejo, où les habitants craignent qu’un volcan naisse sous leurs pieds.
La crainte de voir un volcan apparaître s’est faite jour le 9 juillet 2017 lorsque les villageois ont découvert que certaines de leurs chèvres avaient été brûlées sans raison apparente. Par la suite, des fissures se sont ouvertes sur un terrain de football à proximité du village, laissant échapper de la vapeur, de la cendre et du gaz. Lorsque les habitants ont contacté les autorités, des scientifiques sont venus mesurer la température du sol qui atteignait environ 250°C. Ils ont conclu qu’il n’y avait probablement pas de risque de voir un volcan surgir du sol car aucune déformation de ce même sol n’avait été détectée dans la région. Ils ont déclaré que l’activité était probablement «un phénomène géothermique dû à la décomposition du sous-sol».
Malgré les paroles rassurantes des scientifiques, les habitants ne sont toujours pas convaincus qu’une catastrophe naturelle ne va pas se produire. Certains sont partis, tandis que d’autres ont reproché aux scientifiques de ne pas leur avoir donné suffisamment d’informations sur la situation.
La peur ressentie par les habitants de Pueblo Viejo s’explique probablement par la proximité du volcan  Parícutin qui se trouve à environ 300 km. Le Parícutin est très célèbre chez les volcanologues car c’est le premier volcan que les chercheurs ont pu étudier pendant toute sa durée de vie, entre 1943 et 1952.
Source: Newsweek.

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Newspapers around the world have written lots of articles about an event in Mexico, and more particularly in the town of Pueblo Viejo where residents fear a volcano might be developing underneath them.

Suspicion over the formation of a volcano started on July 9th 2017, when villagers discovered that some of their goats had been inexplicably burned. Then a nearby soccer field started to break apart, releasing steam, ash and gas into the air. When alarmed residents contacted authorities, researchers took the temperature of the soil and found it to be roughly 250°C.

Experts eventually concluded there was probably no volcano about to appear as no movement of the ground had been detected in the area. They said the activity was probably “a geothermal phenomenon occurring as the soil is composting”.

Despite the experts’ reassuring words, locals still were not convinced that no natural disaster was on the horizon. Some residents simply evacuated, while others criticized the scientists for not giving them enough information about the underground situation.

People were probably on high alert because of Pueblo Viejo’s proximity to Parícutin, which lies about 300 km away. Parícutin is very famous in volcanology because it was the first volcano researchers could track for its entire life between 1943 and 1952.

Source : Newsweek.

Eruption du Paricutin en 1943 (Source: USGS)

 

Autre nouvelle inquiétante au Groenland: La fracturation du glacier Petermann // Another disturbing piece of news in Greenland: New fissure detected in Petermann Glacier

En examinant les images satellites du Petermann, l’un des plus grands glaciers du Groenland, les scientifiques pensent avoir décelé une nouvelle fracture inattendue dans la plateforme glaciaire qui repose sur la mer, ce qui pourrait être le signe une rupture spectaculaire dans les années à venir.

Le glacier Petermann, situé à 80 degrés de latitude nord, constitue l’une des principales portes par lesquelles la calotte glaciaire du Groenland s’écoule dans la mer. En 2010 et 2012, la plateforme flottante du glacier a déjà laissé s’échapper des morceaux extrêmement importants.

L’iceberg produit en 2010 – que l’on voit sur cette photo – avait une superficie de 251 km2.

 

Source: NASA.

Voici une animation du vêlage du glacier en 2012 : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/transcoded/b/b2/Wild_Arctic_Summer.ogv/Wild_Arctic_Summer.ogv.480p.webm

La plateforme glaciaire du Petermann flotte sur les eaux d’un fjord dont la profondeur dépasse celle du Grand Canyon.

Les fracturations intervenues en 2010 et 2012 ont attiré l’attention du monde entier et ont considérablement réduit la taille de cette plateforme qui stabilise le glacier en le rattachant aux parois du fjord dans lequel il se trouve. Cette fracturation à répétition de la plateforme est un gros problème parce que le glacier Petermann  retient une partie de la banquise du Groenland qui, si elle devait prendre le chemin de la mer, ferait monter son niveau d’une trentaine de centimètres.
Un chercheur de l’Université de Technologie de Delft aux Pays-Bas, qui étudie le Groenland au vu des images satellites, a montré des clichés où semble apparaître une deuxième fracture qui pourrait finir par rejoindre la première.

 

Curieusement, cette dernière fracture semble s’être formée au milieu de la plate-forme de glace plutôt que dans sa partie latérale, comme cela se passe habituellement.

Etant donné son emplacement, elle est susceptible de se connecter à la fracture existante si elle continue de croître, ce qui lui ferait parcourir une grande partie de la plateforme. Il semble que la nouvelle fracture ait commencé à se former au cours de l’été 2016, ce qui signifie qu’elle n’était pas visible sur les images satellites en 2014 ou 2015.

Source: The Washington Post.

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Scientists examining satellite images of one of Greenland’s largest glaciers believe they have found an unexpected new crack in its floating ice shelf that could contribute to a dramatic break in coming years. The Petermann glacier, located in the high Arctic at 80 degrees North latitude, is one of the most important outlets by which the Greenland ice sheet extends and flows into the sea. In 2010 and 2012, it lost extremely large pieces, each several times the size of Manhattan, from its ice shelf, which floats on top of the waters of a fjord whose depth exceeds that of the Grand Canyon. These changes captured the world’s attention and greatly shrank this floating shelf that stabilizes the glacier by attaching to the walls of the fjord in which it lies. That’s a big deal because Petermann glacier holds back about a foot of potential sea level rise from the Greenland ice sheet.

A researcher at Delft University of Technology in the Netherlands who studies Greenland using satellites, posted images suggesting the development of a second and different sort of crack, one that could potentially link up with the first one. This crack, oddly, appeared to have formed in the middle of the ice shelf, rather than on its side where cracks usually begin. But given its location, it could potentially connect with the pre-existing crack if it continues to grow, extending it across much of the shelf. It appears the new crack has only begun to form since last summer – in other words, it seems to be a new feature, not visible in 2014 or 2015.

Source : The Washington Post.

Image satellite du glacier Petermann (Source: NASA)

 

Belle fracture dans le Wyoming (Etats Unis)

drapeau francaisUn phénomène naturel étrange est apparu à la fin du mois de septembre 2015 dans une zone située à environ 16 km au sud de la ville Ten Sleep dans les Bighorn Mountains, dans l’Etat du Wyoming: Une énorme fracture s’est ouverte dans le sol, faisant naître des craintes qu’elle soit en relation avec l’activité éruptive du volcan de Yellowstone, pas très loin de là, dans l’ouest de l’Etat.
En fait, la fracture qui mesure environ 686 mètres de long et 46 mètres de large n’a pas été causée par une activité volcanique. L’origine est purement géologique. Les scientifiques expliquent que le phénomène n’a rien d’extraordinaire dans cette région où la géologie est très active avec des résultats parfois impressionnants. À leur avis, une fracture aussi vaste et profonde a probablement son origine dans des points faibles du sous-sol qui sont apparus à la suite des longues périodes de pluies du printemps et de l’été. Il est probable qu’en s’infiltrant l’eau a d’abord lubrifié la roche de surface. Puis, une autre arrivée d’eau latérale a fait glisser l’ensemble et provoqué l’ouverture de la fracture. Certains observateurs ont remarqué que le phénomène n’était pas terminé et que la fracture continuait à bouger.

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drapeau-anglaisA strange natural phenomenon appeared at the end of September 2015 in the area about 16 km south of the Ten Sleep town in Bighorn Mountains in Wyoming: A huge gap opened in the ground, raising fears that it might be linked to eruptive activity in Yellowstone volcano which is not quite far away.
The crack is approximately 686 metres long and 46 metres wide and was not caused by any volcanic activity. The cause is purely geological. Experts explain there are no unusual forces at work here, only normal geology, which is very rich and impressive on the grounds of Wyoming. In their opinion, a hole of such dimensions was probably caused by weak spots in the ground’s subsurface, typically created during wet periods of spring and summer. It is likely that a wet spring lubricated across a cap rock. Then, a small spring on either side caused the bottom to slide out.
Some observers said the phenomenon was not over yet and that the crack is still moving.

Crack

Crédit photo: Randy Becker

Les frissons de l’Irazu (Costa Rica) // The tremors of Irazu (Costa Rica)

drapeau francaisUne série de petits séismes inquiète depuis le mois de décembre les habitants de plusieurs localités situées à proximité de l’Irazú. Les événements ont des magnitudes comprises entre 1,5 M et M 3,9, avec un pic d’activité le 13 janvier, jour où plus de 50 microséismes ont été enregistrés en une seule journée. Cependant, cette activité sismique n’a pas entraîné une modification significative de l’activité volcanique de l’Irazu.
Les scientifiques du Réseau Sismologique National (RSN) veulent savoir s’il y a une relation entre les microséismes de l’Irazú et l’augmentation d’activité du Turrialba au cours des trois dernières années. Les deux volcans sont situés dans la province de Cartago, à environ 10 kilomètres l’un de l’autre.
L’inquiétude des habitants a grandi la semaine dernière lorsque les géologues ont confirmé qu’une fracture de 222 mètres de longueur était apparue près de l’Irazu. Cette fracture a provoqué des glissements de terrain dans une zone de 15 hectares à proximité de 84 tours de télécommunications utilisées par les organismes gouvernementaux et les centres de secours, ainsi que les stations de radio et de télévision. La fracture, qui mesure environ 1,40 mètre de large en certains endroits et jusqu’à 90 centimètres de profondeur, met en péril l’ancrage des tours en raison des mouvements du sol.
Les ingénieurs font remarquer qu’il sera difficile de trouver un nouvel emplacement avec des caractéristiques semblables à celles de l’Irazú, qui, à plus de 3400 mètres d’altitude, offre une couverture de plus de 60 pour cent du territoire national.
Source: Le Tico Times.

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drapeau anglaisA series of minor tremors occurring since December is worrying residents of several communities near Irazú Volcano. The magnitude of the events ranged from M 1.5 to M 3.9 with a peak of activity on January 13th, when more than 50 microseisms were recorded in one single day. However, this seismic activity has not led to a substantial change in volcanic activity at Irazú.

National Seismological Network (RSN) experts want to know whether there is a relationship between microseisms at Irazú and the increase in Turrialba’s activity in the past three years. Both volcanoes are located in Cartago, about 10 kilometres apart.

Residents’concerns got higher last week when geologists confirmed that a 222-metre fissure has emerged near Irazú. It has caused landslides in a 15-hectare area near 84 telecommunications towers used by the government and emergency agencies, as well as radio and TV stations. The fissure, which is about 1.4 metres wide in some areas and up to 90 centimetres deep, places the towers’ anchors at risk because of displacement of the earth.

Experts warn that it would be difficult to find a new location with characteristics similar to Irazú, which at over 3,400 metres provides the stations coverage of more than 60 percent of the national territory.

Source: The Tico Times.

Irazu-blog

Le cratère de l’Irazu (Crédit photo:  Wikipedia)

Vatnajökull (Islande): C’est finalement une éruption fissurale ! // Fissure eruption!

drapeau francais8 heures: Peu après minuit, une éruption fissurale a commencé entre le glacier Dyngjujokull et la caldeira de l’Askja dans la région du champ de lave de l’Holuhraun. La fracture éruptive présente une longueur d’environ 900 mètres, avec une direction NO-SE. Aucune émission de cendre n’est détectée pour le moment. Le vent dans la région souffle vers le NO à 12 m / s à 5 km d’altitude. Le tremor a un niveau bas, preuve d’une éruption effusive sans activité explosive importante. Voici une petite vidéo de l’éruption:

http://abcnews.go.com/International/stunning-video-shows-birds-eye-view-iceland-volcanic/story?id=25172611

Le Met Office islandais a élevé au Rouge la couleur de l’alerte aérienne au-dessus du site éruptif et l’espace aérien au-dessus de la région est fermé jusqu’à 6000 mètres d’altitude (voir carte ci-dessous).

Source : Iceland Review.

C’est donc finalement l’hypothèse d’une sortie de lave à l’extrémité nord de l’intrusion magmatique qui se vérifie. Hier, le dyke avait ralenti, puis arrêté sa progression en arrivant dans le réseau de fracture de l’Askja. Il est probable que le magma a trouvé un obstacle qui a entraîné sa remontée vers la surface.

L’éruption se déroule dans l’Holuhraun, un vaste champ de laves anciennes dépourvu de glace. Les seules images de l’événement à l’heure actuelle sont celles des webcams. L’éruption ne semble pas très importante. Il faudra maintenant attendre et voir si la fracture éruptive reste en l’état ou si elle s’allonge davantage. Quoi qu’il en soit, pour le moment, c’est l’hypothèse la moins dévastatrice qui se déroule sous nos yeux. Je dis bien « pour le moment », car la quantité de lave émise semble infime à côté du volume de magma estimé à l’intérieur du dyke. La sismicité reste importance le long de ce dernier et il semblerait que le magma ait tendance à refluer vers son point de départ, peut-être parce que l’obstacle rencontré au nord est trop important. Il va falloir surveiller attentivement l’évolution de la situation dans les prochaines heures et les prochains jours.

14 heures: Il semblerait que la lave ait cessé de sortir de la fracture qui s’est ouverte cette nuit. Les gardes-côtes islandais indiquent que la fracture d’une longueur d’environ 900 mètres se trouve à environ 10 km au nord de la langue glaciaire du Dyngjujökull. Contrairement à ce que l’on pouvait entendre à la radio ce matin (France Info en particulier), le siège de l’éruption n’est pas le Barðarbunga et le spectre d’une éruption sous-glaciaire évoqué par J.M. Bardintzeff sur cette même radio n’est pas à l’ordre du jour en ce moment. Personne ne sait comment la situation va évoluer. Il est surprenant de voir que la fracture éruptive a émis une très faible quantité de lave, alors de l’intrusion magmatique est très importante (estimée à 270 millions de mètres cubes), mais rien ne dit qu’une éruption sous-glaciaire comme en 2010 se profile à l’horizon. Il se peut que le dyke reste en place sans suite éruptive. Il est inutile d’inciter les médias à faire du catastrophisme; les journalistes en font suffisamment comme ça!

23 heures: L’éruption n’aura duré que quatre heures. Le niveau d’alerte de la région a été abaissé d' »urgence » à « alerte ». La couleur de l’alerte aérienne pour le Barðarbunga a été ramenée à l’Orange, signe qu’une émission importante de cendre dans l’atmosphère est peu probable. Cette même alerte reste Jaune pour  l’Askja.

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drapeau anglais8:00: Shortly after midnight a fissure eruption started between Dyngjujokull glacier and the Askja caldera in the Northern region of lava field Holuhraun. It is a fissure eruption on what appears to be a 900 metres long rift with a NA-SE direction. No volcanic ash has been detected with the radar system at the moment. The wind field conditions in the area are wind blowing toward NW at 12 m/s at 5 km altitude. Seismic eruption tremor is low indicating effusive eruption without significant explosive activity. Here is a short video of the eruption which lasted four hours only:

http://abcnews.go.com/International/stunning-video-shows-birds-eye-view-iceland-volcanic/story?id=25172611

The Icelandic Met Office has raised the aviation colour code over the eruption site to Red and the Icelandic Air Traffic Control has closed down the airspace from the earth up to 6,000 metres (see below).

Source: Iceland Review.

Finally, it is the hypothesis of a lava breakout at the northern end of the magma intrusion that has come true. Yesterday, the dyke had slowed and then stopped its progress when reaching the fracture network of Askja. It is likely that magma has found an obstacle which led to its ascent to the surface.
The eruption is taking place in Holuhraun, a vast, ice-free, field of ancient lavas. The only images of the event at the moment are those of the webcams. The eruption does not seem to be huge. We now need to wait and see if the eruptive fracture remains as it is or if it is spreading more. Anyway, for now, this is the least devastating hypothesis that is developing before our eyes. « For now » are the important words. Indeed, the emitted amount of lava looks very small compared with the global volume stored in the dike. Seismicity remains high with an apparent tendency of magma to move back towards the source of the intrusion. The situation needs to be closely monitored!

23:00: The eruption only lasted 4 hours. The alert level for the region has been lowered from « emergency » to « alert ». The aviation colour code for Barðarbunga has been lowered from Red to Orange as the risk of a significant emission of ash into the atmosphere is unlikely. The aviation colour code for Askja volcano remains at ‘Yellow’.

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L’éruption vue par l’une des webcams ce matin à 8 heures et par les gardes-côtes islandais plus tard dans la matinée.

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En rouge: Fermeture d’une partie de l’espace aérien islandais.