Vers un été caniculaire ?

Si l’été 2020 suit la tendance globale amorcée au cours de la dernière décennie, nous devrions encore transpirer cette année. C’est la conclusion des dernières prévisions saisonnières de Météo France qui rejoignent d’ailleurs celles des autres agences climatiques dans le monde.  Selon l’agence française, la façade Atlantique et le nord-ouest du pays devraient échapper à cette hausse des températures. En revanche, ce ne sera pas le cas du sud-est du pays et de la Corse qui devraient connaître des températures extrêmes.

Selon les prévisionnistes, s’il est trop tôt pour prédire une canicule, mais elle semble malgré tout très probable. Sur les neuf derniers étés, huit ont été caniculaires, avec deux épisodes extrêmes en 2019, et des températures qui ont atteint 46°C dans le Roussillon.

Ces annonces interviennent alors que les températures enregistrées ce mois de mai sont de plusieurs degrés au-dessus des normales saisonnières. Plus globalement, ce printemps  s’avère être le deuxième plus chaud de l’histoire en France, depuis le début des mesures, avec  +1,8°C en moyenne au-dessus de la normale.

La situation en France correspond à la tendance globale sur la planète. On s’attend à ce que 2020 soit l’année la plus chaude de l’histoire et devance 2016, la plus chaude jusqu’à présent, mais qui avait été favorisée par la phénomène de réchauffement El Niño dans l’est de l’Océan Pacifique.

Inutile de dire que si ces prévisions de chaleur se confirment cet été, ce ne sera pas une bonne nouvelle pour les univers glaciaires, que ce soit les glaciers ou la banquise. La couche de neige n’ayant pas été très épaisse cet hiver, il est fort à parier que nos glaciers alpins font beaucoup souffrir.

Des jours difficiles pour la Mer de Glace… (Photo : C. Grandpey)

Climat : stabilité menacée // Climate : stability at risk

Les températures enregistrées en avril 2020 sont inquiétantes. Le mois se classe au deuxième rang parmi tous les autres mois d’avril depuis 1880. La NASA prévient que l’année en cours devrait être la plus chaude de tous les temps et pourrait même devancer 2016. Cela signifie que le réchauffement climatique n’est pas près de s’arrêter, même si les émissions de CO2 ralentissent actuellement avec la pandémie de COVID-19.
Un chercheur de l’Université de Lund (Suède) explique dans un récent article publié sur le site « The Conversation » que l’humanité ne connaît un climat stable que depuis peu de temps. La majeure partie de l’histoire de notre planète a été ponctuée de longues périodes glaciaires entrecoupées de courtes périodes chaudes. Les transitions entre les périodes chaudes et les épisodes froids étaient particulièrement chaotiques.
Il y a environ 10 000 ans, la Terre est brusquement entrée dans une période de stabilité climatique jamais observée auparavant. Aujourd’hui, en raison de l’augmentation constante des émissions de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre, l’humanité est en train de mettre un terme à cette période de stabilité climatique. Les conséquences pourraient être désastreuses. La pandémie de coronavirus montre que l’économie mondiale est beaucoup plus vulnérable que nous le pensions et nous devons nous préparer de toute urgence à l’inconnu.
Au cours des dernières décennies et même des derniers siècles, la civilisation moderne a dépendu d’un climat stable. Ainsi, la moitié de la population du globe s’appuie sur la régularité des pluies de mousson pour la production alimentaire. De nombreuses plantes agricoles ont besoin de certaines variations de température pendant l’année pour produire de bonnes récoltes et la moindre anomalie climatique peut tout chambouler. Nous comptons sur les glaciers ou des sols de nos forêts pour stocker l’eau en vue de la saison sèche. Le problème, c’est que les glaciers et la banquise fondent à vue d’oeil. La fonte brutale de 600 milliards de tonnes de la calotte glaciaire du Groenland en 2019 a suffi à faire s’élever le niveau des océans de 1,5 millimètre, soit environ 40% de la hausse totale pour l’année écoulée.
Les événements météorologiques extrêmes comme les fortes pluies et les tempêtes peuvent anéantir les infrastructures dans des régions entières. Avec le changement climatique actuel, le plus grand risque est d’être confronté à des épisodes chaotiques pour lesquels l’humanité n’est pas préparée.

En 2018, une vague de chaleur et une sécheresse prolongées ont frappé une grande partie de l’Europe occidentale et septentrionale. Dans de nombreuses régions du nord de l’Europe, l’été 2019 a été plus sec et plus chaud qu’autour de la Méditerranée, avec de nombreux records de température. Favorisée par le changement climatique d’origine anthropique, une sécheresse de très grande ampleur affecte l’ouest des États-Unis. Une étude récente explique que c’est peut-être la pire des 1200 dernières années.
Comme il fallait s’y attendre, ces vagues de chaleur sévères ont déclenché des incendies de forêt comme ceux qui ont dévasté le sud-est de l’Australie. Les modèles climatiques prévoyaient une forte augmentation des incendies de végétation dans cette partie du pays, mais pas avant la fin de ce siècle. Ils ne prévoyaient pas qu’ils se produiraient dès 2020.
Sur le long terme, le GIEC a prévu que les rendements des cultures diminueraient d’environ 10% ou plus en raison du changement climatique, mais il a ignoré les invasions d’insectes à grande échelle, avec le risque de destruction de récoltes entières. Fin 2019 et début 2020, la péninsule arabique a connu un temps beaucoup plus humide que la normale, probablement en raison du réchauffement de l’océan. Cela a créé des conditions favorables à l’explosion de la population de criquets pèlerins. L’invasion ne s’est pas limitée à l’Arabie. Plusieurs centaines de milliards d’insectes ont investi l’Afrique de l’Est, notamment le Kenya où une telle invasion n’avait pas été observée depuis plus de 70 ans. Avec la saison des pluies qui vient d’arriver et les graines semées pour la prochaine campagne agricole, on redoute une deuxième vague qui serait bien pire que la première.
Il est clair aujourd’hui que les événements climatiques s’accélèrent d’une manière que les scientifiques n’avaient pas prévue. La météo est devenue tellement folle qu’il est très difficile de faire des prévisions avec les modèles climatiques. Avant de considérer le problème climatique comme celui des générations futures, nous devons commencer à nous concentrer sur notre propre sort à très court terme, demain ou l’année prochaine.
Adapté d’un article publié dans The Conversation.
https://theconversation.com/uk

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The temperatures recorded in April 2020 should send people worrying. The month ranks second among all other months of April since 1880. NASA warns us that the current year is set to be the hottest of all times and could be ahead of 2016. This means global warming is not likely to stop soon, even if CO2 emissions are currently slowing down with the COVID-19 pandemic.

A researcher at Lund University (Sweden) explained in a recent article released on the website “The Conversation” that humanity has only recently become accustomed to a stable climate. For most of its history, long ice ages punctuated with hot spells alternated with short warm periods. Transitions from cold to warm climates were especially chaotic.

Then, about 10,000 years ago, the Earth suddenly entered a period of climate stability never seen before. However, because of ever increasing emissions of carbon dioxide and other greenhouse gases, humanity is now bringing this period to an end. This loss of stability could be disastrous. The coronavirus pandemic is showing us that our modern global economy is much more vulnerable than we thought, and we should urgently become prepared for the unknown.

Over the past decades and even centuries, modern civilisation has been depending on a stable climate. Just think about it: about half of humanity depends on stable monsoon rains for food production. Many agricultural plants need certain temperature variations within a year to produce a stable crop, and heat stress can damage them greatly. We rely on glaciers or healthy forest soils to store water for the dry season. Glaciers and the icefields are melting at an incredible pace. A net loss of 600 billion tonnes from the Greenland ice sheet was enough to raise the global watermark 1.5 millimetres in 2019, about 40 percent of total sea level last year.

Extreme weather events like heavy rains and storms can wipe out the infrastructure of whole regions. With the current climate change, the biggest risk may yet come from chaotic episodes that we did not expect.

In 2018, a prolonged heat wave and drought hit much of western and northern Europe. In many parts of northern Europe, the summer 2019 was drier and hotter than in many parts of the Mediterranean, with many temperature records. Fueled by human-caused climate change, a “megadrought” appears to be emerging in the western U.S. A recent study explains that it is almost as bad or worse than any in the past 1,200 years.

Inevitably such severe heatwaves trigger wildfires like those that devastated south-east Australia. Wildfire and climate models predicted a large increase in bushfire activity in that part of the country, but they predicted this would happen towards the end of this century. The models did not foresee that megafires would strike as early as 2020.

In the long term, the IPCC predicted crop yields would decrease by around 10% or more because of climate change, but it ignored the possibility of large-scale pest outbreaks, which can wipe out entire harvests. At the end of 2019 and beginning of 2020, the Arabian Peninsula experienced much wetter weather than normal, probably because of ocean warming. This created conditions that enabled numbers of desert locusts to explode. The locust outbreaks were not limited to Arabia. A locust army, several hundred billion strong, landed in East Africa, especially in Kenya where such an invasion had not been seen for more than 70 years. With the rainy season just arrived and seeds sown for the next cropping season, it is now feared that continued breeding of the locusts will create a second wave that will be far worse than the first one.

It is clear today that things are accelerating in a way climate scientists had not anticipated. The weather has become so chaotic that it is notoriously difficult to predict with climate models. Instead of seeing the climate problem as one felt by the next generations, we need to start focusing on what could happen tomorrow, or next year.

Adapted from an article published in The Conversation.

Illustration d’un essaim de criquets dans le Brehms Tierleben, en 1884 (Source : Wikipedia)

 

Premiers réfugiés climatiques américains // First American climate refugees

Il faut vraiment bien connaître l’Alaska pour avoir entendu parler de Kivalina, une bourgade de 450 habitants située à l’extrémité d’une île de 13 kilomètres de long, face à la Mer des Tchouktches et la Sibérie russe, à 130 km de Kotzebue.

A 134 kilomètres du Cercle Arctique, la localité est loin de tout et il faut plusieurs vols pour l’atteindre depuis le reste des Etats-Unis. Kivalina est une communauté Inupiat, une branche des Inuit. C’est le seul village de la région où les habitants chassent – ou plutôt chassaient – la baleine boréale. Aujourd’hui, cette tradition fait partie du passé car l’épaisseur trop mince de la glace ne permet plus de se livrer à cette activité.

Depuis 10 ans, à cause d’hivers de plus en plus courts et de la hausse de la température, le village est régulièrement envahi par les eaux de l’océan. La construction en 2008 d’une digue censée ralentir l’érosion provoquée par les tempêtes n’a pas servi à grand-chose. Elle est beaucoup moins efficace que la barrière de glace de mer qui protégeait le village des tempêtes en hiver. L’année 2019 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en Alaska. Pour la première fois, la moyenne des températures est passée au-dessus de 0°C.

L’érosion affecte aussi la piste d’atterrissage, unique porte d’entrée et de sortie de l’île. Des travaux sont en cours pour déménager le village et ses habitants et les reloger dès 2025 dans une zone moins vulnérable. Une route d’évacuation de 10 km financée par l’Etat fédéral est en cours de construction. Le chantier doit être terminé d’ici le 31 octobre 2020.

De ce fait, les Inupiats seront les premiers réfugiés climatiques du continent américain. Ce sera forcément une déchirure pour cette population qui vit d’une économie de subsistance basée sur la mer.

En 2008, le village a attaqué en justice les compagnies pétrolières pour leur contribution au réchauffement climatique. Le tribunal a rejeté la plainte, estimant qu’il n’était pas compétent sur cette problématique.

Voici un excellent document qui résume bien la situation à Kivalina :

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/climat-en-alaska-une-ile-risque-d-etre-engloutie-par-les-flots_3860663.html

Source : France Info.

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You really need to know Alaska very well to have heard of Kivalina (pop. 450) located at the end of a13-kilometre-long island facing the Chukchi Sea and Russian Siberia, 130 km from Kotzebue (see map above).

Located 134 kilometres from the Arctic Circle, the town is far from everything and it takes several flights to reach it from the rest of the United States. Kivalina is an Inupiat community, a branch of the Inuit. It is the only village in the region where the inhabitants hunt – or rather hunted – bowhead whales. Today, this tradition is a thing of the past because the ice is too thin and no longer allows to engage in this activity (see photo above).

In the past 10 years, due to increasingly short winters and rising temperatures, the village has been regularly invaded by ocean waters. The construction in 2008 of a seawall supposed to slow down the erosion caused by storms did not help much. It is far less effective than the sea ice barrier that protected the village from winter storms. 2019 was the warmest year on record in Alaska. For the first time, the average temperature has risen above 0°C (see photo above).

Erosion also affects the airstrip, the island’s only entry and exit gate. Work is underway to relocate the village and its inhabitants in 2025 to a less vulnerable area. A 10 km federal-funded evacuation route is under construction. The site must be completed by October 31st, 2020 (see map above)

As a result, the Inupiat will be the first climate refugees on the American continent. It will inevitably be a tear for this population which lives on a subsistence economy based on the sea.
In 2008, the village sued the oil companies for their contribution to global warming. The court dismissed the complaint, saying it had no jurisdiction over the issue.
Here is an excellent document that sums up the situation in Kivalina well:
https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/climat-en-alaska-une-ile-risque-d-etre-engloutie-par-les-flots_3860663.html

Source: France Info.

Après COVID-19 ? Un avenir climatique toujours aussi sombre ! // After COVID-19? An equally grim climate future!

La crise sanitaire générée par le COVID-19 est un sacré coup de semonce pour notre société de consommation qui était en train de s’orienter de plus en plus vers la mondialisation. Le coronavirus nous montre clairement les limites d’une telle évolution et, par la même occasion, devrait nous remettre les pieds sur terre. La leçon de cette pandémie sera-t-elle retenue ? Servira-t-elle à quelque chose ? C’est une autre affaire !

Du point de vue climatique, je suis prêt à parier que rien ne changera. Certes, l’arrêt brutal d’une grande partie de l’activité économique a marqué une atténuation ponctuelle de la pression exercée par les sociétés industrialisées sur l’environnement. Les médias nous serinent qu’il y a une baisse des émissions des gaz à effet de serre et donc de la pollution atmosphérique. Comme je l’ai fait remarquer à plusieurs reprises, cet infléchissement ponctuel n’aura pratiquement aucune incidence sur la crise environnementale globale qui est le résultat d’une débauche de comportements incompatible avec la capacité de notre planète à la contenir.

A court terme, l’épisode de calme économique que nous vivons actuellement n’occasionnera pas d’inversion du changement climatique, même si des mesures drastiques – on peut rêver ! – étaient mises en oeuvre en sortie de crise. Je ne le répéterai jamais assez : l’ampleur du réchauffement dépend de l’accumulation, et donc de la concentration, de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et non des émissions du moment. Au vu des émissions records de ces dernières décennies et de l’inertie du système – il faut compter une trentaine d’années entre le pic d’émission et la stabilisation de CO2 atmosphérique à son niveau maximum – les grandes lignes de l’avenir climatique à court terme sont déjà écrites. On sait d’ores et déjà que l’on assistera dans les prochaines années à une aggravation majeure du dérèglement climatique, avec toutes les conséquences que le phénomène suppose.

Le secteur agricole est particulièrement à risque. Les scientifiques préviennent que le niveau moyen d’humidité des sols correspondra vraisemblablement dans 30 ans aux records de sécheresse enregistrés aujourd’hui dans de nombreuses régions.  Les sécheresses exceptionnelles que nous connaîtrons en Europe seront des événements destructeurs encore jamais observés. Il faudra donc s’attendre à une baisse tendancielle des rendements, ainsi qu’à des crises sévères pour les années qui viennent.

Comme je l’ai indiqué précédemment, l’apparition d’animaux sauvages dans les rues de nos villes ne doit pas nous faire oublier la triste réalité, à savoir la tendance lourde d’extinction massive du monde vivant provoquée par les pressions croissantes exercées par les sociétés industrialisées. Au delà du risque sanitaire, le secteur agricole est largement menacé par l’effondrement des populations européennes d’insectes ou d’oiseaux  puisque ces espèces participent à la pollinisation des cultures ou à la régulation des pathogènes et ravageurs.

Je suis désolé de faire de telles prévisions sombres, mais il ne peut en être autrement au train où vont les choses, et je crains fort d’être en deçà de la réalité qui nous attend.…

Source : Note inspirée de plusieurs articles parus dans la presse nationale et internationale.

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The health crisis generated by COVID-19 is a big wake-up call for our consumer society which has been moving more and more rapidly towards globalization. The coronavirus clearly shows us the limits of such an evolution. Will the lesson of this pandemic be learned? Will it be of some use? Not so sure!
From a climatic point of view, I’m ready to bet that nothing will change. Admittedly, the sudden cessation of a large part of economic activity marked a temporary easing of the pressure exerted by industrialized societies on the environment. The media tell us that there is a reduction in greenhouse gas emissions and therefore in air pollution. As I have repeatedly pointed out, this temporary shift will have virtually no impact on the global environmental crisis, which is the result of a behaviour incompatible with our planet’s ability to contain it.
In the short term, the episode of economic calm that we are currently experiencing will not cause a reversal of climate change, even if drastic measures – we can dream! – were implemented at the end of the crisis. One should keep in mind that the extent of global warming depends on the accumulation, and therefore the concentration, of greenhouse gases in the atmosphere, and not on current emissions. In view of the record emissions of recent decades and the inertia of the system – it takes about thirty years between the emission peak and the stabilization of atmospheric CO2 to its maximum level – the broad outlines of the climate future short term are already written. We already know that in the coming years we will witness a major worsening of climate change, with all the consequences that the phenomenon implies.
The agricultural sector is particularly at risk. Scientists warn that the average level of soil moisture will likely correspond in 30 years to the drought records recorded today in many regions. The exceptional droughts that we will be observed in Europe will be destructive events never seen before. We should therefore expect a downward trend in yields, as well as severe crises for the coming years.
As I indicated earlier, the appearance of wild animals on the streets of our cities should not make us forget the sad reality, namely the heavy tendency of massive extinction of the living world caused by the increasing pressures exerted by industrialized societies. Beyond the health risk, the agricultural sector is largely threatened by the collapse of European populations of insects or birds since these species participate in the pollination of crops or the regulation of pathogens and pests.
I am sorry to make such gloomy predictions, but it cannot be otherwise at the rate things are going, and I am afraid of being far from the reality that awaits us. …
Source: Several articles published in the national and international press.

Anomalies de température mondiale par rapport à 1850-1900 et prévisions du Met Office pour la période 2020-2024 (Source : Met Office, global-climat).