Episode éruptif sur le Soputan (Sulawesi / Indonésie)

Selon le Jakarta Post, qui a relayé un message du VSI, le Soputan, dans le nord de Sulawesi, a émis une colonne de cendre de 4 km de hauteur le 3 octobre 2018 au matin, incitant les autorités à relever le niveau d’alerte du volcan à 3, sur une échelle de 4 .

Il est demandé à la population de ne pas entrer dans une zone d’un rayon de 4 à 6,5 km autour du volcan. Les habitants à proximité des rivières près de la montagne ont également été avertis du risque de lahars après les périodes de pluie. La population a également été invitée à utiliser les masques anti-poussière qui ont été distribués pour éviter tout problème respiratoire en cas de retombée de cendre.
Comme les panaches de cendre se dirigent vers l’ouest et le nord-ouest le trafic aérien risque d’être perturbé. L’aéroport international Sam Ratulangi de Manado fonctionne toujours normalement car il est situé au nord-est du Soputan.
Source: The Jakarta Post.

Il est très difficile de dire s’il existe un lien entre l’éruption du Soputan et les puissants séismes (M 6.1 et M 7.5) qui ont frappé l’île des Célèbes le 28 septembre 2018. Le dernier bilan est de 1 374 morts et devrait s’alourdir considérablement lorsque toutes les régions touchées par le séisme et le tsunami auront été explorées.
Le Soputan est situé à environ 600 kilomètres à vol d’oiseau, donc très loin de Palu, la ville la plus touchée par la catastrophe. Le volcan est entré en éruption  le mercredi 3 octobre 2018 à 00h47 (TU)  ou 08h47 (heure locale), avec une colonne de cendre qui est montée à 6,8 km au dessus du niveau de la mer.
Une augmentation de la sismicité sur le Soputan avait été observée depuis la fin du mois d’août 2018, ce qui avait incité les autorités à relever la couleur de l’alerte aérienne de Vert à Jaune.
La dernière éruption du Soputan a eu lieu du 2 janvier au 7 février 2016. Elle avait un VEI de 3. Le volcan est particulièrement actif. D’autres éruptions ont eu lieu en 2015, 2012, 2011, 2008 et 2007.

On ne peut donc pas dire si la dernière a un lien direct avec le tremblement de terre ou si elle fait partie du processus éruptif habituel de ce volcan.

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According to the Jakarta Post which relayed a message from the VSI, Mount Soputan in North Sulawesi emitted a 4-kilometre column of ash on October 3rd, 2018 in the morning, prompting authorities to raise the volcano’s alert level to 3, on a scale of 4 levels.

Residents have been advised to refrain from entering the area within a 4- to 6.5-kilometre radius around the volcano. Residents of riverbank settlements near the mountain have also been warned of the potential for lahars following rain periods. Residents have also been advised to use dust masks that have been distributed to avoid any potential respiratory problems in the event of falling ash.

As the ash is drifting to the west and northwest flights are likely to be disrupted. Sam Ratulangi International Airport in Manado is still operating normally, as it is located northeast of the mountain.

Source : The Jakarta Post.  

It is very difficult to say whether there is a link betwen the Soputan eruption and the powerful earthquakes (M 6.1 and M 7.5) that struck Sulawesi on September 28th, 2018 The latest death toll is 1,374 deaths and is likely to become much heavier when all regions affected by the quake and tsunami have been explored.

Mount Soputan is located about 600 km as the crow flies from Palu which was the town the most affected by the disaster. The volcano erupted early Wednesday, October 3rd, 2018, at 00:47 UTC (08:47 local time), producing an ash column up to 6.8 km above sea level.

An increase in the number of seismic events at Mt Soputan had been detected since the end of August 2018, which had incited authorities to raise the Aviation Colour Code from Green to Yellow.

The last eruption of Mt Soputan occurred from January 2nd to February 7th, 2016. It had a VEI of 3. The volcano is quite active. Other eruptions took place in 2015, 2012, 2011, 2008, 2007.

So, it cannot be said whether the latest event had a link with the earthquake or if it was part of the usual eruptive process of this volcano.

Vue du panache éruptif (Crédit photo: BNPB)

Vue du Soputan (Crédit photo: Wikipedia)

 

L’éruption du Tambora est la véritable cause de la défaite de Napoléon à Waterloo // The Tambora eruption is the real cause of Napoleon’s defeat at Waterloo

En tant que Français, je me sens mieux aujourd’hui! Je viens d’apprendre que la défaite de Napoléon à Waterloo a été causée par l’éruption du volcan Tambora en Indonésie plutôt que par la qualité de l’armée anglaise. Cela doit être vrai car l’article a été écrit par un chercheur du très sérieux Imperial College of London. Je savais que les Anglais étaient fair-play quand ils gagnent – avec leur célèbre « Good game! » – mais je n’aurais jamais imaginé qu’ils pourraient attribuer leur victoire à Waterloo aux caprices de la Nature!
L’article explique que les cendres volcaniques chargées en électricité ont court-circuité l’atmosphère terrestre en 1815, provoquant un épisode de mauvais temps à l’échelle de la planète et, donc, la défaite de Napoléon. Les historiens avaient déjà affirmé que la pluie et la boue ont aidé l’armée alliée à vaincre Napoléon à la bataille de Waterloo, événement qui a changé le cours de l’histoire en Europe.
Deux mois avant la bataille de Waterloo, le Tambora est entré en éruption en Indonésie, tuant 100 000 personnes et plongeant la Terre dans une « année sans été » en 1816. Victor Hugo, dans le roman Les Misérables, a écrit à propos de la bataille de Waterloo qu’« un nuage traversant le ciel à contre sens de la saison a suffi pour l’écroulement d’un Monde. »
Un chercheur de l’Imperial College London a découvert que les cendres volcaniques chargées en électricité provenant des éruptions peuvent «court-circuiter» le courant électrique de l’ionosphère, le niveau supérieur de l’atmosphère responsable de la formation des nuages. Les résultats, publiés dans la revue Geology, pourraient confirmer le lien entre l’éruption et la défaite de Napoléon. Selon l’étude, l’éruption du Tambora a « court-circuité l’ionosphère », entraînant la formation de nuages qui ont déversé de fortes pluies en Europe et contribué à la défaite de Napoléon. L’article montre que les éruptions peuvent envoyer la cendre beaucoup haut qu’on ne le pensait, jusqu’à 100 kilomètres d’altitude.
Le scientifique anglais a créé un modèle pour calculer à quelle distance pouvait se maintenir la cendre volcanique chargée électriquement et il a découvert que des particules de moins de 0,2 millionième de mètre de diamètre pouvaient atteindre l’ionosphère lors de grandes éruptions. Il a expliqué que «les panaches volcaniques et les cendres peuvent avoir des charges électriques négatives et que le panache repousse les cendres, les propulsant haut dans l’atmosphère, de la même façon que deux aimants s’éloignent l’un de l’autre si leurs pôles correspondent. »
Les résultats des expériences confirment les archives historiques décrivant d’autres éruptions. Les relevés météorologiques étant rares pour 1815, le chercheur a examiné les données météorologiques à la suite de l’éruption du Krakatau (Indonésie) en 1883 afin de tester sa théorie. Les données à propos du Krakatau montrent des températures moyennes plus basses et des précipitations réduites presque immédiatement après le début de l’éruption ; les précipitations à l’échelle de la planète ont été plus faibles pendant l’éruption que pendant ou après l’événement. On a également signalé des perturbations ionosphériques après l’éruption du Pinatubo (Philippines) en 1991, qui ont pu être causées dans l’ionosphère par des cendres chargées électriquement en provenance du panache volcanique. De plus, un type de nuage particulier est apparu plus fréquemment que d’habitude après l’éruption du Krakatau : Les nuages noctulescents (aussi connus sous le nom de nuages polaires mésosphériques) sont rares et lumineux et se forment dans l’ionosphère. Ces nuages ​​sont peut-être la preuve de la lévitation électrostatique des cendres provenant de grandes éruptions volcaniques.

Les patriotes anglais diront que la météo à Waterloo était défavorable pour leurs troupes aussi. Allez savoir…
Source: Imperial College London.

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As a Frenchman, I’m feeling better today! I have just read that Napoleon’s defeat at Waterloo was caused by the eruption of Tambora Volcano in Indonesia rather than by the quality of the English army. It must be true because the article was written by a researcher of the very serious Imperial College of London. I knew the English were fair play when they won – with their famous “good game!” – but I had not imagined they could attribute their victory at Waterloo to natural factors!

The article explains that electrically charged volcanic ash short-circuited Earth’s atmosphere in 1815, causing global poor weather and Napoleon’s defeat. Historians have explained that rainy and muddy conditions helped the Allied army defeat the French Emperor Napoleon Bonaparte at the Battle of Waterloo, an event which changed the course of European history.

Two months prior to the battle at Waterloo, Mount Tambora erupted in Indonesia, killing 100,000 people and plunging the Earth into a ‘year without a summer’ in 1816. Victor Hugo in the novel Les Miserables wrote about the Battle of Waterloo: ‘an unseasonably clouded sky sufficed to bring about the collapse of a World.’

A researcher from Imperial College London has discovered that electrified volcanic ash from eruptions can ‘short-circuit’ the electrical current of the ionosphere, the upper level of the atmosphere that is responsible for cloud formation. The findings, published in the journal Geology, could confirm the suggested link between the eruption and Napoleon’s defeat. According to the study, the Tambora eruption short-circuited the ionosphere, ultimately leading to a pulse of cloud formation. This brought heavy rain across Europe that contributed to Napoleon Bonaparte’s defeat. The paper shows that eruptions can hurl ash much higher than previously thought into the atmosphere, up to 100 kilometres above ground.

The English scientist created a model to calculate how far charged volcanic ash could levitate, and found that particles smaller than 0.2 millionths of a metre in diameter could reach the ionosphere during large eruptions. He wrote that “volcanic plumes and ash both can have negative electrical charges and thus the plume repels the ash, propelling it high in the atmosphere. The effect works very much like the way two magnets are pushed away from each other if their poles match.”

The experimental results are consistent with historical records from other eruptions. Weather records are sparse for 1815, so to test his theory, the researcher examined weather records following the 1883 eruption of Krakatau Volcano. The data showed lower average temperatures and reduced rainfall almost immediately after the eruption began, and global rainfall was lower during the eruption than either period before or after. There are also reports of ionosphere disturbance after the 1991 eruption of Mount Pinatubo (Philippines) which could have been caused by charged ash in the ionosphere from the volcano plume. In addition, a special cloud type appeared more frequently than usual following the Krakatau eruption. Noctilucent clouds are rare and luminous, and form in the ionosphere. These clouds may provide evidence for the electrostatic levitation of ash from large volcanic eruptions.

English patriots will say that the weather was poor for the English too at Waterloo. Who knows?

Source : Imperial College London.

 Eclairs lors de l’éruption du Rinjani en 1994 (Crédit photo : Wikipedia)

 

Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée / Papua-New-Guinea)

Selon le site web The Watchers, une violente éruption a eu lieu sur le Manam (sur l’île du même nom) le 25 août 2018 à 06h00 (heure locale). L’événement a propulsé des nuages de cendre jusqu’à 15 km d’altitude et généré des coulées de lave qui ont provoqué la fuite de 2 000 villageois. Selon la population locale, les nuages de cendre étaient si épais que la lumière du soleil est restée totalement bloquée pendant quelques heures. Le directeur du Centre National de Gestion des Catastrophes de Papousie-Nouvelle-Guinée a déclaré que trois villages avaient été directement touchés par les coulées de lave et que les habitants avaient dû être évacués. Les zones les plus touchées sont Baliau et Kuluguma. A cause de la très mauvaise visibilité à cause de la cendre, les gens devaient utiliser des lampes pour se déplacer
Il n’y a pas de blessés, mais il est demandé aux gens de se tenir loin des vallées pour éviter les coulées de boue. Il y a une épaisse couche de cendre sur les flancs du volcan et s’il y a de fortes pluies, il y aura une forte menace de lahars.
Selon l’Observatoire Volcanologique de Rabaul, la phase initiale de l’éruption est maintenant terminée mais une nouvelle bouche s’est ouverte, ide sorte que l’on peut s’attendre à une poursuite de l’activité.
Source: The Watchers.

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According to the website The Watchers, a powerful eruption took place at Manam volcano (on the island with the same name) on August 25th, 2018 at 06:00 (local time). The event sent volcanic ash up to 15 km above sea level and produced lava flows that forced 2 000 villagers to flee. According to the local population, the ash was so thick that sunlight was totally blocked for a few hours. The director of the PNG National Disaster Center said three villages were directly impacted by the lava flows and residents had to be evacuated.The most affected areas were Baliau and Kuluguma and due to the very poor visibility caused by the ash fall, people were using torchlight to move around.
There are no casualties but people are told to keep away from valleys for risk of mudflows. There is a heavy thick blanket of ash on the flanks of the volcano and if there is heavy rainfall, there will be a high threat of lahars..
According the the Rabaul Volcano Observatory, the initial phase of the eruption is now over but a new vent had opened, indicating more activity could be expected.
Source: The Watchers.

Activité éruptive à Manam (Crédit photo/ Wikipedia)

Nouvel épisode éruptif à Ambae (Vanuatu) // New eruptive episode at Ambae (Vanuatu)

Le Manaro Voui, le volcan sur l’île d’Ambae, montre des signes d’activités plus intenses depuis le 20 juin 2018. Une forte éruption a eu lieu le 16 juillet 2018 avec un panache de cendre qui est monté jusqu’à 9,1 kilomètres d’altitude.
La zone de danger est maintenue à 2 km autour du cratère actif.
Ambae a fait la une des journaux en 2017, lorsque plus de 13 000 personnes ont dû être évacuées. (voir mes notes à ce sujet)
Un nouvel épisode d’activité a débuté sur le volcan à la mi-mars 2018 avec des explosions contenant de plus grandes quantités de cendre qui ont contaminé les cultures et l’eau sur l’île.
Source: GeoHazards.

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Manaro Voui, the volcano on Ambae Island, has shown signs of unrest since June 20th, 2018. A strong eruption occurred on July 16th, 2018 with an ash plume that rose up to 9.1 kilometres a.s.l.. Ashfall is expected in several sectors around the volcano.

The Danger Zone is kept at 2 km around the active vent.

Ambae made the headlines in 2017 when more than 13 000 people had to be evacuated. (see my previous posts about this event)

A new outbreak of activity started at the volcano by mid-March 2018 with explosions containing larger amounts of ash which contaminated the cultures and the water on the island.

Source: GeoHazards.

Volcan Manaro Voui (Crédit photo: GeoHazards)

Zones à risques sur l’île d’Ambae (Source: Geohazards)