Les Salinelle di Paternò et leur relation avec l’activité de l’Etna // The Salinelle di Paternò and their connection with Mt Etna’s activity

Un article récemment publié sur le site Focus Sicilia aborde le comportement des Salinelle di Paternò sur le flanc sud de l’Etna et leur relation avec l’activité éruptive du volcan. C’est un sujet qui a également été abordé avec Boris Behncke et Rosario Faraci lors de la conversation « Mamma mia » sur YouTube samedi.

Il y a quelques années, j’ai effectué des observations sur ce site où l’eau bouillonne et d’où s’échappent des gaz. Mon étude est intitulée « Les émanations gazeuses sur les basses pentes de l’Etna. » Vous pourrez en lire le résumé en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/les-emanations-gazeuses-sur-les-basses-pentes-de-letna/

Avant que je m’attarde sur le site – à l’époque très boueux – plusieurs études avaient déjà établi un lien entre le comportement des salinelle et l’activité éruptive sur l’Etna. On avait observé que lorsque les Salinelle di Paternò augmentaient leur bouillonnement, l’activité de l’Etna s’intensifiait généralement quelques semaines ou quelques mois plus tard, avec des éruptions, des explosions et des paroxysmes.

Cette relation entre les salinelle et le volcan a encore été observée ces derniers temps, comme l’a confirmé un géochimiste de l’INGV de Catane, spécialiste de l’étude géochimique des fluides, en particulier sur le site de Paterno. Le scientifique explique que la corrélation entre la Salinelle di Paternò et l’Etna est indirecte. Il explique que «le cratère le plus actif des Salinelle est entré dans une phase très dynamique en novembre 2020. Il montre un bouillonnement résultant principalement du dioxyde de carbone provenant du réservoir magmatique profond situé presque au niveau du manteau terrestre. Actuellement l’eau, très salée, présente en surface une température d’environ 40 degrés Celsius. Elle a même atteint 50°C dans le passé. On estime que la nappe phréatique qui alimente le site de Paterno se trouve à environ un kilomètre de profondeur, avec une température d’environ 120 degrés». Cette eau a un réel potentiel géothermique qui pourrait être exploité pour la production d’énergie. On parle depuis des décennies de l’utilisation de ce site unique au monde, mais ces dernières années, il a été abandonné et envahi par des déchets de toutes sortes. Les Salinelle di Paternò ont enfin été nettoyées et sont désormais protégées. Il existe un projet d’intensification de la surveillance scientifique par l’INGV et, une fois réhabilité, le site pourrait être ouvert au public en 2022.

Source: Focus Sicilia.

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An article recently published on the Focus Sicilia website deals with the behaviour of the Salinelle di Paternò on the southern flank of Mt Etna and their relationship to the eruptive activity of the volcano. A few years ago, I made observations on this site where the water is boiling and where gases are escaping. My study is entitled « Gaseous Emanations on the Low Slopes of M Etna. »You can read the summary by clicking on this link:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/les-emanations-gazeuses-sur-les-basses-pentes-de-letna/

 Before I went to work on the site – at the time very muddy – several studies had already established a link between the behaviour of salt marshes and eruptive activity on Mt Etna. Observations showed that when the Salinelle di Paternò increased their bubbling, activity at Mt Etna usually intensified a few weeks or months later, with eruptions, explosions and paroxysms.

This relationship between the salinelle and the volcano has been observed again recently, as confirmed by a geochemist at the INGV of Catania, a specialist in the geochemical study of fluids, in particular at the Paterno site. The scientist explains that the correlation between the Salinelle di Paternò and Mt Etna is indirect. He explains that “the most active crater of the Salinelle entered a very dynamic phase in November 2020. It shows a bubbling resulting mainly from carbon dioxide coming from the deep magma reservoir located almost at the level of the Earth’s mantle. Currently the water, very salty, has a surface temperature of around 40 degrees Celsius. It even reached 50°C in the past. It is estimated that the water table that feeds the Paterno site is about one kilometre deep, with a temperature of around 120 degrees Celsius”. This water has a real geothermal potential which could be exploited for energy production. There has been talk for decades about the use of this unique site in the world, but in recent years it has been abandoned and invaded by waste of all kinds. The Salinelle di Paternò have finally been cleaned and are now protected. There is a plan to intensify scientific monitoring by INGV and, once rehabilitated, the site could be open to the public in 2022.

Source: Focus Sicilia.

Photos : C. Grandpey

Le réchauffement climatique affecte les Grands Lacs américains // Climate change affects the American Great Lakes

Lorsque les gens évoquent le réchauffement climatique, ils mentionnent généralement l’élévation  du niveau des océans et l’érosion des côtes. Aux États-Unis, ce problème ne se limite pas aux océans; il concerne également les Grands Lacs qui sont de véritables mers intérieures.

Les effets du changement climatique sont évidents, ne serait-ce qu’en observant la montée des eaux des Grands Lacs. L’augmentation des précipitations, la hausse des températures et le développement urbain dans le bassin des Grands Lacs ont un impact sur le lac Michigan et sur la vie de millions de personnes qui vivent, travaillent et s’amusent sur les berges du lac dans le Michigan, l’Indiana, l’Illinois et le Wisconsin.

L’Illinois possède l’une des côtes les plus urbanisées des Grands Lacs. A côté des ensembles urbains, le lac Michigan présente des rives sablonneuses qui attirent des foules de visiteurs. C’est le troisième plus grand lac en superficie (le deuxième en volume). Il est emblématique des problèmes auxquels tous les Grands Lacs sont confrontés avec le réchauffement climatique. La montée en flèche du niveau de l’eau a fait s’effondrer des falaises, inondé les zones de dunes, effacé des plages et endommagé des maisons, des commerces, des sentiers, des terrains de camping et des réseaux d’égouts. Les habitants et les autorités s’efforcent de trouver des solutions car les enrochements et le réapprovisionnement en sable des plages sont souvent des solutions trop coûteuses et inefficaces sur le long terme.

Dans l’Illinois, des responsables de l’environnement, des ingénieurs et des scientifiques expérimentent l’implantation de récifs et de hauts-fonds qui atténueraient la force des vagues pendant les tempêtes. Cela permettrait de protéger, au moins provisoirement, les dunes de sable et les habitats des marais.

Dans le Wisconsin, les villes le long de la côte dépensent des millions de dollars dans des projets tels que la modernisation des égouts pluviaux et la stabilisation des quais.

Dans l’Indiana, les personnes qui vivent le long du rivage ont intenté une action en justice, affirmant que les dunes, les routes et les maisons d’habitation sont «en danger de destruction totale» si les protections actuelles ne jouent plus leur rôle.

Avec la hausse des précipitations et des températures, les localités tout autour du lac Michigan cherchent des solutions. Sur la rive ouest du lac, des maisons ont commencé à glisser dans l’eau à cause de l’érosion des dunes côtières. Dans l’Illinois, certains propriétaires ont pris l’initiative d’ériger leurs propres enrochements pour retenir le lac. Cependant, les autorités s’opposent de plus en plus à une telle initiative parce qu’elle ne fait que déplacer les problèmes d’érosion vers les propriétés voisines ou bloquer l’accès du public au lac.

Le lac Michigan a établi un record de niveau d’eau pour chaque mois entre janvier et août 2020. Le lac dépassait de près de 90 centimètres sa hauteur normale au début de l’été, et l’eau a presque atteint le niveau record enregistré en octobre 1986. A l’automne, le niveau du lac a baissé. Les prévisionnistes expliquent qu’il restera stable ou baissera jusqu’au printemps, moment où le niveau augmente habituellement au moment du dégel. Cependant, les prévisions hivernales de la NOAA pour les Grands Lacs évoquent un risque de fortes précipitations et d’accumulation de neige supérieures à la normale. Si cela se produit, il y aura un risque de nouvelles inondations.

La NOAA note également une possibilité d’augmentation de la couverture de glace sur le lac pendant l’hiver à cause de températures plus froides que la normale. Cette situation pourrait entraîner une baisse de l’évaporation de l’eau de surface et le maintien du lac à un niveau élevé. Tous ces facteurs pourraient entraîner une nouvelle hausse du niveau du lac l’année prochaine.

Avec le changement climatique et le réchauffement des eaux de surface du lac Michigan, les scientifiques cherchent à comprendre comment les changements de température de l’air et de l’eau modifient la vie aquatique et la prolifération des espèces invasives. Par exemple, les moules quagga ont bouleversé la chaîne alimentaire à sa base. Avec la diminution des populations d’escargots et de crevettes, certaines espèces de poissons se raréfient. L’impact des espèces invasives va au-delà de la modification du fond du réseau trophique. Leur prolifération a filtré l’eau et modifié la chimie des sédiments. Les moules peuvent filtrer 200 mètres de lac en quelques jours, extraire les nutriments de l’eau, et en priver ainsi les autres créatures qui en ont besoin pour survivre.

Source : Chicago Tribune.

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When people think about climate change and global warming, they usually mention ocean rise and the ensuing erosion of the coastlines. In the United States, this problem is not limited to the oceans; it also concerns the Great Lakes which are real seas inside the country.

The effects of climate change, with rising lake waters are clear. For instance, increased precipitation, rising temperatures and human development across the Great Lakes basin have changed Lake Michigan and the lives of the millions who live, work and play along its coastline in Michigan, Indiana, Illinois and Wisconsin.

Illinois is home to one of the most intensely engineered coastlines across the Great Lakes. However, Lake Michigan still has the sandiest shores and therefore draws the most visitors.

Lake Michigan is the third largest Great Lake by surface area (second by volume). It is emblematic of the numerous problems facing all the Great Lakes as the climate continues to change. Surging water levels have collapsed bluffs, swamped coastal dune lands, erased beaches and damaged homes, businesses, docks, trails, campgrounds and sewer systems. Residents and officials scramble to find new solutions as stone barriers and beach replenishment are often too costly and ineffective over the long term.

In Illinois, environmental officials, engineers and scientists are experimenting with offshore reefs and shoals with the idea of blunting the force of storm surges before they eat away at the sand dune and marshland habitats.

In Wisconsin, cities and towns along the coast are spending millions on projects such as stormwater sewer upgrades and pier stabilization.

In Indiana, Shoreline residents have filed a lawsuit claiming that dunes, roads and private homes are “in danger of total destruction” if current protections fail.

As rainfall increases and temperatures continue to rise, communities all around Lake Michigan have been hunting for solutions. On the western shores of Michigan, houses have begun to slip into the lake because of eroding coastal dunes, leading homeowners to stabilize their structures, build waterfront barriers or move altogether. In some communities of  Illinois, homeowners have put up their own barriers of boulders or breakwalls to hold back the lake. However, officials are increasingly opposed to this approach because it merely pushes erosion problems to neighbouring properties or blocks public access to the lake.

Lake Michigan set a monthly high mean record for each month in 2020 from January through August. The lake was nearly 90 centimetres higher than usual for early summer, and levels came close to reaching the all-time high, recorded in October 1986. This autumn, lake levels have fallen. Forecasters say that they will remain flat or drop until the spring, when levels typically rise during the thaw. However, in the NOAA’s winter forecast for the Great Lakes, there is an increased chance for above-normal precipitation and snow accumulation. If that occurs, it increases the chances for more flooding. NOAA also notes that the potential for more ice on the lake later in the winter, caused by colder than normal temperatures, may result in less evaporation from surface water, keeping lake levels high. When you combine those factors, Lake Michigan may be on the path to high lake levels again next year.

As climate change contributes to the warming of Lake Michigan’s more shallow waters, scientists across the Midwest are studying how changes in air and water temperature are altering the water, aquatic life and the proliferation of invasive species. For instance, the quagga mussels have upset the bottom food chain. With tiny snails and shrimp populations dwindling, some fish species are getting scarce. The impact of invasive species stretches beyond changing the bottom of the food web. Their proliferation has filtered the water and changed the chemistry of the sediment. They can filter 200 metres of lake in a matter of days, pulling the nutrients from the water, stealing them from other creatures that need them to survive.

Source : Chicago Tribune.

L’immensité des Grands Lacs… Ici le Lac Supérieur (Photos : C. Grandpey)

Geldingadalur (Islande) : une éruption sous contrôle… // A well controlled eruption…

Les contrôles sur le site de l’éruption dans la Geldingadalur ont été renforcés ces derniers jours. Le site sera ouvert de 6h00 à 18h00 pendant le week-end de Pâques, à condition que les conditions météorologiques le permettent. La police a décidé que les visiteurs devraient avoir quitté le site avant 22h00 chaque soir.

Il y avait tellement de monde le 30 mars que l’accès a été fermé vers 18h00. Plusieurs photos publiées sur les réseaux sociaux montrent de très longues files de véhicules sur la Grindavíkurvegur qui attendaient de pouvoir atteindre le site de l’éruption. La police rappelle qu’il est interdit de s’arrêter et de garer son véhicule sur ou à proximité de la Grindavíkurvegur. Si de telles files de véhicules réapparaissent, la police fermera les accès à l’intersection de Reykjanesbraut et Grindavíkurvegur, ainsi qu’à l’intersection de Suðurstrandarvegur et Krýsuvíkurvegur. Il y aura également une fermeture d’accès sur la Krýsuvíkurvegur.

Les visiteurs sont fortement invités à respecter la règlementation COVID. Il leur est en particulier rappelé qu’ils doivent porter un masque si la distanciation de deux mètres ne peut pas être respectée. Le chef du service islandais d’épidémiologie demande aux gens d’attendre pour visiter le site de l’éruption tant que l’épidémie en Islande n’est pas maîtrisée.

Le site web Iceland Monitor a publié une liste de recommandations destinées aux personnes désireuses de se rendre sur le site de l’éruption.. Voici des extraits de la liste:

– Il est interdit aux personnes en quarantaine de visiter la zone.

– Tout le monde doit quitter le site de l’éruption avant 22 heures (voir ci-dessus).

– Les visiteurs doivent consulter les prévisions météorologiques lors de la planification de leur excursion.

– Les téléphones portables doivent être complètement chargés.

– Les gens doivent apporter un sac à dos avec une collation et de l’eau.

– Comme le sentier est parfois pentu et recouvert de glace, il est conseillé d’apporter des crampons et les bâtons de randonnée sont très utiles.

– Une lampe frontale est un must si vous visitez la région la nuit ou avant le lever du soleil.

– Les visiteurs doivent apporter un sac pour les détritus. Ils doivent respecter la nature et se rappeler que la conduite hors route est illégale.

– Des chaussures de randonnée confortables et des vêtements chauds et imperméables sont recommandés

– Il est judicieux d’apporter des pansements contre les ampoules.

– Si les gens visitent la zone la nuit, il est conseillé d’apporter un gilet réfléchissant pour être plus visible des conducteurs au moment de rejoindre son véhicule.

– Il est rappelé aux visiteurs que le parcours depuis la route dure une à deux heures dans chaque sens.

Bon voyage, à condition que vous trouviez un avion pour vous rendre en Islande, que vous ayez été vacciné, ou que vous acceptiez de vous soumettre à la quarantaine de 5 ou 6 jours entre les deux tests PCR,…. et que vous aimiez les foules !

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Access to the eruption site at Geldingadalur has been reinforced in the past days. It will be open from 6:00 in the morning to 18:00 in the evening over the Easter weekend, provided weather conditions remain good. The police has decided that responders should begin evacuating the eruption site at 22:00 each evening.

There were so many visitors on March 30th that access was closed around 18:00. Several photos posted on the social media show very long queues of vehicles on Grindavíkurvegur waiting to reach the eruption site. An announcement from the police states that it is forbidden to stop and park vehicles on or by Grindavíkurvegur. If such problems reappear, the police will set up closing posts at the intersection of Reykjanesbraut and Grindavíkurvegur, the intersection of Suðurstrandarvegur and Krýsuvíkurvegur. There will also be a closing post on Krýsuvíkurvegur.

Visitors are stromgly asked to respect the COVID rules. The police reminds people that there is a regulation on the restriction of meetings due to COVID-19. Visitors to the eruption site are also reminded that if it is not possible to stay two metres apart at the site, masks should be worn. Iceland’s chief epidemiologist has encouraged people to wait to visit the eruption site while the epidemic in Iceland is being brought under control.

The Iceland Monitor website published a list of what visitors should do and should not do at the eruption site, the precautions they should take and the items they should bring along with them. Here are excerpts from the list:

People in quarantine are prohibited from visiting the area.

Everyone must leave the eruption site by 10 pm (see above).

Visitors should check the weather forecast when planning their trip.

Cellphones should be fully charged.

People should bring a backpack with a snack and water. Hot chocolate is good, too.

As the trail is steep at times and can be very icy, it is advisable to bring crampons along and trekking poles are very helpful.

A headlamp is a must if you visit the area at night or before sunrise.

They should also bring a bag for trash. They should respect nature, and remember that off-road driving is illegal.

Comfortable hiking boots and warm, water-proof clothing are recommended

It is smart to bring band-aids that provide cushioning against blisters, in case shoes hurt.

If people visit the area at night, it is advisable to bring along a thin reflective vest to be more visible to drivers on the road where there is an endless line of cars driving by.

Visitors are reminded that the hike from the road takes one to two hours each way.

Have a nice trip, provided you find a plane to go to Iceland, you have been vaccinated, or you submit to the 4 or 5-day quarantine between the two PCR tests, ….and you like the crowds!

Capture image webcam le 2 avril 2021

Popularité de l’éruption islandaise : des craintes pour la Nature et la Santé // Popularity of the Icelandic eruption : fears for Nature and Health

Bien que pratiquement aucun étranger n’assiste à l’éruption, on peut voir des foules de gens chaque jour dans la Geldingadalur. Selon l’Office islandais du tourisme, plus de 18 000 personnes avaient déjà visité l’éruption le 30 mars 2021. On estime que ce nombre doublerait et atteindrait 30 000 à 40 000 personnes si des touristes étrangers étaient présents en Islande. Un record a été établi le dimanche 28 mars avec 5 630 visiteurs. À l’approche du week-end de Pâques, les chiffres ne devraient pas baisser. Alors qu’une navette de bus et même un camion de restauration rapide sont apparus sur le site, les autorités islandaises disent qu’elles doivent tirer les leçons des erreurs du passé sur d’autres sites touristiques et mettre rapidement en place des infrastructures sur le site de  l’éruption.

Que l’éruption se poursuive ou non, la vallée où coule la lave en ce moment pourrait devenir le site touristique le plus visité d’Islande dans les années à venir. Il est proche à la fois de Reykjavik et de l’aéroport international de Keflavik où la plupart des voyageurs entrent dans le pays. Il est également très proche du célèbre Blue Lagoon.

Le site est surveillé par des secouristes depuis le début de l’éruption afin d’assurer la sécurité des visiteurs. Les secouristes ont également balisé le chemin le plus court et le plus sûr à partir de la route la plus proche.

Les autorités islandaises s’inquiètent également de l’impact du grand nombre de visiteurs sur l’environnement. Comme je l’ai indiqué précédemment, l’éruption se trouve sur des terres privées. L’un de ses propriétaires a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de faire payer l’entrée aux visiteurs [ce qui signifie qu’il y a pensé! Imaginez un instant une éruption identique dans notre Chaîne des Puys. Un droit d’entrée aurait déjà été imposé aux visiteurs depuis plusieurs jours !!]. Ce propriétaire est inquiet à cause des dégâts qu’un aussi grand nombre de touristes peuvent causer à l’environnement. L’éruption se trouve sur une terre vierge jusque là et qui sera dégradée ; la mousse et d’autres plantes mettront des décennies à se rétablir.

Les autorités islandaises estiment que la mise en place d’infrastructures sur certains sites du pays a été trop lente, ce qui les a rendus vulnérables. L’exemple le plus frappant est le canyon de Fjaðrárgljúfur, qui a connu une très forte hausse de fréquentation après que Justin Bieber ait publié un clip vidéo filmé sur le site en 2015. Le canyon a dû être fermé à plusieurs reprises aux visiteurs les années suivantes, car l’afflux de visiteurs endommageait sa végétation sensible.

Une autre préoccupation concerne les personnes qui enfreignent les règles de quarantaine et viennent visiter l’éruption dans la Geldingadalur. La police contrôle désormais étroitement les arrivées à l’aéroport de Keflavík et sur le site de l’éruption. Toutes les personnes qui arrivent en Islande (à l’exception de celles qui ont été vaccinées ou qui ont contracté la Covid-19) doivent subir deux tests PCR et rester en quarantaine pendant cinq à six jours entre les tests. Cependant, certaines personnes censées être en quarantaine ont visité le site de l’éruption.

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In spite of the fact that hardly any foreigner has come to visit the eruption, crowds of people can dbe seen everyday in Geldingadalur. According to the Icelandic Tourist Board, over 18,000 people had already visited the eruption on March 30th, 2021. It is estimated that the number would at least double and maybe reach 30,000-40,000 people if foreign tourists were present in Iceland. A daily record was set on Sunday March 28th when 5,630 persons visited the site. With Easter weekend around the corner, the numbers are not likely to drop. While a bus shuttle and even a food truck have popped up at the site, authorities say they need to learn from past mistakes at other tourist sites and act quickly to build up infrastructure by the eruption.

Whether or not the eruption continues, the valley where lava is currently flowing could become Iceland’s most-visited tourist site in the coming years. It is close both Reykjavik and Keflavik International Airport where most travellers enter the country. It is also very close to the popular Blue Lagoon.

The eruption site has been monitored by Search and Rescue volunteers since the start of the eruption to ensure the safety of visitors. They have also marked the shortest, safest path to the site from the nearest road.

Icelandic authorities also worry about the impact of the popularity of the eruption on the environment. The eruption is located on private land. One of its owners said that he does not intend to charge visitors admission [which means he is thinking about it!], but is concerned about the damage such large numbers of tourists could cause to the land. It was an untouched land that will be wrecked, with moss and other things that take decades to recover. [Personal note: Just imagine a similar eruption occurring in the French Chaîne des Puys, an admission fee would already have been imposed on visitors for several days!!]

Icelandic authorities think thay have been too slow to build up infrastructure at some sites across the country, leaving them vulnerable. One example is Fjaðrárgljúfur canyon, which exploded in popularity after musician Justin Bieber released a music video filmed at the site in 2015. The canyon was repeatedly closed to visitors in the following years as heavy foot traffic damaged its sensitive vegetation.  .

Another concern is the people who break the quarantine regulations in order to visit the Geldingadalsgos eruption. Police are now more closely supervising arrivals to Keflavík International Airport and the eruption site. .

According to the quarantine regulations, everyone who arrives in Iceland (except the persons who have been vaccinated or who have already had Covid-19) must undergo two PCR tests and stay in quarantine for five to six days between them. However, some persons were supposed to be in quarantine but visited the eruption site.

Islande, une nature fragile (Photo : C. Grandpey)