Sismicité d’origine volcanique en Antarctique // Volcano-triggered seismicity in Antarctica

Un article publié fin avril 2022 sur le site Live Science nous apprend qu’un volcan sous-marin endormi depuis longtemps à proximité de la Péninsule Antarctique a montré des signes d’activité en déclenchant un essaim sismique incluant quelque 85 000 événements.

L’essaim, qui a commencé en août 2020 et s’est calmé en novembre de cette même année, représente l’activité sismique la plus forte jamais enregistrée dans la région. Les scientifiques pensent que cette sismicité a probablement été causée par une intrusion magmatique dans la croûte terrestre. De semblables intrusions se sont déjà produites dans d’autres endroits sur Terre, mais c’est la première fois que des chercheurs en observent une en Antarctique.
L’essaim s’est produit au niveau de l’Orca Seamount, un volcan sous-marin inactif qui s’élève à 900 mètres au-dessus du plancher océanique dans le détroit de Bransfield, un passage étroit entre les îles Shetland du Sud et la pointe nord-ouest de l’Antarctique. Dans cette région, la plaque tectonique Phénix plonge sous la plaque antarctique continentale en créant un réseau de failles dues à l’étirement de certaines parties de la croûte.
Les chercheurs en poste à la station scientifique de l’île King George, l’une des îles Shetland du Sud, ont été les premiers à ressentir les secousses sismiques. Les scientifiques ont cherché à comprendre ce qui se passait, mais l’île King George est éloignée de tout, avec seulement deux stations sismiques à proximité. Ils ont donc utilisé les données de ces stations sismiques, ainsi que les données de deux stations au sol fonctionnant dans le cadre du système mondial de navigation par satellite, pour mesurer le déplacement du sol. Ils ont également analysé les données de stations sismiques plus éloignées et de satellites qui utilisent l’interférométrie radar pour mesurer les déplacements au niveau du sol.
Les stations à proximité sont utiles pour détecter les moindres séismes, tandis que. les stations plus éloignées utilisent des équipements plus sophistiqués qui permettent de brosser un tableau plus détaillé des séismes les plus importants. En rassemblant ces données, les scientifiques ont pu créer une image de la géologie sous-jacente qui a déclenché l’essaim sismique.
Les deux séismes les plus significatifs de l’essaim avaient des magnitudes de M 5,9 et M 6,0 en octobre et en novembre 2020. Après le séisme de novembre, l’activité sismique a diminué. Les secousses ont semblé déplacer le sol de l’île King George d’environ 11 centimètres. Seuls 4 % de ce déplacement peuvent s’expliquer par la sismicité proprement dite. Les scientifiques pensent que c’est le mouvement du magma dans la croûte qui explique en grande partie le déplacement spectaculaire du sol.
Les chercheurs pensent que s’il y a eu une éruption de l’Orca Seamount, elle s’est probablement produite au moment de l’essaim sismique. Il n’y a actuellement aucune preuve directe d’une telle éruption. Pour en avoir la confirmation, les scientifiques devront envoyer une mission dans le détroit de Bransfield pour mesurer la bathymétrie, la profondeur du plancher océanique, et la comparer aux cartes historiques.
Source : Live Science

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An article published in late April 2022 on the Live Science website informs us that a long-dormant underwater volcano near Antarctica has woken up, triggering a swarm of 85,000 earthquakes. The swarm, which began in August 2020 and subsided by November of that year, is the strongest earthquake activity ever recorded in the region. Scientists say the quakes were likely caused by a « finger » of hot magma poking into the crust. Similar intrusions already occurred in other places on Earth, but this is the first time researchers observed it in Antarctica.

The swarm occurred around the Orca Seamount, an inactive volcano that rises 900 meters from the seafloor in the Bransfield Strait, a narrow passage between the South Shetland Islands and the northwestern tip of Antarctica. In this region, the Phoenix tectonic plate is diving beneath the continental Antarctic plate, creating a network of fault zones, stretching some portions of the crust and opening rifts in other places.

Scientists at the research stations on King George Island, one of the South Shetland Islands, were the first to feel  the quakes. Scientists wanted to understand what was going on, but King George Island is remote, with just two seismic stations nearby. So they used data from those seismic stations, as well as data from two ground stations for the global satellite navigation system, to measure ground displacement. They also looked at data from more distant seismic stations and from satellites circling Earth that use radar to measure shifting at ground level.

The nearby stations are good for detecting the tiniest quakes. More distant stations, meanwhile, use more sophisticated equipment and can thus paint a more detailed picture of the larger quakes. By piecing these data together, the scientists were able to create a picture of the underlying geology that triggered the earthquake swarm.

The two largest earthquakes in the series had magnitudes M 5.9 and M 6.0 in October and in November 2020. After the November quake, seismic activity waned. The quakes seemed to move the ground on King George Island around 11 centimeters. Only 4% of that displacement could be directly explained by the earthquake; the scientists suspect the movement of magma into the crust largely accounts for the dramatic shifting of the ground.

If there was an underwater eruption at the seamount, it likely happened at that time. But there is no direct evidence for an eruption. In order to confirm that the shield volcano blew its top, scientists would have to send a mission to the strait to measure the bathymetry, or seafloor depth, and compare it to historical maps

Source: Live Science.

Modèle topographique montrant l’emplacement de l’Orca Seamount dans le détroit de Bransfield (Source: SERNAGEOMIN)

Origine des dépôts de tephra sur la Grande Ile d’Hawaii // Origin of tephra deposits on Hawaii Big Island

Le Mauna Loa et le Kilauea sont les deux volcans les plus actifs de la Grande Ile d’Hawaï et leurs histoires éruptives se chevauchent. Ils sont situés à faible distance d’un de l’autre; leurs cratères sommitaux ne sont éloignés que d’environ 34 kilomètres.De plus, une partie du Kilauea s’est édifiée sur le flanc sud-est du Mauna Loa, le plus ancien des deux volcans.
Le Mauna Loa et le Kilauea produisent des coulées de lave qui peuvent parcourir plusieurs kilomètres depuis la source. De plus, ils émettent des panaches de tephra qui peut monter haut dans l’atmosphère et parcourir de longues distances en étant poussés par le vent. C’est pourquoi il peut parfois être difficile de déterminer quel volcan est responsable d’une coulée de lave ou d’un dépôt de tephra.
Connaître la source des matériaux émis, qu’il s’agisse du Mauna Loa ou du Kilauea, est important pour évaluer les risques volcaniques sur la Grande Ile d’Hawaï. Les géologues se tournent vers les événements du passé, qu’ils soient effusifs ou explosifs, pour comprendre la fréquence des éruptions volcaniques. Le calcul des intervalles de récurrence permet de déterminer la fréquence à laquelle des événements effusifs ou explosifs se produisent, et cela peut aider à prévoir quand ils sont susceptibles de se produire à l’avenir.
Par exemple, si les géologues observent un affleurement dans lequel six couches de tephra sont prises en sandwich entre une coulée de lave supérieure datée d’il y a 800 ans et une coulée de lave inférieure datée d’il y a 2 000 ans – donc avec une période de temps de 1 200 ans entre les deux coulées – ils peuvent conclure que l’intervalle de récurrence minimum serait de 200 ans (1 200 ans divisés par six éruptions explosives). Cela signifie qu’un événement éruptif explosif s’est produit, en moyenne, tous les 200 ans au cours de cette période de 1 200 ans. Si on sait qu’il y a six couches de tephra, mais si on ne sait pas si elles proviennent du Mauna Loa ou du Kilauea, il est difficile de comprendre à quelle fréquence les éruptions se sont produites à partir de chacun de ces volcans.
Par exemple, si une seule des couches de tephra provient du Mauna Loa, l’intervalle de récurrence minimum est de 240 ans pour le Kilauea et de plus de 1 200 ans pour le Mauna Loa. Mais si trois des couches de tephra proviennent du Mauna Loa, l’intervalle de récurrence minimum est de 400 ans pour le Kilauea et de 400 ans pour le Mauna Loa.
Afin de déterminer quel volcan a produit telle coulée ou tel couche de tephra, les géologues ont recours à plusieurs méthodes. Ils utilisent souvent une cartographie détaillée. En effet, une éruption explosive laisse généralement des dépôts plus épais près de la source et ils s’amincissent en s’éloignant de cette même source.
Les géologues peuvent également avoir recours à la géochimie pour déterminer si un produit éruptif particulier provient du Mauna Loa ou du Kilauea. Des études ont montré que les deux volcans ont des signatures géochimiques différentes. Par exemple, les laves du Mauna Loa contiennent généralement plus de silice (Si) et moins de calcium (Ca), de titane (Ti) et de potassium (K) à une teneur donnée en magnésium (Mg) que les laves du Kilauea.
Par ailleurs, les deux volcans et leurs prédécesseurs plus anciens ont généralement des concentrations d’éléments traces et des signatures isotopiques différentes. Les géochimies définissent deux familles différentes le long de l’archipel hawaiien. Sur la Grande Ile d’Hawaï, le Mauna Loa et le Hualalai forment une famille, tandis que le Kilauea, le Mauna Kea et le Kohala en forment une autre. On pense que les différences chimiques proviennent du panache du point chaud et démontrent que les systèmes magmatiques des deux volcans ne sont pas interconnectés.
Une nouvelle étude a appliqué ces différences chimiques entre le Mauna Loa et le Kilauea pour comprendre la source volcanique des couches dans un dépôt de tephra de deux mètres d’épaisseur sur le flanc sud-est du Mauna Loa. Le dépôt de tephra se trouve à environ 19 kilomètres au sud de Moku’āweoweo, la caldeira sommitale du Mauna Loa, et à 35 kilomètres au sud-ouest de l’Halema’uma’u, le cratère sommital du Kilauea. En raison de la variation des directions du vent, l’un ou l’autre des volcans pourrait potentiellement être la source du dépôt de tephra. Les premières analyses chimiques d’éclats de verre volcanique prélevés dans les couches de tephra laissent supposer que des tephra du Kilauea et du Mauna Loa sont présents sur le site. Les tephra de l’ancienne éruption du Keanakākoʻi et de celle du Kulanaokuaiki, émis par le Kilauea, semblent être présents, ainsi qu’au moins une couche de tephra en provenance du Mauna Loa.
Les nouvelles données ainsi obtenues seront importantes pour déterminer les calculs d’intervalle de récurrence pour les événements explosifs sur le Mauna Loa et le Kilauea et permettront aux scientifiques du HVO de fournir des évaluations des risques plus fiables pour la Grande Ile d’Hawaï.
Source : USGS, HVO.

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Mauna Loa and Kilauea are the two most active volcanoes on the Island of Hawaii, and they have overlapping eruption histories. They are located in close proximity, with their summit craters only about about 34 kilometers apart. In fact, part of Kilauea is built on the southeast flank of Mauna Loa, which is the older of the two volcanoes.

Both volcanoes produce lava flows that can travel many kilometers from the volcanic vent. Additionally, they produce tephra that can rise high into the atmosphere and travel long distances by wind. With this in mind, it can sometimes be difficult to determine which volcano is responsible for a specific lava flow or tephra layer.

Knowing the source of the erupted material, whether from Mauna Loa or Kilauea, is important for assessing volcanic hazards on Hawaii Big Island. Geologists look to past eruptions, both effusive and explosive, to understand the frequency of volcanic eruptions. Recurrence intervals can be calculated to determine how often effusive or explosive events occur, which can help forecast when they may occur in the future.

For example, if geologists observe an outcrop with six tephra layers sandwiched between an upper lava flow dated at 800 years ago and a lower lava flow dated at 2,000 years ago – a time period of 1,200 years preserved between the two flows – the minimum recurrence interval would be 200 years (1,200 years divided by six explosive eruptions). This means that an explosive eruptive event occurred, on average, every 200 years within that 1,200 year time period. If we know that there are six tephra layers, but we don’t know if they erupted from Mauna Loa or Kilauea, it is difficult to understand how often eruptions occurred from the individual volcanoes.

For example, if only one of the tephra layers were from Mauna Loa, the minimum recurrence interval would be 240 years for Kilauea and over 1,200 years for Mauna Loa. But if three of the tephra layers were from Mauna Loa, the minimum recurrence interval would be 400 years for Kilauea and 400 years for Mauna Loa.

In order to determine which volcano produced a certain flow or tephra, geologists resort to several methods. They often use detailed mapping. An explosive eruption, for example, will generally have thicker deposits near the source and thin out away from the source.

Geologists can also use geochemistry to determine if a particular eruptive product is from Mauna Loa or Kilauea. Studies have shown that the two volcanoes have different geochemical signatures. For example, Mauna Loa lavas generally have higher silica (Si) and lower calcium (Ca), titanium (Ti), and potassium (K) at a given magnesium (Mg) content than Kilauea lavas.

The two volcanoes and their older predecessors generally have different trace element concentrations and isotope signatures as well, with the geochemistries defining two different families along the island chain. On the Island of Hawaii, Mauna Loa and Hualalai form one family, while Kilauea, Mauna Kea, and Kohala form another. The chemical differences are thought to originate in the hotspot plume and demonstrate that the magma systems for the two volcanoes are not interconnected.

A new study is applying these geochemical differences between Mauna Loa and Kilauea to understand the volcanic source of individual layers within a two-meter-thick tephra exposure on the southeast flank of Mauna Loa. The exposure is located approximately 19 kilometers south of Moku‘āweoweo, the summit caldera of Mauna Loa, and 35 kilometers southwest of Halema’uma’u, the summit crater of Kilauea. Due to varying wind directions, either volcano could potentially be the source of the tephra.

Initial geochemistry obtained from fresh glass shards found in the tephra layers suggests that tephra from both Kilauea and Mauna Loa are present at the field site. Tephras from both the Keanakākoʻi Ash (circa 1500–1820 CE) and the Kulanaokuaiki Tephra (circa 400–1000 CE), which erupted from Kilauea, appear to be present, as well as at least one tephra layer from Mauna Loa.

The new data will be important for constraining recurrence interval calculations for explosive events on Mauna Loa and Kilauea and will help the USGS Hawaiian Volcano Observatory provide more robust hazard assessments for the Island of Hawaii.

Source : USGS, HVO.

Sommet du Mauna Loa (Crédit photo : USGS)

Caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo : C. Grandpey)

Caldeira sommitale du Kilauea en 2006 (Photo: C. Grandpey)

Caldeita sommitale du Kilauea après l’éruption de 2018 (Crédit photo: HVO)

Réchauffement climatique : des nouvelles inquiétantes de l’Inde et de l’Himalaya // Global warming : disturbing news from India and the Himalayas

Le mois de mars 2022 en Inde a été le plus chaud en 122 ans, depuis que le Service Météorologique Indien – India Meteorological Department (IMD) – a commencé à effectuer des mesures. Cette situation intervient après la chaleur extrême de mars 2021 qui a été le troisième mois de mars le plus chaud jamais enregistré. Les scientifiques expliquent que l’une des raisons pour lesquelles la courte saison printanière s’est métamorphosée en été est l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, en plus des conditions météorologiques locales.
Avec une température maximale moyenne en Inde de 33,10°C, le mois de mars a annoncé le début précoce de l’été, une tendance qui devient la norme. Le Service Météorologique a attribué les températures élevées aux faibles précipitations observées au cours du mois. Le déficit pluviométrique a atteint 72% dans l’Inde dans sa globalité, et même 89% sur la partie nord-ouest du pays.
Les températures estivales ont augmenté dans toute l’Inde au cours des dernières décennies. On s’en rend compte en constatant le nombre de jours de canicule que le pays connaît pendant les mois d’été entre avril et juin. Selon l’IMD, le nombre de jours de canicule en Inde connaît une augmentation rapide tous les 10 ans. On est passé de 413 jours en 1981-1990 à 575 en 2001-2010 et 600 en 2011-2020. Le nombre de journées extrêmement chaudes a augmenté constamment dans 103 stations météorologiques, principalement dans les zones intérieures. La plupart des 103 stations météorologiques ont enregistré une tendance à la hausse significative de la fréquence des vagues de chaleur entre avril et juin au cours de la période 1961-2020.
Le Service Météorologique Indien indique que l’une des principales raisons de ces canicules est le changement climatique. Les autres raisons de l’écart extrême par rapport aux températures normales incluent les conditions météorologiques locales et d’autres facteurs tels que l’augmentation de la déforestation et des modifications dans l’utilisation des terres.
La plupart des régions situées au coeur de la vague de chaleur se trouvent dans le nord, le nord-ouest, le centre, l’est et le nord-est de l’Inde péninsulaire. C’est là que l’on a enregistré le plus grand nombre de vagues de chaleur sévères au mois de mai.
L’IMD explique que l’on a affaire à une vague de chaleur lorsque la température maximale est de 40° C et d’au moins 4 ou 5 dixièmes au-dessus de la normale. Le Service parle d’une vague de chaleur « sévère » lorsqu’on se trouve à 6,5 degrés au-dessus de la normale ou plus.
La forte chaleur de mars n’a pas épargné les États himalayens de l’Himachal Pradesh et de l’Uttarakhand, qui connaissent généralement des températures plus fraîches pendant cette période. En outre, le nombre de jours de froid dans la région himalayenne a diminué au cours des trois dernières décennies. On imagine facilement les conséquences pour les glaciers. C’est très inquiétant car après l’Antarctique et l’Arctique, la région détient la troisième plus grande quantité de glace dans le monde. Sa fonte et sa disparition auraient un impact catastrophique sur l’approvisionnement en eau des habitants de la région.
Ce n’est malheureusement pas terminé. Le dernier rapport du GIEC a affirmé que les vagues de chaleur et le stress dû à la chaleur humide seront encore plus intenses et plus fréquents au cours du 21ème siècle.

Les pires vagues de chaleur en Inde se sont produites en 2015 et ont fait au moins 2 081 morts, Il faut toutefois noter que ces vagues de chaleur se sont développées plus près du début de l’été, en mai et au début de juin.
Source : médias d’information internationaux.

On peut lire sur le site web de Accuweather, un article très détaillé (en anglais) sur la vague de chaleur en Inde au cours du mois d’avril 2022 :

https://www.accuweather.com/en/weather-forecasts/india-heat-wave-air-pollution-new-delhi/1178431

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The month of March 2022 in India was the hottest in 122 years since the India Meteorological Department (IMD) started maintaining records. It comes after the extreme heat in March last year, which was the third warmest on record. Scientists say that one of the reasons the short-lived spring season has metamorphosed into summer is the accumulation of greenhouse gases in the atmosphere, besides local weather conditions.

At an average maximum nationwide temperature of 33.10°C, March heralded the early onset of summer, a trend that is becoming the norm. The weather office attributed the high temperatures to the scanty rainfall seen in the month. The rainfall deficiency was as high as 72% over India, rising to as much as 89% over the northwest parts of the country.

Summer temperatures have been rising across India in the past few decades. This is visible in the number of heatwave days the country experiences in the summer months between April and June.

According to IMD, the number of heatwave days in India is increasing at a rapid pace every 10 years. From 413 in 1981-90 to 575 in 2001-10 and 600 in 2011-20, the number of days that see extremely hot days is persistently increasing at 103 weather stations, mostly in inland areas. Most of the 103 weather stations have recorded a significantly increasing trend in heatwave frequency between April and June during the 1961-2020 period.

The India Meteorological Department specifies that oe of the main reasons for these heatwaves can be attributed to climate change. The other reasons for the extreme departure from normal maximum temperatures include local weather conditions and other factors like increasing deforestation and changes in land use.

Many of the areas in the core heatwave zone, which include north, northwest, central, east, and northeast peninsular India, recorded the highest number of severe heatwaves in the month of May.

India’s weather office declares a heatwave when the maximum temperature is 40°C and at least 4.5 notches above normal. The bureau upgrades a heatwave to severe when the departure is 6.5 degrees above normal or higher.

The high heat in March did not even spare the Himalayan states of Himachal Pradesh and Uttarakhand, which typically experience cooler temperatures during this time, Besides,the number of cold wave days over the mountainous region has been decreasing over the past three decades. This will inevitably have an impact on the glaciers and is worrisome because after Antarctica and the Arctic, the region holds the world’s third-largest amount of glacial ice. Its loss would dramatically impact the supply of water to people in the region.

The latest IPCC report warned that heatwaves and humid heat stress will be more intense and frequent during the 21st century.

India’s worst heat waves occurred in 2015 and led to at least 2,081 fatalities, according to Nicholls. However, those heat waves developed closer to the start of summer in May and early June.

Source: International news media.

On the Accuweather website, one can read a very detailed article on the heat wave in India during the month of April 2022:

https://www.accuweather.com/en/weather-forecasts/india-heat-wave-air-pollution-new-delhi/1178431

La situation en Inde le 24 avril 2022 (Source : Accuweather)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une nouvelle éruption a été observée sur le Batu Tara (mer de Flores / Indonésie) le 26 avril 2022.
Selon l’observatoire volcanologique de Batu Tara, la première éruption a été enregistrée à 01h45 (UTC, 09h45 heure locale) le 26 avril, ce qui a conduit à une première hausse au Jaune de la couleur de l’alerte aérienne.
Une intensification du dégazage a ensuite été observée à 20h41 (UTC) avec un nuage de cendres estimé jusqu’à 2,8 km au-dessus du niveau de la mer, mais la visibilité n’était pas bonne. À 22 h 38 (UTC), le VAAC de Darwin a déclaré que la cendre n’était pas discernable sur les images satellite dans des conditions atmosphériques claires. Le Centre a élevé la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange.
La dernière période éruptive du Batu Tara a duré de janvier 2007 au 26 novembre 2015, avec un VEI 2.
Source : Darwin VAAC, The Watchers.

 

Image satellite de l’éruption du Batu Tara le 15 mars 2010 avec les Petites îles de la Sonde au bas de l’image (Source: NASA).

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Selon l’Anak Krakatau Volcano Observatory, , l’activité du volcan (Indonésie) a augmenté au cours des dernières semaines, obligeant les autorités à relever le niveau d’alerte de 2 à 3 le 24 avril 2022.
La sismicité a fortement augmenté le 5 avril, suivie d’une déformation significative du volcan à partir du 18 avril, et encore plus prononcée depuis le 22 avril. L’activité éruptive oscille entre des explosions avec émissions de panaches de cendres et des événements de type strombolien, avec projections de lave incandescente le 17 avril. Une coulée de lave a été observée jusque dans la mer le 23 avril. Le VAAC de Darwin a estimé à 6 km la hauteur du panache de cendres. Le 23 avril, la couleur de l’alerte aérienne est passée de l’Orange au Rouge.
Une augmentation significative des émissions de SO2 a également été observée, ce qui indique un nouvel apport de magma susceptible de remonter à la surface sous forme de matériaux incandescents et de coulées de lave.
Sur la base de données visuelles et instrumentales, les volcanologues locaux affirment que le risque lié à l’activité actuelle réside dans la projection de matériaux incandescents dans un rayon de 2 km de la source de l’éruption, mais les matériaux éjectés peuvent atteindre des distances encore plus longues. En conséquence, le public n’est pas autorisé à s’approcher de l’Anak Krakatau dans un rayon de 5 km.
Source : Anak Krakatau Volcano Observatory via The Watchers.

Image satellite acquise le 27 avril 2022; on voit parfaitement l’écoulement de lave sur le flanc du volcan (Source: Copenicus)

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Selon le Laboratoire de Géophysique Expérimentale, l’activité du Stromboli (Sicile) est actuellement moyenne à faible dans les cratères NE et Centre. On enregistre en moyenne 9-11 événements par heure. Les émissions de SO2 sont stables sur des valeurs faibles, tandis que les flux de CO2 affichent des valeurs moyennes.

S’agissant de l’accès au volcan, le sommet reste interdit car l’activité explosive peut devenir violente sans prévenir. On peut accéder librement à la cote 300 m et avec les guides au niveau 400m, là où on pouvait grimper sans problème il y a quelques années, mais il faut bien que les guides travaillent…

Des restrictions sont également en place sur l’île de Vulcano (Iles Eoliennes) où l’accès au cratère de La Fossa et aux bains de boue reste interdit.

On observe actuellement sur l’Etna (Sicile) une faible activité strombolienne, localisée essentiellement dans le secteur Bocca Nuova / Voragine, et dans une moindre mesure dans le secteur cratère SE / NSE. Cette activité s’accompagne d’un dégazage continu de tous les cratères sommitaux.

Source: Laboratorio Geofisico Sperimentale.

Le Stromboli vu depuis la Cima…quand l’accès au sommet était autorisé (Photo: C. Grandpey)

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La situation reste stable sur le Sabancaya (Pérou) et, selon l’IGP, ne devrait guère évoluer au cours des prochains jours. On observe une quarantaine d’explosions chaque jour, avec des panaches de cendre qui montent jusqu’à 2-3 km au-dessus du sommet du volcan.

Episode explosif sur le Sabancaya (Source: IGP)

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Le Ruapehu (Nouvelle-Zélande) continue de s’agiter avec des épisodes significatifs de tremor volcanique. La température du lac de cratère reste stable à 37 °C. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2.
L’épisode d’activité dure depuis cinq semaines maintenant. S’agissant du tremor volcanique, c’est l’épisode le plus long et le plus intense jamais observé au cours des 20 dernières années.
Les analyses chimiques d’un échantillon de l’eau du lac prélevé le 15 avril n’ont montré aucun changement depuis le 31 mars.
Comme je l’ai écrit précédemment, la nature de l’activité volcanique, le tremor volcanique qui reste élevé, les émissions de gaz et la température du lac révèlent un processus généré par l’interaction du magma avec le système hydrothermal à faible profondeur à l’intérieur du volcan.
Selon des scientifiques néo-zélandais, l’activité volcanique actuelle ne devrait pas se solder par une éruption car aucun événement de ce type n’a fait suite à de tels signes d’activité au cours des 15 dernières années. Le risque d’un épisode éruptif prolongé ou d’une éruption plus importante reste très faible.
Source : GNS Science.

Photo: C. Grandpey

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L’essaim sismique qui avait débuté près du Mont Edgecumbe (Alaska) le 11 avril 2022 (voirma note précédente) a ensuite décliné et la sismicité a retrouvé un niveau normal le 22 avril. Les données satellitaires montrent une vaste zone de soulèvement, d’environ 17 km de diamètre, à environ 2,5 km à l’E d’Edgecumbe. Le soulèvement a commencé en août 2018 et la déformation a atteint 8,7 cm par an au centre de la zone, avec au final 27 cm de soulèvement. L’analyse des données sismiques montre que la sismicité a commencé en 2020, même si le dernier essaim sismique était inhabituel. La déformation et les données sismiques laissent supposer un mouvement de magma sous le volcan, avec une intrusion à environ 5 km sous le niveau de la mer. Le volcan ne dispose pas d’un niveau d’alerte volcanique, ni d’une couleur d’alerte aérienne en raison de l’absence d’instruments sur le site.
Source : AVO.

Source: AVO

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Une anomalie thermique a été observée sur les images satellites du Karymsky (Kamtchatka) entre le 15 et le 22 avril 2022. Les explosions ont généré des panaches de cendres qui ont atteint 7,5 à 11 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge le 20 avril en raison d’une explosion plus forte, avant de revenir à Orange quelques heures plus tard.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A new eruption was observed at Batu Tara volcano (Flores Sea / Indonesia) on April 26th, 2022.

According to the Batu Tara Volcano Observatory, the first eruption was recorded at 01:45 (UTC, 09:45 local time) on April 26th, which led to a first incresase of the Aviation Color Code to Yellow.

An increase in degassing was later observed at 20:41 (UTC) with an ash cloud estimated up to 2.8 km above sea level, but visibility was not good. At 22:38 (UTC), the Darwin VAAC said volcanic ash was not discernable on satellite imagery in clear atmospheric conditions. The Center raised the Aviation Color Code to Orange.

The last eruptive period of this volcano lasted from January 2007 to November 26, 2015, with a VEI 2.

Source: Darwin VAAC, The Watchers.

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According to the Anak Krakatau Volcano Observatory, activity at Anak Krakatau (Indonesia) increased over the past weeks, forcing authorities to raise the alert level from Level 2 to 3 on April 24th, 2022.

Seismicity at the volcano increased sharply on April 5th, followed by notable deformation starting on April 18th and even more pronounced since April 22nd. Eruptive activity fluctuates from ash-dominant eruptions to strombolian type events, producing incandescent lava on April 17th. A lava flow was observed entering the sea on April 23rd. The Darwin VAAC estimated volcanic the ash cloud rose up to 6 km. On April 23rd, the Aviation Color Code was raised from Orange to Red.

A significant increase in SO2 was also observed, which indicates a new magma supply which mlay come out to the surface in the form of incandescent material and lava flows.

Based on visual and instrumental data, local volcanologists say that the potential hazard from the current activity is the ejection of incandescent material within a radius of 2 km from the center of the eruption, but the material may reach even longer distances. As a consequence, the public is not allowed to approach Anak Krakatau within a 5 km radius.

Source: Anak Krakatau Volcano Observatory via The Watchers.

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According to the Laboratorio Geofisico Sperimentale, volcanic activity at Stromboli (Sicily) is currently medium to low in the NE and Center craters. On average, 9-11 events are recorded per hour. SO2 emissions are stable at low values, while CO2 flows show medium values.
Regarding access to the volcano, the summit remains prohibited because the explosive activity can become violent without warning. You can freely access the 300m level and reach the 400m level with the guides.
Restrictions are also in place on the island of Vulcano (Aeolian Islands) where access to La Fossa and the mud baths remains prohibited.

Weak Strombolian activity is currently observed on Mt Etna (Sicily), mainly in the Bocca Nuova / Voragine area, and to a lesser extent in the SE / NSE crater area. This activity is accompanied by a continuous degassing of all the summit craters.

Source : Laboratorio Geofisico Sperimentale.

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The situation remains stable at Sabancaya (Peru) and, according to IGP, should hardly change over the next days. About 40 explosions are observed each day, with ash plumes rising up to 2-3 km above the summit of the volcano.

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Elevated volcanic unrest continues at Ruapehu (New Zealand) volcano and is dominated by strong volcanic tremor. The Crater Lake temperature remains stable at 37 °C and the Volcanic Alert Level remains at 2.

The curent episode of unrest has lasted for five consecutive weeks. The tremor episode now represents the combined longest-strongest period of tremor recorded over the past 20 years.

The laboratory analyses of a lake sample collected on April 15th have shown no changes in water chemistry since March 31st.

As I put it previously, the sustained nature of the volcanic unrest, coupled with the strong volcanic tremor signals, elevated gas output and hot lake remain indicative of processes being driven by magma interacting with the geothermal system within the volcano at shallow depth.

According to NZ scientists, the most likely outcome of this unrest episode within the next four weeks is still that no eruptive activity occurs, as no eruptions have followed unrest in the past 15 years. The chances of a prolonged eruptive episode or a larger eruption, remain very unlikely.

Source: GNS Science.

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The seismic swarm near Mt Edgecumbe (Alaska) that began on April 11th, 2022 (see my previous post) declined to background levels by April 22nd. Satellite data showed that a broad area of uplift, about 17 km in diameter, was located about 2.5 km E of Edgecumbe. The uplift began in August 2018 and deformed at a rate of up to 8.7 cm per year in the center of the area, totaling 27 cm of uplift; the deformation was ongoing. Retrospective analysis of seismic data revealed that earthquakes started occurring in 2020, though the recent swarm was unusual. The deformation and seismic data together suggested magma movement beneath the volcano, consistent with an intrusion at about 5 km below sea level. Both the Volcano Alert Level and Aviation Color Code remain at Unassigned due to the lack of dedicated, local instrumentation.

Source: AVO.

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A thermal anomaly over Karymsky (Kamchatka) was visible in satellite images between April 15th and 22nd, 2022. Explosions generated ash plumes that rose as high as 7.5 – 11 km a.s.l. KVERT raised the Aviation Color Code to Red on April 20th due to a stronger explosion, then lowered it to Orange again.

Source: KVERT.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm