Épisode sismique dans le secteur du Sancy (Auvergne / France)

Depuis le mois de mars 2022, on enregistre une certaine sismicité dans la région auvergnate du Sancy. Plus de 250 microséismes ont été enregistrés en quelques mois sur une zone relativement restreinte entre Chambon-sur-Lac et .Beaune-le-Froid, du côté de Murol. La magnitude des événements ne dépasse jamais M 2,5.

Cette sismicité n’inquiète pas trop les habitants de la région car de tels épisodes ont déjà été enregistrés dans le passé, entre 1979 et 1984, en 2008, ou encore en 2013, et sur des laps de temps beaucoup plus courts qu’en 2022. C’est donc la durée de l’essaim en cours qui est le paramètre le plus remarquable.

Les scientifiques clermontois ne sont pas en mesure, pour le moment, d’expliquer le phénomène. Le Laboratoire Magmas et Volcans (LMV) et l’Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand (OPGC) unissent leurs forces et mettent les moyens pour assurer le suivi de cette sismicité. Un certain nombre de paramètres sont examinés, tel que la déformation potentielle du sol, la chimie de l’eau, le champ magnétique terrestre, etc. Les séismes se poursuivent chaque jour, mais aucune évolution n’est observée, que ce soit en intensité ou en profondeur.

En plus du dispositif de mesure permanent, trois nouvelles stations sismiques ont été installées localement. Une station GNSS (Global Navigation Satellite Systems) est en cours d’installation. A cela s’ajoute un drone, équipé d’un capteur magnétique destiné à étudier l’intensité du champ magnétique et ses variations à différents niveaux.

A l’heure actuelle, l’hypothèse privilégiée pour expliquer l’épisode sismique est celle de la réactivation d’anciennes failles, mais il faudra d’autres analyses pour avoir confirmation. Une chose est sure, cette sismicité n’annonce pas un réveil des volcans d’Auvergne!

Source: Presse locale.

Source: LMVA

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’activité volcanique est relativement faible depuis quelque temps, sans événement majeur.

L’Observatoire des volcans d’Hawaii (HVO) a détecté une hausse de l’activité sismique sous le volcan sous-marin Kamaʻehuakanaloa (autrefois connu connu sous le nom de Loʻihi) au cours des derniers jours. L’activité est probablement le résultat de mouvements du magma sous l’édifice volcanique qui ne montre actuellement aucun signe d’éruption. La dernière a eu lieu en 1996.
Le HVO précise que si une éruption devait se produire, elle pourrait provoquer une vidange partielle de la chambre magmatique sommitale, ainsi que l’effondrement du sommet. De tels changements à la surface du volcan pourraient déplacer d’énormes volumes d’eau, ce qui pourrait générer de petites vagues de tsunami et affecter le rivage sud-est de la Grande Ile d’Hawaï.
Source : HVO.

 

Source: USGS

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La lave continue d’être émise par une bouche dans la paroi ouest du cratère de l’Halema’uma’u sur le Kilauea (Hawaï). Elle pénètre dans le lac de lave puis s’écoule sur le fond du cratère. Le niveau du lac est relativement bas, avec quelques fluctuations. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcan restent respectivement à Orange et Watch (Vigilance).
Source : HVO.

Source: HVO

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Plusieurs événements éruptifs ont été observés sur l’Anak Krakatau (Indonésie) ces derniers jours. Ils ont généré des panaches de cendres denses qui se sont élevés de 1 à 2,5 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à au moins 5 km du cratère.
Source : CVGHM.

Eruption typique du Krakatau (Photo: C. Grandpey)

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Un essaim sismique a débuté à São Jorge (Açores) le 19 mars 2022 le long d’un système fissural orienté ONO-ESE. Les données sismiques ainsi que les données de déformation ont révélé une intrusion magmatique, même si début avril aucune déformation significative n’avait été détectée. La fréquence des secousses a diminué fin mai-début juin, de sorte que le niveau d’alerte a été abaissé à 3 (sur une échelle de 0 à 6) le 8 juin. La sismicité continue d’être élevée en juillet 2022, mais l’éruption tant redoutée par les scientifiques et la population ne s’est jamais produite.
Source : CIVISA.

Source: CIVISA

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à Orange pour l’Ebeko, le Karymsky et le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Bezymianny.
Source : KVERT.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Volcanic activity is quite low in the past days around the world, with no significant event.

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) has detected increased seismic activity beneath Kamaʻehuakanaloa (formerly known as Loʻihi) seamount over the past few days. The activity is likely the result of magma movement beneath the seamount which currently shows no sign of an eruption. The last eruption at this volcano took place in 1996.

HVO specifies that if an eruption should occur, it might cause partial draining of its summit magma chamber, as well as summit collapse. Abrupt changes to the volcano’s surface could displace massive volumes of ocean water, which might generate small local tsunami waves and affect southeast shores of Hawaii Big Island.

Source: HVO.

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Lava continues to be emitted by a vent in the lower western wall of Kilauea’s Halema`uma`u Crater (Hawaii). it enters the lava lake and then flows onto the crater floor. The lake level is relatively low, with some fluctuations. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: HVO.

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Several eruptive events were observed at Anak Krakatau (Indonesia) in the past days. They produced dense ash plumes that rose 1-2.5 km above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 5 km away from the crater.

Source: CVGHM.

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A seismic swarm at São Jorge (Azores) began on March 19th, 2022 along a WNW-ESE fissure system. The seismic data as well as deformation data indicated a magmatic intrusion, though by early April no significant deformation was detected. The frequency of earthquakes decreased in late May-early June, so that the Alert Level was lowered to 3 (on a scale 0-6) on June 8th. Seismicity continues to be elevated, but the eruption feared by both scientsits and residents never occurred.

Source: CIVISA.

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In Kamchatka, the aviation colour code is kept at Orange for Ebeko, Karymsky and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

 

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Sécheresse et incendies en Alaska // Drought and wildfires in Alaska

Mon amour de l’Alaska n’est un secret pour personne. J’ai eu l’occasion de parcourir le 49ème État de l’Union à plusieurs reprises et j’y serais retourné ces deux dernières années si les contraintes liées à la COVID ne m’en avaient pas empêché.

Pour beaucoup de gens, l’Alaska est un coin perdu de la planète où il fait rarement beau, où il fait froid et où les rares compagnons de voyage sont les ours. Ces idées reçues sont en grande partie fausses. J’ai eu l’occasion de parcourir les paysages splendides à l’automne sous un ciel parfaitement bleu avec, à la clé, des rencontres très intéressantes. Il est vrai aussi que rares ont été les journées où je n’ai pas rencontré d’ours. En Alaska, le plantigrade n’a pas été stupidement réintroduit comme en France. il déambule librement dans un territoire qui a toujours été le sien.

Preuve que le temps n’est pas toujours pourri en Alaska, on dénombre de plus en plus d’incendies de végétation car, comme ailleurs dans l’Arctique, l’État se réchauffe plus vite que le reste de la planète sous les coups de boutoir du dérèglement climatique.

Depuis le mois d’avril 2022, l’Alaska a dû faire face à plus de 500 incendies, en raison des orages et de la sécheresse qui favorisent les départs de feu. Les pompiers luttent actuellement contre 264 incendies un peu partout dans l’État. Entre le début de l’année et la mi-juillet, plus d’1,2 million d’hectares sont déjà partis en fumée en Alaska. Ce chiffre pourrait dépasser le record de 2004, qui s’élevait à 2,6 millions d’hectares.

Des records de sécheresse ont été enregistrés en mai et juin 2022. Selon les climatologues américains, le nombre élevé d’incendies est dû à un cocktail explosif de plusieurs éléments: la sécheresse, la fonte précoce de la neige, les vents et la foudre. On remarquera que l’expression « réchauffement climatique » n’est jamais mentionnée. Cela n’est guère surprenant dans un État à majorité Républicaine. À l’image de l’ancien président Trump, le parti conservateur n’a jamais vraiment accepté l’idée du réchauffement climatique.

Un temps frais et pluvieux s’est installé depuis la mi-juillet sur une grande partie de l’Alaska, ce qui a calmé un peu le début de saison catastrophique sur le plan des incendies.

L’Alaska étant un État très vaste (1,723 million de km²) et très faiblement peuplé (737 000 habitants), le nombre d »évacuations a été relativement limité.

Pour terminer, il faut rappeler que le réchauffement climatique dans l’Arctique favorise le dégel du permafrost et intensifie donc les émissions de carbone et de méthane…

Source: Anchorage Daily News.

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My love of Alaska is no secret. I have had the opportunity to travel across the 49th State in the Union on several occasions and I would have returned in the last two years if the constraints related to the COVID pandemic had not stopped me.
For many people, Alaska is a lost corner of the planet where the weather is rarely sunny, where it is cold and where the few travelling companions are the bears. These readymade ideas are largely false. I had the opportunity to travel across the gorgeous landscapes in autumn under a perfectly blue sky with some very interesting encounters. It is also true that rare were the days when I did not come across a bear. In Alaska, the plantigrades were not stupidly reintroduced as in France. Bears roam freely in a territory that has always been theirs.
A proof that the weather is not always bad in Alaska is that there are more and more wildfires because, like elsewhere in the Arctic, the State is warming faster than the rest of the planet under the assault of climate change.
Since April 2022, Alaska has had to deal with more than 500 wildfires, due to thunderstorms and drought which favour fire starts. Firefighters are currently battling 264 fires across the State. Between the beginning of the year and mid-July, more than 1.2 million hectares have already gone up in smoke in Alaska. This figure could exceed the 2004 record, which stood at 2.6 million hectares.
Record droughts were recorded in May and June 2022. According to American climatologists, the high number of fires is due to an explosive cocktail of several elements: drought, early melting snow, winds and lightning. . Note that the expression « global warming » is never mentioned. This is hardly surprising in a State with a Republican majority. Like former President Trump, the Conservative Party has never really bought into the idea of ​​global warming.
Cool, rainy weather has set in since mid-July over much of Alaska, which has somewhat calmed the start of the disastrous fire season.
Alaska being a very large state (1.723 million km²) and very sparsely populated (737,000 inhabitants), the number of evacuations has been relatively limited.
Finally, it should also be remembered that global warming in the Arctic favours the thawing of permafrost and therefore intensifies carbon and methane emissions…
Source: Anchorage Daily News.

 

Image satellite montrant es concentrations moyennes de monoxyde de carbone du 1er au 10 juillet 2022 suite aux incendies de forêt en Alaska et au Canada (Source: Copernicus).

Automne en Alaska (Photo: C. Grandpey)

Alpes et Pyrénées : un bilan glaciaire inquiétant

Les glaciers alpins fondent à vue d’oeil. A travers le site web dédié à la Transition écologique et à la Transition énergétique, le gouvernement français dresse un bilan des impacts du réchauffement climatique sur les massifs alpins et pyrénéens.

Voici quelques unes des conclusions livrées par l’ONERC (Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique) :

– Le bilan moyen d’une sélection de glaciers français montre un retrait de 18,8 mètres équivalent eau en 2013 par rapport à 2001. Un schéma montre l’évolution de l’épaisseur des glaciers :

 

– Entre 1924 et 2019, le glacier d’Ossoue dans les Pyrénées s’est raccourci de 590 mètres. Sa surface est passée de 90 à 32 ha, soit 64 % de perte. Sur la même période, la perte d’épaisseur est estimée à environ 80 mètres.

Même constat pour le glacier du Vignemale. Malgré des valeurs fluctuantes de l’accumulation et de l’ablation, le bilan est négatif quasiment chaque année depuis le cycle 2001-02.

– Le site gouvernemental montre l’évolution des bilans de masse cumulés de 3 glaciers des Alpes françaises depuis 1900 : Saint-Sorlin, Gébroulaz, Argentière :

On remarque que la diminution des glaciers n’est pas uniforme au cours de cette période, avec deux étapes de fortes décroissances : 1942-1953 et 1985-2010. La forte perte de masse enregistrée depuis 1982 est le résultat d’une augmentation très importante de la fusion estivale. La perte de masse des 30 dernières années s’est accentuée depuis 2003.

 

Glacier d’Argentière (Photo: C. Grandpey)

– Au Col de Porte, dans le massif de la Chartreuse à 1325 mètres d’altitude, le manteau neigeux a diminué en moyenne de 38 cm entre les périodes 1960/1961-1989/1990 et 1990/1991-2019/2020. L’ONERC précise qu’aucune tendance ne peut être mise en évidence en ce qui concerne le cumul de précipitations au cours de la période 1960-2020 ; ceci semble indiquer un lien direct entre la hausse de la température moyenne induisant une remontée de la limite pluie-neige et la diminution de l’enneigement constatés sur la même période.

 

Source: Météo-France

– Le site présente aussi le stock nival dans nos massifs le 1er mai. L’équivalent en eau du manteau neigeux représente la masse de neige accumulée au sol par unité de surface. Il augmente pendant la phase d’accumulation du manteau neigeux saisonnier, en général pendant l’automne, l’hiver et une partie du printemps, puis décroît lorsque la fonte du manteau neigeux devient plus importante que l’accumulation de nouvelles chutes de neige.

Au 1er mai, le stock nival se réduit sur tous les massifs en moyenne de 20 kg/ m2 par décennie, soit -12 % par rapport à la normale 1981-2010.

 

Source: https://www.ecologie.gouv.fr/impacts-du-changement-climatique-montagne-et-glaciers