Concentrations de CO2 : 426,59 ppm (13 octobre 2026).
Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026).
Le 9 octobre 2026, j’ai indiqué quelles étaient les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) à cette date et j’ai montré l’évolution de ces concentrations sur un an. En octobre, les concentrations de CO2 atteignent 426,71 ppm au sommet du Mauna Loa (Hawaï), contre 423,90 ppm en octobre 2025. En juin 2026 (dernier relevé), les concentrations de CH4 atteignaient 1934,57 ppb contre 1929,17 en juin 2025. La hausse est donc constante pour ces deux gaz qui contribuent pour beaucoup au réchauffement climatique actuel.
La NOAA nous apprend qu’en 2026, la concentration atmosphérique moyenne de CO2 a atteint un pic mensuel record compris entre 432,3 et 432 parties par million (ppm) en mai à l’observatoire de Mauna Loa. On a enregistré l’habituelle baisse saisonnière au mois de juillet due à la croissance de la végétation dans l’hémisphère nord. Les concentrations de CO2 ont alors atteint 429,1 ppm
La comparaison avec le niveau préindustriel – 280 ppm – ne laisse guère de doute sur la responsabilité des activités humaines.

Source : NOAA
Selon le Statista Research Department, la concentration atmosphérique moyenne de CH4 a atteint environ 1 939,44 parties par milliard (ppb) en mai 2026, Elle était d’environ 1 945,85 ppb fin 2025/début 2026, ce qui représente plus du double des niveaux pré-industriels, au milieu du 18ème siècle.
Le méthane est le deuxième gaz à effet de serre d’origine humaine le plus important après le dioxyde de carbone. Il reste moins longtemps dans l’atmosphère mais est beaucoup plus agressif. On estime qu’environ 60 % des émissions de CH4 proviennent d’activités humaines (agriculture, élevage, combustibles fossiles, déchets), tandis que 40 % sont d’origine naturelle (zones humides, avec le dégel du pergélisol de la toundra principalement).

Source : NOAA
Dans les bulletins d’information, les journalistes font référence aux émissions de ces gaz plus qu’à leur concentration dans l’atmosphère. Cette présentation donne une idée trompeuse de la réalité. Ainsi, pendant l’épidémie de COVID en 2020, au moment où l’activité économique tournait au ralenti, les émissions de CO2 ont considérablement diminué ; l’air s’était purifié. En Inde, on voyait la chaîne himalayenne avec beaucoup plus de netteté. Dans le même temps, je consultais la Courbe de Keeling qui rend compte des concentrations de CO2 et je me rendais compte qu’elles continuaient d’augmenter !