Beaucoup de bruit autour des volcans islandais // Much noise around Icelandic volcanoes

drapeau-francaisDepuis pas mal de temps, plusieurs mois en fait, les volcanologues islandais préviennent, à travers le site web Iceland Review, que quatre volcans de leur pays sont prêts à entrer en éruption. Ainsi, selon le géophysicien Páll Einarsson, «ils montrent de plus en plus d’activité et se préparent pour une nouvelle éruption. Le Katla est plus actif qu’il ne l’a jamais été depuis quatre décennies. Il montre des signes d’activité depuis l’automne.»Les autres volcans qui montrent une hausse d’activité sont l’Hekla, le Grímsvötn et le Bárðarbunga. Soit dit en passant, ce même volcanologue affirmait il n’y a pas si longtemps que le Bárðarbunga n’allait pas entrer en éruption prochainement car il fallait que sa chambre magmatique se remplisse depuis la dernière éruption de 2015 et la coulée qu’il a envoyée dans l’Holuhraun.
Je ne suis pas sur le terrain pour effectuer des mesures mais à en juger par l’activité sismique actuelle, aucune éruption ne semble sur le point de se produire sur ces volcans. Les derniers événements sismiques sur le Katla ont été vraiment très peu profonds, une centaine de mètres ou moins, ce qui signifie que leur origine n’était pas volcano-tectonique. Ils ont été probablement causés par des mouvements de la glace à la base du glacier Myrdalsjökull, ou par des mouvements de fluides hydrothermaux sous l’édifice volcanique, phénomène assez fréquent sur les volcans islandais. En outre, aucune augmentation significative du tremor n’a été observée et les températures ne semblent pas avoir augmenté non plus car aucune hausse de niveau n’a été observée récemment dans les rivières qui sortent du glacier.
Ci-dessous, une carte montrant l’activité volcanique actuelle en Islande, avec très peu d’événements sur les volcans mentionnés par Páll Einarsson.

Pourquoi tant de bruit autour de quatre volcans islandais? Je pense que les volcanologues islandais ne veulent pas être pris au dépourvu par une éruption et ils ne veulent pas être tenus pour responsables des dégâts qu’une éruption pourrait causer (nuages de cendre, inondations soudaines, etc.). En anticipant une éruption, même si elle se produit pas à court terme, ils obligent les autorités en charge de la protection de la population (police et protection civile) à se tenir sur leurs gardes et anticiper les mesures à prendre. Ainsi, ils ne risquent pas d’être accusés et poursuivis en justice comme leurs homologues italiens au moment du séisme de L’Aquila en 2009. Malheureusement, aucune mesure ne pourra être prise si l’un de ces volcans envoie de volumineux panaches de cendre dans le ciel. Aucun progrès significatif n’a été réalisé sur les avions et il est probable que nous serons témoins de la même panique qu’en 2010, au moment de l’éruption de l’Eyjafjallajökull!

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drapeau-anglaisFor quite a long time, several months actually, Icelandic volcanologists are warning the public through the website Iceland Review that four volcanoes in their countries are ready to erupt. For instance, according to geophysicist Páll Einarsson, they “are showing increased amounts of activity in preparation for another eruption. Katla is the most active that it’s ever been in four decades. It has been unrestful since this autumn. » The other volcanoes showing increased activity are Hekla, Grímsvötn and Bárðarbunga.

I am not on the field to perform measurements but judging from the current seismic activity, no eruption seems about to happen on these volcanoes. The latest seismic events on Katla were very shallow indeed, 100 metres deep or even less, which means their origin was not volcano-tectonic. They were probably caused by movements of the ice at the bottom of the Myrdalsjökull Glacier, or by the movements of geothermal fluids beneath the volcanic edifice, a phenomenon which is quite frequent on Icelandic volcanoes. Besides, no significant increase in the tremor ha s been observed and temperatures do not seem to have increased either as no flooding was recently observed in the rivers coming out of the glacier.

Then, why so much noise about four Icelandic volcanoes? I think that Icelandic volcanologists do not want to be caught off their guard by an eruption and they do not want to be held responsible for any damage an eruption might cause (ash clouds, flash floods and so on). By anticipating an eruption, even if it happens in the long term, they force those in charge of public protection (police and Civil Defence) to anticipate the measures to be taken. Thus, they won’t be sued like their Italian colleagues after the L’Aquila earthquake in 2009. Unfortunately, nothing will be done if one of the volcanoes sends huge ash clouds into the sky. No significant progress has been made with the planes nd it is likely we will witness the same panic as in 2010 when Eyjafjallajökull erupted!

Here is a map showing the current volcanic activity in Iceland, with very few events on the volcanoes mentioned by Páll Einarsson.

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Source: Icelandic Mat Office.

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Poursuite de l’éruption // The eruption continues

drapeau-francaisL’éruption débutée le 31 janvier se poursuit. Le trémor volcanique se maintient à un niveau d’intensité élevé. Un cône est en train de s’édifier, avec une hauteur de 30-35 m et un diamètre de 190 m. Une seule bouche est active au sommet de ce cône, avec des projections régulières recouvrant ses flancs et contribuant ainsi à sa croissance. Le niveau de lave à l’intérieur du cône est relativement bas.  L’essentiel de l’activité se fait en tunnels de lave, et les débits en surface sont donc faibles.  L’épaisseur de la lave à la source, en sortie de la bouche éruptive, est d’environ 14 m. Le front de coulée au niveau de la partie supérieure des «Grandes Pentes» ne progresse plus.

Source : OVPF.

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drapeau-anglaisThe eruption that began on January 31st continues. The volcanic tremor keeps a high level of intensity. A cone is being built, with a height of 30-35 m and a diameter of 190 m. A single vent is active at the summit of this cone, with regular projections covering its flanks and thus contributing to its growth. The level of lava within the cone is relatively low. Most activity occurs in tunnels, and the surface flows are therefore poorly fed. The thickness of lava at the source, at the outlet of the eruptive vent is about 14 m. The flow front in the upper part of the « Grandes Pentes » has stalled.
Source: OVPF.

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Vue du cône éruptif et de la sources de coulées (Crédit photo: OVPF)

Montserrat : Le volcan vu par les enfants // Montserrat : The volcano seen by the children

drapeau-francaisGrâce à une collaboration avec le Centre de Recherche Sismique de l’Université des Antilles et l’appui du ministère de l’Éducation, l’Observatoire Volcanologique de Montserrat (MVO) a édité un livre pour enfants intitulé Volcano Stories – « Histoires de Volcans. » La cérémonie de présentation de l’ouvrage s’est déroulée à Woodlands, dans la Maison du Gouverneur, en présence de membres du MVO et de représentants du gouvernement, ainsi que les parents et les enfants dont les histoires du volcan de Montserrat ont été sélectionnées pour être publiées dans le livre.
‘Volcano Stories‘ présente 26 histoires rédigées par les lauréats d’un concours d’écriture créative organisé par le MVO en 2013. Les adolescents et les jeunes enfants ont été invités à soumettre des textes correspondant au thème «Au contact d’un volcan». L’ouvrage renferme également des illustrations proposées par plusieurs artistes des Caraïbes.
Le livre, qui peut être lu aussi bien par les enfants que par les adultes, entraîne le lecteur vers des mondes fantastiques au cours d’aventures volcaniques de toutes sortes. Il invite aussi à explorer Montserrat, cette belle île des Caraïbes où tant de vies ont été bouleversées par le volcan.
Le livre commémore en quelque sorte l’éruption de 1995 qui a rendu inhabitable plus de la moitié de l’île, y compris la capitale Plymouth. Montserrat a réussi à se reconstruire et à s’adapter auprès d’un volcan en éruption. « Volcano Stories » est le seul livre de ce genre car il met en lumière la vie avec le volcan et le processus d’adaptation au travers des yeux et de l’imagination des enfants de Montserrat.
Source : The Montserrat Reporter.

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drapeau-anglaisWorking in partnership with the University of the West Indies Seismic Research Centre, as well as support from the Ministry of Education, the Montserrat Volcano Observatory (MVO) launched a children’s book entitled “Volcano Stories.” The ceremony took place at her residence at Government House in Woodlands, with attendance and the participation of MVO and government officials, along with parents and winning children writers of the Montserrat volcano stories which are featured in the book.

‘Volcano Stories’ features the 26 winning entries out of a Creative Writing Competition hosted by the MVO in 2013. Teenagers and younger children were invited to submit stories under the theme “A Volcano’s Touch”. It was illustrated with artwork by various Caribbean artists.

The book, suitable for both children and adults, takes the reader to fantastical worlds on volcanic adventures of all kinds, and also to explore Montserrat, the beautiful Caribbean island where so many lives have been touched and forever changed by a volcano.

The book commemorates in some sense, the 1995 eruption which made more than half of the island uninhabitable, including the capital city Plymouth. Montserrat has managed to rebuild itself and adapt to living with an erupting volcano. “Volcano Stories” is the only book of its kind as it highlights living with the volcano and the process of adaptation from the unique and imaginative perspective of Montserratian children.

Source : The Montserrat Reporter.

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Crédit photo: MVO.

Les drones ont un avenir scientifique // Drones have a scientific future

drapeau-francaisLes volcanologues néo-zélandais ont utilisé un drone de loisir pour observer le volcan de White Island. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une très bonne vidéo de l’île tournée en décembre 2016. N’hésitez pas à passer en mode plein écran, car la qualité de la vidéo est excellente.
Http://www.nzherald.co.nz/national/news/video.cfm?c_id=1503075&gal_cid=1503075&gallery_id=171257

On remarque que le lac acide a disparu et l’activité principale se situe au niveau d’une bouche qui vomit de volumineux panaches de vapeur au fond du cratère.
Le drone, équipé d’une caméra [NDLR : Je pense qu’il s’agit d’une GoPro, au vu de la qualité], a également été utilisé ces derniers temps pour examiner les berges des rivières et les sources géothermales de l’Ile du Nord.
GNS Science a maintenant l’intention de se procurer un drone plus performant pour de futures observations, comme l’approche des cratères à l’aide de caméras infrarouges. Les drones pourraient également être utilisés dans des situations à haut risque. Par exemple, peu de temps après une éruption, quand il est encore trop dangereux de pénétrer dans une zone, on pourrait faire voler les drones pour obtenir des photos ou relever des températures. Avec un système d’échantillonnage, les drones pourraient être en mesure de prélever des cendres volcaniques et des roches sans impliquer des risques humains.
Le drone utilisé par GNS Science n’a pas subi de dégâts lors du survol des points chauds, alors qu’une équipe de tournage cinématographique a récemment perdu un appareil pendant qu’il se déplaçait à travers un panache de vapeur sur White Island.
Les chercheurs de l’Université de Canterbury travaillent avec des collègues japonais pour permettre à des patrouilles de plusieurs drones de localiser des personnes prisonnières des décombres suite à des catastrophes naturelles. Les chercheurs ont également étudié comment ces patrouilles pourraient être contrôlées par un ou deux opérateurs, tandis que les drones communiqueraient entre eux.
Les drones sont de plus en plus utilisés au cours des missions scientifiques. Une équipe de l’Institut Universitaire de Technologie d’Auckland a réussi à utiliser des drones en Antarctique – où des enveloppes thermiques étaient nécessaires pour garder les appareils au chaud – et dans le désert du Namib où les températures de 68°C posaient le problème inverse. À la fin de l’année dernière, les techniciens de GNS Science ont utilisé des drones pour effectuer des observations et obtenir des images incroyables de la faille de Kekerengu, qui a subi un décrochement spectaculaire lors de sa rupture pendant le séisme de Kaikoura.
Source: New Zealand Herald.

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drapeau-anglaisNew Zealand volcanologists have used a hobby drone to observe White Island Volcano. By clicking on this link, you will see a great video of the island shot in December 2016. Don’t hesitate to switch to full screen because the quality of the video is excellent.

http://www.nzherald.co.nz/national/news/video.cfm?c_id=1503075&gal_cid=1503075&gallery_id=171257

You can notice that the acid lake has disappeared and the main activity is located in a vent that spews voluminous steam plumes at the far end of the crater.

The drone, fitted with camera technology, has also been used over recent months to survey river terraces and geothermal systems around the North Island.

GNS Science is now moving to get a larger, professional drone for future work that could involve taking infra-red surveys of volcanic craters. The drones could also be used in high-risk situations. For instance, shortly after an eruption, when it is still too dangerous to go into an area, drones could be flown in to get imagery or take temperatures. With sampling gear, they might be able to collect volcanic ash and rock samples without involving human risks.

The GNS drone has not yet sustained any damage from some of the hot spots it has been sent into, although a film company crew recently lost one while flying it through a steam plume on White Island.

Meanwhile, University of Canterbury researchers are working with Japanese colleagues to enable swarms of drones that could locate and potentially triage people buried in wreckage and debris following natural disasters. The researchers were further investigating how entire swarms could be controlled by one or two operators, with the drones also communicating between themselves.

Drones are likely to be used more and more often during scientific missions. An Auckland University of Technology team has succeeded in using drones in Antarctica – where thermal underwear was needed to keep it warm – and in the Namib Desert, where 68°C temperatures posed the opposite problem. Late last year, GNS Science technicians used drones to make field observations and capture incredible footage of the Kekerengu Fault, which created a dramatic wall when it ruptured during the Kaikoura Earthquake.

Source : New Zealand Herald.

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Exemple de drone de loisir (X series -MJX RC)

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White Island en janvier 2009. Un lac d’acide occupait le cratère.

(Photos: C. Grandpey)