L’éruption du Kilauea (Hawaii) bat des records // The Kilauea eruption (Hawaii) is breaking records

L’éruption du Kilauea continue d’étonner les volcanologues car la quantité de lave émise depuis le 3 mai 2018 éclipse des événements similaires dans l’histoire récente du volcan. Au cours de l’éruption actuelle, il a produit un volume estimé à environ 145 millions de mètres cubes de lave en 47 jours. En comparaison, il a émis 81 millions de mètres cubes d’un lors d’une éruption qui a duré 88 jours en 1955 et 122 millions de mètres cubes pendant une éruption de 37 jours en 1960. Il ne semble pas que l’éruption actuelle ait envie de ralentir.

Au sommet du Kilauea, le cratère de Halema’uma’u a doublé de taille entre le début de l’éruption et le 13 juin. Les effondrements réguliers de la lèvre et des parois du cratère augmentent son volume à raison de 14 millions de mètres cubes par jour. Les bords s’effondrent en moyenne jusqu’à près de 90 mètres de profondeur à chaque séisme et explosion.
Les scientifiques de l’USGS surveillent de près le chenal dans lequel la lave s’écoule vers l’océan à partir de la Fracture n° 8. Avec les petits débordements, les parois du chenal durcissent et prennent de la hauteur. Elles atteignent actuellement 15 à 18 mètres au-dessus du sol. Un débordement plus significatif a récemment été observé à proximité de Pohoiki Road, mais il n’a duré que quelques heures et la lave n’est pas allée loin. La question à plus long terme est de savoir si les parois du chenal résisteront à la pression de la lave et l’empêcheront de se déverser dans la zone environnante.
Selon la protection Civile, le dernier recensement des habitations détruites par la lave s’élève à 577. La vérification s’est faite en comparant les dossiers fiscaux fonciers et les relevés aériens. Le recensement continue.
Source: USGS / HVO, Protection Civile.

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The Kilauea eruption continues to astound volcanologists as its output since May 3rd, 2018 has eclipsed similar events in recent history. It has put forth an estimated 145 million cubic metres of lava over 47 days. That compares with 81 million cubic metres from an 88-day event in 1955 and 122 million cubic metres from a 37-day eruption in 1960. And it doesn’t look like the eruption is slowing down whatsoever.

At the Kilauea summit, Halema’uma’u Crater had doubled in size as of June 13th. Regular collapses of the crater rim are expanding its volume at a rate of 14 million cubic metres per day. The edges have slumped down almost 90 metres dropping with each earthquake and explosive event.

USGS scientists are keeping a close watch on the channel of lava flowing to the ocean from fissure 8. As lava dribbles over the edges and hardens, the channel has been rising and now stands about 15 to 18 metres above the ground. An overflow recently occurred adjacent to Pohoiki Road, but it lasted only a few hours and did not travel far. A longer-term concern is if the channel levees fail, allowing lava to pour out onto the surrounding area.

The latest count of dwellings destroyed by lava is at 577, according to Civil Defense. Those are the homes that have been verified by matching real property tax records with aerial surveys, which are ongoing.

Source : USGS / HVO, Civil Defense.

Vue du site de l’éruption le 19 juin 2018. On aperçoit au fond la fracture 18 qui donne naissance à la coulée de lave bien canalisée. On aperçoit également les petits débordements sur les parois du chenal. Il faut espérer qu’elles résistent à la poussée de la lave. (Crédit photo: USGS)

Des volcans et des dieux // Volcanoes and gods

Les volcans actifs sont souvent le domaine des dieux. Il suffit de voir Pele, la déesse du feu hawaiien, ou Vulcain, dieu romain du feu et maître des volcans italiens. Les dieux sont également présents au Japon, même s’ils sont moins connus que ceux que je viens de mentionner.
Kagutsuchi est le kami – esprit – du feu au Japon. Son nom est mentionné dans le plus vieux livre d’histoire classique. Son histoire y est décrite comme suit:
Izanagi et Izanami – le huitième couple de dieux frère et soeur à être apparu après que le Ciel et la Terre soient sortis du Chaos – étaient debout sur un pont flottant. Ils enfoncèrent une lance recouverte de bijoux dans l’océan et une première terre sortit des flots. Ensuite, ils ont décidé de s’unir et de concevoir un enfant.

Leur premier enfant, Hiruko, avait un corps hideux et déformé. Ils le considérèrent comme un échec et l’abandonnèrent à son destin en le laissant dériver sur un radeau.
Le couple se remit en besogne et conçut un certain nombre de dieux et de nouvelles îles qui ont fini par constituer l’archipel japonais.
Un jour, Kagutsuchi a vu le jour, mais ce ne fut pas une naissance agréable. Le bébé s’est avéré être le dieu du feu et ses flammes ont dévoré sa mère jusqu’à la mort. Izanami entra alors dans Yomi, le royaume des ténèbres. Son frère-époux se rendit à Yomi pour essayer de la retrouver, mais il en fut chassé par sa sœur-épouse en état de décomposition et par quelques amis qu’elle avait rencontrés ici-bas.
Izanagi entra dans une grande colère et se saisit de sa longue épée, l’Ame-no-o-habari-no-kami. Il en asséna plusieurs coups à son fils entouré de flammes. Il commença par lui trancher la tête, puis découpa le reste de son cadavre en huit morceaux qui devinrent huit volcans différents.

Du sang qui jaillissait sur les rochers environnants et dégoulinait de la lame de l’épée d’Izagani, huit autres dieux sont nés, tous grands brandisseurs d’épées. Les plus importants de ces dieux martiaux sont Takemikazuchi-no-kami et Futsunushi-no-kami. Le premier était également le dieu du tonnerre et le maître des arts martiaux. Il a réussi à dompter Namazu, le poisson-chat géant qui vit sous Terre et cause des séismes en donnant des coups de queue.
Deux autres dieux sont nés du sang de Kagutsuchi : Kuraokami-no-kami, qui est mentionné dans une anthologie de poèmes comme étant le dieu des dragons et de la pluie, et Amatsumikaboshi, le kami de Vénus, l’Etoile du Berger. .
Après la décapitation de Kagutsuchi, l’histoire continue et huit autres dieux sont sortis de tous les membres du dieu du feu. Ils étaient des dieux des montagnes et représentaient différents types de reliefs tels que les forêts, les landes, les montagnes lointaines, celles qui possédaient du fer, celles qui, grâce à leurs cols, permettaient d’accéder aux vallées voisines et, bien sûr, les volcans. Les légendes qui entourent Kagutsuchi font état de la création de fer et d’épées ; elles peuvent être une explication mythologique de l’introduction du fer et des produits métalliques supérieurs par les immigrants qui sont arrivés au Japon depuis l’Asie continentale au début de la période Yayoi (vers 300 av. J.C – 250 ap. J.C), et beaucoup ont pu être des guerriers.
Sources: Ancient History Encyclopedia, Forbes, Mythologica.

Il existe de nombreuses autres légendes volcaniques. Certaines d’entre elles figurent dans l’ouvrage Mémoires Volcaniques que j’ai eu le plaisir d’écrire avec Jacques Drouin. (voir colonne de droite de ce blog).

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Where there are active volcanoes, there are often gods. Suffices to see Pele, the goddess of fire on Hawaiian volcanoes, or Vulcan, the Roman god of fire, the master of Italian volcanoes.   Gods are also present in Japan, even though they are less popular than the ones I have just mentioned.

Kagutsuchi is the Japanese kami, or spirit of fire. His name is mentioned in the oldest book of classical Japanese history. His story goes as follows:

Once upon a time, Izanagi and Izanami – the eighth pair of brother-and-sister gods to appear after the Heavens and Earth emerged from the Chaos – stood on a floating bridge. Using a spear covered with jewels, they poked the ocean and the first landmass appeared. Then, they decided to unite and create a child.

Their first child, Hiruko, was deformed and deemed a failure. He was abruptly abandoned and set adrift in a boat.

The pair kept on going and conceived a number of gods and even a few more islands, which ultimately made up the Japanese archipelago.

Eventually, Kagutsuchi appeared, but it was not a pleasant birth. This baby turned out to be a fire god, which meant that during his birth, his mother, Izanami, was burned to death, and she went to Yomi, a realm of darkness. Izanagi apparently went to Yomi to get her but was eventually chased away by his rotting sister-wife and some friends she had made down there.

Izanagi went into a rage and decided to grab his lengthy sword, the Ame-no-o-habari-no-kami, and attack his flaming son. First, he cut off his head, and then chopped up the rest of his corpse into eight different pieces, which turned into eight different volcanoes.

From the blood which gushed out over the surrounding rocks and dripped from the sword’s blade, another eight gods were born, all of them powerful swordsmen. The two most important of these martial gods are Takemikazuchi-no-kami and Futsunushi-no-kami, with the former being also a thunder god and patron of the martial arts who famously subdued Namazu, the giant catfish that lives beneath the Earth and causes earthquakes by flipping his tail.

Two other gods that were born from Kagutsuchi’s blood were Kuraokami-no-kami, who is mentioned in a poem anthology as being a dragon and rain god. Another is Amatsumikaboshi, the kami of Venus, the Evening Star.  .

After Kagutsuchi’s decapitation the story continues and from just about every body part of the fire god, eight more gods were born. These were mountain gods which represented different types of mountains such as forested ones, those with moors, those far away, those possessing iron, those which provided passes to adjoining valleys and, of course, volcanoes. The stories of Kagutsuchi which include the creation of iron and swords may well be a mythological explanation for the arrival of iron and superior metal goods via immigrants arriving in Japan from mainland Asia at the beginning of the Yayoi Period (c. 300 BCE or earlier to c. 250 CE), many of whom may well have been warriors.

Sources : Ancient History Encyclopedia, Forbes, Mythologica.

Représentation de Kagutsuchi, le kami du feu au Japon (Source : Wikipedia)

Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

La Fracture n° 8 cntinue d’alimenter une rivière le lave qui s’écoule en chenal en direction de l’océan à Kapoho. On observe toujours de petites débordements dans la partie nord du chenal, dans le secteur de Pohoiki Road. Malgré tout, la surface occupée par le champ de lave n’évolue guère. Une cinquantaine d’hectares sont toutefois venus s’ajouter dans la partie ouest, le long de la côte, depuis le 15 juin. Le front de coulée dans l’océan présente une largeur d’environ 2 km.
On continue d’observer des explosions et une forte sismicité au sommet du Kilauea où le plancher de l’Halema’uma’u continue de s’affaisser en réaction à la déflation que l’on enregistre toujours dans le zone sommitale.
Il est bon de rappeler que l’accès à la zone éruptive est interdit. D’autres personnes ont été surprises en train de prendre des photos de l’éruption et elles ont été arrêtées. Leur nombre atteint 47 depuis le début de l’éruption. En théorie, les contrevenants risquent des peines allant d’amendes de 5000 dollars à une année de prison. Deux des trois dernières personnes arrêtées ont reçu des amendes de 500 dollars et une troisième devra effectuer 50 heures de travaux d’intérêt général.
Source: HVO et presse locale.

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Fissure 8 lava fountains continue to feed lava into the channel that flows to the ocean at Kapoho. Small overflows are observed on the north side of the channel near Pohoiki Road, with one breakout spreading slowly beyond the flow boundary. However, the size and shape of the flow field is virtually unchanged upslope, but an additional 50 hectacres have been added to the western margin of the flow in the coastal area since June 15th. The overall width of the flow boundary at the coast is about 2.5 kilometres across. .
Gas and ash emission from a small subsurface explosions are still observed at Kilauea’s summit, while inward slumping of the rim and walls of Halema’uma’u continues in response to ongoing subsidence at the summit.

More people have been arrested for breaking into the restricted area of the eruption site. In all, the number of citations issued since the eruption began in early May reaches 47. People who are caught in a closed area risk penalties with fines of up to $5,000 and a year in jail. Last week two people cited at Lava Tree State Park were fined $500 each and the third person will serve 50 hours of community service in lieu of a fine.
Source: HVO and local newspapers.

Dernière carte des coulées de lave (Source: USGS / HVO)

Si l’Öræfajökull (Islande) entrait en éruption… // If Öræfajökull erupted in Iceland…

L’Öræfajökull est un volcan sous-glaciaire dans le sud-est de l’Islande. Il est entré deux fois en éruption dans les temps historiques, en 1362 et en 1728. L’éruption en 1362 a provoqué la destruction d’une région connue sous le nom de Litla-Hérað et la cendre volcanique a atteint l’Europe occidentale. Plus de 40 ans se sont écoulés avant que les gens s’installent à nouveau dans la région connue aujourd’hui sous le nom d’Öræfi, ou terre désertique.
Il n’y a actuellement aucun signe qu’une éruption est imminente, mais il y a une dizaine de mois, un regain d’activité a été observé au niveau de l’Öræfajökull. Une hausse de la sismicité a été détectée, ainsi que le creusement d’une dépression à la surface de la glace dans la caldeira, et la présence dans une rivière glaciaire de gaz provenant d’une activité géothermale. À cette époque, on a considéré que l’activité sous l’Öræfajökull était en hausse par rapport aux décennies précédentes.
Selon le Met Office islandais, l’activité sismique  sous l’Öræfajökull a diminué et s’est stabilisée au cours des derniers mois. Les mesures hydrologiques et géochimiques montrent des valeurs stables. Des mesures effectuées à la fin du mois de mars ont indiqué que la production de chaleur due à l’acticité géothermale sous la caldeira avait considérablement diminué. Au final, il n’y a aucun signe d’une éruption imminente.
Toutefois, si une éruption majeure devait se produire sur l’Öræfajökull, elle pourrait paralyser le trafic aérien en Europe pendant plusieurs jours. Tout le monde a encore en tête l’éruption de l’Eyjafjallajökull en avril 2010. Elle a bloqué le trafic aérien en Europe pendant plusieurs jours et a empêché des millions de passagers d’atteindre leur destination. L’éruption a causé la plus grande perturbation du trafic aérien depuis la Seconde Guerre mondiale et entraîné des pertes estimées à 5 milliards de dollars avec plus de 100 000 vols annulés.

Un groupe de chercheurs de l’Université d’Islande a établi deux scénarios d’éruption pour l’Öræfajökull en se basant sur des événements historiques, afin de prévoir les impacts possibles d’éruptions plus importantes que celles survenues sur l’Eyjafjallajökull. Les deux scénarios ont été modélisés en s’appuyant sur les conditions météorologiques de l’éruption de 2010. Le modèle NAME, modèle de dispersion de la cendre mis au point par le VAAC (Volcanic Ash Advisory Centre) de Londres, a été utilisé pour simuler les nuages ​​de cendre dans les deux scénarios.
1) Le premier scénario décrit des éruptions à répétition de l’Eyjafjallajökull avec un volume de cendre similaire à celui de 2010, mais suppose que la durée totale de l’éruption est de six mois, soit quatre fois plus longue qu’en 2010. Des éruptions de cette durée sont possibles, comme l’a montré la dernière éruption dans l’Holuhraun qui a débuté à la fin de l’été 2014 et s’est poursuivie pendant six mois. Un tel scénario aurait principalement un impact sur le trafic aérien à basse altitude et affecterait essentiellement les décollages et les atterrissages.

2) Le deuxième scénario décrit une éruption de l’Öræfajökull en se basant sur l’éruption de 1362, l’une des plus grandes éruptions en Islande depuis l’arrivée des premiers colons. Le scénario propose une importante émission de cendre sur une période assez courte. Il montre qu’une émission de cendre d’une telle ampleur paralyserait le trafic aérien en Europe, affecterait les vols à toutes les altitudes et interromprait tout le trafic pendant plusieurs jours. Les effets de l’éruption dans ce scénario pourraient même atteindre l’Atlantique Nord où elle affecterait également le trafic maritime, comme pendant l’éruption de 1362: A cette époque l’éruption a provoqué l’accumulation d’une épaisse couche de pierre ponce à la surface de l’océan. Un événement de ce genre de nos jours pourrait nuire au trafic maritime et à la pêche.

L’étude sur une possible éruption de l’Öræfajökull montre que «l’infrastructure de gestion des risques qui s’appuie sur les événements de 2010 peut donner une fausse impression de sécurité à l’industrie aéronautique et à d’autres secteurs. […] Des années après cet événement très perturbateur, le manque de sensibilisation au risque d’éruptions accompagnées de cendre volcanique en Europe est flagrant et est en partie dû à des lacunes dans l’échange d’informations entre les différents secteurs. Un plan alternatif est nécessaire. Lorsque les aéronefs ne peuvent pas décoller, le transport des passagers et des marchandises doit être transféré vers les routes, les voies ferrées et les voies maritimes afin de réduire les problèmes et les pertes économiques. Un effort commun des différents secteurs est nécessaire pour anticiper les problèmes et pour établir des plans d’urgence alternatifs.  »
Source: Iceland Review.

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Öræfajökull is an ice-covered volcano in South East Iceland. It has erupted twice in historical times, in 1362 and in 1728.  The eruption in 1362 caused the distruction of a district known as Litla-Hérað and volcanic ash travelled as far as to western Europe. More than 40 years passed before people settled in the area now known as Öræfi which means wasteland.

There are no signs of an imminent eruption, but about ten months ago some unrest was detected in Öræfajökull. Elevated seismicity was detected, as well as the development of a depression in the ice surface within the caldera, and the presence of geothermal gases from a glacial river. At that time, geothermal activity beneath Öræfajökull was assessed to be high relative to previous decades.

According to the Iceland Met Office, seismic activity at Öræfajökull has declined and been stable over the past months. Hydrological and geochemical measurements show stable values. Measurements in late March indicated that the geothermal heat output beneath the cauldron had diminished significantly. On the whole, there are no signs of an imminent eruption.

If a major eruption were to occur in Öræfajökull, this could paralyse all air traffic across Europe for days on end. Everybody has in mind the Eyjafjallajökull eruption in April 2010 which wreaked international havoc. It halted air traffic in Europe for several days and prevented millions of passengers from reaching their destinations. The eruption led to the greatest disruption of air traffic since World War II and caused an estimated worldwide loss of 5 billion dollars with over 100,000 flights cancelled.

A research group at the University of Iceland has formulated two eruption scenarios for Öræfajökull based on historical events to predict possible impacts of eruptions larger than the one that occurred in Eyjafjallajökull. Both scenarios were modelled around the weather conditions from the 2010 eruption. The NAME model, an ash dispersion model used by the London Volcanic Ash Advisory Centre (VAAC), was used to simulate the ash clouds in the eruption scenarios.

1) The first scenario describes recurring eruptions of the Eyjafjallajökull volcano with an ash volume similar to the event in 2010, but assumes a total eruption time of six months, four times longer than in 2010. Eruptions of this duration are feasible, like during the recent eruption in Holuhraun which began in late summer 2014 and continued for six months. This scenario would mostly impact air traffic at low altitudes, affecting take-offs and landings.  2) 2) The second scenario, an eruption in Öræfajökull, is based on the volcano’s eruption in 1362, one of the largest eruptions in Iceland since the settlement. It describes a large ash emission over a rather short period of time. It reveals that such an enormous ash eruption would paralyse air traffic in Europe, affect flights at all altitudes and halt all air traffic for several days. The effects of the eruption in this scenario could even reach across the North Atlantic. Not only would such an eruption affect air traffic, it would also impact maritime traffic, as indicated by records from the 1362 eruption: the eruption caused a thick layer of pumice to collect on the surface of the ocean. An event of this kind today could hinder shipping traffic and fishing.

According to the study about a possible Öræfajökull eruption, “the risk management infrastructure that is based on the parameters of the events in 2010 can provide a false sense of security to the aviation industry and to other sectors. […] Years after the highly disruptive event, the lack of risk awareness of volcanic ash eruptions in Europe is remarkable and is partly due to gaps in information exchange between sectors. An alternative plan is needed. When aircraft cannot take off, the transportation of passengers and goods needs to be transferred to roads, rail and sea passages to reduce inconvenience and economic loss. A call for a communal effort of different sectors is needed in anticipation of what lies ahead and for establishing alternative contingency plans.”

Source: Iceland Review.

Modélisation de la dispersion de cendre pour l’EyjafjallaJôkull et pour l’Öræfajökull (Source: Université d’Islande)