Mesures du dioxyde de soufre (SO2) sur le Kilauea (Hawaii) // SO2 measurements on Kilauea Volcano (Hawaii)

Dans un nouvel article, les scientifiques de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) expliquent comment ils analysent les panaches de dioxyde de soufre (SO2) émis par le Kilauea
Les analyses des panaches de SO2 sont essentielles pour surveiller et comprendre l’activité éruptive. Le HVO s’appuie aussi sur les mesures d’émission de SO2 pour les prévisions concernant le vog (brouillard volcanique) et pour évaluer les émissions de lave.
Le HVO utilise des caméras – aussi bien visuelles que thermiques – pour décrire l’activité volcanique. Un troisième type de caméra, la caméra ultraviolet (UV), permet aux volcanologues de visualiser des panaches de SO2. Le SO2 absorbe la lumière ultraviolette, ce qui la fait apparaître dans les images UV alors qu’elle n’est pas visible avec les caméras classiques.
Des caméras UV sont utilisées sur le Kilauea depuis 2010. En 2013, une collaboration entre le Cascades Volcano Observatory (CVO) et le HVO a permis l’installation d’un système de caméra UV automatisé au sommet du Kilauea. Ce réseau de caméras a été retiré en 2018 lorsqu’il a été menacé par l’ouverture de fractures au sol au cours de l’effondrement de la caldeira sommitale.
Avec le retour de la lave et d’un fort dégazage de SO2 au sommet du Kilauea fin 2020, le HVO et le CVO ont fait équipe avec des collègues de l’Université de Sheffield au Royaume-Uni. Les scientifiques britanniques ont mis au point une nouvelle génération de petites caméras UV qui utilisent la technologie Raspberry Pi. Le Raspberry Pi est un nano-ordinateur monocarte à processeur ARM de la taille d’une carte de crédit conçu par des professeurs du département informatique de l’université de Cambridge dans le cadre de la fondation Raspberry Pi. Le HVO a déjà utilisé la technologie Raspberry Pi dans d’autres applications.
Les nouvelles caméras – PiCams – seront testées fin juillet 2022 et pourront être utilisées comme outils de terrain portables ou installées comme stations permanentes dans le réseau de surveillance du HVO. En attendant le résultat des premiers tests, le HVO prévoit d’installer au moins une PiCam en permanence au sommet du Kilauea. Une deuxième PiCam sera soit portable, soit installée en permanence près du sommet du Mauna Loa.
Les mesures des émissions de SO2 peuvent également être dérivés des images des caméras UV. Les mesures traditionnelles des émissions de SO2 sont effectuées en se plaçant sous le panache avec un spectromètre UV monté sur une voiture. Il faut compter une dizaine de minutes, voire davantage, pour effectuer chaque mesure, et seulement 6 à 10 de ces mesures peuvent être réalisées chaque jour. À partir de 2012, le HVO a installé un réseau de spectromètres continus pour mesurer les émissions de SO2 du Kilauea avec une meilleure résolution temporelle que les mesures à partir de véhicules, mais le réseau ne fournit pas d’informations spatiales sur le panache de SO2.
Une fois que les PiCams seront prêtes à l’emploi,elles fourniront une vue bidimensionnelle du panache de SO2 du Kilauea, mais aussi une résolution temporelle élevée et une série temporelle continue de mesures du taux d’émission de SO2.
Les données continues fournies à propos des émissions de SO2 faciliteront l’étude du dégazage en relation avec d’autres ensembles de données continues, comme l’activité sismique et la déformation du sol. Cela donnera une meilleure idée du rôle du dégazage dans des événements éruptifs spécifiques, ce qui n’a pas toujours été facile à réaliser dans le passé. Des travaux semblables ont été effectués au cours de la dernière décennie sur de nombreux volcans à travers le monde, y compris sur le Kilauea où il a été démontré que l’activité sismique et les émissions de SO2 étaient liées au cours des variations de niveau du lac de lave en 2010. Le lac de lave actuel dans le cratère de l’Halema’uma’ u a une configuration et un comportement différents de ceux du lac de lave de 2008-2018. Le HVO est impatient de voir ce que les nouvelles PiCams révéleront sur le dégazage du nouveau lac.
Source : USGS, HVO.

———————————————-

In a new article, scientists at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explain how they analyse the sulphur dioxide (SO2) plumes emittes by Kilauea

Observations of SO2 are essential to both monitoring and understanding eruptive activity. HVO relies heavily on measurements of SO2 emission rate which are critical for vog (volcanic air pollution) forecasts and can be used for calculating lava eruption rates.

HVO also relies heavily on cameras to document activity, including both visual and thermal cameras. A third type of camera—an ultraviolet (UV) camera—allows volcanologists to visualize otherwise invisible, SO2 plumes. SO2 absorbs ultraviolet light, which makes it visible in UV imagery even when it cannot be seen by standard cameras.

UV cameras have been used at Kilauea since 2010. Later, in 2013, a combined effort between the Cascades Volcano Observatory (CVO) and HVO resulted in the installation of an automated UV camera system at the summit of Kilauea. That camera station was removed in 2018 when it was threatened by ground cracking associated with summit caldera collapse events.

With lava and strong SO2 degassing having returned to Kilauea summit in late 2020, HVO and CVO are teaming up with colleagues at the University of Sheffield in the United Kingdom. The UK scientists have developed a new generation of small UV cameras that use Raspberry Pi technology. A Raspberry Pi is a small, low-cost computer, about the size of a credit card, and HVO has used them in other applications before.

The new cameras—PiCams—will be tested later this month and can be used as portable field tools or installed as permanent stations in HVO’s monitoring network. Pending the outcome of the initial tests, HVO plans to install at least one PiCam permanently at Kilauea’s summit. A second PiCam will either be kept portable or will eventually be permanently installed near Mauna Loa’s summit.

SO2 emission rates can also be derived from UV camera images. Traditional SO2 emission rate measurements are made by traversing beneath the plume with a UV spectrometer mounted on a car, so that each measurement takes ten or more minutes, with only 6–10 of those measurements made per day. Beginning in 2012, HVO pioneered a network of continuous spectrometers to measure Kilauea’s SO2 emission rate at a much higher temporal resolution than possible with vehicle-based measurements, but the network did not provide spatial information about the SO2 plume.

Once the PiCams are ready for use, they will provide both a 2-dimensional view of Kilauea’s SO2 degassing as well as a high-temporal resolution, continuous timeseries of SO2 emission rate measurements.

The continuous SO2 emission rate data will make it easier to study degassing in conjunction with other continuous datasets, like earthquake activity and ground deformation. This will give greater insight into the role of degassing in specific eruptive events, something that has not always been easy to do in the past. Similar work has been done over the past decade at many volcanoes around the world, including at Kilauea, where earthquake activity and SO2 emissions were shown to be linked during lava lake rise-fall events in 2010. The current lava lake in Halema‘uma‘u has a different configuration and set of behaviours from the 2008–18 lava lake, and HVO is eager to see what the new PiCams will reveal about the degassing of the new lake.

Source: USGS, HVO.

Panache émis par le lac de lave du Kilauea avant l’éruption de 2018 (Photos: C. Grandpey)

Glaciers actifs, volcans actifs : deux poids, deux mesures

Pourquoi « glacier actif »? Parce qu’un glacier digne de ce nom est une rivière de glace en mouvement, bien alimentée par la zone d’accumulation où elle prend sa source. Malheureusement, avec le réchauffement climatique, cette zone est moins bien alimentée en neige. Le glacier recule et s’amincit. L’eau de fonte s’infiltre à travers la glace et sa pression peut provoquer des ruptures de la partie frontale, comme cela vient de se produire sur le glacier de la Marmolada.

L’accident sur le glacier italien de la Marmolada dans les Dolomites a montré à quel point l’univers de haute montagne peut être dangereux, et encore plus à l’heure actuelle avec le réchauffement climatique. Les glaciers peuvent s’effondrer et déclencher de redoutables chutes de séracs. Les parois rocheuses peuvent lâcher prise avec le dégel du permafrost de roche. En juillet 2019, deux alpinistes ont été rués par des blocs qui se sont soudainement détachés d’une paroi du Cervin en Suisse. Dans une note publiée le 26 août 2019, j’écrivais : « Dans le massif du Mont-Blanc, près de 70 éboulements ont été recensés jusqu’à présent sur l’année 2019. Ils font suite à ceux observée en 2018, comme l’effondrement d’une section de l’Arête des Cosmiques le 22 août 2018, pas très loin de l’Aiguille du Midi. Que ce soit au Mont Maudit, sous l’Aiguille des Deux Aigles, ou à la Tour Ronde, les éboulements s’enchaînent à un rythme effréné. » J’ajoutais que les alpinistes doivent redoubler de prudence et être très vigilants pendant leurs courses

Malgré ces effondrements et ces accidents, aucune interdiction n’est décrétée en été sur le massif alpin pour empêcher randonneurs et alpinistes de se faire tuer lorsqu’ils pratiquent des activités en haute montagne. De la même façon, aucune interdiction n’est formulée en hiver concernant le ski hors-piste quand le risque d’avalanche est très élevé. On met en garde, mais on n’interdit pas.

Suite au coup de chaud qui a frappé le Mont Blanc au mois de juin 2022, des crevasses de 16 mètres de profondeur sont apparues sur l’arête des Bosses, la dernière ligne droite avant l’ascension par la voie normale, la plus simple pour atteindre le sommet, et donc la plus fréquentée par les alpinistes. L’ascension sera donc plus difficile cette année. Afin de ne pas dénaturer la montage, il a été décidé qu’aucun équipement de sécurité ne serait installé à proximité de cette crevasse. Tout restera en l’état, mais les guides de haute montagne seront encore plus pointilleux lors de la vérification des aptitudes physiques et techniques des alpinistes. Là encore, des recommandations, mais pas d’interdictions.

Suite à l’effondrement du glacier de la Marmolada, l’alpiniste italien Reinhold Messner a déclaré qu’il faudrait interdire l’accès au glacier car les températures trop élevées peuvent provoquer de nouvelles chutes de séracs. Messner sera-t-il entendu? J’en doute, car le mot « interdiction » ne fait pas partie du vocabulaire de la haute montagne, monde de la liberté.

En revanche, le mot « interdiction » fleurit de plus en plus sur les volcans actifs. Pas question d’aller se promener sur la lèvre du cratère de La Fossa à Vulcano, pas plus que sur la zone sommitale de l’Etna, et encore moins sur le Pizzo du Stromboli.

Certaines de ces interdictions sont justifiées. S’agissant du Stromboli, le volcan a pris l’habitude d’exploser sans prévenir et mieux vaut ne pas se trouver à proximité des cratères quand cela se produit. Un randonneur qui se trouvait en zone autorisée le 3 juillet 2019 a été tué au cours d’un tel événement.

S’agissant de l’Etna, je pense que les autorités pourraient faire preuve de davantage de souplesse. Pourquoi ne pas autoriser l’approche des cratères à des groupes encadrés par les guides, les participants ayant auparavant signé une décharge qui met les autorités à l’abri de poursuites en cas d’accident? On va bien sûr me rétorquer que des explosions peuvent se produire sans prévenir, comme pour le Stromboli. Un tel drame a eu lieu le 12 septembre 1979 quand 9 touristes ont été tués et 23 autres blessés par une explosion soudaine de la Bocca Nuova. Je répondrai que des skieurs ont été tués par des avalanches, mais la montagne où ont eu lieu les accidents n’a jamais été interdite.

S’agissant du cratère de La Fossa à Vulcano, je pense que son accès pourrait être autorisé, quitte à indiquer que la zone fumerollienne sur la lèvre présente des risques. Il faut, bien sûr, interdire la descente au fond de ce même cratère car les gaz peuvent s’y accumuler. Le sentier qui fait le tour du sommet du volcan est bien ventilé – nous sommes dans les Iles Eoliennes – et le risque d’asphyxie est pratiquement nul. Il est bien évident que des personnes asthmatiques ou souffrant de problèmes respiratoires doivent s’abstenir de grimper sur ce volcan. Sur l’île proprement dite, le seul risque, à mes yeux, réside dans les émissions de CO2 détectées à l’intérieur de certaines habitations. Il suffit alors de ne pas faire coucher les gens au rez-de-chaussée des maisons. Pour le reste, le risque est minime.

Aujourd’hui en milieu volcanique, les autorités ont recours au sacro-saint principe de précaution. Les maires n’ont pas envie d’être poursuivis en justice et d’aller en prison en cas de problème. Mais interdire à tout va n’est pas, non plus, la bonne solution. Un touriste a autant de risque qu’un scientifique de se faire percuter par une bombe au sommet de l’Etna!

Au final, est-il moins dangereux de se trouver sous le front du glacier des Bossons ou du glacier d’Argentière que sur la lèvre de la Bocca Nuova ? Chute de sérac ou bombe volcanique? A vous de choisir!

Glacier d’Argentière

Bocca Nuova de l’Etna en 1999

(Photos: C. Grandpey)

 

 

 

 

 

 

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’activité éruptive s’est intensifiée sur le Fuego (Guatemala) le 2 juillet 2022, avec de volumineux panaches de gaz et de cendres, ainsi qu’une nouvelle coulée de lave qui a parcouru au moins 1 km.
L’activité s’est encore intensifiée le 4 juillet, avec des coulées pyroclastiques qui ont parcouru environ 6 km en direction de la ravine Ceniza. Ce jour-là, le panache de cendres a atteint 5 km d’altitude et provoqué des retombées dans les localités voisines.
5 à 8 explosions faibles, modérées et parfois fortes par heure ont été enregistrées le 5 juillet; elles ont généré une colonne de cendres de 4,8 km de hauteur. De nouvelles retombées de cendres ont été signalées dans les localités proches du volcan.
Le Fuego peut être très destructeur. Une série d’explosions et de coulées pyroclastiques le 3 juin 2018 a causé la mort de 190 personnes et fait 256 disparus. Ce sont les chiffres officiels, mais le nombre réel de morts est beaucoup plus élevé. On estime que probablement 2000 personnes ont péri sous les coulées pyroclastiques. Il s’agit de l’éruption la plus meurtrière au Guatemala depuis 1929.
Source : INSIVUMEH.

Voici une petite vidéo et une photo de l’éruption :

https://twitter.com/i/status/1544295435866619907

 

Crédit photo: INSINUMEH

++++++++++

Une phase explosive s’est produite sur le Chikurachki (île de Paramushir / Russie) le 30 juin 2022 avec des panaches de cendres qui se sont élevés jusqu’à 4,5 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne a été momentanément portée à Orange, puis abaissée à Jaune le 4 juillet, puis à Vert le lendemain.
Source : KVERT.

++++++++++

Une incandescence nocturne est visible au-dessus du cratère Minamidake du Sakurajima (Japon). Fin juin, deux événements éruptifs et une explosion ont généré des panaches qui se sont élevés jusqu’à 1,6 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3.
Source : JMA.

++++++++++

L’éruption du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit. Le champ de lave a légèrement augmenté, avec une progression d’une quinzaine de mètres vers l’Est. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Vigilance (Watch).
Source : AVO.

+++++++++

En Indonésie, l’éruption du Lewotolok se poursuit. Les panaches de vapeur et de cendres s’élèvent jusqu’à 1,3 km au-dessus du sommet. Les photos montrent une activité strombolienne dans le cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4)

L’éruption du Semeru se poursuit avec des événements éruptifs qui produisent des panaches de cendres qui s’élèvent de 400 à 1 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4)

L’éruption du Merapi continue. La hauteur et la morphologie des dômes de lave SO et central restent inchangées, et la sismicité est toujours à des niveaux élevés. Des avalanches continuent de descendre la ravine de la Bebeng sur le flanc SO, jusqu’à 1,8 km de distance. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4)
Source : CVGHM.

°°°°°°°°°°

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

——————————————–

Here is some news of volcanic activity around the world :

Eruptive activity intensified at Fuego (Guatemala) on July 2nd, 2022, with voluminous gas and ash plumes, as well as a new lava flow that travelled at least 1 km.

The activity further intensified on July 4th, with pyroclastic flows that travelled about 6 km toward the Ceniza drainage.On that day, the ash plume reached 5 km above sea level, causing ashfall in nearby communities.

5 to 8 weak, moderate and some strong explosions per hour were recorded on July 5th, generating an ash column 4.8 km high. More ashfall was reported in communities close to the volcano.

Fuego can be very destructive. A series of explosions and pyroclastic flows on June 3rd, 2018, caused the deaths of 190 people and left 256 more missing. These are the official numbers, but the real death toll is much higher, probably reaching 2000 persons that have been buried. It was Guatemala’s deadliest eruption since 1929.

Source: INSIVUMEH.

++++++++++

An explosive phase occurred at Chikurachki (Paramushir Island / Russia) on June 30th, 2022 with ash plumes rising up to 4.5 km above sea level. The Aviation Color Code was momentarily raised to Orange, and lowered to Yellow on July 4th and then to Green the next day.

Source: KVERT.

++++++++++

Nighttime incandescence can be seen at Sakurajima‘s Minamidake Crater (Japan). By the end of June, two eruptive events and one explosion produced plumes that rose as high as 1.6 km above the crater. The Alert Level remains at 3.

Source: JMA.

++++++++++

The eruption of Great Sitkin (Aleutians / Alaska) continues. The lava-flow field has grown slightly, expanding 15 m E. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: AVO.

++++++++++

In Indonesia, the eruption at Lewotolok continues. Steam and ash plumes rise as high as 1.3 km above the summit. Photos posted in reports show Strombolian activity from the crater. The Alert Level remained at 3 (on a scale of 1-4)

The eruption of Semeru continues with eruptive events that produce ashplumes that rising 400-1,500 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4)

The eruption of Merapi continues. The heights and morphologies of the SW and central lava domes remain unchanged, and seismicity is still at high levels. Avalanches keep travelling down the Bebeng drainage on the SW flank, reaching a maximum distance of 1.8 km. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4)

Source: CVGHM.

°°°°°°°°°°

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

« Fire of Love », l’amour des Krafft

Bientôt sur les écrans : FIRE OF LOVE, un documentaire de 93 minutes illustrant la vie de Katia et Maurice Krafft, intrépides scientifiques français, qui s’aimaient autant qu’ils aimaient les volcans. Composé d’images spectaculaires capturées par le couple pour tenter de comprendre le mystère des volcans, et narré en off par la cinéaste et artiste américaine Miranda July, Fire of Love est un film d’aventure sur le temps, l’inconnu et le sens de l’existence humaine.

Vous accéderez à la bande-annonce en cliquant sur ce lien:

https://www.cineserie.com/movies/4842988/video/5149935/

°°°°°°°°°°

Voici comment est née l’idée du film :
La cinéaste Sara Dosa a rencontré les Krafft alors qu’elle tournait un film sur l’Islande. Les Krafft, qui se sont connus sur l’Etna et Stromboli, se sont mariés en 1970 et ont été témoins de quelque 140 éruptions sur tous les continents sauf l’Antarctique. Ils ont remporté un Emmy pour leur documentaire National Geographic « Mountains of Fire ».
Lorsque la pandémie a fait échouer les plans d’un autre projet, Sara Dosa s’est souvenue de ce couple fascinant et des centaines d’heures de séquences d’une beauté désarmante tournées sur des volcans actifs. C’est ainsi qu’elle a entrepris de réaliser quelque chose sur les Krafft dans l’esprit des Krafft. « Fire of Love » est projeté dans les salles de New York et de Los Angeles le 6 juillet 2022 et dans d’autres villes dans les prochaines semaines. [NDLR: la sortie en France n’est pas précisée]
Avec l’aide d’Image’Est, une maison d’archives basée à Nancy, et du frère de Maurice Krafft, Bertrand Krafft, Dosa et ses collaborateurs ont pu accéder à distance à plus de 180 heures de séquences tournées en 16 mm par les Krafft. Une ligne écrite par Maurice Krafft dans l’un de ses livres n’a fait que confirmer ce que Sara Dosa savait déjà : que c’était une histoire d’amour.
Source : The Independent.

Photo: Wikipedia

Photos : C. Grandpey