Des pièces dans la Chaussée des Géants ! // Coins in the Giant’s Causeway !

On connaissait la tradition consistant à jeter des pièces dans la fontaine de Trevi, à Rome. Cette pratique ayant été interdite par les autorités locales, les touristes semblent s’être reportés sur la Chaussée des Géants, en Irlande du Nord.

Photo: C. Grandpey

Un rituel touristique consiste désormais à coincer des pièces dans les fissures des colonnes de basalte. Le problème est que ce rituel endommage ce site classé au patrimoine mondial, et géré par le National Trust.

Source : National Trust

Alors que le retrait des pièces devrait coûter plus de 30 000 livres sterling, le National Trust appelle les visiteurs à cesser cette pratique afin de protéger ce célèbre site et à respecter le principe de « ne laisser aucune trace » lors de leur visite.
Un rapport du British Geological Survey a conclu que les pièces coincées dans les joints et les fissures de la roche ont un impact néfaste sur le basalte de la Chaussée des Géants, tant sur le plan esthétique que physique. Le rapport révèle que la fracturation et la désagrégation du basalte, au niveau des zones où des pièces ont été insérées, résultent de la « délamination expansive des pièces lors de leur oxydation ». En d’autres termes, les pièces rouillent et gonflent jusqu’à atteindre trois fois leur épaisseur initiale ; elles exercent ainsi une pression considérable sur la roche environnante et provoquent son effritement. Des traces d’oxydes de cuivre, de nickel et de fer tachent également les pierres là où les pièces se corrodent. Il faut savoir que de nombreuses pièces possèdent un cœur en un métal donné, recouvert d’une fine couche d’un autre métal. Depuis 1992, les pièces britanniques dites « en cuivre » sont constituées d’un noyau en acier recouvert d’une mince couche de cuivre, tandis que les pièces de 5, 10 et 20 pence sont en acier nickelé. Lorsque la corrosion s’installe, l’acier se dégrade souvent plus rapidement et se sépare de la couche métallique extérieure. Ce phénomène de délamination provoque l’effritement du basalte. La corrosion des pièces est ici accélérée par l’exposition fréquente aux embruns salins, tandis que la composition bimétallique des pièces favorise leur dégradation rapide.

La Chaussée des Géants attire des visiteurs du monde entier ; la diversité des pièces retrouvées coincées dans les rochers témoigne de cette variété de provenances. Si la plupart des visiteurs viennent du Royaume-Uni ou de la zone euro, d’autres arrivent d’Extrême-Orient, des États-Unis ou d’ailleurs. Le National Trust, en partenariat avec le Causeway Coast and Glens Heritage Trust, a fait appel à des spécialistes pour retirer le plus grand nombre possible de pièces sur dix sites pilotes, sans causer de dommages supplémentaires. L’opération ayant été un succès, le National Trust espère que toutes les pièces restantes seront bientôt retirées et invite désormais les visiteurs à apporter leur aide en s’abstenant d’en déposer de nouvelles.

Photos: C. Grandpey

Il est à noter que les touristes pourront prendre des photos et ainsi signaler via une application dédiée les dépôts de pièces et les traces des dégâts causés. Une fois la photo prise, ils pourront ajouter de nombreuses informations, notamment le type de danger observé. Comme l’écrit le directeur du National Trust, « nous ne voulons pas forcément plus de visiteurs, mais de meilleurs visiteurs. » C’est une manière de responsabiliser les touristes tout en récoltant des données à grande échelle.
Le National Trust est une organisation caritative de conservation du patrimoine qui protège et entretient plus de 40 000 colonnes sur la Chaussée des Géants. Ce site est non seulement le premier d’Irlande du Nord à avoir été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais il bénéficie également d’autres désignations importantes, notamment celles de zone d’intérêt scientifique particulier (ASSI), de zone spéciale de conservation (ZSC) et de réserve naturelle nationale.
Si les géologues affirment que la Chaussée a été formée par une coulée de lave basaltique il y a 60 millions d’années, à l’époque de l’ouverture de l’Atlantique Nord, des légendes attribuent sa création au géant irlandais Finn McCool. Selon l’une d’elles, il aurait construit une chaussée pour traverser la mer d’Irlande et affronter son rival, le géant écossais Benandonner. Ce dernier aurait arraché la majeure partie de la chaussée pour empêcher Finn de retourner en Écosse. Une autre légende raconte que la Chaussée fut bâtie pour permettre à Finn de retrouver une jeune Écossaise dont il était épris.

À noter qu’en Écosse, l’île de Staffa est l’équivalent de la Chaussée des Géants avec en prime la célèbre grotte de Fingal…

Photos: C. Grandpey

Source : The National Trust.

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Une traduction douteuse !

La Chaussée des Géants – Giant’s Causeway en anglais – est un bel exemple d’erreur de traduction par les Français , ou d’une méconnaissance de la grammaire par les Britanniques.

D’un point de vue grammatical, le mot ‘giant’ étant au singulier, la traduction devrait être ‘La Chaussée du Géant’. De toute évidence, les traducteurs officiels se sont référés à la légende mentionnée ci-dessus qui fait intervenir deux géants et ils n’ont pas voulu faire de jaloux.

Dans ce cas, la correction grammaticale aurait été d’appeler le site ‘The Giants’ Causeway. Pour respecter la grammaire anglaise et le génitif saxon (autrefois appelé cas possessif), l’apostrophe aurait dû être placée après ne nom pluriel, et non entre le nom singulier et le s.

Beaucoup vont me dire que je cherche la petite bête. Il est vrai que quand on voit le nombre de fautes de grammaire qui jalonnent les articles de presse anglais et français aujourd’hui, l’erreur de traduction du site irlandais passe inaperçue Et puis, pour respecter le légende, il était plus logique de faire entrer en jeu les deux géants.

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One knew the tradition consisting in throwing coins in the Trevi Fountain of Rom.a. The tradition has been forbidden by local authoritis and it seems tourists are having a revenfr with the Giant’s Causeway in Northern Ireland. A ritual by tourists consists in wedging coins into the cracks in the basalt rock columns of the Causeway. The problem is that the ritual is causing damage to the World Heritage Site which is managed by the National Trust.

With removal of coins expected to cost more than £30,000, the National Trust is appealing to visitors to stop the practice to protect the famous Northern Ireland landmark and to follow advice to “leave no trace” during a visit.

A report by the British Geological Survey has concluded that the coins wedged into the joints and cracks in the rock is having a detrimental impact on the basalt rock of the Giant’s Causeway, both aesthetically and physically. The report has found that fracturing and disintegration of the basalt rock adjacent to joints and cracks into which coins have been inserted is the result of the ‘expansive delamination of the coins upon oxidation’. In other words, the coins are rusting, and expanding to three times their original thickness, which puts huge pressure on the surrounding rock causing it to crumble. Unsightly streaks of copper, nickel and iron oxides are also staining the stones where the coins are corroding. Many coins have a centre of one metal, with a thin coating of another. UK ‘copper’ coins, since 1992, have a steel core with only a thin layer of copper on the outside, while 5, 10 and 20 pence pieces are nickel-plated steel. When coins start to corrode, the steel often corrodes faster and separates from the different metal of the outer layer. This delamination causes the basalt to flake. The coins here also have accelerated corrosion because they are often soaked in saltwater spray and the mixture of metals means they break down faster.

The Giant’s Causeway attracts visitors from all over the world and the coins found wedged in the rocks show the wide range of visitors. Most are from the UK or the Euro-zone , but others are from the far east, USA or elsewhere.

The National Trust, in partnership with Causeway Coast and Glens Heritage Trust employed specialists in stone conservation to remove as many of the coins as they could without causing further damage on ten test locations. The trial was successful, so it is hoped that all the remaining coins will also soon be removed. The National Trust is now appealing to visitors to help by not adding any more. It is worth noting that tourists will now be able to take photos and use a dedicated app to report debris and signs of damage. Once a photo is taken, they can add various details, such as the type of hazard observed. As the director of the National Trust writes, « We don’t necessarily want more visitors, but better visitors. » This is a way to foster a sense of responsibility among tourists while gathering data on a large scale.

The National Trust is a conservation charity which protects and cares for more than 40,000 columns at the Giant’s Causeway, which is not only Northern Ireland’s first UNESCO World Heritage Site but benefits from a number of other important designations. They include being an Area of Special Scientific Interest, a Special Area of Conservation and a Natural Nature Reserve.

While geologists will say that the causeway was created by an outpouring of basalt lava 60 million years ago around the time the North Atlantic was opening up, there are also legends that it was formed by an Irish giant Finn McCool. In one, he created a causeway to get across the Irish Sea to face his rival, the Scottish giant Benandonner, who tore up most of the causeway to prevent Finn from getting back to Scotland. Another legend has it that the causeway was built so Finn could meet a Scottish maid he was enamoured with.

Source : The National Trust.

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A questionable translation !

The *Chaussée des Géants* in French – or « Giant’s Causeway » in English – is a good example of either a translation error by the French or a lack of grammatical understanding on the part of the British.
Grammatically speaking, since the word « giant » is singular, the translation ought to be « La Chaussée du Géant. » Clearly, the official translators were influenced by the aforementioned legend which involves two giants and didn’t want to leave anyone out.
In that case, the grammatically correct name would have been « The Giants’ Causeway. » To adhere to English grammar rules regarding the Saxon genitive (formerly known as the possessive case), the apostrophe should have been placed after the plural noun, rather than between the singular noun and the « s. »
Many might say I am splitting hairs. Admittedly, given the number of grammatical errors found in English and French press articles these days, the translation error regarding the Irish site goes largely unnoticed. Besides, to stay true to the legend, it made more sense to involve both giants.

Des drones à Vulcano (Îles Éoliennes / Sicile) // Drones at Vulcano (Aeolian Islands / Sicily)

Une équipe de chercheurs de l’Université technique de Munich (TUM) et de l’Université de Mayence s’est rendue sur l’île éolienne de Vulcano munie de drones, afin de collecter et d’analyser des échantillons de gaz émis par le volcan. La dernière éruption du Grand Cratère de Vulcano remonte à la fin du 19ème siècle, mais le volcan continue de présenter une activité de dégazage intense. Les scientifiques souhaitaient vérifier si ces appareils pouvaient mesurer les gaz afin de prédire les éruptions.

Un capteur de gaz a été installé sur un trépied, en attente de l’approche du drone. Peu après, le drone s’est positionné dans l’axe du capteur ; ce dernier émet un faisceau laser invisible qui traverse les émissions de gaz volcaniques avant d’être réfléchi par le drone et de revenir vers sa source. Le drone peut se déplacer et changer d’angle pour effectuer des mesures. L’utilisation d’un laser permet au capteur d’éviter le panache de gaz. Comme l’a expliqué un chercheur : « Notre drone vole derrière le panache et notre unité au sol ne se trouve pas non plus à l’intérieur de celui-ci. » Avec une méthode plus traditionnelle, la nature corrosive du panache nécessiterait un recalibrage constant du capteur se trouvant en son sein.

À partir des signaux renvoyés au capteur, un algorithme établit une carte de la concentration en gaz pendant les 10 ou 15 minutes que met le drone à suivre une trajectoire prédéfinie qui peut aller jusqu’à une distance de 60 mètres.

Bien que les drones soient utilisés pour la surveillance des volcans depuis une quinzaine d’années, les scientifiques cherchent désormais à mettre au point des outils de mesure des gaz toujours plus précis et sans risque.

Plus loin sur la lèvre du cratère, une autre équipe scientifique utilisait des capteurs embarqués sur un drone pour mesurer les concentrations de substances chimiques dans l’air. Le drone était équipé d’une série de capteurs mesurant les gaz, les particules et les halogènes — des éléments tels que le chlore, le brome, etc. Les chercheurs affirment que la mesure des gaz et des particules permettra de mieux comprendre l’impact des éruptions et des émissions volcaniques sur l’atmosphère. « Une autre raison est d’anticiper les éruptions volcaniques, car la composition des gaz peut varier avant qu’une éruption ne se produise. Plus la pression exercée par la lave remontant des profondeurs de la Terre vers la surface est élevée, plus la quantité de gaz libérée est importante. »

C’est la première fois que l’équipe de la TUM teste sur un volcan son système de drones, qui est opérationnel jusqu’à 3 000 mètres d’altitude. L’un des principaux atouts de ces appareils réside dans leur grande flexibilité et leur capacité à naviguer dans les zones du panache où les gaz sont plus denses, ainsi qu’à changer rapidement de direction si le panache modifie soudainement sa trajectoire. Grâce au drone, les chercheurs n’ont plus besoin de pénétrer dans la zone d’émission de gaz, une opération périlleuse nécessitant le port de masques et d’autres équipements de protection. Dans les prochains jours, les scientifiques allemands utiliseront le drone sur l’Etna, où une nouvelle éruption vient de se produire.

Source : Yahoo News.

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L’article consacré à la mission allemande sur le cratère de la Fossa de Vulcano, a attiré mon attention, car j’ai moi-même mené plusieurs campagnes d’observation sur ce volcan entre 1990 et 2000. J’ai notamment étudié l’influence de la température et de l’hygrométrie de l’air ambiant sur la densité des panaches de gaz et de vapeur.

J’ai également réalisé plusieurs campagnes de mesure de l’évolution des températures des fumerolles, tant à l’intérieur du cratère que sur sa lèvre.

Dans le cadre d’un projet d’action éducative (PAE) avec le lycée où j’enseignais, j’ai prélevé des échantillons de gaz dans des ampoules sous vide, qui ont ensuite été analysés dans un laboratoire d’Orléans.

Photos: C. Grandpey

Comme le mentionne l’article de presse, la dernière éruption du Vulcano remonte à la fin du 19ème siècle, en août 1888. J’ai consacré une note à cette éruption le 5 février 2020 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/02/05/vulcano-iles-eoliennes-sicile-leruption-de-1888/

Lors de cette éruption, de puissantes émissions de cendres, de scories et de bombes volcaniques ont été observées à quelques heures d’intervalle. Le phénomène était si caractéristique que le terme « éruption vulcanienne » a par la suite été appliqué à des activités éruptives similaires sur d’autres volcans à travers le monde. Deux phases ont été observées au cours de l’éruption, séparées par quelques semaines de calme absolu : une phase initiale, caractérisée par une activité plus intense, a duré environ trois jours, du 3 au 5 août 1888 ; la seconde phase a débuté le 18 du même mois et s’est achevée le 22 mars 1890.

 

Photo prise par Orazio Silvestri et montrant l’éruption le 20 août 1888 (Source :Libreria Trippini Sergio)

L’éruption de 1888 n’a pas constitué un événement majeur, mais l’île n’était pas encore une destination touristique à l’époque. Si un phénomène similaire devait se produire aujourd’hui en pleine saison touristique, la situation serait bien différente.

Ces dernières années, plusieurs alertes ont été lancées à Vulcano suite à une hausse des émissions de CO2 et une augmentation de la température des fumerolles. Au moment où j’écris ces lignes, la situation est revenue à la normale, mais les scientifiques italiens continuent de la surveiller étroitement. Comme me l’expliquait un jour Roberto Clocchiatti : « À Vulcano, les gaz rongent le volcan de l’intérieur. »

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A team of researchers from the Technical University of Munich (TUM) and the University of Mainz have been working on the Aeolian island of Vulcano with drones in order to collect and analyze gas samples from the volcano. The last eruption of Vulcano’sGrand Crater occurred in the late 19th century but the volcano continues to show intense degassing activity.

The scientists wanted to test whether the devices can measure gases to predict eruptions.

A gas sensor was mounted on a tripod, waiting for the drone to draw closer. Soon, the drone positioned itself along the axis of the sensor, which transmits an invisible laser beam that passes through the volcanic gas emissions before being reflected by the drone, and travelling back. The drone can move around and switch angles to take full measurements.

Using a laser allows the sensor to avoid the gas plume. Said one researcher : « Our drone flies behind the plume and also our ground unit is not in the plume. » With a more traditional method, the corrosive nature of the plume would require any sensor inside it to be constantly recalibrated.

Based on the signals sent back to the sensor, an algorithm calculates a map of gas concentration in the 10 or 15 minutes it takes for the drone to follow a predefined path at a distance of up to 60 metres.

Although drones have been used in monitoring volcanoes for about 15 years, scientists are now looking to develop gas measurement tools that are increasingly accurate and risk-free.

Further around the crater, another team of scientists was using sensors carried on a drone to measure concentrations of chemical substances in the air. The drone is equipped with a series of sensors measuring gases, particles and halogens, elements like chlorine, bromine and others. The researchers say that measuring gases and particles will allow to better understand the impact of volcanic eruptions and volcanic emissions on the atmosphere. « Another reason is to anticipate volcanic eruptions, because the gas composition can change before an eruption occurs. »

The greater the pressure exerted by lava rising from inside the Earth towards the surface, the larger the amount of gas released.

It is the first time the team from TUM has tested its drone system — which can work at altitudes up to 3,000 metres — on a volcano. One of the biggest advantages of the drone is its great flexibility and ability to move around more diluted parts of the plume and quickly switch direction if the plume suddenly changes angles.

With the drone, researchers no longer need to carefully enter the area of the gas emissions, a dangerous activity which requires the use of masks and other protection.

In the coming days, the German scientists will use the drone on Mount Etna where a new eruption has just occurred.

Source : Yahoo News.

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The article about the German mission on Vulcano’s Fossa Crater drew my attention as I performed several observation campaigns on this volcano in 1990-2000. I particularly studied the influence of temperature and hygrometry on the density of the gas and steam plumes.

I also made several campaigns to measure the evoluation of temperatures in the fumaroles, both inside the crater and on its rim. During an Educative Acrtion Project with the high school where I taught, I took gas samples in vacuum-sealed ampoules that were later analysed in a laboratory of Orleans.

As mentioned in the press article, the last eruption at Vulcano occurred in the late 19th century, in August 1888. I dedicated a post to this eruption on 5 February 2020 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/02/05/vulcano-iles-eoliennes-sicile-leruption-de-1888/

During this eruption, powerful emissions of ash, scoria, and volcanic bombs were observed at intervals of a few hours. It was so distinctive that the term « Vulcanian eruption » was subsequently applied to similar eruptive activity at other volcanoes around the world.
Two phases were observed during the eruption, separated by a few weeks of absolute calm: an initial phase, characterized by more intense activity, lasted approximately three days, from August 3 to 5, 1888; the second phase began on the 18th of that same month and ended on March 22, 1890.

The 1888 eruption was not a major event but the island was not a tourist destination by that time. Should a similar event occur during the tourist season nowadays, the problem would be much different. Several alerts were observed at Vulcano in recent years with increases in CO2 emissions and higher temperatures at the fumaroles. At the time I’m writing this post, the situation has gone back to normal but Italian scientists are closely monitoring the situation. As Roberto Clocchiatti told me one day : «  At Vulcano, the gases are eating the volcano from the inside ».

À la recherche des caldeiras sous-marines // In search of underwater calderas

J’ai souvent écrit sur ce blog que nous connaissons mieux la surface de la planète Mars que les profondeurs des océans terrestres. C’est dommage, car c’est au fond de nos océans que se trouvent les zones de subduction, à l’origine de séismes destructeurs et de puissantes éruptions.
Il est bien connu que la majeure partie de l’activité volcanique terrestre se déroule sous la surface des océans. Pourtant, les cicatrices laissées par les éruptions sous-marines restent en grande partie invisibles.
Au travers d’une étude assistée par intelligence artificielle portant sur les fonds marins, une équipe scientifique dirigée par le volcanologue Andrea Verolino, de l’université Paris-Saclay (France), a identifié 73 caldeiras volcaniques jusqu’alors inconnues, dissimulées au fond des océans.
Rappelons que les caldeiras sont de vastes dépressions semblables à des cratères ; elles se forment lorsqu’un volcan vide sa chambre magmatique et que le sol en surface s’effondre sur lui-même. Certaines caldeiras sont éteintes depuis longtemps, mais d’autres témoignent de systèmes volcaniques susceptibles d’entrer à nouveau en éruption.
Dans un article publié dans la revue Communications Earth & Environment, les chercheurs expliquent que leur «ensemble de données comble un vide majeur en matière d’observation et fournit un cadre reproductible et évolutif pour la caractérisation des volcans sous-marins, soulignant la nécessité d’intégrer les caldeiras sous-marines dans les futures évaluations mondiales du volcanisme ».
L’essentiel de l’activité volcanique terrestre se produit sous la mer, là où les plaques tectoniques s’écartent, entrent en collision ou glissent les unes sous les autres. Ces zones de contact dynamiques permettent au magma de remonter vers la surface, édifiant des volcans sur les fonds océaniques.
Si la majeure partie de l’activité volcanique sous-marine consiste en des éruptions basaltiques relativement modérées le long des dorsales océaniques, les caldeiras sous-marines peuvent parfois générer des éruptions colossales accompagnées de tsunamis, d’ondes de choc, de panaches de cendres et d’énormes quantités de vapeur lorsqu’elles se produisent dans les profondeurs de l’océan. L’éruption du Hunga Tonga-Hunga Haʻapai, dans l’archipel des Tonga en 2022, fut d’une ampleur considérable. Elle a généré des ondes de pression atmosphérique atteignant l’espace, des tsunamis, et causé des dégâts à des milliers de kilomètres de distance. J’ai consacré plusieurs notes à cet événement.
Si nous ignorons où se trouvent ces caldeiras sous-marines, nous ne pouvons pas savoir lesquelles ont besoin d’être surveillées. Avant cette nouvelle étude, moins de 30 caldeiras avaient été répertoriées sous les océans. Pour combler ce vide dans nos connaissances, l’équipe scientifique de l’Université Paris-Saclay a adapté un algorithme initialement prévu pour détecter des cratères d’impact sur Mars et les chercheurs l’ont appliqué à des cartes bathymétriques, c’est-à-dire des cartes représentant la topographie des fonds marins.
L’algorithme a d’abord repéré 87 435 caldeiras potentielles. Toutefois, la plupart d’entre elles se sont révélées être fausses. En appliquant une série de filtres puis en examinant manuellement les candidats restants, les chercheurs ont réduit leur liste finale à 78 caldeiras probables. Cinq de ces caldeiras – comme la caldeira de Niuatahi étaient déjà connues comme étant des caldeiras sous-marines. Cela a confirmé que la méthode était parfaitement adaptée à détecter des formations réelles.

Bathymétrie de la caldeira connue de Niuatahi, dans l’archipel des Tonga. (NOAA)

Cela signifie que les chercheurs ont découvert 73 caldeiras potentielles jusqu’alors inconnues. Si elle est confirmée, cette découverte permettra de plus que tripler le nombre de caldeiras sous-marines connues. Par ailleurs, l’algorithme pourrait être affiné pour en détecter davantage à l’avenir.
Ces découvertes révèlent également les zones où les caldeiras sous-marines sont le plus susceptibles de se former. Huit des structures nouvellement identifiées se situent au niveau de dorsales océaniques, à la frontière entre deux plaques tectoniques. Neuf caldeiras ont été repérées dans des arcs volcaniques. Enfin, 61 autres se trouvent dans des contextes tectoniques intraplaques.
Selon les chercheurs, sept de ces nouvelles caldeiras représentent des cibles d’intérêt pour de futures explorations ; en effet, leur localisation, leur profondeur et leur forme laissent supposer qu’elles pourraient jouer un rôle clé dans la compréhension des risques volcaniques sous-marins.
Il convient de noter que l’étude n’a pas cherché à déterminer si l’une de ces caldeiras était actuellement active. Toutefois, plusieurs études récentes ont montré que même des volcans considérés comme éteints peuvent se remplir discrètement de magma et redevenir actifs.
Source : ScienceAlert

Carte extraite de l’étude et montrant les nouvelles caldeiras

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I have often written on this blog that we know the surface of Mars better than the depths of Earth’s oceans. It’s a pity because deep in our oceans are located subduction zones that are the source of destructive earthquakes and powerful eruptions.

It is well known that most of Earth’s volcanic activity takes place underwater. Yet the scars those volcanoes leave behind are largely hidden.

Through an AI-assisted search of the seafloor, a scientific team led by volcanologist Andrea Verolino of Paris-Saclay University in France has identified 73 previously unknown volcanic calderas hidden beneath Earth’s oceans.

It is useful to remind that calderas are vast crater-like depressions left when a volcano empties enough of its underground magma chamber for the ground above to collapse in on itself. Some are long extinct, but others mark volcanic systems that could erupt again.

In a document published in Communications, Earth & Environment, the researchers explani that their »dataset fills a major observational gap and provides a reproducible, upgradeable framework for submarine volcano characterization, underscoring the need to incorporate submarine calderas into future global volcanic assessments. »

Most of Earth’s volcanic activity takes place beneath the sea, where tectonic plates are constantly pulling apart, colliding, and sliding beneath one another. These restless boundaries allow magma to rise toward the surface, building volcanoes across the ocean floor.

Most of the submarine volcanic activity consists of relatively gentle basaltic eruptions along spreading ridges, but every now and then, submarine calderas can generate enormous eruptions, tsunamis, shock waves, ash plumes, and tremendous amounts of steam as they explode deep under the ocean. The 2022 Hunga Tonga-Hunga Haʻapai event in the Tongan archipelago was enormous. It produced atmospheric pressure waves that reached space, widespread tsunamis, and damage thousands of kilometers away. I have written several posts about this explosion.

If we don’t know where submarine calderas are, we can’t know which ones deserve closer monitoring. Before the new study, fewer than 30 had been documented beneath the oceans.

To address this gap in our knowledge, the scientific team from Paris-Saclay University adapted an algorithm that was originally trained to detect impact craters on Mars, and applied it to bathymetric maps, namely maps that record the topography of the seafloor.

The algorithm initially flagged 87,435 possible formations. However, most of those were false alarms. By applying a series of filters and then manually inspecting the remaining candidates, the researchers narrowed their final list down to 78 likely calderas. Five of the candidates were already recognized as submarine calderas, lending confidence that the method can successfully identify real examples.

This means that the researchers found 73 possible calderas that we didn’t know about before. If confirmed, their discovery would more than triple the number of known submarine calderas, and the algorithm may be refined to find even more in the future.

The discoveries also reveal where submarine calderas are most likely to occur. Eight of the newly found features are at mid-ocean ridges at the boundary between two tectonic plates. Nine calderas are identified in volcanic arcs. 61 others are located in interior tectonic settings.

The researchers also highlighted seven of the newly identified calderas as interesting targets for future exploration because their location, water depth and shape suggest they could be important for understanding submarine volcanic hazards.

It’s important to note that the study did not assess whether any of these calderas are currently active. However, several recent studies have found that even volcanoes we think are extinct may be quietly refilling with magma and may become active in the future.

Source : ScienceAlert.

https://www.sciencealert.com/

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’effusion de lave, les coulées pyroclastiques, les épisodes de trémor et les émissions élevées de dioxyde de soufre (SO2) se poursuivent sur le Mayon (Philippines). Au cours de la semaine écoulée, le PHIVOLCS a enregistré 187 séismes volcaniques, 398 éboulements, 10 signaux associés à des coulées pyroclastiques tandis que les émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 9 028 tonnes par jour. Les panaches de cendres s’élèvent souvent jusqu’à 1 200 m au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte 3 est maintenu pour le volcan.

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Toujours aux Philippines, une éruption modérément explosive s’est produite sur le Kanlaon le 9 juillet 2026 et a duré trois minutes. Le panache de cendres s’est élevé à une hauteur estimée entre 2 et 3 km au-dessus du sommet. Des coulées pyroclastiques ont dévalé les pentes supérieures du flanc sud-est sur une distance d’au moins 1 km. Des signalements sur les réseaux sociaux ont indiqué que des blocs atteignant 30 cm de diamètre avaient été éjectés dans un rayon de 5 km, touchant certains secteurs de la ville de Kanlaon (située à 10 km à l’est-sud-est) et de la province du Negros Oriental. Ces projections ont atteint une distance record depuis l’éruption du 3 juin 2024. Une onde de choc a également généré une détonation audible jusqu’à 35 km de distance. Des retombées de téphras ont été observées sur une bande longue et étroite s’étendant vers l’est, et concernant au moins 31 barangays répartis sur 12 municipalités et sept villes de trois provinces.
Le niveau d’alerte pour le Kanlaon reste fixé à 2 (sur une échelle de 0 à 5) ; il est demandé au public de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 4 km autour du volcan, et les pilotes sont invités à éviter de survoler les abords du sommet.
Source : PHIVOLCS.

Exemple de séquence éruptive sur le Kanlaon

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Le 11 juillet 2026, le Kīlauea (Hawaï) a commencé à montrer les signes précurseurs de l’Épisode 51n avec de faibles projections de lave au niveau de la bouche nord.

Le 14 juillet, le HVO a signalé la reprise d’une activité préliminaire de faible intensité, avec un débordement de lave depuis la bouche nord, puis de la bouche sud le 15 juillet. En conséquence, le HVO a fait passer le niveau d’alerte du Kilauea de « Advisory » (surveillance conseillée) à « Watch » (Vigilance), et a relevé la couleur de l’alerte aérienne du Jaune à l’Orange.

L’activité a commencé à s’intensifier fortement vers 6 heures (heure locale) le 15 juillet à la bouche nord et a évolué en fontaines en dôme, comme lors des épisodes précédents.

Vers 8h30, les fontaines en dôme ont évolué en fontaines de lave plus classiques et beaucoup plus hautes, comme lors des épisodes précédents. La bouche sud est restée inactive.

Selon le HVO, les fontaines de lave ont atteint 290 mètres de hauteur et les débits d’effusion ont culminé à environ 300 mètres cubes par seconde. Le panache de cette éruption s’est élevé jusqu’à 5 400 mètres au-dessus du niveau de la mer.

L’Épisode 51 a pris fin le 15 juillet 2026 à 16 h 46 (heure locale), après plus de huit heures ininterrompues de fontaines de lave. Les retombées de téphras se sont limitées à la zone du Parc national des volcans d’Hawaï. Aucune retombée n’a été signalée dans les zones habitées. Le volume de lave émis est estimé à 5,1 millions de mètres cubes. La lave a couvert environ 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.
La fin de l’Épisode 51 a vu le passage d’une phase de déflation sommitale à une phase de gonflement. Un Épisode 52 est fort probable dans les prochains jours.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 51

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Les signes d’un regain d’activité ont été observés sur le volcan sous-marin Ahyi (îles Mariannes du Nord) grâce à des images satellites au cours des dernières semaines. De petites zones d’eau décolorée ont été observées à moins de 500 mètres du volcan, les 1er, 7 et 11 juillet 2026. De tels phénomènes ont également été observés par intermittence sur des images satellites au cours des derniers mois. Ces zone de décoloration de l’eau de mers résultent probablement d’un dégagement de gaz dans la colonne d’eau ; ils pourraient aussi provenir d’un dégazage hydrothermal intense ou être associés à une éruption effusive.
L’activité éruptive du volcan sous-marin Ahyi peut présenter un danger pour les navigateurs se trouvant à proximité du volcan. La profondeur du sommet a diminué lors d’éruptions récentes pour atteindre 55 mètres sous le niveau de la mer. Toutefois, l’absence de données locales en temps réel rend impossible la prévision ou l’émission d’alertes concernant des éruptions imminentes.
Une éruption sous-marine explosive a été détectée par les sismomètres entre le 24 et le 25 avril 2001, grâce à une station située sur l’atoll de Rangiroa (archipel des Tuamotu). Une autre éruption a été détectée entre le 24 avril et le 17 mai 2014, à l’aide de données provenant de sismomètres installés sur des volcans des îles Mariannes du Nord et de réseaux d’hydrophones situés sur l’île de Wake. L’éruption de 2014 a formé un nouveau cratère près du sommet du volcan. L’activité éruptive la plus récente a débuté en 2022.
La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été relevés respectivement au Jaune et à Advisory (surveillance conseillée).
Source : USGS.

Source: USGS

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L’Alaska Volcano Observatory (AVO) m’a informé qu’une petite explosion du Korovin (complexe volcanique d’Atka / Alaska) a été détectée grâce aux données sismiques et infrasonores dans la matinée du 16 juillet 2026. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été relevés respectivement à la couleur Jaune et à Advisory (surveillance conseillée). Aucune émission n’a été observée sur les images satellites. D’éventuelles retombées de cendres ne devraient guère s’étendre au-delà des flancs supérieurs du volcan.
Le complexe volcanique d’Atka constitue la partie nord de l’île d’Atka, située à environ 1 761 km au sud-ouest d’Anchorage. Ce complexe comprend plusieurs édifices récents, notamment le Korovin, le mont Kliuchef et le Sarichef. Le Korovin (1 553 m) est un stratovolcan qui a été le siège de la majeure partie de l’activité volcanique historique. Il est entré en éruption à plusieurs reprises au cours des 200 dernières années (notamment en 1973, 1987 et 1998) et a probablement connu de faibles émissions de cendres en 2005.
Source : AVO.

Vue du Korovin ‘Crédit photo: AVO)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Krakatau (Indonésie). Des panaches de gaz et de cendres s’élèvent généralement jusqu’à 400 m au-dessus du sommet. Une incandescence est visible la nuit. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de se tenir à au moins 3 km du cratère actif.

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Toujours en Indonésie, une éruption s’est produite le 12 juillet 2026 au niveau du Kawah Dua (cratère nord) du Karangetang. Une faible activité strombolienne a projeté des matériaux incandescents à environ 100 m au-dessus du sommet, suivie d’une forte détonation qui a propulsé des matériaux incandescents à environ 300 m vers le sud-sud-ouest. Des coulées de lave et des matériaux incandescents ont dévalé les pentes sur 700 à 1 000 m vers le sud et le nord-nord-ouest, et sur 400 m vers l’ouest-sud-ouest. Les matériaux incandescents éjectés ont provoqué des incendies de végétation sur les flancs supérieurs du volcan. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de se tenir à au moins 1,5 km des deux cratères.
Source : PVMBG.

Zone à risque autour du Karangetang (Source: VSI)

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Le KVERT signale une effusion de lave continue ainsi qu’une activité explosive au niveau des dômes de lave du Jeune Sheveluch (Kamtchatka). Une anomalie thermique est détectée sur les images satellitaires la plupart su temps. Des explosions survenues le 9 juillet 2026 ont généré des panaches de cendres s’élevant à 10 km au-dessus du niveau de la mer, incitant le KVERT à relever la couleur de l’alerte aérienne au Rouge. Une explosion similaire s’est produite le 14 juillet, avec des panaches de cendres atteignant 10,5 km d’altitude ; la couleur de l’alerte aérienne a de nouveau été portée au Rouge. Aucune autre explosion n’a été enregistrée au cours de la journée et l’alerte aérienne a été ramenée à l’Orange.

Crédit photo: KVERT

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Lava effusion, pyroclastic density currents (PDCs), volcanic tremors, and elevated sulfur dioxide (SO2) emissions continue at Mayon (Philippines). PHIVOLCS recorded 187 volcanic earthquakes, 398 rockfalls, 10 pyroclastic density current signals, and SO2 emissions averaging 9 028 tonnes/day. Ash plumes often rise 1 200 m above the summit.

Alert Level 3 is kept over the volcano.

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Still in the Philippines, a moderately explosive eruption at Kanlaon occurred on 9 July 2026 and lasted three minutes. The ash plume was estimated to have risen 2-3 km above the summit. Pyroclastic flows descended the upper SE flanks at least 1 km. Reports on social media indicated that rock fragments up to 30 cm in diameter were ejected within 5 km, impacting parts of Canlaon City (10 km ESE), Negros Oriental. The ejected ballistics represented the farthest reach of ballistic fragments since the 3 June 2024 eruption. A shockwave produced a booming sound heard up to 35 km away. Tephra fell within a long, narrow swath to the E in at least 31 barangays in 12 municipalities and seven cities of three provinces.
The Alert Level for Kanlaon remains at 2 (on a scale of 0-5); the public is asked to stay out of the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ) and pilots are advised to avoid flying close to the summit.

Source : PHIVOLCS.

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On July 11, 2026, Kīlauea (Hawaii) began showing precursor signs of Episode 51n with weak lava spattering at the north vent.
On July 14, the HVO reported a resumption of low-level preliminary activity, with lava overflowing from the north vent, followed by the south vent on July 15. Consequently, the HVO raised Kīlauea’s alert level from « Advisory » to « Watch » and raised the aviation color code from Yellow to Orange.
Activity intensified sharply around 6:00 a.m. (local time) on July 15 at the north vent, evolving into dome fountains, similar to previous episodes.
Around 8:30 a.m., the dome fountains transitioned into more conventional, much higher lava fountains, as seen in earlier episodes. The south vent remained inactive.
According to the HVO, the lava fountains reached heights of 290 meters, and effusion rates peaked at approximately 300 cubic meters per second. The eruption plume rose to an altitude of 5,400 meters above sea level.
Episode 51 ended on July 15, 2026, at 4:46 p.m. (local time), following more than eight hours of continuous lava fountaining. Tephra fallout was confined to the area of ​​Hawaiʻi Volcanoes National Park; no fallout was reported in populated areas. The volume of erupted lava is estimated at 5.1 million cubic meters. The lava covered approximately 50% of the Halemaʻumaʻu crater floor. The end of Episode 51 marked the transition from a phase of summit deflation to a phase of inflation. An Episode 52 is highly likely in the coming days.
Source: HVO.

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Signs of unrest at Ahyi Seamount (Northern Mariana Islands) have been observed in recent satellite images over the past few weeks. Small plumes of discolored water were observed drifting less than 0.5 km away from the volcano on July 1, 7, and 11, 2026. Small plumes have also been observed intermittently in clear satellite images over the last few months. The plumes are likely the result of gas release into the water column, these could reflect vigorous hydrothermal degassing or be associated with an ongoing effusive eruption.

Eruptive activity at Ahyi Seamount may present a hazard to mariners in the water close to the volcano. The summit has shallowed over the course of previous eruptions to 55 m below sea level, but the lack of local real-time data means that it is impossible to forecast or warn of impending eruptions.

From April 24 to 25, 2001, an explosive submarine eruption was detected seismically from a seismic station on Rangiroa Atoll, Tuamotu Archipelago. Another eruption was detected from April 24 to May 17, 2014, using data from seismometers located on subaerial volcanoes in the Northern Mariana Islands and hydrophone arrays at Wake Island. The 2014 eruption formed a new crater near the summit of the volcano. The most recent eruptive activity began in 2022.

The Aviation Color Code and Volcano Alert Level are being raised to YELLOW and ADVISORY.
Source : USGS.

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The Alaska Volcano Observatory (AVO) has sent me a message saying that a small explosion from Korovin (Atka volcanixc complex / Alaska) was detected in seismic and infrasound data on the morning of July 16, 2026. The Aviation Color Code and Alert Level were raised to YELLOW/ADVISORY. No emissions were observed in satellite images. Fallout of ash, if any, is unlikely to extend much beyond the upper flanks of the volcano.

The Atka volcanic complex forms the northern part of Atka Island, located about 1,761 km southwest of Anchorage. The Atka volcanic complex includes several young vents, including Korovin Volcano, Mount Kliuchef, and Sarichef Volcano. Korovin (1553 m) is a stratovolcano that has been the site of most historical volcanic activity,. It erupted several times in the past 200 years, including 1973, 1987, and 1998, and has likely had small ash emissions as recently as 2005.

Source : AVO.

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Eruptive activity continues at Krakatau (Indonesia). Gas and ash plumes usually rise as high as 400 m above the summit. Incandescence is visible at night. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is askedto stay at least 3 km away from the active crater.

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Still in Indonesia, an eruption occurred at Karangetang’s Kawah Dua (North Crater) on 12 July 2026. Weak Strombolian activity ejected incandescent material around 100 m above the summit, followed by a booming sound that ejected incandescent material about 300 m to the SSW. Lava flows and incandescent material descended 700-1,000 m to the S and NNW, and 400 m to the WSW. The hot ejected material caused vegetation fires on the upper flanks

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the publicis asked to stay at least 1.5 km away from both craters.

Source : PVMBG.

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The KVERT is reporting continuous lava effusion and explosive activity at the lava domes of Young Sheveluch (Kamchatka). A thermal anomaly was identified in satellite images on most days. Explosions on 9 July 2026 generated ash plumes that rose 10 km a.s.l, prompting KVERT to raise the Aviation Color Code to Red. A similar explosion occurred on 14 July with ash plumes that rose 10.5 km a.s.l. The aviation color code was again raised to Red. No additional explosions were recorded throughout the day; the ACC was lowered to Orange.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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