Un nouveau cratère d’impact sur la Lune // New impact crater on the Moon

La sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la NASA a repéré McGetchin, le plus grand cratère d’impact récemment formé identifié dans le système solaire. La dépression ainsi creusée, large de 222 mètres et profonde de 43 mètres, s’est formée entre le 11 avril et le 22 mai 2024, lorsqu’un corps céleste a percuté la surface lunaire. Deux articles publiés dans la revue Science Advances donnent des détails sur cette découverte.

Vue depuis le flanc du cratère d’impact en direction de l’est, obtenue par la caméra à champ étroit du Lunar Reconnaissance Orbiter de la NASA le 3 mars 2026 (Source: NASA)

Un spécialiste du traitement d’images de la société Intuitive Machines, qui travaille sur les données fournies par la caméra du LRO, a repéré une anomalie le 24 octobre 2025 lors d’un contrôle de routine sur la qualité des images. Un logiciel automatisé, conçu pour signaler les changements à la surface de la Lune entre les passages en orbite, a mis en évidence une modification apparue sur les images grand angle. La configuration des éjectas brillants et les perturbations environnantes présentaient les caractéristiques d’un impact récent. Après vérification, l’équipe scientifique a utilisé la caméra haute résolution à champ étroit (NAC) du LRO pour obtenir des images complémentaires avec une résolution de l’ordre du mètre.
Le cratère s’est formé en bordure orientale de la Lune lorsqu’un fragment d’astéroïde ou de comète, dont la taille est estimée à celle d’un immeuble de trois à six étages, a heurté la surface. Baptisé McGetchin en hommage au regretté spécialiste de la Lune Thomas McGetchin, le cratère a été creusé dans le régolithe, avec projection de débris à travers le paysage environnant. Le dépôt réfléchissant le plus visible apparaît sur les images grand angle, tandis qu’une zone plus vaste de matériaux produits par l’impact s’étend bien au-delà du bord du cratère proprement dit.

Vue aérienne du cratère prise le 5 décembre 2025 (Source: NASA)

Les chercheurs estiment qu’un cratère de cette taille se forme sur la Lune environ une fois par siècle ou tous les 130 ans. Pendant plus de 17 années d’activité en orbite, la surveillance assurée par le LRO a permis d’identifier des changements liés à des impacts et de recenser au moins 1 000 nouveaux cratères. La grande majorité de ces formations sont de petite taille. Le LRO peut détecter des cratères de 9 mètres de diamètre, et les chercheurs estiment qu’environ 140 cratères de cette taille se forment chaque année, bien que les impacts plus modestes passent inaperçus. Le McGetchin se distingue par le fait que les objets suffisamment volumineux pour creuser une dépression de 222 mètres de diamètre percutent la Lune moins fréquemment.
Une analyse distincte des données fournies par Diviner, l’instrument thermique du LRO, a révélé une signature physique inhabituelle autour du site. Les mesures effectuées par l’instrument ont révélé qu’une zone de 6,5 km de large entourant le cratère McGetchin était, la nuit, plus froide d’environ 9 degrés Celsius que le terrain environnant. Les chercheurs attribuent cette baisse de température à la force mécanique de l’impact. Le choc a ameubli et aéré la couche superficielle du régolithe, réduisant ainsi sa masse volumique apparente et sa capacité à conserver la chaleur après le coucher du Soleil. Sur les cartes thermiques du Diviner, la zone concernée a la forme d’un anneau froid bien distinct.

Valeurs de réflectance par classes codées par couleur (Source : NASA)

Pour l’heure, les scientifiques ignorent la masse, la vitesse ou l’origine exactes du corps céleste à l’origine de l’impact. Ces paramètres dépendent de modèles informatiques simulant la collision et la projection des débris. La fréquence d’un tel événement, estimée à une fois par siècle, repose sur une évaluation statistique de la fréquence à laquelle des roches en mouvement dans l’espace croisent l’orbite lunaire, plutôt que sur un décompte précis des impacts passés. Si les chercheurs ont déterminé avec précision la taille du cratère et sa signature thermique, des modélisations supplémentaires seront nécessaires pour identifier la nature exacte de l’objet qui a percuté la Lune.
Sources : NASA, Futura, space.com.

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 NASA’s Lunar Reconnaissance Orbiter has spotted McGetchin, the largest newly formed impact crater identified in the solar system. The 222-meter-wide and 43-meter-deep basin formed between April 11 and May 22, 2024, when a space rock struck the lunar surface. Two papers in  Science Advances detail the discovery.

An image-processing specialist from Intuitive Machines working with LRO camera data, spotted the anomaly on October 24, 2025, during a routine quality check. Automated software designed to flag surface changes between orbital passes highlighted a distinct shift in wide-angle imagery. The feature’s bright ejecta pattern and surrounding disturbance were consistent with a recent impact. Following the verification, the team used LRO’s high-resolution Narrow-Angle Camera to obtain follow-up images at roughly meter-scale resolution.

The crater formed on the Moon’s eastern edge when a fragment from an asteroid or comet, estimated to be roughly three to six stories tall, struck the surface. Named in honor of late lunar scientist Thomas McGetchin, the crater carved  into the regolith and hurled debris across the landscape. The strike excavated soil and spread bright ejecta across the surrounding area. The most conspicuous reflective deposit was visible in broad-angle imagery, while a wider zone of disturbed material extended far beyond the crater rim itself.

Researchers estimate that a crater of this scale forms on the Moon roughly once every century to 130 years. Over more than 17 years in orbit, LRO’s monitoring has identified changes associated with impacts and documented at least 1,000 new impact craters. The vast majority of these features are minor. LRO can detect some craters 9 meters across and researchers estimate that around 140 craters of this size may form annually, though smaller impacts go undetected. McGetchin stands out because objects large enough to carve a 222-meter basin strike the Moon less frequently.

A separate analysis of data from LRO’s thermal instrument, Diviner, revealed an unusual physical footprint surrounding the site. Diviner measurements showed that a 6.5-km-wide region around McGetchin was about 9 degrees Celsius cooler at night than nearby terrain. The research team attributes the temperature drop to the mechanical force of the strike. The impact loosened and fluffed up the top layer of regolith, lowering its bulk density and reducing its ability to retain heat after sunset. On Diviner’s thermal maps, the affected area appears as a distinct cool ring.

For now, scientists don’t know the impactor’s exact weight, speed, or origin. Those details depend on computer models that simulate how the rock hit and threw out debris. The once-a-century frequency is also a statistical estimate based on how often  space rocks cross the Moon’s path, rather than an exact count of past strikes. While researchers have nailed down the crater’s size and temperature footprint, it will take more modeling to figure out what actually hit the Moon.

Sources : NASA, Furura, space.com.

valeurs de réflectance par classes codées par couleur (Source : NASA)

Vue depuis le flanc du cratère en direction de l’est, obtenue par la caméra à champ étroit du Lunar Reconnaissance Orbiter de la NASA le 3 mars 2026.

Vue aérienne du cratère prise le 5 décembre 2025.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Plus de 50 séismes de faible magnitude ont secoué la zone autour de l’Irazú (Costa Rica) dans la matinée du 20 septembre 2026. L’OVSICORI indique que cette activité sismique n’est pas liée au volcan proprement dit, mais à une faille tectonique qui traverse la surface du massif volcanique. Des essaims sismiques similaires se sont déjà produits dans cette même zone par le passé. Les séismes étaient alignés selon un axe nord-ouest/sud-est. Le plus puissant a atteint une magnitude de M3,1. L’alignement de séismes selon une direction précise, à très faible profondeur, est caractéristique d’un mouvement le long d’un plan de faille. Ces essaims sismiques cessent généralement d’eux-mêmes, bien que d’autres secousses mineures restent possibles dans les heures suivantes, le temps que la faille se stabilise. Le Costa Rica est situé à la jonction de plusieurs plaques tectoniques et enregistre des milliers de séismes chaque année, la plupart étant trop faibles pour être ressentis par la population.
L’OVSICORI a indiqué le 20 septembre que rien ne laisse présager une activité du volcan Irazú, dont la dernière phase éruptive majeure remonte à la période 1963-1965.
Les visiteurs au Costa Rica doivent toutefois savoir que les séismes ne constituent pas la principale préoccupation en ce moment. Le 19 septembre, à la suite de fortes pluies survenues dans l’après-midi, un glissement de terrain a touché la route 219 – l’axe principal reliant Cartago au volcan – et a isolé temporairement une trentaine de personnes.

Source : OVSICORI, Protection civile.

Crédit photo: Wikipedia

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Toujours au Costa Rica, le Rincón de la Vieja continue de produire de petites éruptions et des émissions de gaz. Le 24 septembre 2026, une éruption modérée a généré un panache s’élevant jusqu’à 2 000 mètres au-dessus du cratère. Le volcan connaît une phase d’activité particulièrement intense depuis le début du mois de juillet, avec 249 éruptions phréatiques recensées entre le 2 juillet et le 19 septembre ; neuf d’entre elles ont provoqué des lahars le long des ravines sur le flanc nord du volcan.
Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3. Les autorités recommandent à la population locale et aux visiteurs de faire preuve d’une vigilance particulière à proximité des cours d’eau sur le volcan, car des lahars peuvent survenir rapidement à la suite d’une éruption ou de fortes pluies.
Source : OVSICORI.

Crédit photo: Wikipedia

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L’Épisode éruptif n°55 du Kilauea (Hawaï) verra-t-il le jour ? Le HVO a repoussé à plusieurs reprises la fenêtre de prévision. L’Observatoire pensait initialement qu’il pourrait avoir lieu le 10 ou le 11 septembre., mais Madame Pélé en a décidé autrement. Après une stabilisation de l’inflation, les courbes des tiltmètres montrent que le sommet s’est remis à gonfler :

Schémas de déformation de la zone sommitale du Kilauea sur deux jours, une semaine et trois mois (Source: HVO)

Dans un bulletin diffusé le 20 septembre 2026, le HVO écrit qu’ « au rythme actuel d’inflation, le système devrait atteindre d’ici un à deux jours le niveau d’inflation maximal de 16 microradians observé lors de l’Épisode 54. Lorsque cette pression maximale sera atteinte, l’activité pourrait reprendre au niveau du complexe de bouches éruptives nord-sud-ouest, réactiver le système de bouches 1-6 ou encore affecter une autre zone de faiblesse de la région sommitale. »

L’absence d’inflation ces derniers jours était peut-être due à un élargissement du réservoir magmatique superficiel sous le cratère de l’Halema’uma’u, comme l’a montrée l’ouverture de nouvelles bouches éruptives. Le complexe de bouches éruptives montre que le magma s’agite sous pression à faible profondeur, avec une forte lueur la nuit et des flammes qui jaillissent parfois des bouches. En tout cas la pression des gaz est très forte. La bouche nord prend parfois l’aspect d’un véritable chalumeau.

Le 22 septembre 2026, le HVO a indiqué qu’une activité possiblement annonciatrice du début de l’Épisode 55 a repris avec plusieurs débordements de lave au niveau de la bouche éruptive nord.

Captures d’écrans des webcams

Une fontaine de lave finira-t-elle par jaillir soudainement de l’une des bouches ? L’éruption va-t-elle migrer vers une autre zone du Kilauea ? Personne ne le sait. La situation actuelle montre bien la limite de la prévision éruptive sur un volcan a priori effusif pourtant truffé d’instruments.

À noter un séisme de magnitude M 4,1 le 17 septembre 2026 à 5 km au sud de Pahala, à 12 km de profondeur, mais sans impact sur le Kilauea ou le Mauna Loa.

Source : HVO.

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L’Etna (Sicile) plus haut que jamais ! Grâce à l’activité intense de la Voragine ces dernières semaines, le volcan sicilien atteint en ce moment une altitude record de 3403 mètres. Cette hauteur est bien sûr provisoire et susceptible de fluctuer en fonction des humeurs du Mongibello.

Photo: C. Grandpey

À noter que les nuages de cendres émis par le volcan posent encore des problèmes au trafic aérien à l’aéroport de Catane.

Image webcam de l’Etna le 25 septembre 2026 au matin

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L’activité éruptive du Sabancaya (Pérou)se poursuit. Au cours des derniers jours, aucune explosion n’a été observée, seulement des émissions de vapeur, de cendres et de gaz atteignant jusqu’à 1 700 mètres au-dessus du sommet, ainsi qu’une activité sismique liée aux mouvements de fluides magmatiques et à la fracturation de roches à l’intérieur de l’édifice volcanique. Le niveau d’alerte volcanique demeure Orange.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Selon le dernier bulletin de l’OVPF, le Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) connaît une légère hausse de son activité sismique depuis le 17 septembre 2026. Le nombre de séismes enregistrés sous la zone sommitale est passé de 8 le 17 septembre à plus de 19 par jour au cours des trois derniers jours. Ces séismes restent toutefois de très faible magnitude, inférieure à M1,0, et ne peuvent donc pas être localisés avec précision. Leur origine se situe sous le sommet du volcan, au niveau du réservoir magmatique superficiel.

Cette hausse de la sismicité intervient dans un contexte de reprise de l’inflation du volcan et donc de la pression exercée par le magma, observée depuis début août.

L’OVPF précise que ce processus de pressurisation peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant une éventuelle rupture du toit du réservoir et une possible éruption. Mais le processus peut également s’arrêter sans provoquer d’éruption à brève échéance.

Source : OVPF.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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More than 50 small earthquakes struck the area around Irazú Volcano (Costa Rica) on September 20, 2026 in the morning, OVSICORI says the seismicity is not related to the behavior of Irazú itself but to a shallow tectonic fault that runs through the volcanic massif. Similar swarms have occurred in the same area before. The earthquakes were lined up along a northwest-to-southeast direction. The strongest event had a magnitude M3.1. Earthquakes that line up along a clear direction, at very shallow depths, are consistent with movement on a fault plane. Swarms like the event of September 20 often end on their own, though additional small quakes are possible in the coming hours as the fault settles. Costa Rica sits where several tectonic plates meet, and records thousands of earthquakes each year, most of them too small to feel.

Nothing OVSICORI reported on September 20 pointed to some kind of activity at Irazú whose last major eruptive period ran from 1963 to 1965.

Visitors to Costa Rica are warned that the earthquakes are not the main issue. A landslide hit Route 219, the main road from Cartago to the volcano on September 19 after heavy afternoon rain, temporarily cutting off about 30 people.

Source : OVSICORI, Civil Protection.

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Still in Costa Rica, Rincón de la Vieja (Costa Rica) continues producing small eruptions and releases of gas. On September 24, 2026, a moderate eruption sent a plume as high as 2,000 meters above the crater. The volcano has been going through a particularly active stretch since early July, with 249 phreatic eruptions between July 2 and September 19, with nine producing lahars along rivers on the volcano’s northern side.

The volcano alert level remains at 3. Authorities urge residents and visitors to be particularly careful around rivers and streams draining the volcano because lahars can arrive quickly following an eruption or heavy rain.

Source : OVSICORI.

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Will Kilauea’s Eruptive Episode 55 (Hawaii) actually begin? The HVO has repeatedly posponed its forecast window. The Observatory had anticipated it might occur on September 10 or 11, but Madame Pele decided otherwise. After a period of stable inflation, tiltmeter readings show that the summit has begun to inflate again (see plots above):

In a bulletin released on September 20, 2026, the HVO stated that « at the current rate of inflation, the system should reach the maximum inflation level of 16 microradians observed during Episode 54 within one to two days. Once this peak pressure is reached, activity could resume at the north-southwest vent complex, reactivate the vent system 1–6, or affect another zone of weakness in the summit region. »
The lack of inflation in recent days may have been due to the expansion of the shallow magma reservoir beneath Halema’uma’u Crater, as evidenced by the opening of new vents.
The vent complex indicates that magma is bubbling under pressure at shallow depths, accompanied by a strong nighttime glow and flames occasionally shooting from the vents (see image above).

On September 22, 2026, the HVO reported that activity potentially signaling the start of Episode 55 had resumed, with several lava overflows from the north vent. (see image above)

Will a lava fountain suddenly erupt from one of the vents? Will the eruption migrate to another area of Kilauea? No one knows. The current situation clearly illustrates the limitations of eruption forecasting for a volcano that is ostensibly effusive, yet heavily instrumented.

In any case, gas pressure is very hight and the north vent sometimes looks like a real blowpipe. (see image above)

It should also be noted that:a magnitude 4.1 earthquake occurred on September 17, 2026, 5 km south of Pahala at a depth of 12 km, but had no impact on Kilauea or Mauna Loa.
Source: HVO.

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Mount Etna (Sicily) is taller than ever! Thanks to intense activity at the Voragine crater in recent weeks, the Sicilian volcano has reached a record altitude of 3,403 meters. This height is, of course, temporary and subject to change depending on the moods of Mongibello.

It should be noted that the ash clouds emitted by the volcano still occasionally cause problems for air traffic at Catania Airport.

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Eruptive activity at Sabancaya (Peru) continues. No explosions have been observed in recent days; activity has been limited to emissions of steam, ash, and gas reaching up to 1,700 meters above the summit, as well as seismic activity linked to magmatic fluid movement and rock fracturing within the volcanic edifice. The volcanic alert level remains Orange.
Source: IGP.

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According to the latest OVPF bulletin, Piton de la Fournaise (Réunion Island) has been experiencing a slight increase in seismic activity since September 17, 2026. The number of earthquakes recorded beneath the summit area rose from 8 on September 17 to over 19 per day during the last three days. However, these earthquakes remain of very low magnitude—below M1.0—and therefore cannot be precisely located. They originate beneath the volcano’s summit, at the level of the shallow magma reservoir.
This increase in seismicity occurs against a backdrop of renewed volcanic inflation – and thus increased pressure exerted by the magma – observed since early August.
The OVPF notes that this pressurization process could last anywhere from several days to several weeks before a potential rupture of the reservoir roof and a possible eruption. However, the process could also cease without leading to an eruption in the short term.
Source: OVPF.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Vers un Épisode 55 du Kilauea (Hawaï) ? // Towards Episode 55 at Kilauea (Hawaii)?

L’Épisode éruptif n°55 du Kilauea (Hawaï) verra-t-il le jour ? Le HVO a repoussé à plusieurs reprises la fenêtre de prévision. L’Observatoire pensait qu’il pourrait avoir lieu le 10 ou le 11 septembre 2026., mais Madame Pélé en a décidé autrement. Après une stabilisation de l’inflation, les courbes des tiltmètres montrent que le sommet s’est remis à gonfler :

 Schémas de déformation de la zone sommitale du Kilauea sur deux jours, une semaine et trois mois.

Dans un bulletin diffusé le 20 septembre 2026, le HVO écrit qu’ « au rythme actuel d’inflation, le système devrait atteindre d’ici un à deux jours le niveau d’inflation maximal de 16 microradians observé lors de l’Épisode 54. Lorsque cette pression maximale sera atteinte, l’activité pourrait reprendre au niveau du complexe de bouches éruptives nord-sud-ouest, réactiver le système de bouches 1-6 ou encore affecter une autre zone de faiblesse de la région sommitale. »

L’absence d’inflation ces derniers jours était peut-être due à un élargissement du réservoir magmatique superficiel sous le cratère de l’Halema’uma’u, comme l’a montrée l’ouverture de nouvelles bouches éruptives. Le complexe de bouches éruptives montre que le magma s’agite sous pression à faible profondeur, avec une forte lueur la nuit et des flammes qui jaillissent parfois des bouches.

Le 22 septembre 2026, le HVO indique qu’une activité possiblement annonciatrice du début de l’Épisode 55 a repris avec une coulée de lave émise par la bouche éruptive nord. Ce premier débordement a été suivi d’un second.

Images webcam

Une fontaine de lave finira-t-elle par jaillir soudainement de l’une des bouches ? L’éruption va-t-elle migrer vers une autre zone du Kilauea ? Personne ne le sait. La situation actuelle montre bien la limite de la prévision éruptive sur un volcan a priori effusif pourtant truffé d’instruments.

À noter un séisme de magnitude M 4,1 le 17 septembre 2026 à 5 km au sud de Pahala, à 12 km de profondeur, mais sans impact sur le Kilauea ou le Mauna Loa.

Source : HVO.

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Will Kilauea’s Eruptive Episode 55 (Hawaii) actually begin? The HVO has repeatedly posponed its forecast window. The Observatory had anticipated it might occur on September 10 or 11, 2026, but Madame Pele decided otherwise. After a period of stable inflation, tiltmeter readings show that the summit has begun to inflate again (see plots above):

In a bulletin released on September 20, 2026, the HVO stated that « at the current rate of inflation, the system should reach the maximum inflation level of 16 microradians observed during Episode 54 within one to two days. Once this peak pressure is reached, activity could resume at the north-southwest vent complex, reactivate the vent system 1–6, or affect another zone of weakness in the summit region. »
The lack of inflation in recent days may have been due to the expansion of the shallow magma reservoir beneath Halema’uma’u Crater, as evidenced by the opening of new vents.
The vent complex indicates that magma is bubbling under pressure at shallow depths, accompanied by a strong nighttime glow and flames occasionally shooting from the vents (see image above).

On September 22, 2026, the HVO reported that activity potentially signaling the start of Episode 55 had resumed, with a lava flow emerging from the north vent. This initial overflow was followed by a second one. (see image above)

Will a lava fountain suddenly erupt from one of the vents? Will the eruption migrate to another area of Kilauea? No one knows. The current situation clearly illustrates the limitations of eruption forecasting for a volcano that is ostensibly effusive, yet heavily instrumented.

It should also be noted that:a magnitude 4.1 earthquake occurred on September 17, 2026, 5 km south of Pahala at a depth of 12 km, but had no impact on Kilauea or Mauna Loa.
Source: HVO.

Les tests nucléaires nord-coréens peuvent-il réveiller le Mont Paektu ? // Can North Korean nuclear tests wake up Mount Paektu ?

Selon une étude publiée par la revue Science, les essais nucléaires souterrains de la Corée du Nord ont déclenché une série d’événements sismiques qui ont réactivé d’anciennes failles s’étendant en direction du Mont Paektu, l’un des volcans les plus dangereux au monde, situé à environ 100 km du site des tests
Cette étude conjointe sino-sud-coréenne a révélé que les cinq explosions nucléaires réalisées entre 2013 et 2017 sur le site d’essais de Punggye-ri, sous le Mont Mantap, ont profondément altéré la stabilité géologique de la région.

 

Site des tests sur le mont Mantap (Source : 38 North)

Au lieu de s’estomper rapidement, l’activité sismique a non seulement persisté pendant près d’une décennie, mais elle s’est également intensifiée de manière constante. Elle se propage désormais le long de deux zones de failles parallèles distinctes, se dirigeant directement vers la frontière entre la Chine et la Corée du Nord, où se trouve le Mont Paektu. Il s’agit d’un volcan endormi dont la dernière éruption majeure remonte à l’an 946 ; ce fut l’une des plus puissantes enregistrées sur la planète au cours des 2 000 dernières années.

Impact sismique du test nucléaire dont le site est représenté par une étoile

L’étude souligne la réactivation différée de failles préexistantes et la sismicité prolongée dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres autour du Mont Mantap. Toutefois, il n’a pas été démontré que ces essais pouvaient perturber le volcan, bien qu’une influence sur le système volcanique du Mont Paektu soit physiquement concevable.
Des recherches menées par les États-Unis et l’Union soviétique à l’époque de la guerre froide indiquent que l’activité sismique induite par une explosion dure généralement de quelques jours à quelques semaines. Elle reste principalement confinée aux abords de l’épicentre et décroît rapidement. Le site d’essais nucléaires nord-coréen présente toutefois un cas de figure différent. En 2017, le dernier – et le plus puissant – test nucléaire sur le site du Mont Mantap a été estimé à une puissance comprise entre 100 et 250 kilotonnes de TNT, soit environ 7 à 17 fois la puissance de la bombe d’Hiroshima en 1945.
Avant l’essai nucléaire nord-coréen, le catalogue sismique mondial ne faisait état d’aucun séisme dans un rayon de 50 km autour de la zone. Par la suite, l’activité sismique a considérablement augmenté. En mai de l’année suivante, la Corée du Nord a annoncé le démantèlement du site de Punggye-ri. Néanmoins, jusqu’en mai 2025, date de la fin de la collecte de données, la fréquence des séismes ainsi que le taux de libération du moment sismique dans la région ont continué d’augmenter.

Des chercheurs chinois et sud-coréens ont procédé à une relocalisation des 955 sources sismiques ; ils ont découvert que les événements sismiques survenus après 2017 délimitaient deux zones structurelles quasi parallèles s’étendant vers le nord-nord-ouest depuis le site d’essai, en direction du Mont Paektu (voir document ci-dessus).

J’ai consacré plusieurs notes au Mont Paektu sur ce blog (21 avril 2016, 14 décembre 2017, 27 août 2018).

Le Mont Paektu vu depuis l’espace (Source: NASA)

La dernière éruption du volcan remonte à 1903. Auparavant, un événement majeur s’était produit en 946 après J.-C. Surnommée « l’éruption du millénaire », l’éruption a généré un panache de cendres qui a atteint Nara, où la cendre est retombée sous la forme d’une neige épaisse. Plusieurs centimètres de cendres se sont accumulés dans le nord du Japon, tandis qu’à Goryeo (capitale coréenne de l’époque) et à Kyoto (son homologue japonaise), un grondement continu rappelant le son d’un tambour a été perçu tout au long de l’hiver et jusqu’au printemps suivant. L’éruption a également déclenché une coulée pyroclastique atteignant 100 mètres d’épaisseur autour du cratère ; celui-ci s’est par la suite rempli d’eau de pluie pour former ce que l’on appelle aujourd’hui le lac du Paradis (Heaven Lake), au sommet de la montagne. Cette éruption est classée au niveau 7 de l’indice d’explosivité volcanique (VEI) qui en compte 8.

Vue du lac dans la caldeira sommitale du Mont Paektu (Crédit photo: Wikipedia)

Source : Yahoo Actualités.

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According to a study published by the journal Science, North Korea’s underground nuclear tests have triggered a chain of seismic events, activating ancient fault lines that stretch towards Mount Paektu, one of the most dangerous volcanoes on Earth, about 100km away.

The joint Chinese and South Korean study found that the five nuclear explosions conducted between 2013 and 2017 at the Punggye-ri test site beneath Mount Mantap fundamentally altered the region’s geological stability.

Instead of fading quickly, the seismic activity not only persisted for nearly a decade, but also steadily intensified. It is now propagating along two distinct parallel fault zones heading directly towards the China-North Korea border where Mount Paektu is located. It is a dormant but restless volcano that had its last major eruption in AD946. It was one of the largest on the planet in the past 2,000 years.

The study insists on the delayed reactivation of pre-existing faults and the prolonged seismicity within several tens of kilometres of Mount Mantap. However, it has not been demonstrated whether the tests could disturb the volcano, although an influence on the volcanic system of Mount Paektu is physically conceivable.

Cold War-era research by the United States and the Soviet Union indicates that explosion-induced seismic activity generally lasts from a few days to a few weeks, is mostly confined to the vicinity of the epicentre and decays rapidly. However, North Korea’s nuclear test site is different. In 2017, the last and largest nuclear test explosion at the Mount Mantap site was estimated to have a yield of 100-250 kilotonnes of TNT, about seven to 17 times the power of the atomic bomb that destroyed Hiroshima in 1945.

Before the North Korean nuclear test, the global seismic catalogue showed no earthquake records within a 50-km radius of the area. Afterwards, seismic activity increased significantly. In May the following year, North Korea announced it was dismantling the Punggye-ri site. However, until May 2025, when the experimental data collection ended, both the earthquake occurrence rate and the seismic moment release rate in the region continued to rise.

The Chinese and South Korean researchers conducted high-precision relocation of the 955 recorded seismic sources and found that seismic events after 2017 delineated two nearly parallel structural zones extending north-northwest from the test site, and stretching toward Mount Paektu. .

I have dedicated several posts to Mount Paektu on this blog (21April 2016, 25 ans 14 December January 2017, 27 August 2018). The volcano last erupted in 1903. Before that, a major event took place in 946 AD. Dubbed the « Millennium Eruption, » It producedi an ash plume that drifted as far as Nara, falling like heavy snow in November. Several centimetres of ash accumulated in northern Japan, while in the Korean capital Goryeo and its Japanese counterpart Kyoto, a continuous drum-like roar could be heard throughout the winter and even into the following spring. The eruption also produced a pyroclastic flow of up to 100 metres thick that formed around the volcanic crater, eventually filling with rainwater to create what is now known as Heaven Lake at the mountain’s summit. The eruption is rated 7 on the Volcanic Explosivity Index which includes 8 levels.

Source : Yahoo News.