Steven Brantley (USGS) prend sa retraite // USGS Steven Brantley retires

Steven Brantley, l’un des piliers de l’USGS, prend sa retraite ce mois-ci, après 37 années de bons et loyaux services, dont 16 à l’Observatoire Volcanologique des Cascades (CVO) et 21 ans à l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO). Dans un article qu’il a écrit pour ce dernier observatoire, Steve dit que ce fut pour lui un privilège de consacrer sa longue carrière à observer des volcans, travailler avec ses collègues et à aider les gens à comprendre les impacts potentiels des éruptions.
Sa carrière a débuté sur le Mont St. Helens en 1981 et se termine sur le Kilauea en 2018, éruptions marquées par deux événements majeurs d’effondrement volcanique. Suite à l’éruption du Mont Saint Helens, j’avais demandé des informations à Steve Brantley et il m’avait aimablement envoyé de la documentation pour mieux comprendre l’événement. L’éruption du Mont Saint Helens a conduit à la création de l’Observatoire Volcanologique des Cascades, inspiré de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, qui permet aux scientifiques de se concentrer sur des observations à long terme et de surveiller de près les volcans de la Chaîne des Cascades.
Steve Brantley explique dans son article que de nombreuses éruptions aux États-Unis et à l’étranger ont jalonné sa carrière. Après seulement quatre ans de travail au CVO, l’éruption du Nevado del Ruiz en 1985 a tué plus de 25 000 personnes lorsque des lahars ont submergé plusieurs vallées. Pendant des décennies, des milliers de personnes ont implanté, sans le savoir, leurs communautés sur des dépôts de lahars issus de précédentes éruptions du volcan. Cela a finalement créé le dilemme auquel les autorités colombiennes ont été confrontées lorsque le volcan s’est réveillé un an avant l’éruption meurtrière: Pendant combien de temps pourrait-on retarder l’évacuation de milliers de personnes afin de minimiser les bouleversements économiques et les coûts politiques d’une évacuation trop précoce ou d’une fausse alerte? Steve affirme que ce dilemme est le même partout dans le monde pour les autorités qui gèrent les situations d’urgence ainsi que pour les élus, car de plus en plus de gens vivent et travaillent sur les pentes des volcans ou dans des zones connues pour leurs dangers potentiels.
Ce dilemme crée également de plus en plus de défis pour les scientifiques qui doivent s’efforcer d’améliorer leurs capacités de surveillance et d’interprétation du comportement volcanique afin de pouvoir émettre des bulletins d’alerte plus précis concernant les éruptions et leurs conséquences potentielles. Ces mêmes scientifiques doivent également communiquer efficacement les résultats de leurs travaux avant, pendant et après les éruptions pour sensibiliser les médias et le public qui s’intéressent de plus en plus aux risques induits par les volcans.
Steve nous rappelle que depuis la tragédie du Nevado del Ruiz, des crises volcaniques ont trouvé des solutions positives. Selon lui, deux éruptions émergent parce que les mesures prises par les autorités et les scientifiques ont sauvé des milliers de vies: le Mont Pinatubo, aux Philippines en 1990, et le Merapi, en Indonésie en 2010, même si je pense personnellement que pour le Merapi, le bilan aurait été moins lourd avec une meilleure gestion du périmètre de sécurité.
Source: HVO, Hawaii 24/7.

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Steven Brantley, one of the pillars of the U.S. Geological  Survey (USGS) is going to retire this month after a 37-year career, with 16 years at the Cascades Volcano Observatory (CVO) and 21 at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO). In an article he wrote for this observatory, Steve says he feels privileged to have spent a long career observing volcanoes, supporting his colleagues, and striving to help people understand the potential impacts of eruptions.

His career began at Mount St. Helens in 1981 and is ending at Kilauea Volcano in 2018, with two major collapse events on volcanoes. In the wake of Mt St Helens eruption, I had asked Steve Brantley for information and he had kindly sent me documents to better understand the event.  The eruption of Mt St Helens led to the creation of the Cascades Volcano Observatory, modelled after the Hawaiian Volcano Observatory for scientists to focus long-term investigations and keep a watchful eye on Cascade Range volcanoes.

In the article, Steve Brantley says that many eruptions in the U.S. and abroad punctuated his career. Only four years into his work at CVO, the 1985 eruption of Nevado del Ruiz killed more than 25,000 people when lahars swept down several river valleys. Thousands of people had, for many decades, unknowingly built their communities on lahar deposits from earlier eruptions of the volcano. This eventually created the dilemma faced by Colombian authorities when the volcano awakened a year before the deadly eruption: How long could evacuation of thousands of people be delayed to minimize economic upheaval and political costs of a too-early evacuation or false alarm? Steve says that this dilemma is universal for current emergency-management authorities and elected officials as increasing numbers of people live and work on the slopes of volcanoes or within areas known for potential volcanic hazards.

The dilemma also creates increasing challenges for scientists to improve their capabilities to monitor and interpret volcanic behaviour so they can issue more accurate and timely warnings of eruptions and potential consequences. They must also effectively communicate the results of their work before, during, and after eruptions to raise awareness of volcano hazards to an increasingly interested and demanding media and public.

Steve reminds us that there have been successful responses to sudden periods of volcanic unrest since the Nevado del Ruiz tragedy. In his opinion, two eruptions stand out because bold actions taken by officials and scientists saved thousands of lives: Mount Pinatubo, Philippines, in 1990, and Mount Merapi, Indonesia, in 2010, although I personally think that for Mount Merapi the death toll could have been lower with a better management of the danger zone.

Source : HVO, Hawaii 24/7.

Steve Brantley le 17 juillet 2018 durant une réunion d’information à Pahoa sur l’éruption du Kilauea.

Les effondrements du Mt St Helens (Photo : C. Grandpey) et de l’Halema’uma’u (Photo : HVO) ont encadré la carrière de Steven Brantley

L’hydrogène sulfuré (H2S) // Hydrogen sulfide (H2S)

L’hydrogène sulfuré (H2S) est un gaz très répandu en milieu volcanique et facilement reconnaissable avec son odeur d’œuf pourri. Sur le site Internet du Ministère du travail, on apprend qu’il se dégage des matières organiques en décomposition ou lors de l’utilisation du soufre et des sulfures dans l’industrie chimique. Étant plus lourd que l’air, il s’accumule dans les parties basses non ventilées…

Par leur profession, les personnes les plus touchées par l’hydrogène sulfuré sont, entre autres, les égoutiers, puisatiers, vidangeurs, ou encore les salariés des stations d’épuration.

L’hydrogène sulfuré est un gaz toxique qui pénètre par les voies respiratoires. Compte tenu de son caractère insidieux, l’exposition à ce gaz revêt souvent un caractère accidentel qui peut être fatal. Il peut être la cause d’intoxications aiguës accompagnées de troubles respiratoires, irritations oculaires, conjonctivites, vertiges, céphalées, œdème aigu du poumon, et pertes de connaissance. La mort peut être très rapide en cas de fortes inhalations (> 1000 ppm)

En conséquence, le Ministère du travail recommande une information et une formation régulière des salariés sur les risques encourus, en particulier sur les conditions d’exposition accidentelle, et sur les moyens de s’en prémunir. Il est recommandé d’utiliser des détecteurs de gaz fixes ou portatifs qui permettent d’avertir les salariés lorsque les seuils d’alerte sont atteints.

Il y a quelques semaines, j’ai écrit des notes à propos des problèmes occasionnés par les sargasses aux Antilles et en particulier à la Martinique où je me suis rendu en mars et août 2018. J’expliquais que cet afflux d’algues était une conséquence du réchauffement climatique et de la hausse de température des océans. Les conséquences de leur décomposition sur le littoral sont multiples et affectent plusieurs domaines. Les nuisances sont un problème pour les populations résidant sur les littoraux. L’hydrogène sulfuré attaque les peintures des maisons, ainsi que le matériel électronique et électrique. Plus grave, il y a des conséquences sanitaires. Beaucoup de personnes souffrent de vertiges. D’autres affections incluent des troubles respiratoires, des irritations oculaires, ainsi que des céphalées pouvant entraîner des pertes de connaissance.
En dehors de ces risques sanitaires qui touchent les populations locales, les conséquences sur le tourisme ne sont pas à négliger,de même que pour toutes les activités liées au tourisme (restauration en bord de mer, sports en mer, etc..). Par ailleurs, les conséquences sur la flore et la faune marine sont à prendre en compte. Si la masse d’algues est trop importante, elle étouffe toute vie marine car elle empêche le soleil d’entrer, et provoque des déserts marins. Elle pourrait donc affecter durablement la pêche en Martinique qui souffre déjà du problème de la pollution au chlordécone, un insecticide, utilisé pendant plus de vingt ans dans les bananeraies de Martinique et de Guadeloupe et qui a empoisonné pour des siècles les écosystèmes antillais.

Ces derniers jours, une visiteuse de mon blog (âgée de 58 ans et en bonne forme physique) m’a fait part d’un problème de santé qu’elle a eu suite à la fréquentation des bains de boue sur l’île de Vulcano, dans les Eoliennes. Après s’être enduite de boue, elle est allée se rincer dans la mer, comme le font la plupart des touristes. Elle a rejoint deux amies autour des jacuzzi créés par les émissions de gaz (dont le CO2) près du littoral. C’est à ce moment qu’elle a commencé à faire un malaise, avec difficultés respiratoires, yeux  exorbités et perte d’audition. Elle a a pu alerter une amie qui l’a évacuée du lieu. Selon elle, « on imagine vite ce qui me serait arrivé sans son intervention : noyade après évanouissement. »

Comme je lui ai expliqué à cette personne, elle a fait une réaction aiguë à l’hydrogène sulfuré inhalé dans les bains de boue qui possèdent aussi des vertus thérapeutiques, en particulier pour les maladies de peau. Il y a quelques années, j’ai rédigé un mémoire pour le compte de L’Association Volcanologique Européenne où j’expliquais les propriétés de ces boues. Le problème, c’est que les panneaux n’avertissent pas suffisamment des risques d’une exposition trop longue au gaz et des accidents de ce type ont été recensés à plusieurs reprises.

A Vulcano, il faut également se méfier du dioxyde de soufre (SO2) qui est contenu dans les fumerolles du cratère. Un jour, j’ai dû redescendre sur mes épaules une jeune Hollandaise victime d’une violente crise d’asthme.

L’hydrogène sulfuré et le dioxyde de soufre sont des gaz odorants mais en milieu volcanique, il faut aussi se méfier du gaz carbonique (CO2) qui, à Vulcano, s’échappe en faible quantité des jacuzzi en bordure de plage. Comme il y a toujours du vent, il se disperse vite et ne présente pas de danger réel. Ce n’est pas le CO2 qui a pu provoquer une réaction aussi aiguë chez cette personne. Son entourage aurait été incommodé lui aussi.

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Hydrogen sulfide (H2S) is a very common gas in a volcanic environment and easily recognizable with its rotten egg smell. We can read on the website of the French Ministry of Labor, that H2S is coming out of the decomposing organic matter or the use of sulfur and sulphides in the chemical industry. Being heavier than air, it accumulates in unventilated low parts …
By their profession, the people most affected by hydrogen sulphide are, among others, the sewers, diggers, drainers, or employees of sewage treatment plants.
Hydrogen sulphide is a toxic gas that enters through the respiratory tract. Given its insidious nature, exposure to this gas is often accidental and can be fatal. It can be the cause of acute intoxications accompanied by respiratory disorders, eye irritations, conjunctivitis, vertigo, headache, acute pulmonary edema, and unconsciousness. Death can be very fast in case of strong inhalations (> 1000 ppm)
Consequently, the Ministry of Labor recommends regular information and training of employees on the risks involved, in particular on the conditions of accidental exposure, and on the means of guarding them. It is recommended that fixed or portable gas detectors be used to warn employees when alert thresholds are reached.

A few weeks ago, I wrote posts about the problems caused by sargassum in the West Indies and especially Martinique that I visited in March and August 2018. I explained that this influx of seaweed was a as a result of global warming and rising ocean temperatures. The consequences of their decomposition on the coastline are multiple and affect several areas. Nuisance is a problem for people living on the coast. Hydrogen sulphide attacks homes’ paints, as well as electronic and electrical equipment. More serious, there are health consequences. Many people suffer from vertigo. Other conditions include breathing problems, eye irritations, and headaches that can lead to unconsciousness.
Apart from these health risks that affect the local population, the consequences for tourism are not to be neglected, as for all activities related to tourism (catering by the sea, sports at sea, etc. ..). In addition, the consequences on marine flora and fauna must be taken into account. If the mass of algae is too large, it stifles all marine life because it prevents the sun from entering, and causes marine deserts. It could therefore have a lasting effect on fishing in Martinique, which is already suffering from the problem of pollution with Chlordecone, an insecticide used for over twenty years in banana plantations in Martinique and Guadeloupe, which has poisoned Antillean ecosystems for centuries.

In recent days, a visitor to my blog (58 years old and in good physical shape) told me about a health problem she encountered after attending the mud baths on the island of Vulcano , in the Aeolians. After being dirty with the mud, she went to rinse in the sea, as most tourists do. She joined two friends around the jacuzzi created by the gas emissions (including CO2) near the coast. It was at this moment that she began to feel unwell, with difficulty breathing, eyes bulging and hearing loss. She was able to alert a friend who evacuated her from the place. She said: « We can quickly imagine what would have happened to me without this help: drowning after fainting.  »
As I explained to this person, she made an acute reaction to inhaled hydrogen sulphide in the mud baths which also possess therapeutic virtues, especially for skin diseases. A few years ago, I wrote a memoir on behalf of the European Volcanological Association where I explained the properties of these muds. The problem is that the panels do not warn enough of the risks of too long exposure to gas and accidents of this type have been identified several times.
In Vulcano, one must also be wary of sulfur dioxide (SO2) which is contained in the fumaroles of the crater. One day, I had to bring down on my shoulders a young Dutch girl who was suffering from a violent asthma attack.
Hydrogen sulphide and sulfur dioxide are odorous gases but in volcanic environment, one must also be wary of carbon dioxide (CO2) which, in Vulcano, comes out in a small amount of the jacuzzis at the edge of the beach. As there is always wind, it disperses quickly and presents no real danger. It was not CO2 that could cause such an acute reaction in this person. The people around her would have been bothered too.

L’invasion de sargasses à la Martinique

Bains de boue et ‘jacuzzi’ sur l’île de Vulcano

Emissions gazeuses dans le cratère de la Fossa di Vulcano

(Photos: C. Grandpey)

 

GIEC : Dernier rapport alarmant sur le climat // IPCC : An alarming report on climate

Selon la version provisoire d’un rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dont la version définitive est prévue le 8 octobre 2018, si les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par les activités humaines gardent leur rythme actuel, le réchauffement terrestre moyen dépassera +1,5°C (par rapport au niveau pré-industriel) d’ici environ 2040.

Si toutes ces émissions cessaient immédiatement, il est probable que le monde resterait sous ce seuil critique de 1,5°C. Pour autant, par un effet de latence, les gaz déjà émis continueraient à eux seuls à avoir des conséquences, notamment en terme d’élévation du niveau des mers.

Le rapport explique que les risques du réchauffement climatique se trouvent réduits à +1,5°C, par rapport à +2°C, qu’il s’agisse du nombre d’événements extrêmes, de vagues de chaleur dans le monde entier, de précipitations diluviennes prévues dans la plupart des régions, de feux de forêts, d’invasions ou d’extinctions d’espèces, de productivité des océans, de rendement agricole global, ou encore de perte plus limitée du permafrost. Pour autant, stopper le mercure à 1,5°C d’ici 2100 pourrait ne pas suffire à stopper la déstabilisation des calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland, avec la forte hausse du niveau des mers prévue dans les siècles à venir.

Stabiliser le réchauffement à 1,5°C exige d’arriver à une neutralité en émissions de CO2 (issues à 80% de la combustion des énergies fossiles) au milieu du siècle. Autrement dit, cela suppose de ne plus émettre dans l’atmosphère plus que ce que nous sommes capables d’en retirer, mais aussi de réduire les autres GES, notamment le méthane.

Le résumé du rapport provisoire du GIEC recommande aussi que le maximum des émissions mondiales de CO2 soit atteint… en 2020. Cela demandera une transition « rapide et vaste », dans les 10 ou 20 ans à venir, en matière de systèmes énergétiques, urbains, industriels…

La plupart des scénarios étudiés par les experts du GIEC pour rester à +1,5°C, incluent des procédures d’absorption du CO2, par les sols et forêts notamment. En l’état actuel des connaissances, le captage et le stockage de CO2 à très grande échelle n’est pas maîtrisé par les industriels. Le plus sûr reste une réduction très rapide des émissions.

En revanche – et c’est heureux ! – le GIEC ne retient pas l’option, très « incertaine », des techniques de manipulation du rayonnement solaire, par exemple via l’envoi d’aérosols dans la stratosphère pour refroidir le climat.

Source : Presse internationale.

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According to the draft report of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), the final version of which is scheduled for October 8th, 2018, if the greenhouse gas (GHG) emissions generated by human activities keep their current pace, the average global warming will exceed + 1.5°C (compared to the pre-industrial level) by 2040 or so.
If all these emissions stopped immediately, it is likely that the world would remain below this critical threshold of 1.5°C. However, by a latency effect, the gases already emitted would continue to have consequences, especially in terms of rising sea levels.
The report explains that the risks of global warming would be reduced at + 1.5°C, compared to + 2°C, considering the number of extreme events, heat waves around the world, predicted rainfall in most areas, forest fires, invasions or extinctions of species, ocean productivity, overall agricultural yield, or more limited loss of permafrost. However, stopping temperatures at 1.5°C by 2100 may not be enough to stop the destabilization of the Antarctic and Greenland icecaps, with the surge in sea levels predicted in the coming centuries.
Stabilizing global warming at 1.5°C requires achieving CO2 emissions neutrality (80% of fossil fuel combustion) by mid-century. In other words, it means no longer emitting into the atmosphere more than we are able to extract, but also reducing other GHGs, including methane.
The summary of the IPCC draft report also recommends that the maximum of global CO2 emissions be reached … by 2020. This will require a « rapid and broad » transition, in the next 10 or 20 years, in energy systems, urban, industrial …
Most of the scenarios studied by the IPCC experts to stay at + 1.5°C, include CO2 absorption procedures, especially for soils and forests. In the current state of knowledge, capture and storage of CO2 on a large scale is not controlled by industry. The safest solution is a very fast reduction of emissions.
On the other hand – and it’s a good thing! – the IPCC report does not retain the very « uncertain » option of solar radiation manipulation techniques, for example via the sending of aerosols into the stratosphere to cool the climate.
Source: International Press.

L’Arctique continue de fondre… (Photo: C. Grandpey)

Tsunamis…

Suite au puissant séisme destructeur sur l’île des Célèbes, plusieurs blogonautes m’ont demandé pourquoi l’alerte tsunami avait été levée, alors que la vague a tout de même frappé la côte. Je suis incapable de donner une réponse. Une polémique est en train d’enfler à ce sujet en Indonésie. Je pense qu’il y a eu quelque part un dysfonctionnement, mais je ne sais pas à quel niveau. Des progrès ont été faits, avec l’installation de balises en mer pour suivre la progression des vagues générées par les tsunamis, mais nous sommes toujours au niveau zéro quant à la prévision des séismes. Nous connaissons certaines régions du monde où ils sont susceptibles de se produire (le long de la Ceinture de Feu du pacifique en particulier), mais la prévision s’arrête là.

(Source: Tsunami Warning Center)

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès au site « notre-planète.info » qui donnent des explications sur les tsunamis, leurs caractéristiques hydrodynamiques, les échelles d’intensité, les causes et les conséquences, ainsi que la prévention.

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Following the powerful destructive earthquake in Sulawesi, several visitors of my blog asked me why the tsunami warning had been raised, although the wave  hit the coast. I am unable to give an answer. A controversy is swelling on this subject in Indonesia. I think there was a malfunction somewhere, but I do not know at what level. Progress has been made with the installation of beacons at sea to track tsunami waves, but we are still at zero level for earthquake prediction. We know the regions of the world where they are likely to occur (along the Pacific Ring of Fire in particular), but prediction does not go any further.
By clicking on the link below, you will have access to the site « notre-planète.info » which gives explanations on tsunamis, their hydrodynamic characteristics, intensity scales, the causes and the consequences, as well as the prevention.

https://www.notre-planete.info/terre/risques_naturels/tsunamis.php

Dans les régions exposées aux tsunamis, comme ici à Valdez, en Alaska, des panneaux indiquent à la population les parcours à suivre pour se mettre à l’abri des vagues. Ce sont en général des zones en hauteur à proximité du littoral.

In tsunami-prone areas, such as here in Valdez, Alaska, signs tell the people what routes to follow to shelter from the waves. These are usually high areas near the coast.