GIEC : Dernier rapport alarmant sur le climat // IPCC : An alarming report on climate

Selon la version provisoire d’un rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dont la version définitive est prévue le 8 octobre 2018, si les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par les activités humaines gardent leur rythme actuel, le réchauffement terrestre moyen dépassera +1,5°C (par rapport au niveau pré-industriel) d’ici environ 2040.

Si toutes ces émissions cessaient immédiatement, il est probable que le monde resterait sous ce seuil critique de 1,5°C. Pour autant, par un effet de latence, les gaz déjà émis continueraient à eux seuls à avoir des conséquences, notamment en terme d’élévation du niveau des mers.

Le rapport explique que les risques du réchauffement climatique se trouvent réduits à +1,5°C, par rapport à +2°C, qu’il s’agisse du nombre d’événements extrêmes, de vagues de chaleur dans le monde entier, de précipitations diluviennes prévues dans la plupart des régions, de feux de forêts, d’invasions ou d’extinctions d’espèces, de productivité des océans, de rendement agricole global, ou encore de perte plus limitée du permafrost. Pour autant, stopper le mercure à 1,5°C d’ici 2100 pourrait ne pas suffire à stopper la déstabilisation des calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland, avec la forte hausse du niveau des mers prévue dans les siècles à venir.

Stabiliser le réchauffement à 1,5°C exige d’arriver à une neutralité en émissions de CO2 (issues à 80% de la combustion des énergies fossiles) au milieu du siècle. Autrement dit, cela suppose de ne plus émettre dans l’atmosphère plus que ce que nous sommes capables d’en retirer, mais aussi de réduire les autres GES, notamment le méthane.

Le résumé du rapport provisoire du GIEC recommande aussi que le maximum des émissions mondiales de CO2 soit atteint… en 2020. Cela demandera une transition « rapide et vaste », dans les 10 ou 20 ans à venir, en matière de systèmes énergétiques, urbains, industriels…

La plupart des scénarios étudiés par les experts du GIEC pour rester à +1,5°C, incluent des procédures d’absorption du CO2, par les sols et forêts notamment. En l’état actuel des connaissances, le captage et le stockage de CO2 à très grande échelle n’est pas maîtrisé par les industriels. Le plus sûr reste une réduction très rapide des émissions.

En revanche – et c’est heureux ! – le GIEC ne retient pas l’option, très « incertaine », des techniques de manipulation du rayonnement solaire, par exemple via l’envoi d’aérosols dans la stratosphère pour refroidir le climat.

Source : Presse internationale.

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According to the draft report of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), the final version of which is scheduled for October 8th, 2018, if the greenhouse gas (GHG) emissions generated by human activities keep their current pace, the average global warming will exceed + 1.5°C (compared to the pre-industrial level) by 2040 or so.
If all these emissions stopped immediately, it is likely that the world would remain below this critical threshold of 1.5°C. However, by a latency effect, the gases already emitted would continue to have consequences, especially in terms of rising sea levels.
The report explains that the risks of global warming would be reduced at + 1.5°C, compared to + 2°C, considering the number of extreme events, heat waves around the world, predicted rainfall in most areas, forest fires, invasions or extinctions of species, ocean productivity, overall agricultural yield, or more limited loss of permafrost. However, stopping temperatures at 1.5°C by 2100 may not be enough to stop the destabilization of the Antarctic and Greenland icecaps, with the surge in sea levels predicted in the coming centuries.
Stabilizing global warming at 1.5°C requires achieving CO2 emissions neutrality (80% of fossil fuel combustion) by mid-century. In other words, it means no longer emitting into the atmosphere more than we are able to extract, but also reducing other GHGs, including methane.
The summary of the IPCC draft report also recommends that the maximum of global CO2 emissions be reached … by 2020. This will require a « rapid and broad » transition, in the next 10 or 20 years, in energy systems, urban, industrial …
Most of the scenarios studied by the IPCC experts to stay at + 1.5°C, include CO2 absorption procedures, especially for soils and forests. In the current state of knowledge, capture and storage of CO2 on a large scale is not controlled by industry. The safest solution is a very fast reduction of emissions.
On the other hand – and it’s a good thing! – the IPCC report does not retain the very « uncertain » option of solar radiation manipulation techniques, for example via the sending of aerosols into the stratosphere to cool the climate.
Source: International Press.

L’Arctique continue de fondre… (Photo: C. Grandpey)

Une réflexion au sujet de « GIEC : Dernier rapport alarmant sur le climat // IPCC : An alarming report on climate »

  1. Bonsoir Claude,
    Le désespérant refus de l’espoir !
    Avec la participation de 195 états membres, un bureau de 36 personnes, un Président et 3 vices Présidents, pour faire « plancher » quelques 830 experts en permanence : Astrophysiciens, climatologues, océanographes, biogéochimistes, hydrologues, météorologues, glaciologues, paléontologues, biologistes, agronomes, géologues, physiciens, économistes, avec la participation de laboratoires de toute la planète, le GIEC nous recommande d’être assez raisonnables pour ne pas dépasser le maximum d’émission de CO2 en 2020. C’est ce que nous pourrions qualifier de « très grande performance ».
    Comment peut-on imaginer qu’en si peu de temps nous puissions à ce point réduire nos consommations énergétiques. Ce joli conseil est une ineptie totale, tant par sa brutalité que par son bien fondé. Il est purement impossible d’y arriver. La survie des 7 milliards de nos semblables en dépend, et elle est par essence même prioritaire par rapport à celle de la planète. Il n’est absolument pas envisageable de diminuer notre utilisation massive des énergies fossiles autrement que d’atteindre physiquement leur pénurie. (Ce qui ne devrait pas tarder pour le pétrole, 2040 …2045 ?).
    Les considérations alarmistes du GIEC ne servent à rien si ce n’est que de répandre l’idée que dans une telle description apocalyptique nous ne pouvons rien faire, elles refroidissent donc les esprits plutôt que de les réchauffer.
    Si le réchauffement de la planète et le dérèglement climatique est une évidence, et nous n’avons vraiment pas besoin du GIEC pour le constater, il ne repose pas uniquement sur l’effet de serre que nos émissions de GES provoque. Il y a aussi et même principalement nos incessantes et colossales émissions de chaleur qui elles persisteront quelle que soit la nature de l’énergie que nous utiliserons, et ce sont bien elles qui rendent les « pompes à chaleur » polaires quelque peu inopérantes, ou du moins insuffisantes.
    Personnellement j’attends plutôt d’un organisme éminemment scientifique, qu’il nous dirige vers une solution autant imaginative qu’intelligente de l’élimination neutralisante pour la planète de cette chaleur vers l’espace plutôt que de nous inciter à n’en plus produire. Ou mieux, de trouver urgemment cette fois, le moyen de produire l’énergie indispensable à notre existence sans émettre de chaleur. Même les morts, qui ne mangent plus, ne circulent plus, ne consomment plus rien du tout et ne nuisent plus à la planète émettent cependant encore un peu, mais très peu de temps un GES au grand dam du GIEC.
    Alors même que nous sommes quasiment toutes et tous persuadés que nous sommes responsables de ces perturbations planétaires, la question qui reste entière et sans réponse est bien quoi faire pour « réparer » ces dommages, ou au moins inverser la tendance, sans systématiquement sombrer dans le trivial et l’absurde qui nous invitent à moins « bouffer ».
    Tous les prévisionnistes alarmistes et diseurs de mauvaise aventure ne sont pas à mes yeux ceux qui donneront à l’humanité le chemin de la raison et du salut.
    Que « GIEC » soit qui mal y pense !
    Amicalement
    Pierre Chabat

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